dimanche, 31 août 2008
Marcher librement jusqu’au bout
22e dim A – 31 août 08 – Marcher librement jusqu’au bout – cf. Jr 20,7-9 ; Rm 12, 1-2 ; Mt 16, 21-27
1- C’est l’histoire d’un jeune homme qui a toujours habité Paris. Mais fatigué d’un mode de vie de consommation à outrance, il décide de tout quitter pour s’installer dans la région du Plateau. S’être libéré des nombreux conditionnements urbains lui donne dans un premier temps beaucoup d’aisance ; mais il découvre peu à peu d’autres conditionnements aussi redoutables, concernant le rapport aux autres, en particulier le fait d’être mal vu, les problèmes d’un emploi fragile, ou l’inconfort de l’habitat. Va t-il remettre en cause le choix qu’il a fait ? Il dépasse pourtant la tentation de fuir et se met à approfondir ses motivations dans le contexte d’un réel difficile. Renoncement au rêve d’une vie facile, acceptation de continuer son chemin tel qu’il est, mais animé par un idéal. Ainsi, dans la vie de beaucoup, et sans le savoir, c’est quelque chose de l’expérience de la Bible qui s’y manifeste.
2- En effet, les Textes d’aujourd’hui nous invitent à méditer sur un feu dévorant au plus profond de l’être qui permet de porter toutes les contradictions et d’aller jusqu’au bout de l’engagement. Un jour, comme l’exprime le Prophète Jérémie, un appel a été entendu au plus profond de soi même comme une séduction, comme un bonheur à vivre : suivre l’appel de Dieu jusqu’au bout. Jérémie, comme tout prophète, se fait violence en criant souvent contre le bon sens général, la vérité de la Parole. Les persécutions, les critiques le font hésiter, risquant de le décourager mais l’appel, comme un feu, demeure plus fort.
Dans l’Evangile, après le sommet de la déclaration de la Profession de foi de Pierre, Jésus est confronté à une hésitation insidieuse venant du même Pierre, l’ami, le fidèle. Quand on est béni de Dieu, rien de grave ne peut survenir ! Or c’est en revenant à la source de sa vocation, ayant quitté la grandeur divine pour rejoindre le chemin des hommes, que Jésus va au fond indiquer le chemin qu’il va suivre. Et celui qui veut le suivre prendra le même chemin : s’oublier soi même jusqu’à renoncer à sa propre vie. A ce prix seul, on peut entrer dans son mystère. Non pas que la vie n’ait pas de valeur ou qu’on ne prêterait pas attention au malheur, mais seulement en hiérarchisant les choses. Jésus sait que sa vie d’amour donnée, quoiqu’il lui en coûte, ne produit pas la compassion mais la révolte, les coups et la persécution. C’est le paradoxe de l’histoire humaine. Jésus sait aussi que celui qui veut entrer dans son chemin éprouvera le même destin. Ce chemin ne peut être pris que dans la liberté, la pleine liberté qui sait ce qu’elle fait mais qui sait aussi que ce qui advient à la fin n’est rien d’autre que ce qu’on reçoit au jour le jour. On n’a pas besoin de chercher ailleurs les règles de conduite pour la vie. Simplement la quête de la vraie vie devient une vie donnée comme une croix d’amour qu’on embrasse avec amour. A ce prix, la marche devient libre jusqu’au bout.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, le choix d’un chemin qui passe par l’épreuve n’est pas à proposer au premier venu. Deux conditions semblent nécessaires : la familiarité avec le but qu’on veut se donner. Et la liberté qui demeure toujours première. Dans le passé, beaucoup trop de personnes ont été forcées d’entrer dans ce chemin sans être libres. Et cela a produit trop de traumatismes.
Ensuite, on a toujours à s’interroger sur la question des vraies valeurs. Il y a la vie. Mais pas n’importe quelle vie. Il y a l’amour. Mais pas n’importe quel amour. Il y a la paix, la joie, etc. et puis il y a le don de soi. Ce don de soi conduit sur un chemin imprévu à l’avance. Apparemment le don de soi est une torture. En réalité, il produit un bonheur sans fin.
