dimanche, 16 août 2009

Semaine du 10 au 16 août 2009

Chers amis

 

Après la Fête de l'Assomption (15 aout) qui a rassemblé beaucoup de monde dans les différentes églises de la paroisse, nous avons encore chaud sur les hauteurs du Plateau de Milevaches. La kermesse paroissiale qui se tenait dans les jardins du presbytère d'Eymoutiers a mobilisé comme d'habitude les paroissiens pour l'organisation et la mise en place. Cependant, la chaleur a rebuté pas mal de personnes qui d'ordinaire nous rejoignaient en ce jour. Une réflexion sera proposée pour la suite à donner l'année prochaine.

Les différents villages ont eu leur messe d'été au cours de la semaine : St Martin Chateau, St Julien le Petit, Roziers Saint Georges, Faux la Montagne, Rempnat, saint Méard.

Une très bonne soirée à Faux la Montagne avec un théatre sur la guerre d'Espagne.

Comme chaque année, nous terminons l'été par le pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle. 51 personnes sont inscrites pour le parcours qui avait débuté en 2005 par un départ de la Collégiale d'Eymoutiers et qui s'achèvera si Dieu le veut, en 2012. Le parcours cette année, de 190 km, se fait entièrement en Espagne.

Jeudi 20 aout : Villava-Pampelune-Cizur Mayor

Vendredi 21 aout : Zaraquigui-Puenta La Reina

Samedi 22 aout : Circauqui - Estella

Dimanche 23 aout : Villamayor - Los Arcos

Lundi 24 aout : Sansal-Viana

Mardi 25 aout : Logrono-Navarette

Mercredi 26 aout : Ventosa - Najera

Jeudi 27 aout : Azofra - San Domingo de la Calzada

Vendredi 28 aout : Granon - Belorado

Samedi 29 aout: Villambista - Villafranca

 

Je vous dis toutes mes amitiés

Jean-Michel Bortheirie

 

samedi, 15 août 2009

Assomption de La Vierge Marie

Assomption de La Vierge Marie - 15 août 2009 - cf Ap 11, 19-12,1-10 ; 1Cor 15, 20-27 ; Lc 1, 39-56

1-         En cette fête de la Vierge, un événement vécu récemment par une famille croyante nous donne une lumière au cœur du drame que le monde vit tous les jours.

C'était à la mi-juillet, Martin, 19 ans, est en vacances en Corse ; avec quelques amis, il se trouve près d'une petite boite de nuit. Ils font sans doute du bruit, ils ont leur propre réserve à boire, ils énervent un gardien, lequel fait signe à Martin de venir s'expliquer. Contre toute attente, après l'avoir emmené à l'écart calmement, il a sorti une arme et tiré sur lui, à bout portant. Pourtant, lorsque son papa apprend la mort de son fils, dans la nuit du 16 juillet, sa réaction est de penser au meurtrier et à sa famille. « Avant même de pleurer, se dit-il, « cet homme a des parents » et j'ai eu de la compassion pour eux. Il a concentré la violence du monde contre mon fils... Si l'on ne pardonne pas, cela veut dire que l'on retient la haine en nous, et qu'on ne peut alors ni aimer son prochain, ni s'aimer soi-même »

Cet événement bouleversant nous montre une attitude inspirée par l'Evangile : les paroles et les pensées de ce papa reflètent le pardon qui remplit son cœur. Son attitude profonde peut nous faire penser à celle de la Vierge Marie dont nous célébrons aujourd'hui  l'Assomption.

2-         Car la Vierge Marie est d'abord humaine, totalement une des nôtres, elle n'est pas une figure extra-terrestre qui surplomberait notre terre. Ce que Marie a vécu dans sa vie l'a rendue totalement transparente et elle est, d'une certaine manière, devenue le modèle de notre humanité en marche vers Dieu. A chaque moment de son existence, depuis sa tendre enfance, sans doute, elle a été remplie de l'Esprit de l'Evangile. Tous les passages bibliques nous le montrent. Et lorsqu'elle va rencontrer sa cousine Elisabeth, chargée d'un secret immense, il lui est révélé par bénédiction, non pas qu'elle serait, mais qu'elle est la mère du Seigneur et cela pour toujours. Alors, de son cœur s'élève le chant du Magnificat, dont nous avons écouté l'hymne chanté par les premières communautés chrétiennes.

