lundi, 27 juillet 2009
Les ostensions 2009 (4)
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dimanche, 26 juillet 2009
Être comblé de tout ce qui fait vivre
17e dim A - 26 juillet 09 - Être comblé de tout ce qui fait vivre - cf. 2R 4,42-44 ; Ep 4,1-6 ; Jn 6,1-15
1- Que cherchent les gens au fond d'eux-mêmes ? Le repos quand on est fatigué de l'année, la réussite dans les actions engagées, une naissance quand on n'arrive pas à avoir d'enfants, une guérison quand on est atteint d'une maladie mortelle, des amis quand on se retrouve seul, du travail quand on est au chômage, la paix intérieure quand on est perturbé ... ce serait une liste à la Prévert si derrière chaque cas ne correspondait la situation douloureuse de personnes concrètes. Et nous - mêmes, qu'est-ce que nous recherchons vraiment le plus profondément ? qu'est ce qui peut combler notre attente ? En ce temps d'été, ce pourrait être une manière pour chacun de faire un peu le point dans sa vie, par une réflexion personnelle, ou avec d'autres. Nous pourrons rejoindre ce qui nous est intime et ainsi être comblé. A la manière des textes de ce jour.
2- C'est avec le Prophète Elisée que nous sommes introduits par le premier texte. Elisée était l'homme des signes par excellence. Partout où il passait, c'était comme une grâce. Il s'est vraiment mêlé à la vie des hommes. Par la puissance de Dieu, alors qu'il vit dans un monde hostile, celui des rois d'Israël qui tyrannisent et font ce qui est mauvais aux yeux du Seigneur, le Prophète va lever la malédiction et combler les attentes : la nourriture pour une veuve, la résurrection d'un enfant, la guérison d'un lépreux, la suppression de la famine etc. Il préfigure le Christ qui vient. Justement, le récit de la foule nourrie rejoint le récit évangélique que nous avons aussi entendu, tiré de l'évangile de Jean.
Une foule très nombreuse suit Jésus parce qu'il est quelqu'un d'extraordinaire : il guérit les malades. Simplement parce que c'est quelqu'un qui porte tellement d'unité en lui-même, que sa bonne santé se communique, remettant droit ceux qui sont de travers. Ainsi les malades, ceux qui sont perturbés par les esprits mauvais, sont- ils remis dans leur vérité et guéris. La foule qui ne comprend pas tout en profondeur, se demande s'il ne pourrait pas faire davantage. Or la pédagogie de Jésus consiste à faire grandir chacun dans la pleine conscience de ce qu'il attend au fond de soi, dans une durée de vie. Chacun porte une faim intérieure qui s'exprime par une faim physique. En accueillant le désir des gens, mais aussi les capacités de ses compagnons, les disciples, les quelques nourritures d'un petit garçon, Jésus se dispose et les dispose à accueillir l'œuvre même de Dieu qui, par sa puissance, comblera chacun de manière inespérée. Tous eurent à manger (ils étaient 5 mille) il en resta 12 corbeilles que les disciples ramassèrent comme pour désigner que les dons de Dieu ne peuvent se perdre mais se multiplier. Aussi, pour ne pas se méprendre sur le sens de ce signe par lequel c'est Dieu lui-même qui est à l'œuvre, Jésus va se retirer dans le silence laissant chacun à son interrogation.
3- Cela peut-il nous dire quelque chose aujourd'hui ?
Tout d'abord, dans ce qui paraît être le désert de nos existences et de notre monde autour de nous, une attente profonde habite le cœur humain, avec un désir d'être comblé dans ses manques et son espoir. Pouvons-nous regarder cela ? Peut-être que des couches de poussières ont enfoui ce désir au fond de nous : ne craignons pas de nous l'exprimer.
Ensuite, ce désir profond, cette attente profonde peuvent être comblés autrement que par une frénésie de consommation, de raideurs internes qui ne sont que des réponses insatisfaisantes. C'est l'amour de Dieu et l'amour seul qui peut nous combler à ce niveau. Tout simplement, laisser cet amour nous habiter et guérir les blessures profondes qui s'y trouveraient.
Enfin, se mettre sur un chemin nouveau, avec d'autres. Personne ne peut être au-dessus d'un autre quand il s'agit de ce niveau de compréhension ; au contraire, nous avons à nous apprendre les uns des autres, à recueillir les bienfaits reçus par les uns et par les autres, et à les faire multiplier en en faisant profiter les autres.
Demandons à Dieu, dans un élan où nous lui disons notre désir d'être comblé et notre merci pour l'avoir été, qu'il se fasse connaître à tous ceux qui cherchent le sens vrai de leur vie.
