dimanche, 31 mai 2009
Profession de Foi
Pentecôte - 31 mai 2009 - Profession de Foi - cf. Ac 2, 1-11 ; Ga 5, 16-25 ; Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15
1- En ce matin où toutes les familles, vous êtes réunies autour de vos jeunes qui célèbrent leur Profession de Foi, quelle joie et quel bonheur ! un temps où on retrouve papie, mamie, tonton, tata, les cousins, ceux qu'on n'a pas vus depuis un moment, et puis il y a ceux qui ne sont pas là, trop loin, peut-être malades, ou simplement partis là-haut. Mais ce qui est étonnant, en ce jour de fête, c'est qu'en fait, personne n'est absent ! tous nous ont rejoint, si je puis dire, en ce lieu. Nos pensées, nos prières, certes, mais aussi, leur pensée, leur prière, de là où ils se trouvent. Et qu'est-ce qui nous réunit ainsi ? c'est l'Esprit Saint ! connaissez vous l'Esprit Saint ? l'avez vous déjà rencontré ? l'avez vous déjà senti ? ou ressenti ? eh bien il s'agit simplement de s'ouvrir à lui. Ou plutôt, le laisser nous ouvrir à lui.
2- Un matin de Pentecôte, comme celui-ci, ça se passait à Jérusalem, cette fameuse « ville de la paix » toujours en guerre, il y avait des hommes et de femmes, en fait, les apôtres, enfermés à double tour par peur des juifs, peur de ceux qui avaient persécuté Jésus ; il y avait aussi des gens de sa famille. Ils vont vivre une expérience unique avec l'Esprit qui va leur ouvrir toutes les portes. La petite porte de leur cœur, d'abord et puis, la grande porte de leur maison. Tout se passe d'abord dans une intériorité. Intériorité ne veut pas dire enfermé. Au contraire, c'est respirer, laisser entrer, laisser passer un souffle de vie, capable de soulever toute les fibres de l'âme. Recueillir à l'intérieur de soi tout ce qui donne vie. L'amour, la paix, la joie. La connaissance aussi : connaître Dieu. Non pas à la manière des livres, mais d'une manière vraie car Dieu se donne à connaître concrètement, à la mesure où on s'ouvre à lui. La semaine dernière, un homme me demandait comment entrer dans la foi ; simplement vous êtes en chemin, lui dis-je, Il se révélera à vous si vous êtes ouvert à Lui. Parce que l'Esprit guide le cœur pour entrer dans son mystère. Puis, il ouvre grand les portes de la maison pour projeter au dehors tous ceux qui avaient peur de sortir. Parce qu'ils portent un message d'amour et de paix, ils n'ont plus peur des autres ; ils les aiment comme des frères. L'autre jour, un monsieur qui faisait peur aux autres par son importance et ses idées arrêtées, s'est adouci à partir du moment où on s'est adressé à lui avec un cœur pacifié et aimant. On devient ainsi capable d'aimer même ceux qui ne sont pas aimables, ceux qui énervent, ceux qui paraissent différents. C'est le miracle de la Pentecôte. L'accueil de l'Esprit de Dieu porte vers l'amour des autres. Et c'est la langue que tout le monde admet et comprend. L'Esprit donne à chacun l'amour qui vient du Christ pour le communiquer aux autres. Voilà le témoignage de la vérité de ce qu'on croit. Et on grandira ainsi davantage, sans rien imposer d'autre que l'amour.
3- Qu'est-ce que nous pourrions en retirer comme message ?
Tout d'abord, accueillir l'Esprit. Attention ! c'est facile et parce que c'est facile, trop facile, peut-être, on va le négliger. Nous qui l'avons reçu au baptême : qu'en avons nous fait ? mis de côté ? Il ne demande qu'à remplir notre vie ! et nous rendre ainsi heureux de vivre, car chaque instant devient avec lui, instant de joie, de paix, d'amour.
Ensuite, cette vie de l'Esprit rencontre en nous des obstacles. On préfère s'enfermer au lieu de s'ouvrir. On préfère rester fâché que de pardonner. On préfère le silence ou la démission au dialogue. Et tout ira ainsi plus mal. Or il n'y a pas d'obstacle, si on sent qu'on n'est pas seul, qu'on peut s'entraider, dialoguer, et s'ouvrir aux autres.
