mercredi, 06 février 2008
Voyage au Mexique [5]
dernier volet, a posteriori, du récit de voyage
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Ciudad Valles
Lundi 28 janvier
Le lundi est le jour des courses. On descend a la grande ville de la région, a environ 50 kms. Ciudad Valles, ville d´un million d´habitants, s´étend horizontalement comme les villes américaines sans beaucoup d´ame. Le thermométre peut grimper en mai- juin jusqu´a 52 °C !
Ciudad Valles est aussi le siege du diocese érigé en 1960. Actuellement, c´est le 6 ° evéque , il se prénomme Robert. 44 paroisses dont une qui vient de se créér. Nous visitons la cathédrale, l´´evéché. Un Centre dÁccueil sacerdotal a été construit. Une gargotte a proximité en dépend. Le Musée est en réparations. On visite des boutiques, achats dans un supermarché (les prix sont tres inférieurs a ceux pratiqués en France ; le salaire moyen se situe entre 400 et 600 euros/mois). Repas dans un restaurant ou on peut se servir a satiété. Prix du repas, l´´equivalent de 5 euros.
Dans les familles indigenes
Nous avons rendu visite a une famille pour donner les sacrements a une dame agée alitée depuis 4 ans. Ensemble modeste. Habitat traditionnel des TENEK avec toit en chaume de roniers. Le sol est cimenté mais pas de muebles. Des lits traditionnels avec moustiquaires. Les habits pendent sur des fils. Un petit autel, comme toujours. La vieille répond. On fait des prieres pour sa santé.
Le soir, a FORTIN, célébration dans une communauté indienne avec 5 baptemes dénfants. La chapelle est grande et assez neuve. Elle est pleine. Environ 150 pers. beaucoup d´enfants et de femmes. Environ 20 hommes. Les hommes sont absents car ils vont comme ouvriers agricoles dans les champs de canne a sucre pendant la saison de récolte qui va de décembre a mars.
Ce qui frappe, c´est un sentiment de passivité générale. Bien sur, la liturgie en espagnol n´est pas dans la langue des gens. Toutes les mamies présentes, c´est sur, ne comprennent rien. Mais au-dela, chez ce peuple Tenek, qui a toujours été dominé, “répondre” est considéré commettre une offense. On ne dit rien. On n´exprime rien. sauf a ses pairs. Mais non d´enfants a parents; d´´eleve a maitre; de peuple a pretre. La nation indienne a tellement intégré dans sa psychologie collective, la soumission !
Chez le “Majordome”
Nous prenons le repas chez le Majordome chargé de l´entretien de l´église et autorité morale dans la communauté. Repas de poulet cuit au riz et sauces avec tortillas délicieuses. Ils cultivent 1 ha de maïs pour l´autoconsommation (rendement : 10 qx/ha) et de la canne a sucre. Mais on ne fait plus la culture associée maïs – haricot, qui pourtant était le génie de l´agriculture indienne.
Dans cette région, il y a beaucoup d´émigration. Les jeunes qui ne peuvent pas vivre dans ces conditions diffíciles vont dans les villes et surtout vers les USA. Ils voudraient bien rester au pays, mais il n´y trouvent pas suffisamment de ressources.
A TANCANHUITZ
mardi 29 janvier
Reunión du Doyenné a Tancanhuitz, dans une zone montagneuse. L´église est du 18° siecle et est en réfection. Elle fut erigée par les franciscains sur un promontoire qui devait etre un lieu de culte traditionnel.
Sur la route, arret dans une boutique d´artisanat Tenek pour achat de tissus brodés. Tout est symbolique: les couleurs et les formes.
Le symbole principal dans la culture Tenek : les 4 points cardinaux: Nord – sud; Est – ouest.
au Nord, le froid (maïs blanc) et au sud le chaud (maïs jaune) = c´est le chemin de Dieu, la vie de Dieu qui va de la mort (froid) a la vie (chaud).
A l´Est, le soleil surgissant (maïs rouge) et a l´ouest, le soleil mourant (maïs bleu ou noir) = c´est le chemin de l´homme, la vie de l´homme qui va de la naissance a la mort, puis a un combat de la vie contre la mort, les ténebres et le mal.
Au croisement des deux chemins, un 5° point = c´est Quetzalcoatl, le serpent a plumas, croisement de l´Homme et de Dieu, signe de la fécondité, de la plénitude, signe du Christ.
D´autres symboles, les éclairs qui annoncent la pluie, c´est a dire la parole de dieu, la fécondité.
symbole aussi des cyclones (les vents tournants), symboles du maïs, omniprésent.
On entre dans un monde culturel et symbolique. Le maïs est symbole de résurrection. Le Maïs sacré.
Or tour CECI est menacé par l´hégémoniees maïs OGM.