C'est une louange qui jaillit d'un cœur humble, comme Jésus qui louait le Père pour les merveilles qu'il voyait à l'œuvre chez les plus petits. Cette louange devient adoration de la sainteté de Dieu d'où vient toute la puissance d'amour remplissant tous ceux à travers l'espace et le temps, se tournant vers lui. Cet amour infini devient acte de bonté et de justice en faveur des pauvres et des humiliés. Lui tout seul, ou lui par les mains et les cœurs de ceux qui se sont mis de son côté, met sens dessus-dessous l'ordre établi du monde qui est souvent un désordre injuste. Il comble les attentes matérielles et spirituelles de ceux qui ont un cœur de pauvre. Marie, la première en chemin, est celle qui met en pratique cette action puissante de Dieu dans l'humanité. Elle est première quand elle accueille l'Enfant de la crèche, dans sa pauvreté immaculée. Elle est première quand elle doit protéger l'Enfant contre la violence aveugle qui submerge. Elle est première à reconnaître son Fils comme le sauveur du monde. Elle est première à pardonner aux bourreaux de son fils Jésus mis à mort. Elle est première à accueillir la Résurrection. Elle est première pour commencer l'Eglise. Elle est première pour entrer dans la gloire du ciel.

Ainsi, Marie, modèle du Magnificat, modèle d'Evangile, partage notre humanité et la conduit jusqu'à son terme : l'entrée dans cette gloire offerte par Dieu à tous ceux qui veulent vivre en union avec Lui et en communion avec tous.

3-         Pour nous aujourd'hui, l'Assomption de la Vierge n'est pas seulement l'expression artistique d'une tradition religieuse. Elle est un appel pour tous les croyants à se mettre avec courage sur les chemins de l'Evangile. Notre monde crie son désespoir, les leçons récentes ne suffisent pas à l'humanité d'entrer dans une perspective qui permette à tous de vivre en paix. La figure de Marie, vénérée, nous pousse à nous engager pour un mieux pour tous.

lundi, 10 août 2009

Les reliquaires

Saint Psalmet était écossais ou irlandais selon les sources. Né vers l'an 570, il fut baptisé par saint Brendan. Après avoir reçu une bonne éducation à Cluumfarre de ce mentor, il prit un vieux bateau avec saint Brendan pour aller chercher un lieu de solitude. Ils arrivèrent à l'embouchure de la Charente, se rendirent à Saintes pour recevoir la bénédiction de l'évêque du lieu. Puis après avoir vécu quelque temps en Saintonge, Psalmet parti seul pour Eymoutiers. Là il s'installa à l'écart dans un endroit désert, mais rejoint par sa réputation de guérir, et importuné par une foule de plus en plus grande, il partit plus loin dans la forêt de Grigeas. Son miracle le plus populaire fut celui du loup. "Un jour un loup ayant tué l'âne duquel saint Psalmet se servait pour porter sa provision de bois, le loup faisant pénitence de son forfait allait au bois à sa place". Il vivra dans la prière la mortification et le jeûne. Il mourut un 13 juin. Il tient son nom du fait qu'il psalmodiait quotidiennement les 150 Psaumes de la Bible.

Son tombeau fut vénéré par des pèlerins de plus en plus nombreux. Et fut le lieu de nombreux miracles. La Collégiale d'Eymoutiers abritait son tombeau et les Ostensions septennales des reliques étaient célébrées avec vénération. De très nombreuses autres reliques de saints accompagnèrent peu à peu celles du saint ermite. Une confrérie de St Psalmet offrit un vitrail à la Collégiale au cours du XVIe siècle.