Enfin, suivre Jésus est à la portée de n’importe qui et à n’importe quel moment de l’existence. Il n’y a avec lui ni derniers, ni premiers. C’est un chemin d’amour où on se retrouve avec plein de frères et sœurs marchant à leur rythme et allant jusqu’au bout, librement.
Demandons à Dieu, d’être à la fois de ceux qui marchent et de ceux qui en accompagnent d’autres sur la route. Que chacun puisse découvrir le sens profond de ce qu’il a engagé et continue sans jamais se décourager.
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Quinzaine du 18 au 31 août 2008
Chers amis
Après le retour de notre étape de Compostelle (du 18 au 28 aout avec 46 participants de tous âges)les événements s'enchaînent. en fait, tout s'est bien passé. Nous avons traversé le Béarn, le Pays Basque et les Pyrenées jusqu'aux abords de Pampelune. Beaucoup de montées mais l'ambiance bonne et le temps idéal.
Nous recevons un groupe de 6 jeunes religieux Vénézueliens conduits par Javier Alson qui effectuent une mission dans la partie sud de la paroisse. Tout se passe bien; un jeune s'est spontanément présenté pour faire l'interprête.
ce weekend, mariage et baptêmes.
Mardi 2 septembre, nous nous envolons pour Pékin et assister aux épreuves paralympiques de Judo : nous espérons que Cyril Jonard reviendra avec une médaille d'or. il concourt le 8 et le lundi 8 soir, vous pourrez suivre au journal télévisé de France 2 20h00 un reportage sur cet athlète méritant (mal voyant, mal entendant) qui est un paroissien d'Eymoutiers.
Retour prévu le 12 septembre;
le 14, journée africaine à Eymoutiers animée par les chorales de Limoges messe à 11h00 suivi du repas (participation 10€ pour ceux qui le souhaitent)
Avec toute mes amitiés
Jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 17 août 2008
Ouvrir son esprit à l’autre
20e dim A – 17 août 2008 – « Ouvrir son esprit à l’autre » cf. Is 56,1-7 ; Rm 11,13-32 ; Mt 15,21-28
1- Avons nous déjà fait cette expérience où l’ouverture à l’autre, l’accueil des paroles d’une personne très différente de nous, nous permet d’apprendre, nous enrichit, et finalement nous renforce ? Ce peut être à l’occasion d’un voyage à l’extérieur de notre région, ou bien à la rencontre de gens venant d’ailleurs, ou encore, lorsqu’on découvre des convictions différentes des nôtres. En toute occasion nous sommes conduits à rencontrer des gens différents de nous. C’est aussi l’expérience de la Bible qui nous enseigne ne jamais s’enfermer sur soi-même mais s’ouvrir en permanence à l’autre.
2- Le peuple d’Israël a été confronté dès son origine au rapport à l’autre. Peuple singulier, élu par Dieu, entouré d’une multitude de peuples plus puissants et plus savants que lui, comment justifier ce privilège d’avoir été choisi parmi tous les peuples de la Terre si ce n’est par une obligation de perfection ? or, l’histoire de l’Alliance nous prouve que le peuple d’Israël, non seulement n’était pas parfait, mais sa conduite risquait de montrer un mauvais chemin aux autres. C’est ainsi que par la bouche des Prophètes, le peuple comprendra peu à peu que la race, l’ethnie, la culture, la langue ne donnent aucun privilège. Mais c’est en s’ouvrant à la manière juste et droite de se conduire qu’on devient membre de l’Alliance avec Dieu. Ainsi, tous les peuples ont vocation à entrer dans le Peuple de l’Alliance.
