lundi, 24 août 2009

Clôture des Ostensions à Eymoutiers

Chers amis paroissiens et au-delà,

Cher Père Evêque Mgr François Kalist qui êtes venu pour la première fois dans notre paroisse Sainte Anne des monts et Rivières, nous avons été très honorés de votre présence à nos côtés en ce jour si particulier,

Chers frères prêtres, chers amis délégués des paroisses voisines et de notre paroisse jumelle de Seguenega au Burkina Faso,

Chers élus de la population de nos cantons,

Chers participants à nos Ostensions,

Votre présence nous a comblés, car nous ne nous savions pas capables de vous accueillir et de faire en sorte que cette fête du 13 juin 2009 à Eymoutiers, en l'honneur de Saint Psalmet, fondateur de notre cité et de tous les saints limousins, soit si belle et si profonde.

Beaucoup a déjà été dit sur l'historique de notre manifestation que je ne m'étendrai pas sur ce point.

Par contre, je voudrais adresser une vive reconnaissance, au nom de tous ceux qui ont participé à cette fête, à tous ceux et celles, nombreux et nombreuses, qui, souvent dans l'ombre, ont contribué à sa réussite. Je ne voudrais oublier personne. Dites moi si j'en oublie. Mais je m'adresse d'abord à toutes les personnes, qui, dans les villages et les quartiers de nos 25 communes, se sont retrouvées ou bien ont pris part à la réalisation des fleurs qui ont enchanté les rues de la ville. Un immense merci à toutes vos petites mains courageuses et persévérantes qui ont accompli des merveilles. Un immense merci à toutes les couturières, et elles sont nombreuses, qui n'ont pas ménagé leur temps et leurs énergies à confectionner costumes, bannières et décors. Merci aux peintres et divers artistes qui avez montré vos talents. Un immense merci à tous les travailleurs du bois, qui ont remis en état les reliquaires, les brancards, délicatement relooké tous les objets qui ont fait notre admiration aujourd'hui. Tous ceux qui ont contribué aux embellissements des rues et des maisons, tous ceux qui ont été au four et au moulin, ceux qui se sont impliqués si généreusement, sans compter ni leur temps ni leurs forces, parfois au risque de la santé. Votre engagement commun et votre don de soi vous aura transformés et nous aura émerveillés.

Merci à vous tous et toutes qui depuis des mois prépariez ce jour et aussi vous qui avez participé, faisant le sacrifice d'un gentil week-end en famille peut-être, des soirées pour apprendre les chants, répéter les pas, nul ne saura la somme de ce que vous aurez donné pour le bonheur des autres. Vous pouvez vraiment en être fiers. C'est ensemble que se construit le vrai bonheur, chacun y mettant le meilleur de soi.

En remerciant aussi de tout cœur les membres du Comité d'Organisation des Ostensions, le Bureau, le Président, tous les bénévoles, vous avez conduit une œuvre belle et profonde.

Je terminerai par remercier nos élus, les personnels communaux, les pompiers, les bénévoles, les gendarmes et tous ceux qui se sont impliqués avec l'aide de nos élus, par votre engagement et votre proximité affective à notre grand projet commun, en prêtant les salles, en accordant un soutien matériel et au-delà, nous avons senti que nous sommes ensemble, attelés à la même tâche, mettre au cœur de notre société l'Homme dans toutes ses composantes, et pour la construction d'un monde meilleur.

Enfin, merci à Dieu. Vous avez été ses mains, ses pieds, sa tête et son cœur. Il est toujours avec nous et il veut pour nous le meilleur. Ensemble, frères et sœurs, continuons sur ce chemin.

 

dimanche, 23 août 2009

À qui irions-nous, Seigneur ?