Enfin, témoigner de ce qui nous fait vivre. L'Esprit nous pousse vers les autres pour leur dire qu'ils sont aimés de Dieu. Oh, pas avec des discours mais par notre manière de vivre. Et découvrir chez les autres comment nous sommes devancés par l'Esprit de Jésus. Parce que l'Esprit qui me pousse vers les autres, c'est celui qui m'accueille chez les autres. Faisant de tous une seule famille, la famille de ceux qui s'aiment, différents mais unis.
Prions l'Esprit saint, que notre cœur s'ouvre à lui, que notre porte s'ouvre aux autres, et que notre vie devienne un témoignage de pardon et d'amour, pour construire un monde meilleur.
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Semaine du 25 au 31 mai 2009
hers amis
En cette Pentecôte, tous mes bons souhaits de Bonne Fête marquée par des célébrations un peu partout. Pour notre part, nous avons la Profession de Foi de 14 jeunes à Eymoutiers, précédée de célébrations d'ouverture d'Ostensions vendredi soir avec une très belle célébration animée par la Chorale et l'accueil des reliques et reliquaires de la paroisse. La Veillée de Psaumes samedi soir a duré jusqu'à minuit avec la proclamation des 80 premiers psaumes par une cinquantaine de personnes. La place d'Eymoutiers est déjà en fleurs de décoration; couleurs rouge et blanc.
Au cours de la semaine, après la participation aux Ostensions de saint Léonard de Noblat, je me suis rendu près de Neuchatel pour une rencontre de 3 jours avec les autres responsables de régions de la fraternité sacerdotale Jesus Caritas.
Journée de travail théologique à Ajain avec Christoph Theobald, groupe de lecture de Bible à Saint Martin Chateau. Messe à Linards.
Vient d'arriver le Père Jean Marie Bassok, missionnaire spiritain aux Philippines (où on s'était rencontrés il y a deux ans et demie), pour me donner un coup de main appréciable en ce mois de juin.
Je vous dis toute mes amitiés
Jean Michel Bortheirie
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dimanche, 24 mai 2009
Qu’ils aient en eux ma joie
7e dim Pâques B - 24 mai 09 -« Qu'ils aient en eux ma joie » cf. Ac 1,15..26 ; 1Jn 4,11-16 ; Jn 17,11-19
1- Comment entendre la musique de la joie ? Non pas la joie factice ou passagère, celle du plaisir qui ne dure pas, mais la joie qui dure parce qu'elle remplit le cœur et l'esprit. La joie de l'amoureux, la joie du travail bien fait, la joie de la vie donnée. Les joies peuvent être assombries par des querelles, par des ruptures dans la vie personnelle, par de l'incompréhension. Mais elles peuvent aussi se renouveler quand on retrouve le sens profond de sa vie. Ainsi, en notre période difficile, quand on rejoint ce qui est l'essentiel : la vie, l'amour, le service. C'est ce que nous inspirent les textes d'aujourd'hui.
2- Les textes du Nouveau Testament nous sont parvenus, alors qu'ils ont été écrits longtemps après la mort de Jésus. C'est en pleine tourmente, subissant des persécutions de l'extérieur, mais aussi, des divisions internes concernant l'héritage spirituel de Jésus, que les communautés, sous l'inspiration de l'Esprit Saint, ont pu nous léguer ces paroles. Comment vont-elles se raffermir ? En revenant à la source. Rappelant le fondement de leur vocation apostolique, les apôtres réunis dans une maison après le départ de Jésus à l'Ascension, vont chercher non un successeur, mais un remplaçant à Judas, lequel avait vendu le Christ et s'était suicidé. Il vont chercher parmi eux ceux qui ont vécu les commencements et qui ont continué jusqu'au bout en gardant l'esprit de Jésus. Il s'en trouve deux. Pas beaucoup mais déjà trop, s'il faut s'en tenir à des conduites ordinaires : éliminer, garder. Risquant la frustration, donc, l'absence de joie. On se rappelle alors la conduite de Jésus : remonter à l'origine de l'appel. Il avait appelé au hasard, après une nuit de prière. On fait de même. Et c'est tout. On éprouve alors le bonheur d'une présence qui comblera toute peine, querelle ou frustration, par la vraie joie.