Avec la venue de Jésus, le débat n’est pas terminé. On est toujours tenté de distinguer et de séparer les peuples par leur pratique vertueuse : en premier Israël, ensuite, tous les autres. Mais Jésus va franchir lui-même cette limite imposée par les lois humaines. Nous avons l’épisode de la Cananéenne qui réclame la guérison de sa fille comme n’importe quel autre bénéficiaire juif. Cette femme étrangère sera vectrice d’un changement profond de la conduite de Jésus. Parce qu’elle exprime profondément sa foi dans toute sa vérité, c’est à dire sa confiance que cet homme peut franchir les limites imposées par les hommes, Jésus est capable de se dépasser et changer jusqu’à sa manière de penser le salut des hommes. Accueillir l’autre, le différent, pour faire un avec lui demande un certain renoncement à soi-même, l’acceptation de ne pas se suffire. Jésus vient franchir la limite entre le Juif et l’étranger. Dans un premier temps, il se soumet à la loi reçue, celle de la prise en compte de la différence entre les membres du peuple choisi et les autres, entre « les enfants » et les « petits chiens ». Puis, par le franchissement de cette limite qui n’est pas anodin : il passe par la mort. Pour nous, pratiquement, mort à notre suffisance, à nos prétentions, à la conviction de notre supériorité, au mépris de ceux qui ne nous ressemblent pas. Pour Jésus, donner sa vie pour tous sans exclusive.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, considérer chacun dans sa particularité d’homme ou de femme, dans son origine, son histoire, sa culture, sa foi. Ce n’est pas en gommant les différences qu’on arrive à estimer les autres, mais au contraire, en reconnaissant d’abord la différence. Ainsi, on devient capable d’écouter l’autre, de voir l’autre, d’agir avec l’autre.
Ensuite, considérer cette différence permet de la franchir et donc, de se mettre sur un chemin de communion avec l’autre : apprendre de lui tout comme il peut apprendre de moi. Même au niveau de ma foi. La foi chrétienne nous met sur une dimension universelle. Quiconque est envoyé par Dieu pour me faire découvrir quelque chose de ma propre foi, et grandir avec.
Enfin, partager la foi avec quelqu’un d’étranger à soi-même nous aide à construire un monde plus ouvert et plus juste. Cela permet aussi de nous décentrer un peu plus de nous-mêmes et ainsi sans doute de nous tourner davantage vers Dieu, le Tout Autre.
Demandons à Dieu, que notre foi continue à grandir au contact des autres, que jamais nous ne restions enfermés, que nous permettions à d’autres aussi de grandir avec nous. Notre monde n’a pas besoin de maîtres, il a besoin de témoins de l’Amour.
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Semaine du 11 au 17 août 2008
Chers amis
Du 18 au 28 août, 50 pélerins de notre paroisse sont inscrits pour parcourir la 4ième étape de notre projet de rejoindre à pied le sanctuaire de St Jacques à Compostelle. Partis en 2005 d'Eymoutiers, nous espérons atteindre notre but en 2012 pour célébrer le Millenium de la Collégiale.
Cette année, le parcours traverse le Pays Basque et les Pyrénées :nous logeons sous tente.
·18 août : Eymoutiers-Uzan (en car)
·19 août : Uzan-Maslacq
·20 août : Maslacq-Navarrenx
·21 août : Navarrenx-Aroue
·22 août : Aroue-Saint Palais
·23 août : Saint-Palais - Helette (mon village natal)
·24 août : Helette - Jaxu (village paternel de Saint François Xavier)
·25 août : Jaxu-Hunto
·26 août : Hunto-Roncevaux
·27 août : Roncevaux - Zubiri
·28 août : Zubiri - Pampelune
·nuit du 28 au 29 août : retour en car vers Eymoutiers
l'été s'est bien passé dans l'ensemble ; il continue sous d'autres cieux ...
avec toutes mes amitiés
jean-Michel Bortheirie
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vendredi, 15 août 2008
Assomption de la Vierge Marie
15 août 2008 – cf. Ap 12, 1-10 ; 1Cor 15,20-27 ; Lc 1,39-56
1- Au cours cette année jubilaire des apparitions à Bernadette, les foules nombreuses, venant de partout ainsi que de notre diocèse, se pressent à la Grotte de Massabielle à Lourdes pour vénérer l’image de Marie. Au mois de Mai, nous avons accueilli dans notre paroisse un groupe d’une trentaine de pèlerins lituaniens qui, à pied relient le sanctuaire de Lourdes et le sanctuaire de Siluva en Lituanie. Ce week-end du 15 août, les pèlerins du diocèse de Cambrai portant la Vierge millénaire de leur ville se sont arrêtés dans notre diocèse.
Ainsi, au cours de l’année 2008, de nombreuses initiatives éclosent en tous lieux comme pour nous rappeler la place éminente de Marie dans la vie du monde. Un tout jeune homme non baptisé me disait, il y a quelques jours seulement : « je crois en Marie, je sais qu’elle m’écoute et me comprend ».