21e dim  B - 23 août 2009 - À qui irions-nous, Seigneur ? - Jos 24, 1-18 ; Ep 5, 21-32 ; Jn 6, 60-69

1-         Au cours de cet été chaud et ensoleillé, coupure estivale avant la rentrée, nous avons mis entre-parenthèses la complexité du monde, et peut-être, renoué avec un mode plus simple des relations. Il ne s'agit pas pour autant de considérer ce temps comme un temps ordinaire, car se sont noués là, à l'occasion de rencontres avec des personnes nouvelles, en assistant à des événements festifs, ou simplement en profitant des moments de silence, comme des réponses à des questions qu'on porte au fond de soi. Et parmi ces questions, celle du sens : qu'est ce que je fais là ? est-ce qu'il faut continuer comme ça ? comment je peux envisager un avenir ? Ce type de questions traverse la Bible et aussi les Textes que la liturgie nous offre aujourd'hui.

2-         Au sortir de la traversée du désert et l'entrée dans la Terre Promise, environ 1200 ans avant le Christ, les tribus d'Israël s'installent difficilement sur la terre de Canaan. Cette terre était habitée par des populations avec leur organisation sociale et leurs croyances propres. Les tribus doivent-elles s'assimiler ou bien garder leur spécificité ? Bien sûr, le Livre de Josué a été mis par écrit très tard, puisqu'on parle de sa rédaction finale après l'Exil à Babylone au 6ième siècle. La réponse est laissée à la liberté de chaque tribu, en fonction de l'expérience qu'elle garde de l'action de Dieu. La question de Josué devient la leur : il leur faut entrer dans un choix pour Dieu, sans forcément être sûr de tenir leur engagement dans l'Histoire. Par un regard sur ce que Dieu a fait ou dit, on devient capable d'aller un peu plus loin avec lui.

Dans l'Evangile de Jean, le discours de Jésus sur le Pain de Vie va s'achever sur des paroles que les disciples trouvent intolérables. Parce qu'ils perçoivent matériellement le « manger la chair et boire le sang » ils ne comprennent pas qu'il s'agit là de la destinée de Jésus depuis le commencement. La finale du discours dit ce qui est avant même le discours : un acte de Dieu qui vient rejoindre l'humanité pour l'habiter jusqu'au bout. Il nous habite de chair et de sang pour que nous puissions lui appartenir. L'appartenance au Christ dépasse le rite, et même la « piété », pour nous faire accéder à ce qu'ils signifient : notre conformité avec ce que le Christ a été. Plus qu'une imitation : une communion au sens premier du mot. Telle est la seule manière d'être fils, images de Dieu dans et par le Fils. Il est unique, il n'y en a qu'un. En étant un avec lui, nous pouvons faire un avec tous les humains.

A ce niveau, très peu de disciples accepteront de continuer le chemin. Jésus ne cherche pas à faire du nombre. Il désire seulement que ceux qui veulent le suivre le fassent en connaissance de cause. Même Pierre dit « à qui irions-nous, tu as les paroles de la Vie », mais il ne comprend pas encore totalement ce que cela impliquera, c'est à dire, le don de sa vie comme Jésus la donne. Il le vérifiera au moment de la Passion.

3-         Qu'est-ce que cela signifie pour nous aujourd'hui ?

Tout d'abord, nous avons à comprendre quel est le sens de notre vie. A quoi tenons-nous le plus ? sur quoi voulons nous construire notre vie. Et si on va plus loin, sur quelles valeurs spirituelles je voudrais vivre ? lesquelles je voudrais transmettre ? est-ce que je suis prêt à faire des ruptures si nécessaire ?

Ensuite, je suis libre de répondre à l'appel de Jésus. Il ne cherche pas à faire du nombre ; il demande simplement qu'on prenne le même chemin de vie et cela constitue sa joie. Même sans être entièrement sûr de mon choix, qu'est-ce que je peux mettre en route comme changement dans ma vie, pour me mettre à la suite exigeante de Jésus ?

Enfin, le témoignage ne se fait pas par des paroles, mais par le sérieux avec lequel je donne sens à ma vie, qui est de s'oublier soi-même et de se donner aux autres. Cela ne constitue pas le projet du monde qui nous entoure, certes, mais cela peut donner du sens aux autres.

Demandons à Dieu qu'il continue à nous disposer à devenir chaque jour un disciple qui a compris ce que veut dire « suivre Jésus » et qui en témoigne autour de lui.

