dimanche, 28 juin 2009
Lève toi
13e dim B - 28 juin 2009 - Je te le dis : « Lève toi » - cf. Sg 1, 13...2, 24 ; 2Cor 8, 7..15 ; Mc 5, 21-43
1- La mort brutale du grand artiste Michael Jackson a ému une partie de la population et nous avons droit dans les medias à une récapitulation de ses œuvres qui ont marqué la musique de la fin du XXe siècle. En même temps, des interrogations viennent dans les esprits, dans la mesure où cet artiste s'était parfois présenté dans la voie de ce grand rêve humain : l'immortalité. Le succès de ses œuvres rappellera longtemps sa voix, même éteinte, ses clips rappelleront sa personnalité, la mémoire demeurera. Mais l'immortalité n'est pas de cet ordre. Car même ici, la mort fait son œuvre, grave question pour tout homme qui veut rester vivant. C'est cette question que porte la Bible de part en part et les textes d'aujourd'hui nous mettent dans ce bain.
2- L'écriture des Sages présente ce que toutes les sagesses traditionnelles du monde donnent à voir : la mort est à acclimater, à défaut de pouvoir être vaincue. Mais le Livre biblique de la Sagesse essaie de donner une explication à la prégnance de la mort : elle n'est pas naturelle, comme pensent naturellement tous ceux qui réfléchissent avec la pensée dominante ; elle est le fruit d'une dérive jalouse qui l'a introduite dans l'histoire. Et si elle a été introduite dans l'histoire, cela choque notre conscience moderne, la mort peut être éliminée par un acte de l'histoire humaine. C'est le message complet de la Bible qui dit sans cesse que les épreuves et la mort sont passagères, même si elles font partie de la condition actuelle de la destinée humaine. Et toutes les tentatives de l'inscription de Dieu dans l'histoire n'ont pas d'autre sens : à travers la fécondité, la libération, la guérison, le salut de tous ceux qui peinent, Dieu prépare la victoire de la vie sur la mort. Et au bout du compte, la foi nous dit que c'est en Jésus, que la Vie a triomphé de la mort et cela, de manière définitive.
Mais comment cela a t-il été possible ? Parce que simplement, Jésus est un messager de l'Amour personnifié et que cet amour produit une densité de vie qui transparaît à travers son être. Sa densité de vie provoque une contagion de vie à travers sa personne. Comme ces gens qu'on peut connaître et qui communiquent des ondes bénéfiques de sérénité, de bonheur ou de joie. Mais lui, c'est la vie. Et quiconque désire s'approcher de lui avec un cœur pur reçoit de lui vie et santé. Non de façon magique, mais parce que c'est sa personne qui se donne ainsi, dans la parole et dans le geste. C'est pourquoi, l'évangile met en scène ces deux femmes l'une âgée, malade depuis douze ans, l'autre, jeune, de 12 ans d'âge. Elles sont mourantes toutes les deux. Et exclues socialement, les flux de sang rendant impur et la mort prématurée n'étant pas acceptée comme naturelle. Pour l'une et l'autre, un geste suffit, une parole. Parole de foi et d'assentiment, parole de vérité qui produit la vie, un ajustement de l'intelligence à la nouveauté inouïe qui est à l'œuvre, la possibilité et ensuite la réalité que la mort est vaincue par l'amour vivant. C'est un bouleversement que chacun vit alors, les limites qu'on croyait immuables sont franchies. Elles ont été d'abord franchies par le foi. Puis tout le reste est venu.
3- Qu'est-ce que cela veut nous dire aujourd'hui ?
Tout d'abord, on se heurte toujours à la limite de la mort ; si elle fait partie de notre destinée actuelle, elle demeure toujours scandale. Il est toujours trop tôt pour mourir. Et la mort est injuste quand elle frappe les personnes qui auraient eu encore un long chemin devant elles.
Ensuite, la mort n'est pas seulement une limite, elle est passage. Combien de fois ne sommes nous pas passés à côté et nous surprendre encore vivants ? Dès lors, la mort n'arrête pas la vie et la vie continue après ce passage obligé. C'est une expérience que beaucoup ont faite.
Mais pour nous, les croyants, nous recevons le sens de notre vie en Jésus vainqueur de la mort. Nous ne pouvons pas avoir peur car c'est lui qui nous engage dans sa vie d'amour. Nous pouvons lui faire confiance pleine : sa main généreuse nous remet debout après le passage !
Demandons à Dieu sa paix et sa sérénité pour que nous puissions les partager à nos frères.