Tout cet univers serait – il condamné par la marchandisation du monde ?
Question pour notre 21° siecle, 500 ans apres la destruction societale par les colonisateurs, destruction de l´univers symbolique des indiens par notre appétit de jouissance matérialiste ?
Reunión de Doyenné
Une fois par mois, les pretres du Doyenné se retrouvent ensemble pour une rencontre, chez l´un ou chez l´autre. Ce qui signifie que les paroisses accueillent l´ensemble une fois par an. Occasion d´un tres bon repas fraternel avec des plats typiquement mexicains. On goute la Tequila ou le Mexcal, boissons fortes produites a partir d´une variété de cactus. Notre Hote, qui s´appelle JUAN MIGUEL, nous offre a chacun un sombrero mexicain.
Aujourd´hui, la reunión est animée par le responsable diocésain de la Pastorale Liturgique. Il expose a partir du document d´APARECIDA (5° rencontre de l´Episcopat latino américain et des Caraïbes en mai 2007 au Brésil)
Les 15 pretres présents dont certains, missionnaires expatriés, réfléchissent sur les symboles du baptéme puis parlent de l´organisation de la Flamme qui passe de Paroisse en Paroisse jusqu´a la célébration du congrés eucharistique.
La religión des Mexicains
Est – il possible de parler de la religión des mexicains apres seulement quelques jours passés avec eux ?
La tres grande religiosité, l´espérance du miracle.
Les dévotions aux Saints (St Jude, St Charbel …)
Les exorcices dévotionnels (parcourir une distance sur les genoux, bougies et cierges, rubans, encens)
Les neuvaines aux fetes des saints.
Statuaire tres développée dans les églises.
La place tres importante de Notre Dame de Guadalupe figure centrale de la religiosité.
La figure du Christ souffrant (torturé, mis a mort ) qu´on vénére, supplie et console.
On aime l´Enfant Jesús (Période qui va de l´Avent jusqu´au 2 février avec les Posadas, le Nacimiento, le Levantamiento)
On va dans les églises richement décorées appelées ici “temples”. Mais on vénere des petits autels partout installés : sur la rue, devant les maisons, quelques fois dans les lieux publics, a l´intérieur de chaque maison. Ces autels sont surtout pour honorer la Guadalupe.
L´importance de la relation aux défunts. Les défunts ne sont pas morts. Ils reviennent chaque mois de novembre vivre avec la famille. Le 2 Novembre est la plus grande fete de l´année. On offre les repas préférés des défunts, on allume les cierges, les cimetieres deviennent des lieux de fetes.
Les églises sont pleines. Une paroisse peut avoir 3 messes par jour et 9 le dimanche. Il se peut que le curé soit seul prétre. On imagine les fatigues.
Mais, les jeunes viennent moins, disent –ils. Bien qu´ils soient tres nombreux sur les lieux de pélerinage.
Beaucoup se tournent vers les communautés protestantes, surtout dans les grandes agglomérations, qui jouent la carte de la proximité affective.
On est frappé de la place des croyances pré-colombiennes recyclées dans le catholicisme officiel.
L´avenir demeure ouvert.
Que retenir d´un séjour court au milieu des réalités mexicaines ?
Une découverte et une ouverture.
La découverte d´un monde insoupconné. Riche d´histoire et de cultures. Vaste et si divers. Entrer dans un monde symbolique avec ses richesses et ses fragilités.
Les disparités sociales, géographiques, humaines, religieuses.
Partager la passion des missionnaires, prétres diocésains ou religieux. Comme un renouvellement (ou un recyclage)
La simplicité et la génerosité des mexicains. La chaleur dans les relations. Leur gentillesse.
Leur maniere d´avoir totalement intégré la religión dans leur mode de vie.
Un peuple qu´on respecte et qu´on aime.
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dimanche, 03 février 2008
Voyage au Mexique [4]
La HUASTECA
Région située au nord de Mexico, a mi chemin de la frontiere des USA, elle est célebre pour ses merveilles naturelles et attire des touristes sportifs. La capitale de cette belle région est San Luis de Potosí. Rappel de Louis roi de France, et Potosí, pour une ressemblance miniere avec la montagne de minerai d´argent bolivienne.
Aprés une nuit de voyage ( il faut compter environ 10 heures d´autocar par des routes escarpées car il faut traverser toute la Sierra Madre), nous arrivons a la Paroisse SANTA ANA DE TANLAJAS, au coeur du peuple indien TENEK qui fut dominé par les azteques en déroute aprés la prise de Mexico par les conquistadors.
Y habitent outre Miguel Besse, le P Andrés, américain d´origine vietnamienne, et Juan, séminariste slovaque (de Nitra) en coopération. L´évangélisation de cette région s´est faite vers le 18ieme siecle par les peres franciscains puis abandonnée. Les peres spiritains sont arrivés en 1970.