 

lundi, 17 août 2009

Les tableaux des saints

Les saints de chaque église de la Paroisse ont été vénérés. Les habitants portaient des bannières toutes confectionnées par un club de Patchwork, avec les noms de leurs saints patrons ; les jeunes au cours de l'année, à l'occasion notamment des journées inter-générations ont peint des tableaux représentant ces mêmes saints, les sortant de l'oubli et les mettant dans une dynamique présente. Les saints ont été ceux qui ont conduit les gens pendant tous ces mois de préparation, immense, dans les maisons et les quartiers pour fabriquer les milliers de fleurs de papier rouge et blanc qui ont orné la ville, les costumes et les divers travaux.

À voir en cliquant ici.

dimanche, 16 août 2009

Le Pain pour la vie du monde

20e dimanche B - 16 Août 09 - Le Pain pour la vie du monde - cf. Pv 9,1-6 ; Ep 5, 15-20 ; Jn 6, 51-58

1-         Après la célébration de l'Assomption de la Vierge Marie qui a tourné nos regards vers notre perspective future, nous sommes aujourd'hui invités à regarder notre conduite de croyants dans le quotidien de cette vie-ci. Car, si rien ne distingue extérieurement un croyant d'un autre, sauf à vouloir ostensiblement marquer sa différence par son physique ou sa tenue, le fait religieux devenant de plus en plus limité (la dernière enquête sur les croyances en France donne 41% de catholiques), les croyants sont tenus à bien comprendre ce qui les anime pour pouvoir en vivre. Les textes d'aujourd'hui peuvent les y inviter.

2-         La première invitation de ces textes concerne l'accès à la Sagesse. Qu'est-ce que la sagesse ? elle est recherchée ; en même temps, elle se dérobe. La sagesse n'est pas quelque chose qu'on acquiert par imitation ou par conditionnement publicitaire. Elle est un monde dans lequel on entre et qui donne à se connaître au fur et à mesure qu'on y avance. La Sagesse est la figure divine, sagesse créatrice, qui se communique pleinement à ceux qui ouvrent leur cœur à sa présence. Tant dans l'Ancien Testament que dans le Nouveau, la figure de la Sagesse est sollicitée pour que les hommes avancent dans la vie avec des comportements nouveaux, intelligents, réalistes, inspirés par l'Esprit Saint. Même s'ils se trouvent en porte-à-faux avec la musique du monde. Sans se retirer de leur engagement pour la conduite du monde présent, au contraire, ils donnent une note nouvelle, spirituelle, heureuse même, à leur vie et celle de leurs frères.

La raison en est le ressourcement dans la mort et la résurrection du Christ. Et c'est la deuxième invitation : cet événement mort/résurrection n'est pas un événement du passé mais une actualité permanente de la foi qui donne la ressource nécessaire pour conduire sa vie. Dans l'Evangile, Jésus parle expressément de manger sa chair, boire son sang. Bien entendu, il ne s'agit pas de manger et de boire matériellement le corps de Jésus. Les interlocuteurs de Jésus rejettent ses paroles parce qu'ils les ont prises au sens matériel. Manger la chair du Christ et boire son sang, c'est faire nôtre son humanité, sa manière d'être homme, ce qui nous conduit en fin de compte à partager sa divinité. Manger, faire nôtres, le corps et le sang du Christ signifie adopter, reproduire en nous l'amour qui l'amène à donner sa vie, l'amour tel qu'il est en Dieu et qui constitue son être. C'est croire que vivre en plénitude consiste, paradoxalement, à livrer sa vie pour faire vivre les autres. Bien sûr, ce don qui nous fait rejoindre notre vérité d'hommes ne passe pas forcément par une effusion de sang, par un supplice comparable à celui de la Croix : la vie peut se donner au jour le jour quand nous oublions ce qui nous avantage et choisissons ce qui peut mieux faire vivre d'autres humains. La célébration de l'eucharistie signifie que nous décidons d'entrer dans cette logique, de « manger de ce pain-là ». Alors, rassemblés par cet amour reçu de Dieu, nous devenons le Corps du Christ qui est l'Église, c'est-à-dire l'humanité réconciliée au-delà des violences engendrées par notre volonté de dominer. Ensemble, nous sommes la chair et le sang du Christ, aujourd'hui livrés aux hommes.