2- Or, si on veut la connaître, il convient de la regarder et de la contempler dans sa manière de vivre. Et nous découvrons que sa vie est rendue transparente et douce par l’accueil qu’elle fait de la Parole de Dieu. Marie est toute accueil à la Parole. Elle est celle en qui la Parole prend chair. Tellement accueillante que cette Parole va remplir tout son être de jeune femme puis femme mure ; elle se laisse habiter par la Parole. Et laParole la transforme intérieurement de plus en plus jusqu’à ne faire qu’un avec cette Parole de vie. Peut-on imaginer les heures et les jours de contemplation de cette Parole ! Dès lors, elle ne peut que nous montrer ce chemin d’une humanité qui se transforme par l’œuvre de la Parole en elle.
Mais elle ne va pas garder pour elle cette Parole. Dès l’Annonciation, la voici sur les routes escarpées qui mènent en Judée : elle va rejoindre sa cousine Elisabeth. Marie la missionnaire va se poser dans une maison toute simple où on attend une naissance, celle de Jean surnommé plus tard « le baptiste ». L’annonce de la Parole précède tout baptême. Comme Marie nous l’indique, aucune Bonne Parole ne peut être gardée pour soi. La Bonne Parole se partage ; et il ne convient pas toujours d’aller bien loin : Marie a réservé sa première mission à sa propre famille et dans le quotidien de la vie ordinaire !
Marie se laisse évangéliser par Elisabeth. Même la plus grande des missionnaires a besoin d’entendre la parole qui vient du cœur de humains. Et c’est ce lien entre la parole humaine et la parole de Dieu qui devient féconde et nourrit une prière d’action de grâces. Marie chante le Magnificat et nous dit ainsi que tout instant de vie vécu avec un cœur ouvert se transforme en prière, prière de louange, de contemplation de l’œuvre de Dieu dans le cœur des hommes, mais aussi prière qui va désigner ce qui bouleversera dans l’ordre du monde. Marie nous invite à regarder le monde avec un regard neuf, loin des conditionnements et des a priori qui trop souvent brisent l’élan de l’Esprit.
Marie, experte en humanité. Dans la simplicité de l’existence elle dit à chacun l’espérance qui habite toute situation même la plus difficile ou fragile. Elle désigne un chemin où on évite de se regarder soi, mais où on est tout entier tourné vers la Source de vie et d’amour. Dès lors, toute vie se transforme avec son aide et à son exemple.
3- Comment la fête d’aujourd’hui peut-elle nous aider dans notre chemin de vie ?
Tout d’abord, rien de durable ne peut se mettre en place si notre horizon s’arrête à notre seule personne. En nous ouvrant à l’exemple de Marie, notre cœur pourra se dilater à la dimension universelle.
Ensuite, c’est l’accueil et le don, comme une respiration, accueil de la Parole et témoignage missionnaire qui donnent du gout à nos vies. Il convient d’approfondir chaque jour la Parole et tout viendra par surcroit.
Enfin, Marie nous montre que la vie n’est pas exempte d’épreuves et de souffrances. Mais elle nous dit aussi que toute souffrance sera vaincue et que l’Espérance est déjà à l’œuvre en nous, dans l’Eglise et dans le monde. Prions avec Elle. Espérons avec Elle. Aimons avec Elle.
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15 août 2008
Chers amis
Bonne Fête de l'Assomption !
En espérant que vous vivrez pleinement ce temps fort avec les communautés, nous avons déjà commencé après les 2 messes dans les maisons de retraite, par une célébration à Faux la montagne ce 14, avec pas mal de monde suivi d'un dîner très amical chez Catherine la nouvelle maire ce weekend nous aurons 12 messes ! ainsi que la kermesse paroissiale. malheureusement, le temps ne s'annonce pas du tout beau.
En toute amitié
Jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 10 août 2008
Pourquoi avoir peur dans les tempêtes ?