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Semaine du 22 au 28 juin 2009
Chers amis,
Au cours de la semaine, j'ai préché une retraite à l'Abbaye de la Trappe à Soligny dans l'Orne pour les prêtres des diocèses d'Evreux et de Rouen en présence de l'Evêque Christian Nourrichard. Climat très fraternel pendant 5 jours. La retraite a consisté à partager des convictions méditées au cours de l'année sur Dieu, bien sûr, mais aussi sur l'eucharistie et la fraternité. Outre le repos et le calme reçus, en ce début de l'Année sacerdotale, cela consistait un bon tremplain pour la suite.
Juste avant, j'avais participé au mariage de Thomas Morel près de Lyon, ce qui nous avait permis de nous retrouver entre de nombreux anciens amis, au cours d'une célébration d'exception.
Groupe de lecture d'evangile à St Méard, rencontres et célébrations.
L'été s'annonce. Je vous souhaite de bien démarrer le beau temps aidant.
Avec toute mes amitiés
Jean Michel Bortheirie
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dimanche, 21 juin 2009
Passons sur l'autre rive
12e dim B - 21 juin 2009 - Passons sur l'autre rive - cf. Job 38 1..11 ; 2 Cor 5, 14-17 ; Mc 4, 35-41
1- En cette période d'examens, de BAC à passer, quels sont les sentiments de jeunes qui sont au seuil de ce passage. Confiance ? crainte ? Dans nos vies, très fréquemment, il nous arrive de vivre des moments de passage et d'être saisi par une crainte : saura t-on passer le cap ? Une personne malade d'un cancer, une famille éprouvée par un deuil, un examen à passer, un engagement à prendre, une décision à accepter. Or, on s'avise que pour passer, nous avons besoin d'être accompagné, ce qui donnera finalement confiance pour la traversée. C'est aussi en quelque sorte l'expérience des disciples du Christ invités à une traversée.
2- Les tempêtes dans la Bible sont un phénomène moins naturel qu'on le penserait : elles ont rapport avec un message spirituel. De grands séismes accompagnent les apparitions de Dieu, au Sinaï, avec Job, lors de la mort du Christ ... et la mer est le lieu des forces maléfiques, selon la croyance juive. Aussi, lorsque Jésus a annoncé en paraboles le Royaume de Dieu, il quitte la foule pour effectuer une traversée du lac de Galilée avec ses disciples : Passons sur l'autre rive. Il fait nuit et la tempête se lève faisant chavirer les frêles barques. Or Jésus est en train de dormir ! une traversée où le grand « présent » qui rend présent le Royaume de Dieu paraît absent ! les disciples se découvrent seuls à devoir résoudre un problème vital ; ils sont du métier, certes, mais leurs forces leur manquent soudain et ils appellent au secours, un secours qui ne vient pas. Dans cette profonde traversée qui n'est pas seulement géographique, ils vont expérimenter la puissance confiante de celui qui traverse même la mort : le Christ. Debout, ressuscité, il rend les choses à leur calme, et donc les cœurs et les esprits. Avec une question : pourquoi avoir peur ?comment se fait-il que vous n'avez pas la foi ? La proximité avec le Maître est la foi. La foi devient opposée à la peur. Ou plutôt la confiance remplace la peur quand on laisse grandir en soi une disposition qui accepte les événements tels qu'ils surviennent. Mais aussi quand on se laisse porter par d'autres, dans la prière, la pensée, l'amitié, l'amour. Et quand on accepte aussi de porter les autres. Nul ne peut s'en sortir seul. Le Seigneur vient s'intégrer et renforcer tous ces liens qui permettent la confiance et aident chacun à survivre dans une traversée difficile. Une certitude émerge : sa présence, même silencieuse, invite toutes les forces intérieures à se mettre en mouvement provoquant un apaisement de l'esprit dépassant toute crainte, surtout quand on se croit dans une impasse. Ainsi, la foi qui est non - peur, est surtout une confiance en quelqu'un qui jamais ne nous abandonnera.
3- En quoi cela peut-il nous aider dans notre aujourd'hui ?
Tout d'abord, prendre conscience des traversées que nous sommes appelés à vivre. Certaines nous sont imposées par la vie, d'autres viennent de nos décisions. A chaque fois, nous sommes remis à la vérité de notre être profond. Et à une invitation à vivre en confiance ces moments décisifs. Il arrive aussi que ces moments soient traversés par des vents contraires qui risquent de nous faire chavirer. Peut-on alors, nous remettre dans le cœur de la décision initiale et comprendre ce qui nous arrive.