3-         Comment peut-on le mettre en pratique ?

Tout d'abord, accueillir l'invitation du Seigneur, d'une manière simple. C'est comme lui, se mettre à l'écoute de la Parole qui donne vie, et cette Parole nous surprend toujours.

Ensuite, accepter d'être dérangé dans ses certitudes, comme un chemin vers la foi, en renonçant à ce qui fait obstacle à l'amour et au don de soi. Cela conduit à une vie de témoignage qui donne du courage aux autres.

Enfin, se ressourcer dans la vie eucharistique, c'est à dire, ne pas avoir de crainte d'exprimer ce qui nous anime profondément. On n'a rien à prouver, mais on a tout pour aimer.

Demandons à Dieu, qu'en ces temps de renouvellement, notre communauté découvre davantage la sagesse de sa foi pour en vivre et la partager.

Semaine du 10 au 16 août 2009

Chers amis

 

Après la Fête de l'Assomption (15 aout) qui a rassemblé beaucoup de monde dans les différentes églises de la paroisse, nous avons encore chaud sur les hauteurs du Plateau de Milevaches. La kermesse paroissiale qui se tenait dans les jardins du presbytère d'Eymoutiers a mobilisé comme d'habitude les paroissiens pour l'organisation et la mise en place. Cependant, la chaleur a rebuté pas mal de personnes qui d'ordinaire nous rejoignaient en ce jour. Une réflexion sera proposée pour la suite à donner l'année prochaine.

Les différents villages ont eu leur messe d'été au cours de la semaine : St Martin Chateau, St Julien le Petit, Roziers Saint Georges, Faux la Montagne, Rempnat, saint Méard.

Une très bonne soirée à Faux la Montagne avec un théatre sur la guerre d'Espagne.

Comme chaque année, nous terminons l'été par le pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle. 51 personnes sont inscrites pour le parcours qui avait débuté en 2005 par un départ de la Collégiale d'Eymoutiers et qui s'achèvera si Dieu le veut, en 2012. Le parcours cette année, de 190 km, se fait entièrement en Espagne.

Jeudi 20 aout : Villava-Pampelune-Cizur Mayor

Vendredi 21 aout : Zaraquigui-Puenta La Reina

Samedi 22 aout : Circauqui - Estella

Dimanche 23 aout : Villamayor - Los Arcos

Lundi 24 aout : Sansal-Viana

Mardi 25 aout : Logrono-Navarette

Mercredi 26 aout : Ventosa - Najera

Jeudi 27 aout : Azofra - San Domingo de la Calzada

Vendredi 28 aout : Granon - Belorado

Samedi 29 aout: Villambista - Villafranca

 

Je vous dis toutes mes amitiés

Jean-Michel Bortheirie

 

samedi, 15 août 2009

Assomption de La Vierge Marie

Assomption de La Vierge Marie - 15 août 2009 - cf Ap 11, 19-12,1-10 ; 1Cor 15, 20-27 ; Lc 1, 39-56

1-         En cette fête de la Vierge, un événement vécu récemment par une famille croyante nous donne une lumière au cœur du drame que le monde vit tous les jours.

