dimanche, 30 novembre 2008

La veille pleine d’un silence actif

1er Avent B – 30 novembre 08– La veille pleine d’un silence actif – cf. Is 63 ; 1Cor 1,3-9 ; Mc 13,33-37

1- Au cœur du brouhaha du monde, alors qu’on essaie de trouver de nouvelles astuces pour relancer la dépense des gens et soutenir ainsi l’activité économique en crise, une question nous arrive comme une attente : est-ce qu’on dépensera cette année, autant qu’avant, pour les fêtes de fin d’année ? En effet, même si dans notre région on n’aime faire des folies dépensières, la préparation des fêtes anime déjà un peu tout le monde. Mais nous, personnellement, comment allons-nous nous préparer ? Car, ce ne sont pas des fêtes que nous préparons dans la fébrilité. C’est l’avènement de Noël, c’est la venue du sauveur, non pas une répétition mais le retour du Christ ! Et ce nouveau temps des 4 semaines de l’Avent, qui inaugure la nouvelle année liturgique, c’est d’abord une invitation à veiller.

2- Revenons en arrière et écoutons le Prophète Isaïe. Au cœur de l’histoire d’Israël que nous raconte la Bible, l’exil forcé à Babylone s’achève, les exilés retrouvent leur terre mais, ils éprouvent une grande déception : la terre n’a pas attendu les arrivants ; le pays a oublié et s’est réorganisé tout autrement ; la reconstruction du temple de Jérusalem n’apparaît même pas prioritaire ; il faut bien se rendre à l’évidence, après la grande euphorie du retour, le quotidien est laborieux, pénible et marqué de souffrance. Comment comprendre cette épreuve ? Dieu serait-il absent ? Celui qui est l’auteur de la création, abandonnerait-il ses fidèles ? Le cri des croyants par la bouche du prophète semble rencontrer un ciel vide ! Cette expérience de désarroi est pourtant le passage nécessaire pour entendre la manière de Dieu, qui n’agit pas dans la forme extraordinaire mais dans la forme ordinaire. Comme un potier qui tendrement travaille l’argile, comme un père qui longuement prend soin de ses enfants. La réalité de cet ordinaire quotidien est la condition pour que se manifeste une présence, légère sans doute mais réelle, de celui qu’on appelle Dieu. Celui qui espère en lui malgré tout ne sera jamais déçu.
Cette espérance est une attente. Vigilante. Permanente. Pour être prêt quand Le moment arrive. Moment d’une manifestation qui était demeurée cachée sous la longueur des jours et qui tout d’un coup devient visible. Il ne faut pas imaginer que le retour du Christ sera un événement extérieur à nous. Le Christ est là déjà, partout, dans la vie des hommes. Mais il n’est pas encore manifesté de manière visible. Il le sera et nous sommes en attente vigilante, chacun à son travail, comme le portier de l’évangile qui doit être prêt. Et comment attendre de cette manière, si ce n’est dans le silence et la prière. Ainsi, du cœur de ce silence qui ne menace personne, par son calme et sa paix, peut s’élever une contemplation de l’œuvre de Dieu, une profondeur de la perception des choses et des personnes reçues dans leur vérité, une louange et un discernement spirituel pour avancer sur le chemin. Ainsi, l’improviste ne surprend pas, quand on se dispose aux valeurs de l’esprit plutôt qu’à la captation des choses.

3- Quelle incidence cela peut-il avoir pour vivre notre Avent aujourd’hui ?
Tout d’abord, apprendre le silence. Le silence mène à l’intériorité. Peut-être en coupant une préoccupation lancinante qui encombre notre tête ; en stoppant une habitude routinière qui endort notre esprit ; en faisant silence sur des jugements, des critiques, des modes de parler qui peuvent blesser ; ainsi chacun peut-il trouver sa manière de faire silence.
Ensuite, apprendre à contempler l’œuvre de Dieu dans les petites choses. Les petites choses sont quotidiennes. Apprendre à rendre grâce malgré l’épreuve. Accepter de ne pas tout comprendre. De ne pas tout pouvoir comprendre. Et offrir.
Enfin, ne pas s’attacher au matériel. Nous savons combien le matérialisme fait perdre les repères d’un vivre ensemble et du vivre heureux. La quête du matériel, quand les besoins nécessaires sont satisfaits, peut être convertie. Pour nous tourner vers la quête du spirituel.
Demandons à Dieu, car lui seul peut nous convertir et nous disposer à l’essentiel, qu’autour de nous, nous soyons les messagers de cette attente confiante du Jour du Seigneur qui vient.

 

 

Commentaires

"La Nouvelle Alliance ne commence pas au temple, ni sur la Montagne sainte, mais dans la petite demeure de la Vierge, dans la masion du travailleur, dans un des lieux oubliés de la "Galilée des païens" dont personne n' attendait rien de bon. Ce n'est qu'à partir de là que l' Eglise pourra prendre un nouveau départ et GUERIR;
Elle ne pourra jamais fournir la vraie réponse à la révolte de notre siècle contre la puissance de la richesse si, en son sein
même, Nazareth n' est pas une réalité vécue. "
C'est ce que Joseph Ratzinger, futur pape, écrivait en 1976, à propos de Frère Charles de Jésus ( Père de Foucauld)

Ecrit par : Geneviève SAUX | mardi, 02 décembre 2008

Une petite Lumière

Cherche dans l' Univers
Espère et tu verras :
Une toute petite lumière,
Qui vient et grandira,

De sa flamme invisible
Elle réchauffera ton cœur
Apportant dans ta vie :
Un peu de sa chaleur
En elle tu trouveras la force qui résout les problèmes
Même si tu as mille raisons de pleurer sur toi-même,
N'oublie pas que les autres ont aussi de la peine

Et qu'ils cherchent comme toi :
Cette petite lumière,
Qui vient d'un Univers
Où seul l'amour est LOI !

Garde bien cette étincelle,
Au fond de ta mémoire
Il suffira d'y croire.
Pour voir la vie plus belle

Dans la nuit recouverte de brillants solitaires,
L'infini vous invite dans un monde de lumières
Garçons et filles, perdus sur cette Terre
Prenez toujours le temps de faire une prière.


Partageons ensemble cette lumière........

Ecrit par : anonyme | jeudi, 04 décembre 2008

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