À voir en cliquant ici.

dimanche, 09 août 2009

Le Pain de vie éternelle

19e dimanche B - 9 Août 2009 - Le Pain de vie éternelle - cf. 1 R 19, 4-8 ; Ep 4, 30- 5, 2 ; Jn 6, 41-51

1-         Dans le creux de l'été, avec des températures agréables, les repas se font plus légers. Quelques uns en profitent pour reprendre leur ligne... On simplifie, on développe les relations amicales, les visites culturelles, les animations festives. Comme si la nourriture concernait autant l'esprit que le corps. Emplir la tête avec ces moments conviviaux permet de retrouver quelque chose de plus essentiel, qui permette de vivre les conditions plus stressantes de l'année, ou les à-coups que la vie réserve un jour ou l'autre à tout un chacun. Ce qu'on vit ainsi de manière presque ordinaire, pourrait être compris avec davantage de profondeur, à la mesure où notre esprit le désire. Ainsi, les textes qui nous accompagnent ce dimanche nous introduisent dans cette manière profonde qui concerne le « pain » qui donne la vie éternelle.

2-         Le premier texte, décrit le prophète Elie, que nous avons rappelé ce jour de la Transfiguration, conversant avec Jésus et Moïse, dans une phase difficile de sa vie. 9 siècles avant le Christ, en une période troublée où les rois d'Israël s'étaient tournés vers l'idolâtrie, Elie se fait défenseur de la vérité, n'hésitant pas à user parfois de violence face aux faux prophètes. Fuyant le courroux mortel de la reine, découragé par les épreuves, Elie n'en peut plus dans sa course dans le désert et désire la mort. Il ne veut pas continuer. Il veut stopper. S'il n'y avait le secours de l' « ange » du Seigneur, image pour désigner la providence, l'invitant à reprendre des forces pour continuer le long chemin. Mais il doit s'y prendre à deux fois. Cela se passe dans l'intimité d'une présence. Se nourrir, c'est accueillir quelque chose de plus que du pain, c'est reprendre vie par une relation, une espérance, et continuer sa marche.

Quand Jésus propose à son tour le sens de cette nourriture qui donne la vie, il n'est pas mieux accepté, mais il ne se dérobe pas non plus face à ses adversaires, car il a un message à faire passer qui est lui-même. Bien sûr, aux yeux des gens il est un humain comme un autre, avec des parents, un métier, une origine géographique. Mais profondément, il est un humain qui a son origine en celui qu'il appelle « le Père » et que communément on appelle « Dieu ». Seuls viennent s'attacher à lui, le reconnaître en somme, ceux qui sont attirés par le Père, c'est à dire, ceux qui acceptent de mettre leur vie dans une dimension spirituelle. N'importe qui peut s'ouvrir à cette dimension spirituelle. Pas seulement les familiers du christianisme. Tous ceux qui élèvent leur âme au-delà d'un contexte purement matérialiste. Ils sont très nombreux. Il leur est proposé de comprendre ce qui les anime, par une relation avec Jésus lui-même qui les nourrit en profondeur et leur donne les forces nécessaire pour le combat vital, sans jamais se fatiguer ni s'user. Ce quotidien permanent où l'être entier est sollicité, instruit par le Père, Jésus l'appelle « la vie éternelle » où Il est absorbé pour ne faire qu'un avec nous.

3-         En quoi cela nous concerne t-il aujourd'hui ?

Tout d'abord, comme il y a plusieurs manières de se nourrir le corps et l'esprit, il existe plusieurs manières de se nourrir du Christ. Il s'agit aussi de faire l'expérience que le Christ est vraiment « nourrissant » pas seulement quand on a besoin de ses « services » pour obtenir une grâce quelconque, mais d'une manière simple, vitale et quotidienne.

Ensuite, le Christ devient nourriture vitale quand on a une relation avec lui. C'est la seule condition : s'attacher à lui comme à un grand frère qui nous donne sa vie en permanence pour que nous puissions vivre vraiment. C'est un chemin de foi, qui nous relie à sa vie et qui porte du fruit à la mesure où on persévère dans ce chemin, par la prière et l'accueil de sa Parole.

Enfin, on peut s'associer à son eucharistie. Le plus souvent possible en y participant, non de manière mécanique mais comme un rendez-vous d'amour. Parfois, l'association à l'eucharistie est spirituelle, par l'adoration et la méditation, parfois, elle est relationnelle, en reconnaissant chez ses frères Jésus qui donne sa vie pour nourrir ce qui en ont besoin.

Demandons à Dieu d'entrer quotidiennement dans sa vie éternelle qu'il nous offre, en nous nourrissant par la foi en sa Parole et en son Pain.