C'était à la mi-juillet, Martin, 19 ans, est en vacances en Corse ; avec quelques amis, il se trouve près d'une petite boite de nuit. Ils font sans doute du bruit, ils ont leur propre réserve à boire, ils énervent un gardien, lequel fait signe à Martin de venir s'expliquer. Contre toute attente, après l'avoir emmené à l'écart calmement, il a sorti une arme et tiré sur lui, à bout portant. Pourtant, lorsque son papa apprend la mort de son fils, dans la nuit du 16 juillet, sa réaction est de penser au meurtrier et à sa famille. « Avant même de pleurer, se dit-il, « cet homme a des parents » et j'ai eu de la compassion pour eux. Il a concentré la violence du monde contre mon fils... Si l'on ne pardonne pas, cela veut dire que l'on retient la haine en nous, et qu'on ne peut alors ni aimer son prochain, ni s'aimer soi-même »

Cet événement bouleversant nous montre une attitude inspirée par l'Evangile : les paroles et les pensées de ce papa reflètent le pardon qui remplit son cœur. Son attitude profonde peut nous faire penser à celle de la Vierge Marie dont nous célébrons aujourd'hui  l'Assomption.

2-         Car la Vierge Marie est d'abord humaine, totalement une des nôtres, elle n'est pas une figure extra-terrestre qui surplomberait notre terre. Ce que Marie a vécu dans sa vie l'a rendue totalement transparente et elle est, d'une certaine manière, devenue le modèle de notre humanité en marche vers Dieu. A chaque moment de son existence, depuis sa tendre enfance, sans doute, elle a été remplie de l'Esprit de l'Evangile. Tous les passages bibliques nous le montrent. Et lorsqu'elle va rencontrer sa cousine Elisabeth, chargée d'un secret immense, il lui est révélé par bénédiction, non pas qu'elle serait, mais qu'elle est la mère du Seigneur et cela pour toujours. Alors, de son cœur s'élève le chant du Magnificat, dont nous avons écouté l'hymne chanté par les premières communautés chrétiennes.

C'est une louange qui jaillit d'un cœur humble, comme Jésus qui louait le Père pour les merveilles qu'il voyait à l'œuvre chez les plus petits. Cette louange devient adoration de la sainteté de Dieu d'où vient toute la puissance d'amour remplissant tous ceux à travers l'espace et le temps, se tournant vers lui. Cet amour infini devient acte de bonté et de justice en faveur des pauvres et des humiliés. Lui tout seul, ou lui par les mains et les cœurs de ceux qui se sont mis de son côté, met sens dessus-dessous l'ordre établi du monde qui est souvent un désordre injuste. Il comble les attentes matérielles et spirituelles de ceux qui ont un cœur de pauvre. Marie, la première en chemin, est celle qui met en pratique cette action puissante de Dieu dans l'humanité. Elle est première quand elle accueille l'Enfant de la crèche, dans sa pauvreté immaculée. Elle est première quand elle doit protéger l'Enfant contre la violence aveugle qui submerge. Elle est première à reconnaître son Fils comme le sauveur du monde. Elle est première à pardonner aux bourreaux de son fils Jésus mis à mort. Elle est première à accueillir la Résurrection. Elle est première pour commencer l'Eglise. Elle est première pour entrer dans la gloire du ciel.

Ainsi, Marie, modèle du Magnificat, modèle d'Evangile, partage notre humanité et la conduit jusqu'à son terme : l'entrée dans cette gloire offerte par Dieu à tous ceux qui veulent vivre en union avec Lui et en communion avec tous.

3-         Pour nous aujourd'hui, l'Assomption de la Vierge n'est pas seulement l'expression artistique d'une tradition religieuse. Elle est un appel pour tous les croyants à se mettre avec courage sur les chemins de l'Evangile. Notre monde crie son désespoir, les leçons récentes ne suffisent pas à l'humanité d'entrer dans une perspective qui permette à tous de vivre en paix. La figure de Marie, vénérée, nous pousse à nous engager pour un mieux pour tous.

lundi, 10 août 2009

Les reliquaires

Saint Psalmet était écossais ou irlandais selon les sources. Né vers l'an 570, il fut baptisé par saint Brendan. Après avoir reçu une bonne éducation à Cluumfarre de ce mentor, il prit un vieux bateau avec saint Brendan pour aller chercher un lieu de solitude. Ils arrivèrent à l'embouchure de la Charente, se rendirent à Saintes pour recevoir la bénédiction de l'évêque du lieu. Puis après avoir vécu quelque temps en Saintonge, Psalmet parti seul pour Eymoutiers. Là il s'installa à l'écart dans un endroit désert, mais rejoint par sa réputation de guérir, et importuné par une foule de plus en plus grande, il partit plus loin dans la forêt de Grigeas. Son miracle le plus populaire fut celui du loup. "Un jour un loup ayant tué l'âne duquel saint Psalmet se servait pour porter sa provision de bois, le loup faisant pénitence de son forfait allait au bois à sa place". Il vivra dans la prière la mortification et le jeûne. Il mourut un 13 juin. Il tient son nom du fait qu'il psalmodiait quotidiennement les 150 Psaumes de la Bible.