L'Evangile de Jean, dans les derniers discours mis dans la bouche de Jésus, nous rappelle jusqu'où doit aller le sens de la fidélité à son message. Il invite à remonter au-delà de l'expérience de Jésus, à remonter jusqu'à l'origine absolue de toute vie et de tout appel : la vie du Père. Venu du sein du Père, Jésus ramène les hommes vers le Père. Il leur donne tout ce qu'il a reçu du Père pour leur permettre de vivre en conformité avec la vie du Père. Car le Père est la source de l'amour et de la joie. Et dans le monde, s'ils ont à souffrir des injustices, parce que le « monde » est construit sur des valeurs contraires aux valeurs du Royaume de Dieu, les disciples sont invités à se construire sur le nom reçu du Père, unité et vérité. Non dans l'uniformité ou le compromis. Mais dans la joie donnée par l'unité véritable. Cette unité est consacrée par la vérité qui vient de la Parole du Père. Cette unité est le seul témoignage de la vérité de la Parole du Père. Et c'est seulement par la joie qu'elle est communiquée.
3- Qu'est ce que cela peut nous dire pour aujourd'hui ?
Tout d'abord, si nous voulons vivre pleinement dans la joie, nous sommes invités à aller à l'essentiel. Cet essentiel est l'unité. Est ce que nous sommes unis ou divisés ? et pourquoi ? Quelles sont les valeurs qui nous animent ? Ne sommes nous pas tentés par la domination, le mépris de l'autre, l'argent, tout ce qui altère le projet de l'unité ? Prenons-en conscience.
Ensuite, l'unité dans la vérité est un combat. Nous avons besoin d'un plus fort que nous pour engager cette lutte et sortir ensemble vainqueurs : l'Esprit Saint. Avons-nous conscience de la présence de l'Esprit Saint ? Pouvons-nous nous remettre de cœur et d'esprit à sa volonté ? Lui pourra faire ce que nous ne pouvons pas, dans la vérité de notre cœur.
Enfin, rien n'est immédiat ; il faut nous préparer, nous engager à nous préparer. Jésus nous offre le meilleur. Avec lui, nous devenons un Corps de frères et de sœurs capables de changer le monde. De lui, nous pouvons recevoir la joie véritable qui donne la paix intérieure et qui se communique tout autour comme une contagion d'amour.
Prions en ces jours d'attente de la venue de l'Esprit Saint, que nous gardions en vue notre origine divine et notre destination en lui, pour que notre monde soit transformé de sa joie.
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Semaine du 18 au 24 mai 2009
Chers amis
Après l'ordination épiscopale de Mgr François Kalist à la cathédrale de Limoges dimanche dernier, la semaine a été marquée par une conférence à l'université populaire de Guéret sur "qu'est-ce que la foi" et qui a attiré pas mal de monde, surtout enseignant. si vous êtes intéressé par ce textge, je peux vous l'envoyer si vous me le demandez.
Rencontre avec le P Dieudonné, venu de Ouahigouya avec sa délégation pour l'ordination.
Ostensions à Aureil le 21 et Saint Léonard le 24.
Baptêmes et diverses préparations, assemblée générale du CMR, soirée du Jumelage.
Départ pour Lausanne et Neuchatel (Suisse) pour la rencontre des Responsables de régions de la Fraternité sacerdotale Jesus Caritas.