Ensuite, à certaines conditions, nos traversées ne sont pas heureuses. C'est le moment de comprendre qu'il ne dépend pas de nous qu'elles soient réussies. Si nous nous croyons trop forts, alors, nous coulons. Si nous nous remettons à la puissance du Seigneur qui sauve tout homme en détresse, alors, nous devenons prêts à entrer dans sa perspective à lui.
Enfin, rien ne nous séparera de l'amour du Christ, si nous avançons sans peur et avec confiance. Pour cela, la présence et l'affection des frères et sœurs devient primordiale. En Eglise, on devient capables de nous porter les uns les autres dans la traversée à nous offerte.
Demandons à Dieu, de nous rendre plus attentifs non seulement à nos traversées mais aux traversées de nos frères qui souffrent et qui espèrent. Beaucoup ne comprennent pas ce qui leur arrive ; trouvons avec eux un chemin qui donne goût et saveur pour le monde.
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Semaine du 15 au 21 juin 2009
Chers amis
Après le succès de la célébration des Ostensions à Eymoutiers, samedi 13 juin, nous avons vécu les temps de baptême et d'action de grâce.
Lundi, rencontre de la fraternité sacerdotale Jesus Caritas à Eymoutiers; conseil pastoral paroissial avec bilan de l'année 2008/2009 session de l'Equipe d'Animation Pastorale à Peyrat le Chateau groupes de lecture d'Evangile à Augne et Neuvic Entier et diverses préparations.
Je vous dis toutes mes amitiés
Jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 14 juin 2009
Préparer le Repas
14 juin 09 - Fête du St Sacrement B - Préparer le Repas - cf. Ex 24,3-8 ; He 9, 11-15 ; Mc 14, 12..26
1- Comment participer à une fête sans en recevoir une invitation, ou une information précise ; comment vivre une fête si elle n'était pas préparée ? Par exemple, les fêtes des Ostensions que nous vivons en ce moment en Limousin, ont été longuement préparées, souvent dans l'ombre, dans les maisons, dans les rues, dans les conversations, dans les travaux d'aménagement, de couture, pour fabriquer des fleurs, prévoir les participants aux différents défilés, toute la logistique, les personnes, orner les rues etc. Et pour un baptême, une cérémonie de mariage et tout autre événement familial, il en est de même : l'importance des préparatifs pour un résultat réussi. Aujourd'hui, les textes nous invitent à y réfléchir.
2- Il existait dans les temps de l'Ancien Israël de nombreux rituels, rites, ou codifications dont la Bible se fait l'écho. Le repas rituel de l'agneau immolé au moment de Pâques en est un exemple, qui rappelle l'intervention de Dieu en faveur de son peuple. En quittant la maison de l'esclavage en Egypte, derrière Moïse, le peuple vivait un exode ; la vraie liberté sera longue à construire. Mais elle émerge par la commémoration de ce moment fondateur. A chaque Pâque, la question est posée : où en est-on de la libération vécue ? est-ce que ce qu'on a vécu dans le passé a encore du sens s'il n'est pas vécu dans un 'aujourd'hui' ? Ainsi, l'acte de libération se renouvelle aujourd'hui et on peut en avoir pleine conscience. Jésus veut le signifier à ses disciples envoyés faire les préparatifs du repas de la Pâque. Mais au cœur d'un rituel bien rodé, une nouveauté inouïe : Jésus prend le pain et dit « c'est mon corps » ; prend le vin et dit « c'est mon sang ». L'acte de libération du passé s'actualise dans ce don que Jésus fait de lui-même à ses disciples. Et ce don de sa vie, est réalisé par un vivant. Or, ce don était préparé par tous les actes de son existence. Jésus vivait tout le temps à la manière d'un don de lui-même fait aux autres, par sa parole, ses gestes, ses relations, son amour infini pour chacun et spécialement les plus pauvres et les pécheurs. On peut le vérifier en lisant l'Evangile. Le don ultime fait au dernier repas est la signature de sa vie. Tout a été préparé et tout peut être dit à présent. A cause de l'amour qui va jusqu'au bout, le geste de ce don ultime fait entrer chacun dans son sillage et sauve tous les hommes. Il est re-vécu à chaque fois que les disciples commémorent cet événement pascal. Désormais, l'acte de libération n'est plus réservé à un peuple ou à des gens privilégiés ; par Jésus, il est offert à tous les hommes de tous les temps qui veulent entrer dans l'Alliance avec un Dieu sauveur. C'est pourquoi, l'acte du dernier repas de Jésus commémoré à chaque messe ne peut pas être un rite, mais un acte qui sauve en l'accueillant comme tel et en nous invitant à faire de même.