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Semaine du 20 au 26 juillet 2009
Chers amis
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lundi, 20 juillet 2009
Les ostensions 2009 (3)
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dimanche, 19 juillet 2009
Venez à l'écart
16e dimanche B - 19 juillet 2009 - Venez à l'écart - cf. Jr 23, 1-6 ; Ep 2, 13-18 ; Mc 6, 30-34
1- Depuis le début de l'été, une petite musique s'est faite entendre dans notre quotidien : comme un temps de retrait, un changement de décor, la coupure des activités, une parenthèse du travail ... les vacances sont là pour nous remettre à flot avant la rentrée ; est-ce que ça nous permettra de regarder un peu mieux notre vie, de prendre du recul, de voir aussi comment nous nous comportons avec ceux qui nous sont confiés : en famille, dans les activités, dans les loisirs. Le temps des vacances ne peut être un temps mort ; sans préjuger de ce que sera le climat de la rentrée, malgré les difficultés prévisibles, pourquoi ne pas réfléchir, regarder un peu mieux les conduites à tenir ? Les textes proposés aujourd'hui par la Bible nous y invitent.
2- C'est le Prophète Jérémie qui fait réfléchir les responsables du peuple d'Israël sur leurs conduites passées et la manière de reprendre un chemin juste et généreux. Jérémie a vécu dans une période particulièrement troublée de l'Histoire d'Israël, autour de l'an 600 avant Jésus-Christ. C'était un homme doux mais par mission, il interpelle vigoureusement les rois d'Israël, les chefs, qui conduisaient le peuple à sa ruine, à la déportation, à la mort. Parce qu'ils ne pensent qu'à leur bien-être personnel, ils laissent leurs gens comme des brebis sans berger. En relisant cette histoire douloureuse, Jérémie invite à un écart : puisque par votre injustice, vous ne pouvez pas vous occuper du peuple, eh bien, c'en est fini pour vous ! Le Seigneur lui-même prendra l'initiative d'un roi de justice, qui conduira le peuple avec bonheur.
Mais c'est Jésus venant en son temps, qui montre par sa manière de vivre, comment conduire le peuple dans la justice. Il ne s'agit pas pour lui de prendre la place du pouvoir. Il inaugure une manière nouvelle de conduire le peuple : il s'associe des compagnons, les apôtres, qui partagent sa mission en annonçant le Royaume de Dieu et en le mettant en œuvre par des guérisons du corps et de l'esprit. Il ne leur dit pas « faites ! et après on verra ! » Il n'est pas non plus derrière eux à chaque instant. Il les a envoyés en mission, et à chaque étape, il leur permet de prendre du recul, de se mettre à l'écart, de regarder ensemble les manières suivies, de s'ajuster à ce que Dieu veut pour son peuple. L'urgence du travail à accomplir voudrait qu'on annule ces temps passés à réfléchir ou à se reposer. Mais Jésus est net : il veut ce temps de retrait pour les siens. Ainsi, par cette nécessaire mise à l'écart, on convient ensemble de ce qui est de meilleur pour continuer à proclamer le Royaume de Dieu, royaume de justice et de paix, où chacun est considéré avec dignité et sauvé. Cependant, le retrait n'est pas si long, puisque Jésus est amené à répondre aux besoins des gens venus en foule. Mais il est dense et dans cette densité partagée, un renouvellement s'est opéré, par une remise à l'essentiel.
3- Qu'est-ce que cela peut signifier pour nous aujourd'hui ?
Tout d'abord, l'importance de prendre du temps pour réfléchir, pour relire le travail effectué, les relations partagées. Dans un monde où tout va très vite, et je pense à ceux qui vivent le stress au travail, ceux qui n'ont pas de temps suffisant pour s'occuper de leur foyer, de leurs enfants, il est nécessaire de temps en temps de s'arrêter et de retrouver ce qui est essentiel.
Ensuite, l'importance d'aller à l'écart pour retrouver Dieu. Dieu ne se trouve pas dans le bruit ou la fureur. Il se laisse écouter, il se vit dans une profondeur. N'ayons pas peur de prendre ce temps aujourd'hui, alors que dans le courant de l'année, on est si bousculé pour le faire.
Enfin, aller à l'écart ne signifie pas se couper du monde. Au contraire, le silence retrouvé et la relation profonde affirmée, on est renvoyé aux bruits du monde et aux besoins des gens avec un cœur comme remis à neuf qui permet une disponibilité nouvelle. On devient capable de s'occuper des autres en leur donnant ce meilleur qu'on aura goûté quelques instants.
Demandons à Dieu la disponibilité du cœur et de l'esprit pour nous mettre dans les conditions d'une relation nouvelle avec lui et donc avec tous nos frères.