Je vous dis toutes mes amitiés
Jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 17 mai 2009
Le commandement de l’amour
6e dim Pâques B -17 mai 09- Le commandement de l'amour -cf. Ac 10,25..48 ;1Jn 4,7-10 ; Jn 15,9-17
1- « Se sentir aimé », c'est l'expression que j'entends chez des personnes qui vivent un dynamisme intérieur qui les fait être ce qu'ils sont. Un enfant développera ses capacités parce qu'il se sent aimé. Mais celui qui a plutôt ressenti du rejet dans son enfance, ne parviendra pas à faire vivre pleinement ses capacités brimées ou enfouies. Parfois, dans le monde du travail, être reconnu valorise la personne et lui permet de donner plus ; au contraire, considéré comme un numéro dans un dispositif, on ne voudra fournir que le minimum exigé. Ainsi, dans la vie familiale ou professionnelle, la nécessité d'être aimé, c'est une condition pour être reconnu pour ce qu'on est pour développer au maximum ses capacités propres, comme une manière d'aimer à son tour. Cela nous met sur le chemin de comprendre le message d'aujourd'hui.
2- Car c'est comme un testament que nous recevons de Jésus : je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. C'est en résumé tout ce que la Bible propose comme conduite à suivre pour être en fidélité et concordance avec la Loi d'amour donnée à Moïse. Comme si les centaines de prescriptions, ajoutées comme des règlements au Décalogue, étaient transcendées par une seule proposition vécue par Jésus lui-même. Ce n'est pas en soi, un commandement nouveau ; mais c'est la manière de dire l'essentiel des commandements qui est nouveau, non plus de façon négative « tu ne ...pas », mais de façon positive. Ce qui est premier, ce n'est pas tant le « commandement » mais le « je vous ai aimés ». C'est parce qu'il nous a aimés le premier, que nous sommes capables d'aimer. De toute façon, l'amour dont il s'agit n'est pas un sentiment que l'on éprouverait ou non, mais une attitude que l'on choisit, un acte de liberté. C'est dans un second temps que le sentiment peut s'y ajouter. Les conduites selon l'amour sont en quelque sorte un résultat, la part extérieure et visible d'une réalité qui nous habite, l'Esprit, qui est en nous présence du Père et du Fils, donc de la relation de don et d'accueil qui fonde tout ce qui vit. Et si, par l'amour, Dieu demeure en nous, nous demeurons en lui dans la mesure où nous entérinons cet amour qui nous habite. Rien de cela ne se passe sans notre liberté, par laquelle nous sommes image de Dieu. Et il s'agit de faire notre demeure dans l'amour dont nous sommes aimés. Ainsi, les disciples du Christ sont-ils reconnaissables à l'amour qu'ils portent aux autres. Pas aux "exercices de piété", ni à la finesse, éventuelle, de leur vie spirituelle, ni même à la pratique de subtiles vertus, bien que tout cela puisse servir à l'entretien de la foi initiale en l'amour initial. Mais à se conduire d'une manière aimante pour quiconque. Nous avons à entendre sans cesse ce « Je veux que tu sois, que tu sois toi » qui est une expression majeure de l'Amour, qui justifie notre existence et notre joie de vivre.
3- Comment peut-on appliquer ce commandement de l'amour ?
Tout d'abord, commencer par l'essentiel : accueillir en nos vies l'amour dont Dieu nous comble. Même si nos vies ont été ou sont marquées par le désamour, il y en a Un qui nous aime plus que tout. Un qui nous fait à la fois fils, fille, frère, sœur. Une dimension insoupçonnée de l'amour. Cet amour n'exige rien en échange. Il est totalement gratuit. Et c'est pour l'avoir éprouvé qu'on devient capable d'aimer.
Ensuite, décider en toute liberté d'accueillir cet amour, même si les épreuves de la vie en moi ou tout autour, me disent le contraire de la présence de cet amour. Dépasser les désillusions, espérer secrètement, ouvrir le cœur et l'esprit, même si tout s'oppose à cet acte.
Enfin, se laisser conduire par l'Esprit. L'amour reçu peut me conduire sur des chemins insoupçonnés du don de soi. Sans regret, sans remords, dans la joie du cœur, que ce soit en famille, dans le quartier, au travail, jusqu'à donner sa vie en vérité. Comme un martyre de la charité. D'une manière simple ; cela fait que c'est exceptionnel.
Demandons à Dieu, qu'il nous renouvelle vraiment dans son message d'amour. Qu'en disant amour, nous entendions : présence active et réelle de Dieu. Pour enfin, faire de même.