19e dim A – 10 août 08– Pourquoi avoir peur dans les tempêtes ?–cf. 1R 19; Rm 9,1-5; Mt 14,22-33
1- Une tornade a détruit des maisons dans le nord de la France ; mais une tornade encore plus terrible affecte des familles quand elles perdent leur enfant unique, quand des parents se séparent, quand un accident décime les projets à long terme, quand on perd son emploi, ou quand on découvre qu’on a un cancer. Ainsi un monsieur en pleine santé découvre lors d’un contrôle de routine qu’il a un cancer très virulent. Opéré en urgence, on lui indique qu’il a peu de chances de survie. Il se met à prier avec force confiance, ainsi que sa femme. Deux ans après, les médecins disent qu’il est un miraculé. En ayant vu cela, leur fils de 35 ans, s’est mis lui aussi à croire. Leur tempête a été surmontée. La Bible nous montre ainsi comment tenir quand surviennent les tempêtes dans la vie et spécialement quand elles concernent la foi.
2- L’histoire d’Israël nous est contée dans la Bible comme découverte progressive de Dieu en relation avec un peuple particulier qu’il a choisi parmi tous les peuples de la terre. Le monothéisme s’est peu à peu donné comme modèle de foi, malgré toutes les vicissitudes du combat contre l’idolâtrie. Sous la royauté, spécialement, le prophète Elie sera le héraut de ce combat. Mais il doit en lui-même découvrir que ce Dieu pour lequel il risque sa vie n’est pas dans les manifestations spectaculaires que Moïse avait connues sur la montagne du Sinaï, mais sous la forme d’une légèreté quasi imperceptible, celle où Dieu se donne à voir dans le silence et la douceur d’une caresse. Dieu n’est pas dans la tempête mais à travers la tempête il se fait connaître comme la douceur et la bonté qui accompagnent l’homme.
Or dans l’évangile, nous trouvons cette perception portée à son achèvement. Jésus après avoir nourri les foules a rejoint son Père dans une prière solitaire tandis que les disciples se battent contre les vents qui risquent d’engloutir leur frêle embarcation. Pour eux, la tempête est autant extérieure qu’intérieure. Cela se passe la nuit, dans le royaume des ténèbres. Quant à Dieu, tout porte à croire qu’il est absent. Mais Jésus va affronter symboliquement l’angoisse humaine. Il va rejoindre ses disciples en piétinant les eaux mortelles, celles qui avaient détruit l’humanité dans le mythe de Noé, celles qui avaient noyé les Égyptiens dans le livre de l’Exode. Cette marche sur la « mer » est figure de la victoire du Christ sur la mort. A cette vue, Pierre se lance lui aussi, il s’engage dans la foi, et cette foi lui fait dominer les forces de mort. Mais voici que la force de la tempête (pensons à l’arrestation et à la condamnation de Jésus) prend possession de son esprit, et la peur remplace la foi. Le doute s’installe et Pierre coule. C’est bien ce qui s’est passé au cours de la Passion. Au dernier moment Jésus va arracher Pierre à l’emprise des eaux mortelles. La bonté s’est manifestée jusqu’au bout sous la forme d’une présence de confiance et de miséricorde.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, la vie humaine est marquée par des tempêtes de toutes sortes. Imprévues et inconnues. Et quand on a la foi, non seulement, on n’en est pas préservé, mais elles peuvent se présenter de manière encore plus sévères. Vivre les tempêtes est le propre de l’humain. Mais la vocation de l’homme c’est de les surmonter autant qu’il lui est possible.
Car il y a un « malgré », parce que les faiblesses sont le lot de chacun. On devrait bien les constater pour ensuite les accepter. Il y a aussi les éclipses de foi. Au cours de sa jeunesse on a pu s’engager dans des services de l’Eglise ; plus tard, l’ardeur diminuant, finalement, on laisse de côté la pratique de la foi. Constater ces doutes permet aussi de reprendre un chemin.
Enfin, on peut appeler au secours « La Bonté ». Elle ne peut nous faire défaut, dès lors qu’elle a vaincu la mort, qui est la pire des tempêtes. Elle nous accompagne et nous aide à garder confiance. Mais qui, véritablement, ira jusqu’au bout avec elle ?
Demandons au Seigneur, la foi, celle qui transporte les montagnes et qui fait passer toute épreuve. Demandons surtout que nos cœurs le reconnaissent quand il vient à nous pour nous sauver de toute détresse et qu’ainsi, nous puissions témoigner de lui, comme le Vivant.