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Semaine du 13 au 19 juillet 2009
Chers amis
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lundi, 13 juillet 2009
Les ostensions 2009 (2)
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dimanche, 12 juillet 2009
Témoigner de la Parole de vie
15e dim B - 12 juillet 2009 - Témoigner de la Parole de vie - cf. Am 7, 12-15 ; Ep 1,3-14 ; Mc 6,7-13
1- En toute vie, nous sommes un jour ou l'autre appelés à témoigner de ce qui fait l'essentiel de l'existence. Une famille va s'y exercer lors de la perte d'un papa ou d'une maman qui a vécu longtemps ; à l'occasion d'un anniversaire de mariage, on va revisiter les moments forts qui ont fait avancer le couple quand ce n'était pas si évident ; à la naissance d'un enfant, on va projeter sur lui ce qu'on désire de meilleur pour son avenir ; après une longue absence, on va partager avec des amis ce qu'on aura pu découvrir d'important... Et on pourrait en multiplier les exemples : chacun de nous a déjà témoigné devant des proches ou des inconnus de points essentiels de sa vie, soit parce qu'il avait été invité à ce faire, soit parce qu'une conviction impérieuse l'y poussait. Nous retrouvons cela dans les Textes d'aujourd'hui, chez Amos ou avec Jésus.
2- Amos, prophète du 8e siècle avant Jésus Christ (on se rappelle que Bouddha naîtra 2siècles plus tard), inaugure une nouvelle manière de témoigner de la parole : il écrit, comme un prophète-écrivain. Sa parole dérange : il est un critique impitoyable des mœurs de son temps, principalement en matière de justice sociale. Il est également précurseur de l'universalité du salut de Dieu. Dans le lieu de culte principal du Royaume du Nord, Bethel, (alors qu'il vient du Sud), il s'est fait des ennemis qui le poussent à retourner chez lui. Mais Amos ne peut pas abandonner la mission qu'il a reçue de la part du Seigneur : annoncer la Parole à temps et contre temps. Mais jusqu'à quand ?
L'évangile nous donne une piste de réponse, quand Jésus envoie les Douze en mission. Il ne peut y avoir de conviction ou de message qui soient partagés si l'envoyé, le messager, ne se met lui même dans la disposition du message. La manière de témoigner est déjà un témoignage. Témoigner de la Parole de vie est lui-même parole. Les Douze sont envoyés deux par deux, comme pour signifier l'importance d'un témoignage communautaire ; ils n'emportent rien avec eux pour indiquer que la parole elle-même suffit à se faire providence. Et si on rencontre des refus ou des obstacles, qu'aucune amertume ne pollue leur cœur, s'en détachant comme les poussières secouées de leurs sandales. Dès lors, les fruits viennent par surcroît, les destinataires du message sont transformés par le témoignage reçu. Leur cœur guéri, il sont capables de témoigner des bienfaits reçus par l'intermédiaire des messagers. D'une certaine manière, les Douze agissent comme ils ont vu faire celui qui les a envoyés : Jésus lui-même. Leur témoignage ne porte pas sur leur personne ou leur vie, mais sur la personne et la vie de Jésus qui guérit et restaure chacun dans son intégrité vitale.
3- Cela nous enseigne t-il pour notre aujourd'hui ?
Tout d'abord, l'importance du témoignage. Si nous sommes convaincus de l'importance de communiquer notre foi, cela passera par notre témoignage. En redisant les moments importants de notre expérience, la profondeur de ce qui nous anime, on devient capable de dire l'essentiel.
Ensuite, témoigner par sa vie. On croit qu'il s'agit de témoigner par la parole ; or très souvent, la parole est embrouillée quand la vie témoigne d'autre chose que ce qu'on proclame. La manière de vivre avec les autres, l'humilité, la serviabilité, la tendresse laissent passer bien plus que tous les discours. La manière de vivre devient prophétique et cela avec bien des exigences.
Enfin, tout ne marche pas comme on veut. Il y a des obstacles. Mais à aucun moment, ces obstacles ne doivent semer d'amertume dans le cœur. Même s'il y a des attaques : ne pas répondre ou plutôt répondre par une attitude d'amour et de réconciliation. Ainsi, on est porteur de guérison et ce peut être le suprême témoignage.
Demandons à Jésus qu'il nous transforme en véritables témoins de sa parole de vie, selon le désir de son cœur ;si nous peinons, demandons-lui le secours nécessaire et partager son amour.
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Semaine du 06 au 12 juillet 2009
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lundi, 06 juillet 2009
Les ostensions 2009 (1)
Les Ostensions septennales furent célébrées avec solennité jusqu'en 1918. Elles perdurèrent dans l'entre-deux guerres. Les dernières ont été célébrées en 1939, confinées à l'intérieur de la Collégiale. Elles portaient le nom d' « Ostensions de la Paix ».
70 ans après, elles ont été à nouveau célébrées en 2009, le 13 juin, le jour de la fête patronale de Saint Psalmet. Après un cortège historique (100 figurants), les 150 ménétriers et danseurs des groupes folkloriques du Limousin, puis la procession ostensionnaire (les 25 églises de la paroisse et toutes les confréries limousines), nous avons vécu une Messe solennelle à la Collégiale présidée par le nouvel évêque de Limoges, Mgr François Kalist, suivi d'un repas de fête de 470 couverts à la Halle aux Sports d'Eymoutiers.
À voir la première partie en cliquant ici.
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