Sont arrivés a la paroisse ce jour, un groupe important de jeunes catéchistes (environ 60) pour une formation, ainsi qu´une cinquantaine de “ministres de la comunión” qui ont la misión dácompagner les malades dans les communautés, de porter la comunión, d´etre des piliers de ces communautés.
L´environnement est tres vert. Un relief boisé, cultures de maïs, de canne a sucre, vergers d´orangers, bananiers, manguiers. et aussi de l´´elevage dans les parties planes.
Les indiens sont de petite taille, au teint cuivré, les cheveux tres noirs, tres gentils et aimables de caractere. On peut facilement se lier avec eux. Ils demeurent cependant réservés.
Une communauté de religieuses (les Hermanas Religiosas de Tanquián, fondées il y a 30 ans et déja au nombre de 250, certaines en mission au Guatemala et au Honduras) est venue animer le stage de catéchistes. Elles sont 5 dont 2 novices. Mettent beaucoup d´entrain avec leur guitare et leurs chants, enseignement avec Powerpoint, elles débordent d´enthousiasme. Une jeune catéchiste de 18 ans est la avec ses parents. A la fin des deux jours, je la vois partir avec les Soeurs pour suivre sa vocation avec elles. Quelques larmes vite essuyées. Les parents sont d´accord pour qu´elle aille avec elles a la grande ville. Et pour ma part, je vois pour la premiere fois dans ma vie une entrée dans la vie religieuse en direct.
Visites et célébrations dans les communautés
Le Pére Andrés m´emmene dans la grosse Ford pour les célébrations villageoises. Mais comme toute Ford ici, panne de démarrage. Il faut faire appel a un voisin qui nous dépanne avec sa batterie. On prend la piste de montagne.
Arrivée dans le petit village de NIÑOS HEROES PONIENTE pour une messe de “Levantanamiento del Niño” et les “15 ans de Ana Rosa Isiquio”. La Chapelle est décorée et aménagée. Les paysans indiens sont la. Ana Rosa est habillée comme une mariée. On célebre ses 15 ans, entourée de ses parrain, marraine et parents. C´est un jeune que nous avons transporté qui anime le chant avec sa guitare. A la fin de la messe, on habille l´Enfant Jesús de la creche, on le met sur sa petite chaise et le couvre de bonbons. Tous viennent en procession pour l´embrasser puis prendre un bonbon (surtout les enfants, nombreux, pour qui c´est un moment agréable). On fete Ana Rosa, benediction d´objets et images saintes. Les parents nous invitent au repas mais nous sommes trop pressés pour rejoindre l´autre village a une heure de route : SAN JOSE DEL TINTO.
L´´eglise est plus grande, le village semble mieux équipé, il y a plus de population. La, c´est une grande fete en l´honneur des 15 ans de Tania Lisbeth. Ses parents tiennent une Hacienda. Apres la messe, animée par une chorale, nous nous rendons pour la réception familiale. Un orchestre de 7 musiciens est installé sous un grand chapiteau, jeux de lumieres, Grossa sono. Le papa a invité tout le monde a partager le repas. En effet, il y a du monde. Les enfants sont a table comme les grandes personnes. On mange du boeuf. Mais il nous faut rentrer dans la nuit ; voyage assez long sur les pistes.
D´ou vient cette tradition des 15 ans ? Il semble que dans la société ancienne, les jeunes filles arrivant a cette age, en guise de remerciements, étaient immolées a la divinité. Cette tradition a été heureusement transformée.
A Tanlajás
Dimanche 28 janvier
Miguel célebre la messe de 8h avec les jeunes catéchistes et les soeurs. Il communique bien avec l´assemblée. Messe bien animée. Je concélebre la messe de 10h. Eglise pleine d´enfants, jeunes, hommes, femmes. Les vieilles portent leur coiffure traditionnelle. Beaucoup d´encens parfumé. Miguel me fait parler a l´homélie pour donner un témoignage sur ma paroisse limousine. Bien sur, tous les mots ne me viennent pas comme je veux. Mais ca passe. Applaudissements. On salue tout le monde a la sortie.
Visite au marché. Tres fourni en ce dimanche : frippe, chaussures, outils, alimentation (piments, maïs, haricots, légumes, fruits, épices …). On se presse, malgré la foule, je peux acheter quelques babioles. Mais pas d´artisanat traditionnel.
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samedi, 02 février 2008
Voyage au Mexique [3]
Dans la région du MICHOACÁN
C´est une région qui se situe a l´ouest de Mexico.