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Semaine du 11 au 17 mai 2009
Chers amis,
Ce dimanche, nous accueillons notre nouvel évêque : François Kalist est ordonné à la Cathédrale de Limoges à 16 h, (en l'absence de Mgr Philippe Ouédraogo, qui vient d'être nommé archevêque de Ouagadougou.)
Il vient du diocèse de Bourges et est l'ancien curé de (entre autres) de Jean et Catherine Paul-Hazard, Odile Berthet etc. qui viennent avec nous sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle.
Au cours de la semaine, il a rencontré tous les agents pastoraux du diocèse et a fait bonne impression. Devant le Collège des Consulteurs, il a lu la lettre originale de sa nomination par Benoit XVI.
Autres moments de la semaine : Fraternité jesus Caritas en Correze, groupes d'évangile à Auphelle, célébration d'obsèques, groupe de réflexion (dans le sillage du CMR) à Peyrat, journée à Gouzon (Creuse) avec les agriculteurs pélerins de Lourdes, anniversaire du MRJC à Bourganeuf, soirée avec l'association Baout à Chateauneuf la Foret, diverses préparations.
Je vous dis toutes mes amitiés
Jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 10 mai 2009
Être nourri de vie, relié de vie
5e dim Pâques B - 10 mai 09 - Être nourri de vie, relié de vie -cf. Ac 9,26-31; 1Jn 3,18-24; Jn 15, 1-8
1- Dans nos villages, de nouvelles personnes sont arrivées. Il y a de tout, des personnes seules, des familles avec des enfants. Comment sont-elles introduites dans la vie du village ? Un habitant peut avoir des opinions qui heurtent les convictions de quelques autres. Comment sera-t-il respecté pour permettre une cohésion de l'ensemble de la communauté ? Il peut y avoir des conflits larvés. Y a t-il des solutions pour vivre ensemble, construire ensemble, dépasser les querelles, se trouver de la même famille ? C'est l'enjeu de la vie chrétienne, être reliés d'amour les uns aux autres par une profonde liaison que Jésus nous propose. Cela vaut, bien sûr, pour notre société secouée par la crise, par les injustices et au bord de la révolte.
2- Aujourd'hui, l'Evangile de Jean nous donne l'image très évocatrice de la vigne et des sarments. Aucun fruit ne peut être cueilli sur des branches mortes ; mais dans les branches vivantes, la vigne donne beaucoup de fruits. D'où vient cette image de la vigne ? La vigne était dans la Bible, le symbole du peuple de Dieu. Or, la vigne choyée par Dieu ne donnait pas les fruits espérés, de justice, de paix, d'amour. Alors, Jésus va opérer un formidable changement. La vigne, ce ne sont plus des gens, incapables de donner des fruits. La vigne, c'est lui. Car Lui seul peut donner des fruits de justice, de paix et d'amour. S'il est la vigne, les branches, ce sont les gens : des gens qui croient en lui, des gens qui acceptent d'accueillir ses fruits, les gens qui transforment le monde. Mais pour que ces fruits soient vrais, visibles, actifs, ils doivent apparaître chez ces gens qui sont accrochés à lui. Si c'est lui la vigne, toutes les branches peuvent donner du fruit, il suffit de le laisser faire, comme une sève qui va tout irriguer. Or certaines branches ne donnent pas de fruits : elles disent « oui » et font le contraire. Elles disent « je suis avec toi », mais dans leurs actes, ces personnes font l'inverse. Je dis « faire la paix » mais je crée la polémique. Je dis « aimer les gens » mais seulement quand ça m'arrange ou en n'aimant que ceux qui me ressemblent. Je suis « pour la justice, la solidarité » mais je refuse de les mettre en œuvre. Alors, ces branches sont des branches mortes bonnes à être jetées au feu ! Mais Jésus ajoute quelque chose de très important : pour porter du fruit, il faut demeurer en lui, comme une manière d'être exaucé en tout. Demeurer en lui, c'est essayer de lui ressembler, prier, écouter sa parole, être disciple. Quand, ça ne va pas, penser qu'il est là, qu'on est accroché à lui, mais qu'on n'est pas seul, que ma branche est reliée à d'autres branches et que les fruits peuvent passer et se donner d'une branche à l'autre.