Son tombeau fut vénéré par des pèlerins de plus en plus nombreux. Et fut le lieu de nombreux miracles. La Collégiale d'Eymoutiers abritait son tombeau et les Ostensions septennales des reliques étaient célébrées avec vénération. De très nombreuses autres reliques de saints accompagnèrent peu à peu celles du saint ermite. Une confrérie de St Psalmet offrit un vitrail à la Collégiale au cours du XVIe siècle.

À voir en cliquant ici.

dimanche, 09 août 2009

Le Pain de vie éternelle

19e dimanche B - 9 Août 2009 - Le Pain de vie éternelle - cf. 1 R 19, 4-8 ; Ep 4, 30- 5, 2 ; Jn 6, 41-51

1-         Dans le creux de l'été, avec des températures agréables, les repas se font plus légers. Quelques uns en profitent pour reprendre leur ligne... On simplifie, on développe les relations amicales, les visites culturelles, les animations festives. Comme si la nourriture concernait autant l'esprit que le corps. Emplir la tête avec ces moments conviviaux permet de retrouver quelque chose de plus essentiel, qui permette de vivre les conditions plus stressantes de l'année, ou les à-coups que la vie réserve un jour ou l'autre à tout un chacun. Ce qu'on vit ainsi de manière presque ordinaire, pourrait être compris avec davantage de profondeur, à la mesure où notre esprit le désire. Ainsi, les textes qui nous accompagnent ce dimanche nous introduisent dans cette manière profonde qui concerne le « pain » qui donne la vie éternelle.

2-         Le premier texte, décrit le prophète Elie, que nous avons rappelé ce jour de la Transfiguration, conversant avec Jésus et Moïse, dans une phase difficile de sa vie. 9 siècles avant le Christ, en une période troublée où les rois d'Israël s'étaient tournés vers l'idolâtrie, Elie se fait défenseur de la vérité, n'hésitant pas à user parfois de violence face aux faux prophètes. Fuyant le courroux mortel de la reine, découragé par les épreuves, Elie n'en peut plus dans sa course dans le désert et désire la mort. Il ne veut pas continuer. Il veut stopper. S'il n'y avait le secours de l' « ange » du Seigneur, image pour désigner la providence, l'invitant à reprendre des forces pour continuer le long chemin. Mais il doit s'y prendre à deux fois. Cela se passe dans l'intimité d'une présence. Se nourrir, c'est accueillir quelque chose de plus que du pain, c'est reprendre vie par une relation, une espérance, et continuer sa marche.

Quand Jésus propose à son tour le sens de cette nourriture qui donne la vie, il n'est pas mieux accepté, mais il ne se dérobe pas non plus face à ses adversaires, car il a un message à faire passer qui est lui-même. Bien sûr, aux yeux des gens il est un humain comme un autre, avec des parents, un métier, une origine géographique. Mais profondément, il est un humain qui a son origine en celui qu'il appelle « le Père » et que communément on appelle « Dieu ». Seuls viennent s'attacher à lui, le reconnaître en somme, ceux qui sont attirés par le Père, c'est à dire, ceux qui acceptent de mettre leur vie dans une dimension spirituelle. N'importe qui peut s'ouvrir à cette dimension spirituelle. Pas seulement les familiers du christianisme. Tous ceux qui élèvent leur âme au-delà d'un contexte purement matérialiste. Ils sont très nombreux. Il leur est proposé de comprendre ce qui les anime, par une relation avec Jésus lui-même qui les nourrit en profondeur et leur donne les forces nécessaire pour le combat vital, sans jamais se fatiguer ni s'user. Ce quotidien permanent où l'être entier est sollicité, instruit par le Père, Jésus l'appelle « la vie éternelle » où Il est absorbé pour ne faire qu'un avec nous.