Je me rends vers la ville de Morelia par une compagnie de car tout confort. Voyage de 4h30 pour les 300 kms de parcours. Nous contemplons les magnifiques paysages de montagnes, de plaines, de lacs, traversant de petites villes et des campagnes. L´agriculture est a base de maïs, de vaches laitiéres. Ce sont des troupeaux de petite taille.
L´arrivée
MORELIA ( 1 Million d´habitants) a la Gare Routiére. Leopoldo Sanchez, pretre de la Fraternite Jesús Caritas m´y attend. Nous ne nous connaissons pas mais le contact est immédiatement fraternel. On l´appelle POLO. Son papa est décédé il y a 3 ans, ainsi qu´un de ses freres. Il a 40 ans dont 15 ans de sacerdoce. Tres agréable et sympathique, il dirige le Service de Catéchese et d´Evangélisation du diocese. Il a effectué 2 ans d´´etudes a l´Université de Louvain en Belgique et parle francais. Il vient d´animer une retraite sacerdotale dans un diocese du sud-est du pays, au bord de la mer des Caraïbes. La fraternité mexicaine compte 4 pretres au quatre coins du pays. Ils se retrouvent une ou deux fois par année. Il a l´habitude de se rendre pour aider aux céle´brations de la Semaine Sainte dans le diocese de Guantánamo a Cuba. Cette année il ne pourra pas y aller étant chargé de l´organisation du Congres Eucharistique National du 30 avril au 4 mai.
Autour du Lac
Premiere visite vers le Lac de PÁTZCUARO (environ 60 kms). Visite des pirámides de TZINTZUNTZAN, moins impressionnantes que celles de Teotihuacan. Dominant le lac, elles rappellent l´histoire des peuples indigenes. Un musée attenant donne des précieuses indications.
Visite du Village en contre-bas avec beaucoup de magasins d´artisanat indien, tres beau. Les femmes portent leur habillement traditionnel avec des grands tabliers de devant. On rencontre le jeune curé, visite du magnifique couvent franciscain du 16ieme siecle dont la restauration touche a sa fin.
Nous avons croisé un cortege fúnebre portant le cercueil a dos d´homme, avec force pétards, clochette pour arréts réguliers, encens, une foule tenant de gros cierges allumés. Ils se rendent au cimetiere. Cela nous fait immédiatement voir límportance de la place de la mort dans la religión des indiens. Cela s´était déja vu a travers tous les monuments pré colombiens.
Tres grande présence spirituelle du 1ier eveque de cette région VASCO DE QUIROGA (1470 – 1562) qui prit la défense des indiens PUREPECHAS contre la presión des colons, les organisa en communautés (selon l´ Útopie de Thomas More). Cela se voit encore aujourd ´hui.
Le tour du Lac qui semble s´assécher lentement mais surement, notamment a cause des pollutions. Repas au poisson au Restaurant OPONGUIO. Au Mexique, le repas principal se prend vers 3 heures de l´apres midi apres un déjeuner vers 10h du matin. Le soir, une collation.
Sur la route, on remarque l´embleme de la “Sainte Mort”. C´est un culte qui se répand actuellement au Mexique et promu par les narco – traficants. Ceux ci sont de plus en plus puissants. Ils ont proposé de rembourser en totalité la dette extérieure du pays contre une impunité. De nombreux assassinats quotidiens, d´enlevements, mettent de l´insécurité. On passe devant la maison d´un narco recouvertes de squelettes habillés et portant faux a la main. Une chapelle dédiée a la mort a proximité construite par les narcos.
Visite du Propédeuticat a ERONGARICUARO.
C´est un ancien couvent franciscain completement retapé. Surplombant un tres beau paysage, avec ses patios, ses balcons, ses belles salles rénovés, il est splendide. Il accueille un groupe de 30 jeunes qui ont passé le bac et qui vont entrer au grand séminaire du diocese. Actuellement, le diocese compte 200 séminaristes.
Tout pres, l´´eglise paroissiale qui vient de vivre sa féte patronale (le 6 janvier, féte du Christ, fété a nouveau le 6 juin). Les célébrations durent 9 jours (une neuvaine). Les décorations sont splendides. Une famille va offrir les fleurs, les décorations et surtout le repas a toute la communauté. Cette offrande peut l´endetter pour plusieurs années. Mais pour etre bien considérée par la communauté , c´est un passage obligé pour toute famille qui se respecte.
Visite de PÁTZCUARO
Ville tres ancienne et bien sauvegardée. Elle a été siege episcopal avant Morelia. Nous apprécions ses places, avec leurs cafés, les églises toujours splendides, les rues coloniales. Beaucoup de boutiques d´artisanat toutes plus belles les unes que les autres. On serait tenté de tout acheter. La nuit tombe, laissant voir les illuminations de la ville.