C'est l'expérience de la vie chrétienne. Paul n'était pas accepté après sa conversion dans les communautés qu'il avait persécutées ; il fut introduit par un membre, Barnabé, et ensemble, ils vont porter des fruits formidables. Quand une communauté se déchire pour des raisons de préséances ou d'opinions personnelles, se recentrer sur le Christ permet de renouveler le fondement de sa vocation et de guérir de ses blessures. Et même quand une société est bloquée par toutes sortes de facteurs humains, il suffit que quelques uns soient réellement attachés au Christ, sans le manifester ouvertement, pour la transformer par la non-violence, la médiation, la force de l'amour. Même si aux hommes seuls ça semble impossible!
3- Et pour nous, comment cela va-t-il être possible ?
Tout d'abord, ne pas se faire le centre de tout mais considérer le centre en Christ. Et en tirer les conséquences. Le décentrement de soi permet de vivre la simplicité, l'humilité, la bonté, et finalement, trouver le bonheur, car c'est le Christ qui agit, mille fois mieux que nous !
Mais, il y a des obstacles que nous rencontrons en nous. Est-on capable d'écouter la sagesse dans la parole des autres, ou bien est-ce que nous persévérons dans nos certitudes désastreuses ? C'est là le péché, avec des conséquences graves pour les autres.
Enfin, Jésus nous appelle toujours. Avec lui, nous devenons capables de changer et nous et le monde. Il nous revient à chacun, frères et sœurs, de faire en sorte que ce monde devienne tout autour de nous de paix, de justice et d'amour. Voilà la vraie prière, exaucée par le Christ !
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Semaine du 04 au 10 mai 2009
Chers amis
Au cours de la semaine, avec les préparations de baptêmes, de mariages, des Ostensions du 13 juin, la réunion de l'EAP et une très bonne rencontre avec et à propos de "personnes en relation significative" animée par Marie Angèle et Maxime.
Journée de désert autour du lac de Vassivière par une agréable journée ensoleillée.
Deux jours de retraite de Profession de foi avec 14 jeunes et leurs animateurs au Foyer Jean XXIII à st Léonard de Noblat, mariage de Julien Garreau, participation à la veillée des Ostensions à St Just le Martel, et ce dimanche, la 10e journée intergénérations à la salle des Fêtes de La Croisille sur Briance, sans oublier une cérémonie avec des parachutistes de passage.
Vient de sortir le "Magazine du Plateau" de Télé Millevaches Mai 2009, magazine spécial "activités itinérantes" sur le plateau avec un reportage de 8 mn intitulé "Le marathon des 25 églises. Jean-Michel est prêtre ... Sur le plateau de Millevaches, qu'est-ce que ça veut dire, quoi au quotidien ?"
Je vous dis toutes mes amitiés
Jean Michel Bortheirie
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dimanche, 03 mai 2009
Le bon pasteur donne sa vie
4e dimanche de Pâques B - Le bon pasteur donne sa vie - cf. Ac 4, 8-12 ; 1 Jn 3, 1-2 ; Jn 10, 11-18
1- Chaque année, en ce dimanche, nous vivons la journée de prière pour les vocations dans l'Eglise. Ça parait étrange de prier pour les vocations, alors que tout le monde sait que le nombre de prêtres en activité est en chute libre, que les religieuses sont en voie de disparition, et même que les chrétiens engagés au service de l'Eglise vieillissent sans être remplacés par de plus jeunes. Tout cela sont des constats. Et pourtant, et ce sont les rencontres de cette semaine, un jeune de 13 ans me dit qu'il veut être prêtre (et sa mère confirme que c'est son idée depuis l'enfance) ; un jeune homme me dit qu'au cours d'une retraite, il a rencontré le Christ et que sa vie en a été changée ; une personne sans prétention me fait le récit de ses engagements et sa manière toute simple d'être comme un repère autour d'elle pour des questions de foi ou tout simplement pour donner du sens à vivre. Ceci et bien d'autres exemples nous invitent à ouvrir le cœur et les yeux à la manière qu'à Dieu aujourd'hui pour appeler des personnes et les associer à sa vie de berger.
