dimanche, 08 février 2009

Prendre soin des autres

5e dimanche B - 8 février 09 – Prendre soin des autres – cf. Job 7, 1-7 ; 1Cor 9, 16-23 ; Mc 1, 29-39

1-    « Prendre soin », c’est le thème choisi pour la Journée Mondiale des malades et des personnes seules. Je complète : « prendre soin des autres ». Alors que beaucoup de personnes, la plupart après un certain âge, connaissent la maladie, les soins, l’hospitalisation, on comprend qu’on a besoin des autres. On peut se soigner seul, on peut guérir seul, mais les véritables soins, les véritables voies de guérisons viennent des autres. Et le premier soin, c’est l’attention, faire attention à l’autre. Quand il y a quelque catastrophe, du mauvais temps qui dure, on a pris l’habitude de téléphoner, de prendre des nouvelles des personnes isolées, de rendre visite : municipalités, pompiers, infirmières etc. Mais quand la vie prend son tour ordinaire ? Quand c’est la maladie ordinaire ? Quand c’est la solitude ordinaire ? Que se passe t-il ? Observons ce que nous dit la Parole aujourd’hui.

2-    Le Livre de Job dans la Bible se présente comme le cri de l’homme souffrant, bien que juste, qui ne comprend pas son malheur et qui se tourne vers Dieu, lui demandant « pourquoi ? ». En ces temps, on croyait ferme que l’homme juste était récompensé automatiquement par Dieu et celui qui connaissait le malheur était châtié pour le mal commis, et si ce n’est pas lui, à cause de ses parents ou d’autres coupables. D’ailleurs, les amis de Job viennent le voir et le plaindre, non le consoler, recherchant la cause de son mal. Mais Job va découvrir que Dieu ne veut pas le malheur de l’homme ; que dans le malheur que la vie lui cause, Dieu est présent, souffre avec lui, l’accompagne, lui donne espérance, par delà l’absurdité qui l’accable. Job découvre le vrai sens de la compassion, sa foi est passée au crible et le rend debout, vivant.

Dans l’évangile, le ministère de Jésus nous est montré comme un homme qui, par ses paroles et ses gestes, vrais, restaure les personnes dans leur intégrité, dans leur santé physique, morale, psychique, spirituelle. Il nous est dit aussi qu’il n’agit jamais seul. Son initiative est d’être présent aux personnes, quelles qu’elles soient, se rendant proche de chacune. Et c’est le premier soin : se faire proche. Alors, chance est donnée aux entourages d’introduire les personnes malades ou mourantes (comme la belle-mère de Simon-Pierre) dans une relation personnelle avec Jésus. Et la proximité de sa personne, par ses gestes, permet au malade de recouvrer sa santé, mais surtout, d’être réintroduit dans le circuit des relations de la vie. Car la guérison opérée ne concerne pas seulement la guérison personnelle, mais aussi, la guérison de l’entourage : la belle-mère est réintroduite dans le service, dans le soin des autres. Cette opération de restauration personnelle et sociale n’est pas le seul fait de Jésus. Il est en relation avec sa Source qui est le Père. Et c’est de cette Source de vie, de santé, d’amour, qu’il puise par la prière de quoi continuer sa mission et la vivre toujours avec d’autres, ailleurs, car beaucoup attendent d’être sauvés.

3-    Qu’est-ce que cela nous enseigne-t-il pour notre aujourd’hui ?
Tout d’abord, si nous ne sommes pas « Jésus », nous pouvons, toutefois, nous comporter « comme Jésus ». S’il se rend proche, c’est une indication pour nous rendre aussi proches des autres. S’il se ressource, c’est aussi, nous inviter à nous ressourcer en Dieu, pour puiser force dans cette mission de proximité.
Ensuite, ce ne peut pas être seulement une démarche personnelle. On s’épuiserait bien vite ! On ne peut agir qu’en communauté. Avec la vie de la Communauté, avec l’encouragement de la communauté, avec le témoignage de la communauté. Ainsi, toute action de « prendre soin des autres » sera vraie et durable.
Enfin, cette présence aux autres ne connaît pas de limite. Portée par la foi, elle touche tout homme, parce qu’il souffre et qu’il est mon frère. C’est un appel à la conversion, un désir d’être renouvelé dans la vie véritable partagée, de recevoir plus encore qu’on ne donne !

Demandons à Dieu en cette Journée, que toute la communauté en prenne conscience.

Commentaires

L'amour en action se fait service


Prendre soin, s'est être attentif à l'autre, sentir ses besoins, l'écouter lorsqu'il veut parler , lui prendre la main quand il est seul, s'asseoir à côté de lui, l'accompagner un peu sur le chemin, prier pour lui......

L'amour s'exprime par une présence, il faut désirer être avec l'autre. On ne peut comprendre ce que les autres ont besoin que si on éprouve de l'affection pour eux, désirer être là avec amour.

Parfois aussi, nous pouvons offrir, donner, partager les dons que l'on a reçus, l'important c'est de faire ce que l'on peut faire en y mettant tout notre coeur.

Dieu purifie notre coeur, il l'ouvre, dans chacune de nos rencontres nous percevons Dieu, nous recevons énormément de l'autre

Celui qui aime connait Dieu, mais pas aimer seulement en parole mais en acte et en vérité

Ecrit par : anonyme | mardi, 10 février 2009

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