3-         En quoi cela nous concerne t-il aujourd'hui ?

Tout d'abord, comme il y a plusieurs manières de se nourrir le corps et l'esprit, il existe plusieurs manières de se nourrir du Christ. Il s'agit aussi de faire l'expérience que le Christ est vraiment « nourrissant » pas seulement quand on a besoin de ses « services » pour obtenir une grâce quelconque, mais d'une manière simple, vitale et quotidienne.

Ensuite, le Christ devient nourriture vitale quand on a une relation avec lui. C'est la seule condition : s'attacher à lui comme à un grand frère qui nous donne sa vie en permanence pour que nous puissions vivre vraiment. C'est un chemin de foi, qui nous relie à sa vie et qui porte du fruit à la mesure où on persévère dans ce chemin, par la prière et l'accueil de sa Parole.

Enfin, on peut s'associer à son eucharistie. Le plus souvent possible en y participant, non de manière mécanique mais comme un rendez-vous d'amour. Parfois, l'association à l'eucharistie est spirituelle, par l'adoration et la méditation, parfois, elle est relationnelle, en reconnaissant chez ses frères Jésus qui donne sa vie pour nourrir ce qui en ont besoin.

Demandons à Dieu d'entrer quotidiennement dans sa vie éternelle qu'il nous offre, en nous nourrissant par la foi en sa Parole et en son Pain.

Semaine du 03 au 09 août 2009

Chers amis

Au cours de cette semaine, diverses propositions de la Pastorale d'été avec les randonnées autour de l'Ile de Vassivière avec des méditations sur l'Eau (évangile et diverses traditions), la visite en co-voiturage des petites églises romanes de la paroisse, et aussi l'accueil dans la Collégiale d'Eymoutiers, où vraiment beaucoup de monde passe chaque jour.

 

Nous avons aussi les messes d'été dans les petits villages avec un afflux de personnes (La Villedieu, Sussac, Augne, Surdoux). Il faut savoir que c'est la seule eucharistie dans ces églises pour toute l'année. Il y a bien sûr les autres célébrations saisonnières (rameaux, Toussaint, Noël) animées par les "missionnaires des villages".

Participation à l'assemblée générale de la dynamique association pour la sauvegarde de l'église de Faux la Montagne.

La kermesse paroissiale se prépare, diverses personnes accueillies, obsèques, préparation de baptêmes, préparation de rencontre des couples, évaluations d'année, etc.

Célestin et Dominique, avec ce temps de congé ensemble, sont aussi au travail pour diverses célébrations paroissiales.Notre vie "communautaire" est agréable au presbytère.

Je vous dis toutes mes amitiés

Jean-Michel Bortheirie

lundi, 03 août 2009

La collégiale d'Eymoutiers

La Collégiale d'Eymoutiers n'avait pas accueilli autant de monde depuis 50 ans. Pendant 15 jours, les reliques des saints conservés dans les diverses églises de la paroisse (Eymoutiers avec 33 reliques, La Croisille sur Briance avec 10 reliques, Chateauneuf La Foret, Linards, Saint Bonnet Briance, Domps, Saint Méard ) et les reliquaires rénovés étaient exposés à la Chapelle de la Vierge dans la Collégiale, avec un gardiennage assuré par les paroissiens. Une veillée de Lecture des Psaumes de la Bible, une veillée d'adoration eucharistique, un pèlerinage à pied à la Foret de Grigeas, une célébration d'ouverture, une messe d'action de grâces ont ponctué cette quinzaine. Mais le summum fut la messe de clôture samedi 13 juin 2009 avec un chœur de 70 choristes entrainés par le Chef de Chœur Pierre Roussel, les confréries limousines et toute la population.

À voir en cliquant ici.

 

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