La Ville de MORELIA
Ce meme sentiment enchanteur, nous l´éprouvons lors d´une visite nocturne de Morelia, peuplée d´étudiants et pleine de noctambules. Les monuments sont mis en valeur par des jeux de lumiere, la cathédrale et les places.
Morelia est inscrite au Patrimoine Mundial de lÚNESCO. Elle s´appelait Valladolid. La naissance de Morelos héros de líndépendance en cette ville lui a donné un nouveau nom. La visite de jour fait voir un autre coté de la meme réalité. La Cathédrale, les nombreuses églises (St Joseph, St Francois Xavier, Ste Croix, etc.), des Places, lÁqueduc, l´archeveché. Cést une tres belle ville coloniale espagnole en son centre. Les faubourgs s´étendent a perte de vue.
Il est temps de reprendre la route.
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vendredi, 01 février 2008
Voyage au Mexique [2]
Michel Besse (ici appelé Padre Miguel) mon compatriote, est arrivé dans la nuit avec un groupe de spiritains pour vivre une retraite communautaire, animée par un pere portugais venu la veille d´Éurope. Apres l´échange de nouvelles, nous faisons le tour du quartier. Il a une connaissance quasi encyclopédique de l´histoire du Mexique, de la culture, des problemes et des perspectives. J´apprends beaucoup.
Avec Jean Mimiague
Jean Mimiague est comme Michel Besse, originaire de Biarritz. Il est pretre au Mexique depuis plus de 17 ans. Apres un ministere dans les structures de santé (centres hospitaliers) a Monterrey, une ville du nord du Mexique, il est a Mexico depuis quelques années et a travaillé sur plusieurs paroisses.
Sa paroisse actuelle est dédiée aux Saints Fondateurs Dominique Guzman et Francois d´Assise. Les Jésuites lui demandent régulierement d´ajouter St Ignace. L´église est agrandie et belle.
Est attenant un grand batiment paroissial sur 4 étages (Jean a fait construire et aménager le 4ieme ) offrant divers services sociaux a la population : dentiste, psychologue, restaurant populaire pour personnes agées 3 fois par semaine, salles paroissiales pour réunions. A coté également une vaste école. Ce quartier a été occupé en 1970 par un groupe de 100 000 personnes. Puis a été viabilisé. C´est une population qui se bat.
Jean me partage ce qui fait sa vie et ses engagements. ses espoirs aussi: Il a préparé un bon repas. Il quittera Mexico dans un mois pour un séjour de santé en France. Apres avoir accompagné et soutenu plusieurs jeunes pretres, il est remplacé par un pretre mexicain.
Visite du quartier de COYOACÁN.
Tres agréable et coloré ce vaste quartier était situé a 10 kms de Mexico. Tout comme la plupart des villages anciens ont été agglomérés a la grande ville, celui-ci ne fait pas exception. Mais il a gardé son caractere avec ses vastes espaces verts. Visite de la Maison de Cortés construite au 16ieme siecle par le Conquistador, église baroque de St Jean Baptiste, promenade dans les rues et les places. La maison de Trosky est dans le coin. C´est ici que le révolutionnaire a été assassiné en 1941 sur ordre de Staline.
Mardi 22 janvier
Les Pirámides de TEOTIHUACAN
De bonne heure dans un autobús qui démarre de la Gare Routiere du Nord, nous arrivons au bout d´une heure, sur le site grandiose de Teotihuacan. La réalité comme toujours dépasse les images qu´on en avait. C´est le site d’ un peuple disparu a partir du 8ieme siecle. Mais qui a laissé les traces de son architecture, de sa religión et de son organisation sociale. Je grimpe sur la pirámide du Soleil (66 m de hauteur, soit la moitié de Cheops, la base étant de meme taille) puis sur la pirámide de la Lune. Le parcours de la Chaussée des Morts fait plus de 2kms de long, entouré d´architectures. Je visite le Temple de QUETZALCOATL , le Serpent a plumes, figure mythique méso américaine. Le Musée donne beaucoup d ´explications. Tour est tres beau. S´en dégage comme une atmosphere sacrée.
Le Zócalo
Au coeur de Mexico, sur le site central de la ville azteque, se trouve la grande Place historique. le Zócalo, ainsi appelé a cause du”socle” d´une statue géante. Par extensión, le terme désigne les Places centrales des villes mexicaines.
Visite complete de la Cathédrale avec ses ors et sa statuaire. Nous sommes en plein style baroque mode mexicain. Immense, c´est le plus grand édifice religieux de l´Ámérique latine. Construite en lieu et place du Temple Azteque. Les fouilles récentes en ont fait découvrir des restes.