3- Qu'est ce que ça peut nous signifier aujourd'hui ?
Tout d'abord, prendre conscience de ce que fait Jésus, c'est prendre conscience de sa manière de vivre toute donnée et uniquement donnée aux autres. C'est une invitation à se nourrir de la Parole de Dieu. En elle nous apprenons comment nous conduire pour réussir notre vie, en donnant du sens à notre existence, en faisant profiter les autres des dons que le Seigneur nous donne en abondance.
Ensuite, prendre conscience que participer au repas du Seigneur, ça se prépare. Si Jésus se donne, c'est sa vie qu'il donne, pour que nous puissions vivre de sa vie. Comme une nourriture qui renouvèle la vie de l'Esprit que nous avons reçu au baptême. Et faire de nous, à l'image des disciples, d'autres Christ qui vont donner leur vie pour leurs frères.
Enfin, Jésus ne dit pas « prends », il dit « prenez » ; il ne dit pas « mange, bois », il dit « mangez, buvez ». Il s'adresse à des personnes qui sont ensemble, en communauté. Nous ne pourrons vivre comme Jésus nous le demande que si nous acceptons les autres comme des frères avec qui je peux faire un chemin. Ce chemin avec d'autres transforme et libère.
Demandons au Christ, notre frère et notre guide, de pouvoir entrer davantage dans le chemin qu'il nous propose à l'eucharistie pour en vivre tous les jours et témoigner autour de nous.
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Semaine du 08 au 14 juin 2009
Chers amis
Tout d'abord, vous annoncer que la célébration des Ostensions limousines à Eymoutiers après 70 ans d'absence ont connu un franc succès, grâce au travail immense produit depuis des mois par les habitants des 25 communes de la paroisse. La ville avait revêtu des habits de fêtes comme jamais. La procession avec près de 400 figurants et la messe sollennelle à la Collégiale présidée par notre nouvel évêque Mgr François Kalist, suivie d'un banquet de 500 couverts à la Halle aux Sports.
La semaine avait commencé avec la rencontre des responsables de fraternité sacerdotale Jesus Caritas du Sud Ouest au Foyer de Charité de Lacépède (47). J'en ai profité pour aller saluer les parents au pays Basque, puis une journée à Lourdes avec ma famille venue de San Francisco. Mercredi, j'assistai à la magnifique soutenance de Laurence Culas au doctorat de théologie biblique à l'Institut catholique de Toulouse. Après 3h15 d'épreuve et de questions, le Jury lui a accordé la mention Bien. Il faut dire que la soutenance a été exclusivement en langue française, langue que Laurence ignorait totalement il y a encore 5 ans.
Jeudi, nous avons eu une très bonne rencontre des responsables de paroisse de Haute Vienne avec notre nouvel évèque François Kalist. groupe de lecture d'évangile à Neuvic Entier, préparation de baptêmes, de mariage...
Ce dimanche, 10 baptêmes entre Peyrat le Chateau et Chateauneuf la Foret.
Avec toutes mes amitiés,
Jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 07 juin 2009
1re communion
Dimanche de la Trinité B - 7 juin 2009 - 1re communion - cf. Dt 4,32..40 ; Rm 8,14-17 ; Mt 28,16-20
1- Qu'est-ce qu'une « communion » ? commune union, union, uni ... tout cela c'est de la même famille. Par exemple, quand un papa et une maman s'aiment très fort, ou bien les parents et les enfants, entre amis très intimes, et même davantage, quand on a quelque chose en commun et qui appartient au plus profond de soi même. Qu'est ce qui prouve qu'on est en 'commune-union' ? c'est qu'on partage quelque chose qui dure : un souvenir personnel, un cadeau, une parole vraie, mais aussi quelque chose qui est à soi mais qui devient celui de l'autre, sans pourtant cesser d'être à soi, parce qu'on est dans une même union : on ne peut plus dire qu'il est à l'un ou à l'autre, il est aux deux, comme un secret qu'on partage, un compte joint, un enfant qui naît, une parole échangée, un projet commun etc. Mais davantage, on grandit grâce à cette 'commune-union' : plus d'amour, plus de joie, plus de bonheur, plus de tendresse, plus de vie. On nous dit, d'après certaines études, que les couples qui vivent une bonne entente souffrent moins du stress au travail ... ainsi, les effets de l'union, de la communion, se retrouvent dans toute la vie. Et cela nous permet de comprendre l'événement et la fête de ce jour, la Trinité.
