dimanche, 22 mars 2009
Jugés dans la lumière
4e dim carême B - 22 mars 2009 - « Jugés dans la lumière » cf. 2Ch36, 14-23; Ep 2, 4-10 ; Jn 3, 14-21
1- Qui de nous n'a jamais eu cette impression que les informations partielles données par les médias ne donnent pas assez d'éléments pour juger de la réalité des choses et des événements : comment juger du réchauffement climatique, des OGM, de la bioéthique etc. si ce n'est à la lumière de la science, mais aussi à la lumière de la morale, d'un projet de société, des conséquences sur la vie des pauvres etc. Ainsi beaucoup de problèmes complexes de notre vie prennent un nouveau sens quand ils sont éclairés par la conscience et par la foi. En ce temps de carême, les textes nous invitent à nous mettre dans l'élan de la grâce donnée par Dieu qui est lumière et qui vient nous éclairer. Saurons-nous accueillir cette lumière ?
2- Saint Paul nous livre aujourd'hui en quelques lignes, la ligne favorite de son enseignement. Dieu est riche en miséricorde. La miséricorde c'est ce sentiment qui déborde du cœur profond, comme le sentiment d'amour d'une mère pour son enfant, comme une tendresse infinie qui supporte toute contrariété et qui malgré tout ne cessera jamais. Paul l'exprime avec les mots de vie, d'amour, de bonté : la vie venant de Dieu, son amour, sa bonté, nous sont offerts en permanence. Il s'agit de les accueillir comme des dons gratuits qui transforment l'activité humaine en les mettant dans la même ligne de bonté conforme aux actes de Jésus.
Jésus lui-même dans l'évangile de Jean, se fait le pédagogue de la miséricorde divine, qui est à l'œuvre à travers les âges dans le cœur de tous les hommes. En utilisant l'image biblique du serpent de bronze (que nous trouvons symbole des pharmacies), qui blesse mais qui guérit à la fois, il invite à faire confiance, une confiance qui transforme toute la vie. La Croix est le signe d'une confiance incroyable à la fois de Jésus qui va au bout de lui-même en aimant jusqu'à en mourir, et à la fois du Père qui souffre en même temps que son Fils de l'ingratitude humaine sans renoncer pourtant à son amour pour tous. C'est uniquement à cette lumière que toute notre vie limitée et marquée par le péché prend sens. Une lumière d'amour qui nous rejoint et nous porte, nous sauvant de tout malheur et nous disposant à aimer. La confiance de Jésus et celle du Père nous invitent dès lors, à entrer dans les mêmes sentiments. Accueillant cette lumière, signe de la foi, nous ne sommes pas jugés mais aimés. Et nous apprenons que la préférence de la lumière nous libère de toute obscurité dans notre vie ; nous n'avons plus peur d'un quelconque jugement, car c'est Dieu qui agit à travers nous. Par contre, en refusant d'accueillir et de faire la lumière, on restera enfermé dans l'obscurité du mensonge qui pourrit le cœur et qui tue toute perspective de liberté.
3- Qu'est-ce que cela veut dire aujourd'hui ?
Tout d'abord, nous sommes devant un choix dans notre vie : la lumière ou les ténèbres ? la vérité ou le mensonge ? l'amour ou la haine ? la justice ou l'injustice ? la vie ou la mort ? qu'avons nous envie de choisir ? pas seulement théoriquement mais concrètement ! Tout homme, quels que soient ses convictions profondes est devant ce choix. Et s'il ne s'y trouvait pas c'est qu'il est dans une détresse absolue, privé de liberté.
Ensuite, aucun choix ne peut vraiment être fait sans recevoir une lumière, sans l'accueillir, sans la laisser éclairer le tréfonds obscur de son cœur. Cette lumière est généreuse, bonne, aimante, douce, légère. Elle porte de nom de la Grâce. Avec cette grâce, et par cette grâce, on devient apte à laisser se purifier par Dieu. Demandons cette grâce. Elle nous sauve.
Enfin, accueillant le pardon, effet de la miséricorde de Dieu, on devient libre d'agir avec bonté, générosité, dans la vie de tous les jours. Toutes les pensées sont transformées par cette lumière de vie. Nos engagements ne sont plus tournés vers la satisfaction de soi-même, mais, à la manière de Dieu, deviennent actes pour les autres, comme une multiplication d'amour.
Demandons à Dieu, que nous accueillions sincèrement sa lumière de vérité, en nous laissant transformer par sa miséricorde, que nous apprenions à marcher en sa présence, chaque jour.
11:00 Publié dans Homélies | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





Commentaires
Dieu place des personnes sur notre chemin. N’ayons pas peur de les inviter à recevoir le pardon de leurs fautes dans le grand sacrement de guérison, par lequel le Christ, non seulement pardonne nos péchés, mais déverse sur nous des bénédictions abondantes. C’est notre mission, c’est notre tâche, c’est ce à quoi nous sommes appelés
" être des exemples lumineux de la miséricorde et de l’amour du Christ pour nos frères "
J’ai choisi la lumière et je te rends grâce
pour sa chaleur et sa clarté
Ecrit par : anonyme | mardi, 24 mars 2009
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