Il faut savoir que la ville Azteque était construite sur un grand lac. La vision de cette ville de pres dún million d´habitants fut grandiose et fit un grand effet sur les conquistadors en 1521. Cortes la fit détruire en totalité, la fit couvrir de terre, et construisit une ville nouvelle, Mexico, au-dessus. Le lac fut asséché au 19ieme siecle.
En ce moment, sur le Zocálo, place immense, se tient le Forum Social Mundial 2008, alternative au Forum de Davos. J´y participe. Multiples débats, expos, concerts. Se fait entendre un appel a l´action, dans la mesure ou le libre échangisme total en amérique du Nord est en train de tuer les fondements agraires de la société mexicaine. On assiste a la fin programmée des cultures indigenes basées sur la culture du maïs. Seule perspective de survie : l´exode vers les villes sur saturées ou l´émigration clandestine vers les USA voisins.
Visite du Musée Anthropologique Nacional pendant une journée , tant le Musée est riche. Prouesse architecturale d´abord, immense, bien disposé. Il nous fait passer dúne région a l´autre, d´une cultura a l´autre, d´une histoire a l´autre. Le Mexique en lui meme, constitue un monde. Le Nouveau Monde.
Le Musée présente les expressions extraordinaires de la richesse et de la variété des cultures indigenes. On touche a l´histoire des civilisations qui se succedent dans cet espace. Ces évolutions ont été brutalement stoppées par l´arrivée des espagnols en 1521.
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jeudi, 31 janvier 2008
Voyage au Mexique [1]
Reçues aujourd'hui, les notes de voyage de Jean-Michel Bortheirie, pour vous accompagner jusqu'à dimanche...
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Arrivée a Mexico
19 janvier 2008
Le vol par la compagnie Aeromexico dure 13 heures entre Paris et Mexico en Boeing 777. Vol sans probleme. Nous frolons le Groënland, survolons le Canada et les USA. Il fait beau sur le Texas. L´arrivée sur Mexico est extraordinaire puisque l´avion survole la ville a 500 m d´altitude. Agglomération tentaculaire, grignotant sur les reliefs alentours. Ville tres colorés, en son centre, une foret de buildings.
Le Mexique c´est 4 fois la France en superficie et 110 Millions d´habitants. Il y aurait 40 millions de mexicains dans les USA voisins.
Nous atterrissons au tout nouvel aérogare (a peine inauguré) impeccable, de l´Aéroport Benito Juarez, héros de l´histoire mexicaine. Les formalités se font a leur rythme. Roland, un Pere Spiritain canadien m´attend a la sortie. Il est pres de 18h00. En ce mois de Janvier, il fait frais a cette heure. Nous montons dans sa Coccinelle blanche. De fait, on voit beaucoup de Coccinelles dont les fameux taxis - vert pomme –. Explication : la fabrication par VW de cette auto a Puebla, jusqu´a il y a seulement 3 ans. On prévoit de rappeler 40 000 de ces voitures-taxis pour les remplacer.
La Ville de Mexico, 18 Millions d´habitants (on ne sait pas tres bien le chiffre : certains parlent de 30 M, d´autres de 23 M) est traversée par de grands axes routiers ou les autos circulent a vive allure jusqu´a trouver des bouchons. Nous n´en avons pas beaucoup et arrivons a la Maison de Formation spiritaine dans la Colonie Molina de Rosas. Ici, les quartiers sont appelées “colonia” rappelant la colonisation espagnole de 1521 a 1810.
Premieres réalités
Roland me fait visiter la maison qui comporte 2 parties et qu´il a acquise il y a 3 ans. Et agrandie pour accueillir les jeunes en formation. Hélas, le recrutement est moindre qu´espéré et la maison, tres bien agencée, semble bien grande. Elle assure aussi l´accueil des spiritains de passage.
Des le soir, nous nous rendons a la Chapelle N D de Guadalupe dans le quartier LA CASCADA dont s´occupe Roland ainsi qu´une autre chapelle sur le plateau. Il y a une messe commandée par des famillas. ce qui explique qu´il n´y a pas la foule. Mais ca me permet de rencontrer des membres de la communauté. Je suis présenté et aplaudí. Cela se vivrsa a nouveau par deux sois le lendemain dimanche. Il y a des enfants de choeur habillés de rouge et de dentelle blanche.
Dimanche 20
2 messes. Je me rends a pied a la Chapelle en traversant le quartier par des escaliers qui dévallent la pente. Ce quartier est composé de familles pauvres venues habiter la en provenance de tous les coins du pays. Ils ont fait souche. Populations dórigines tres mélangées a faibles revenus.
Il y a des plats en vente a la sortie pour “alimenter” une caisse. Je goute ma premiere tortilla bien assaisonnée, avec un jus a base de maïs.
La deuxieme messe est celebree sur le quartier du Plateau. La chapelle est completement renovée grace a un sponsor. Il y a plus d´affluence, des enfants et les famillas, et un choeur accompagné de guitare et banjo.