2- Si nous ressentons dans notre vie des effets de communion entre personnes, il en est bien davantage si on regarde l'expérience que nous avons de Dieu. Nous pouvons connaître Dieu, non pas par nos idées (qui peuvent être fausses), ni par les idées des autres (qui ne nous touchent pas), ni par des films ou des romans (qui sont toujours à base d'imagination), mais parce que Dieu lui-même se donne à connaître. Et comment se donne t-il à connaître ? par Jésus, c'est à dire, par une personne vivante dont on connaît la manière, le message et la vie par l'évangile. Et comment cette personne, Jésus, est-il un vivant qui continue à nous parler ? par l'Esprit, l'Esprit - Saint, l'Esprit d'amour qui remplit notre cœur d'amour. Et comment l'Esprit de Jésus touchera t-il notre intelligence et notre cœur ? en accueillant dans notre vie ce qu'Il est, sa vie, son amour, nous devenons capables de vivre à sa manière, en communion d'amour. Nous découvrons ainsi, la présence du Père qui nous aime plus que tout parce qu'il nous a appelés à la vie, la présence de Jésus qui est notre frère qui nous guide, la présence de l'Esprit qui est amour et qui nous introduit dans la vie de Dieu. Et comme il nous met tous ensemble, c'est en communion les uns avec les autres et avec lui que nous conduisons notre vie. Dieu n'est pas une idée. Dieu est une vie. Et une vie d'amour.
Nous avons été plongés dans cette vie qu'est Dieu, au moment de notre baptême. Et chaque fois que nous prenons part avec foi à la communion au Corps du Christ, nous renouvelons cette vie du baptême, nous renouvelons notre union à Dieu, nous rénovons notre commune-union avec nos frères. Ainsi, toute cette vie sera profondément transformée, chaque fois que nous vivons la communion. Et c'est pour quoi la communion est à vivre tous les jours, si possible, en tout cas, jamais une fois en passant. On en a besoin pour vivre vraiment !
3- Qu'est-ce que ça veut dire pour nous ?
Tout d'abord, chercher Dieu qui donne la vie, c'est ouvrir ses yeux et son cœur pour accueillir son amour. Il est présent tout autour de nous et en nous. Prenons conscience de sa présence. A tout moment. C'est lui qui nous porte tout le temps. Il nous donne confiance.
Ensuite, il se donne dans les sacrements et d'une manière très spéciale dans l'eucharistie. C'est un acte d'amour du Seigneur qui vient à nous en se donnant totalement dans cette communion. Ne restons pas affamés, venons à lui, pour le recevoir en communiant avec foi.
Enfin, la communion, c'est être en communion avec les autres, c'est encourager les autres à vivre eux aussi en communion. Et nous savons combien cette communion manque autour de nous. Ce n'est plus vivre chacun pour soi mais avec les autres et pour les autres !
Demandons à Dieu qui est pour nous, le Père, le Fils, et le Saint Esprit, de nous faire connaître davantage sa présence d'amour pour le communiquer simplement à nos frères.
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Semaine du 1er au 7 juin 2009
Chers amis
Bonne fête à toutes les mamans !
Depuis l'arrivée de Jean Marie Bassok, spiritain camerounais missionnaire aux Philippines (Ile de Mindanao), le presbytère a plus de vie. Profession de foi dimanche dernier, 1ière communion ce dimanche. Nous avons vécu une retraite pour les enfants.
Javier Alson, prêtre du Venezuela, est passé deux jours. Nous avons pu rencontrer pas mal de personnes sur La Croisille sur Briance et St Vitt.
Préparation des Ostensions de St Psalmet (réunions, pélerinage à Grigeas, adoration eucharistique, gardiennage des reliquaires exposés etc.)que nous vivrons samedi 13 juin à partir de 14h00 à Eymoutiers. ce sera splendide. sans doute 500 figurants et processionnaires dans le cortège à travers la ville. présidé par notre nouvel évêque François Kalist.
Vous pouvez suivre le documentaire sur ma mission sur le Plateau de Millevaches dans le numéro 170 de Mai 2009 sur www.telemillevaches.net
Avec toutes mes amitiés
Jean Michel Bortheirie
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