2- Car les textes d'aujourd'hui nous orientent à mieux saisir quelle est la vie d'un berger à la manière du Christ. Un berger, traditionnellement dans la Bible, est celui qui conduit non seulement un troupeau, mais un peuple et le peuple de Dieu est conduit par le Roi choisi par Dieu, qui prend soin de son peuple comme un berger prend soin de ses brebis. Mais en fait, le vrai berger, c'est Dieu lui-même :Tu es mon berger ô Seigneur, rien ne saurait manquer où tu me conduis... et peu à peu, Dieu va se charger, par la parole de ses envoyés, par les prophètes, de faire entendre au peuple quelle est la bonne manière d'être du berger. Ainsi, ceux qui profitent du peuple pour asseoir leur pouvoir par l'argent, ceux qui écrasent le peuple sous prétexte de la loi religieuse, ceux qui ne sont pas impliqués dans le souci du service, tous ceux là sont de mauvais rois, de mauvais bergers, des mercenaires. Mais pour être un bon berger, il faudra peut-être attendre la manifestation même de Dieu, signée par la venue de Jésus.
Comment fait-il Jésus ? ou plutôt, comment est-il ? car sa manière d'être, c'est identiquement sa manière de faire. Il est une personne qui ne va pas s'occuper de lui même, mais qui va s'occuper des autres, et spécialement, des plus faibles, blessés par la vie, soumis à l'injustice, malades, ou tout simplement, désireux d'un mieux être dans leur existence. Il va prendre des risques pour tous ces gens. Il va donner sa vie pour eux. Il ne le fait pas par bravoure. Il le vit par amour car il est lui-même l'Amour personnifié qui ne garde rien pour lui mais qui donne en abondance vie, santé, présence, force. Mais comme un bon berger, il ne va pas garder son savoir ou sa manière comme un secret, il va appeler d'abord des compagnons, puis d'autres, pour qu'ils apprennent à faire de même et qu'ainsi, la vie du bon berger soit multipliée partout et jusqu'à la fin des temps.
3- Qu'est-ce que ça veut dire pour nous aujourd'hui ?
Tout d'abord, Jésus appelle. Avons-nous déjà entendu son appel ? Notre vie est longue ou courte. Mais pour chacun de nous, dans la mesure où notre cœur est ouvert, nous avons pu entendre quelque chose pour être au service des autres. Car Jésus appelle aussi le non-croyant, le malade, ou celui qui souffre d'un handicap quelconque. Personne n'est exclu de l'appel à se mettre au service des autres.
Ensuite, être appelé peut être contrecarré par l'obstacle de la vie, mais plus encore, par l'obstacle du cœur. Qu'est-ce qui empêche l'appel de se fructifier ? Ne pas vouloir être dérangé. Me satisfaire de ma petite tranquillité, et donc critiquer tous ceux qui s'engagent à quelque chose ; et tout peut être prétexte à cette critique parfois aigre. Comme un mercenaire.
Enfin, c'est un appel de l'Eglise qui n'est pas celle qu'on imagine, « une hiérarchie sourde à la vie du monde ! », mais bien l'Eglise comme l'habitation de Dieu sur notre terre, dans son Corps, demeure de l'Esprit ! Nous ne nous engageons pas comme dans n'importe qu'elle association où il suffit d'être à jour de ses cotisations, mais dans la vie du Berger qui nous prend dans ses bras et nous aide à conduire nos frères vers la vraie vie. Prions pour cela.
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Semaine du 27 avril au 03 mai 2009
Chers amis,
Cette semaine du 1er mai, comme un répit dans les activités mais bien chargée quand même. Préparation des Ostensions limousines (à Eymoutiers le 13 juin : ça se rapproche!) ; réunions de parents, préparations de mariage, de rencontres, des messes à la campagne, la participation à un déménagement à Colondannes, groupes d'evangile, des temps de convivialité.
Aussi des nouvelles de Tanlajas au Mexique, frappé par la "fièvre", et le décès accidentel d'un petit Frère de l'Evangile à Béni Abbés en Algérie.
Je vous dis toutes mes amitiés.
Jean-Michel Bortheirie
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