Aux messes, on frappe des mains a certains cantiques, on se donne la main pour le Notre Pere, on se donne la paix et a la sortie, le pretre bénit chacun avec de l´eau bénite. Une dame habitant juste en face de la chapelle et tres engagée sur la paroisse, m´offrira une étole verte tissée par les Indigenes du OAXACA.
Notre Dame de Guadalupe.
Dans l´apres-midi, je me rends a la Basilique de Guadalupe, située dans la partie nord de la ville de Mexico. La Vierge étant apparue 4 fois a Juan Diego est tres vénérée par les mexicains. On en trouve des représentations et des autels a peu pres partout.
Dans le Métro, tres beau, tres progre, rapide, peu cher (2 $ mexicains soit 0,13 euros), stations immenses pavées de marbre, pas de pub. Beaucoup de familles avec de jeunes enfants. A la sortie, on suit le mouvement de la foule qui nous amene devant la Basilique.
En fait, il y en a deux. La plus grande est la plus récente, moderne, contenant 10 000 personnes; elle est archicomble. Quelques personnes traversent la place a genoux. Beaucoup de jeunes, dénfants avec les adultes. L´autre Basilique (l´ancienne), pareil. On y est en train de célébrer une messe; la chapelle du St Sacrement exposé est pleine. De grands panneaux muraux racontent les apparitions et leur suite.
Sur l´esplanade, une grande statue de Jean Paul II.
Je grimpe au-dessus, a la Chapelle des Indiens, parcours entre des chutes d´eaux et des cascades aménagées ; beau panorama et la grande foule; c´est manifestement la grande sortie des familles le dimanche.
Je passe au marché attenant d´objets religieux; il y en a de toutes sortes ce sont des enfants qui s´activent et vendent bien. Je découvre une belle créche et l´emporte.
La Place des Trois Cultures
C´est une place ou se trouvent disposés par l´Histoire les trois grandes civilisations qui se sont succédées en ces lieux. L´antique Tenochticlan avec des restes deTemples azteques, l´église de Santiago d´époque coloniale (construite avec les pierres des Temples) et des buildings administratifs de la période actuelle.
C´est dans ce quartier qu´eurent lieu les terribles répressions des manifestations estudiantines debut octobre 1968, une semaine avant l´ouverture des JO.
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mercredi, 30 janvier 2008
Quelques éléments de notre réflexion sur l'Église
- De plus en plus nous travaillons avec des plans pastoraux mais domine l’individualisme en matière d’action pastorale.
- La religiosité populaire demeure un élément fondamental de l’expression de la foi autant dans le rural comme dans beaucoup de zones urbaines. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour que l’Evangile soit inculturé. Nous voyons cohabiter deux rites : le latin qui nous vient de la colonisation et du monde occidental et celui qui nous vient de cette religiosité populaire qui s’exprime quotidiennement. Ces deux rites ne se compénètrent pas.
- Nous voyons que la formation des jeunes prêtres se fait en dehors de leur réalité, totalement désincarnée. Être prêtre est encore un chemin de promotion humaine. Le prêtre a un poids énorme dans la vie locale.
- De graves problèmes de pédérastie, autant ceux de notre pays voisin que ceux dénoncés ici même, ont amené les évêques à une sérieuse réflexion, sans pour autant conduire l’Eglise à un comportement plus humble ou à des changements dans l’accompagnement des prêtres et leur formation.
- Les laïcs dans l’Eglise vivent encore très dépendants des prêtres, bien que nous discernons chez eux une grande soif de formation, une recherche de la manière de vivre une foi cohérente et engagée, une foi qui tienne la route.
- L’Eglise Mexicaine a perdu ses prophètes, elle n’a plus de parole prophétique (globalement) bien que nous voyons des organismes (laïcs, religieux) travaillant dans une perspective prophétique (CIRM= Conférence des religieux). Ils nous présentent une autre vision de l’Eglise.
- L’impact de la « Quinta Conferencia de Aparecida » est encore difficile de percevoir. Nous en sommes au stade de l’étude du document lequel court de grands risques de passer aux oubliettes. Nous le percevons comme un « souffle de vie nouvelle » pour notre Eglise mexicaine : une foi centrée en Christ, une réponse communautaire face à l’individualisme ambiant, chrétiens engagés au cœur du monde, relance des petites communautés, reconnaissance de toute la richesse des communautés ecclésiales de base ; une Eglise en mission permanente et présente au monde…
Mais comment cela peut il être possible quand nous voyons que les prêtres sont formés pour être « gardiens de l’institution » et non pour la mission au cœur du monde ???
