dimanche, 19 octobre 2008

Une liberté missionnaire pour tous

29e dim A – 19 oct 08 – Une liberté missionnaire pour tous – cf. Is 45,1-6 ;1Thes 1,1-5 ; Mt 22,15-21

1- Au cours de la Semaine Missionnaire Mondiale, nos cœurs et nos esprits se tournent vers l’Eglise qui, sur les 5 continents, spécialement en Asie (thème de l’année 2008), vit, témoigne, aime, grandit, reçoit et donne. Depuis 6 mois dans notre paroisse, nous avons accueilli le témoignage de frères et de sœurs venant de Lituanie (lorsque fin mai, un groupe à pied a traversé le territoire en prière), d’Amérique latine (avec les 6 jeunes missionnaires vénézuéliens venus fin août), d’Afrique et d’Asie (avec les prêtres venus nous aider de différents pays pendant l’été et pour les grandes fêtes). Nous avons aussi reçu pendant deux jours les reliques de Sainte Thérèse, la Patronne des Missions. Un grand souffle missionnaire nous a traversés. Avons nous bougé ? en avons-nous profité ? en sommes – nous enrichis ? avons – nous été renouvelés dans notre foi et invités à témoigner librement à notre tour ?

 

2- Cette liberté missionnaire nous provient de l’accueil de la Parole. Cette Parole de vie, la Parole de Dieu, s’inscrit profondément dans le quotidien et les événements du monde. Aussi, convient-il de la décrypter : elle peut demeurer cachée ; elle peut nous atteindre ; on peut la découvrir à l’œuvre dans l’histoire ; elle peut révéler sa puissance par sa capacité à transformer le monde et la vie quotidienne des hommes. Or cette lecture résiste aux consciences (y compris dans la Bible) qui croient la Parole de Dieu étrangère à leur vie.

Le prophète Isaïe eut l’audace de lire l’histoire des dominations sous l’angle de la Parole de Dieu : quand paraît le conquérant Cyrus, adversaire par excellence de l’ordre établi par Babylone, il est vu comme l’envoyé de Dieu par qui la liberté sera offerte aux déportés. Et dans l’évangile, Jésus, pris à partie par les pharisiens au sujet de l’impôt à payer à César, révèle sa liberté vis à vis de tout pouvoir et toute domination. Comment l’expliquer ? Parce qu’il a tellement accueilli en sa vie la Parole, qu’il est lui-même la Parole et que cette Parole transparaît dans sa vie d’homme, Jésus est capable de communiquer cette Parole inscrite dans la quotidienneté d’une manière transparente et vraie. Et la Parole est libre. Elle ne transige avec aucune forme de domination, politique, économique et même religieuse. C’est le sens de l’expression devenue légendaire : « rendez à césar ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à Dieu ». Assujettir les choses de Dieu aux pouvoirs quels qu’ils soient, conduit à l’insignifiance et la disparition de la Parole ; assujettir la société aux religions, conduit à terme au rejet du religieux. De deux manières, la lecture spirituelle des événements disparaît ; subsiste une lecture séculière qui assèche. De deux manières, la liberté disparaît ; subsiste l’aliénation des idéologies. Et la communication de la Parole par contagion n’est plus possible. Or par la différentiation des domaines religieux et politique, la vérité peu à peu perce les conditionnements des consciences et la liberté missionnaire de l’amour se met à grandir.

 

3- Qu’est ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?

Tout d’abord, on n’a pas fini d’apprendre à lire tous les événements qui se présentent dans la vie comme parole de Dieu. C’est un exercice fructueux qui donne de la saveur à vivre. La lecture spirituelle de l’existence permet d’accueillir les bons et mauvais moments sans être ni accablé ni survolté par ce qui arrive mais sur un chemin d’espérance.

Ensuite, la remise en cause de tous les pouvoirs par Jésus n’est supportable que mise en rapport avec la parole qui vient de Dieu. Quelle est la place de la Parole de Dieu dans ma vie ? Si je lui laisse toute la place, cette parole est capable de convertir mon cœur et mon esprit.

Enfin, je ne peux pas garder pour moi-même ce trésor et en même temps, je ne peux pas l’imposer à d’autres. La vérité de mon rapport à la Parole fera grandir le goût missionnaire pour partager autour de soi le trésor de vie. Mais on ne sera pas seul à effectuer ce partage. C’est en Eglise, avec les autres membres de l’Eglise, que se vivra le témoignage missionnaire. Pour une vie de liberté, de simplicité, d’amour mutuel enracinée dans la Parole.

Demandons au Seigneur pour l’Eglise de témoigner de l’Evangile de liberté offert à tous.

Commentaires

Dans "Zabbalines, nos frères", éditions de l' atelier, Soeur Emmanuelle écrivait:
"J' ai vécu, j' ai marché en avant avec les enfants, la main dans la main, pour les aider à devenir des hommes debout.
Et, quand j' ai senti qu'une équipe se constituait autour de
moi, puis de Soeur Sara...alors notre coeur à tous était gonflé du même souffle: partout dans le bidonville, faire jaillir la VIE."
Avec Soeur Emmanuelle, oui, louons le Seigneur.

Ecrit par : SAUX GENEVIEVE | lundi, 20 octobre 2008

Pour moi le sens du mot mission


Annoncer la Bonne Nouvelle du Christ, témoigner que Jésus, le Christ, est « le Chemin, la Vérité et la Vie » dans le monde, s'ouvrir à la relation aux autres, dans un esprit de dialogue et de partage.
Être missionnaire, c’est refléter la bonté de Jésus-Christ, c’est aimer. Car tout le monde a besoin d’amour.
Aller à la rencontre de l ‘autre, être capable de faire le premier pas vers celui qui est différent, respecter ses convictions, travailler ensemble dans l’église, en frères,
C’est notre bonté, notre charité, notre attention, notre tendresse, notre compassion, notre accueil, notre disponibilité, qui accompagne la bonne nouvelle d’un Dieu qui est amour.
C’est aussi prendre le temps de prier, se laisser convertir en douceur, c’est le laisser agir dans nos vies, communiquer et évoluer avec lui.
Être missionnaire c’est l’occasion de réaliser sa propre vocation de baptisé, c’est difficile mais cela en vaut la peine car c’est vivre « dans la paix et l’amour de Dieu »

Ecrit par : anonyme | dimanche, 26 octobre 2008

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