Pour autant nous gardons une foi profonde, alimentée par notre accompagnement des communautés auxquelles nous sommes envoyés, des plus pauvres en particulier puisque ce sont eux le chemin privilégié choisi par Dieu pour se révéler à l’humanité : « Nous sommes appelés a contempler dans les visages souffrants de nos frères le visage du Christ qui nous appelle à le servir dans l’accompagnement des pauvres : « Les visages souffrants des pauvres sont les visages divers du Christ présent aujourd’hui en notre humanité » (interprétation du N° 393 d’Aparecida)
Petite synthèse bien imparfaite d’une riche rencontre entre Français présents au Mexique depuis 30 ans ou plus, depuis un an ou moins et heureux de ce qu’ils vivent dans ce pays.
Tous les textes parus depuis le 20 janvier sont dûs au secrétaire de la rencontre : Jean Mimiague
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lundi, 28 janvier 2008
Quelques réalités mexicaines [9]
PETITE SYNTHÈSE :
Comme le constatent ceux qui sont arrivés il y a peu de temps au Mexique, nous sommes dans un pays aux apparences trompeuses. Il y a ce que l’on voit et la réalité. Le maire de Mexico (au nom bien Béarnais et gascon « Ebrard Cazaubon ») du courant socialiste a fait équiper des piscines comme plages pour l’été. Maintenant c’est le Zócalo du centre ville qui est transformé en piste de patinage sur glace (la plus grande piste de patinage du monde !!!) Mais il a aussi fait évacuer tout le centre ville de « squatters » pour avoir un centre ville « propre » et tranquille pour les touristes… Où sont relogés les pauvres ??? Beaucoup de « tape à l’œil » et peu d’actions réelles quant aux réalités de pauvreté.
Du Mexique de la diversité culturelle et aux divers modèles économiques et sociaux, nous nous orientons de plus en plus vers un Mexique au modèle unique avec comme conséquences de plus en plus d’inégalités nous conduisant vers une situation explosive. Ici tout explose même famille qui paraissait être une institution très solide.
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dimanche, 27 janvier 2008
Quelques réalités mexicaines [8]
L’INFORMATION…
En ce début janvier 2008 la seule journaliste critique qui pouvait s’exprimer publiquement à la radio comme à la télévision voit son contrat non renouvelé. Cela met en doute l’esprit démocratique de notre gouvernement. C’est d’autant plus triste qu’il y aura peu de réactions à cette décision. Ne croyez pas que cela soit pour des raisons économiques, c’était la radio la plus écoutée dans tout le pays.
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samedi, 26 janvier 2008
Quelques réalités mexicaines [7]
LA RECHERCHE AU MEXIQUE :
Analyse d’une spécialiste dans la recherche dans le monde agricole…
« Il est évident, nous le constatons, que nos connaissances sont de plus en plus débiles tout comme le contrôle de nos énormes richesses naturelles. Nous sommes de plus en plus dépendants sur le terrain scientifique et technique lesquels sont entre les mains des transnationales, lesquelles ne font pas de recherche dans notre pays. Tout au plus elles recrutent des ingénieurs de chez nous mais toutes les recherches se font chez eux. Les transnationales ne voient aucun intérêt à s’associer avec les centres de recherche de notre pays. Chez nous ce qui les intéresse c’est la main d’œuvre qualifiée et bon marché. Nous nous rendons compte que la Chine, en plus de sa compétitivité pour les très bas salaires, a avancé à pas de géant dans la recherche. Quant à nous, ceux qui travaillons dans la recherche dans notre pays, le Mexique, il nous en coûte beaucoup de travailler en équipe, nous avons beaucoup d’exemples d’échecs de projets et de programmes de recherche, ou pour créer de nouvelles technologies et cela pour notre incapacité à nous mettre d’accord entre chercheurs… »
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vendredi, 25 janvier 2008
Quelques réalités mexicaines [6]
LA RÉALITÉ DES PAUVRES, DES TRAVAILLEURS…
Le coût de la vie ne cesse d’augmenter (lait, tortillas et autres produits de base) Nous devinons des problèmes plus graves encore pour l’économie familiale en 2008.
Forte dégradation de la qualité de vie, pas de solidarité entre travailleurs, l’essentiel c’est la survivance et ce que l’on va avoir dans l’assiette pour manger.
Quelques aménagements sont réalisés (aide aux familles, sécurité sociale pour les pauvres …) ne peuvent cacher les problèmes de fond que vit le pays. La santé et l’éducation sont dans des situations dramatiques obligeant de nombreuses familles à recourir au secteur privé ou à s’exclure du droit à la santé et à l’éducation.
Nous savons que le Mexique est un modèle des inégalités puisque nous avons le privilège d’avoir l’homme le plus riche du monde dans un pays qui vit avec 45% de pauvres dont 17 à 20% dans la misère.
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