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Semaine du 04 au 10 août 2008
Chers amis
La semaine estivale très pleine et très variée
un ensemble de concerts dans les différentes églises et d'heureuses rencontres
deux jours sur Toulouse pour le mariage de mon petit neveu
et des préparations diverses
toujours du bon temps avec les frères venus d'Afrique
Avec toutes mes amitiés
Jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 03 août 2008
Donner et recevoir gratuitement
18e dim A – 3 août 2008 – Donner et recevoir gratuitement –cf. Is 55, 1-3; Rm 8, 35-39; Mt 14, 13-21
1- Connaissons-nous la quête du «gratuit» ? En permanence, les consommateurs sont sollicités pour accepter des cadeaux offerts par des sociétés commerciales. Puisque c’est gratuit, on est tenté d’accepter. Mais la suite laisse souvent percevoir autre chose : l’incitation à l’achat ou à l’abonnement d’objets pas forcément nécessaires. Ou bien le gratuit cache une soumission à la publicité. Pourtant les sociétés sont structurées sous la forme de l’échange : don/contre don ; contrepartie monétaire de l’objet ou du service. Or l’échange ne veut pas dire gratuité. Il est la condition de la permanence économique et sociale d’un groupe humain. La Bible qui condense en ses pages toute la destinée humaine indique cependant une voie autre, nouvelle, qui laisse entrevoir la réalité du don totalement gratuit. C’est ce que nous laissent voir les textes d’aujourd’hui.
2- Dans la Bible, Dieu parle de diverses manières mais le plus souvent, ce sont les prophètes qui transmettent les paroles de Dieu au Peuple. Et ces paroles vives sont prononcées sous la forme d’un appel. Appel à entrer dans l’Alliance et à la renouveler. Une Alliance où on va être transformé. Or il faut du temps pour entrer dans la logique de l’Alliance : toute l’histoire biblique s’y emploie. Les hommes doivent sortir d’une logique du donnant-donnant pour accepter le don de Dieu sans contrepartie. Comme un don permanent qui produira des effets à la mesure de son accueil. Le Prophète Isaïe utilise l’image de la nourriture. Une nourriture qui produit la vie : acheter sans payer, c’est recevoir gratuitement. C’est une nourriture qui n’a pas de prix, puisqu’elle donne la vie, la vie en abondance.
L’évangile de Jésus met en œuvre cette offre abondante de vie. Imaginons un désert où la foule a suivi Jésus pour entendre sa parole et être guérie de toutes ses maladies. Jésus est dans la position du Dieu de l’Alliance, dans ses mêmes sentiments : son cœur va parler, il ne peut laisser la foule sans réconfort non seulement moral mais physique. Mais il ne veut pas être solitaire dans cette position ; il veut associer ses disciples au don gratuit, sans retour, qu’il inaugure avec le peuple fatigué. Cela passe par une révolution de la pensée des disciples : ils parlent d’acheter de la nourriture, lui leur dit de donner à manger, d’être des partenaires de l’Alliance, de se mettre du côté de Dieu qui ne sait que donner. Au-delà de la surprise de cet appel, ils sont conduits à reconnaître leur état de pauvreté, d’impuissance, d’incapacité « nous n’avons que 5 pains et 2 poissons » et à accepter qu’avec ce peu, le don gratuit puisse faire des miracles. Jésus, alors, dans la position du Dieu de l’Alliance, prend l’initiative de multiplier ce don jusqu’à la surabondance. Avec sa manière à lui, les disciples vont rendre les personnes à leur dignité et leur intégrité pour qu’ensuite, peut-être, celles-ci fassent de même.
3- Qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, nous faisons l’expérience du don gratuit, dans l’amour des époux, dans l’affection familiale, parfois aussi, en décidant de secourir quelqu’un sans rien attendre en retour. Regardons ces différentes expériences. Avons nous persévéré, ou à la suite d’une déception, d’un manque de gratitude, d’une parole de travers, avons-nous barricadé le cœur ?
Ensuite, ces conduites empreintes de gratuité ne peuvent se développer que si elles sont reliées à une forme d’idéal. Et pour nous, il s’agit de nous conformer un peu plus à la manière de Jésus, comme l’on fait les disciples. C’est en Jésus que nous pouvons trouver le sens du don permanent et gratuit. Avec Jésus, nous ne pouvons nous arrêter au milieu du chemin.
Aussi, convient-il de nous renouveler dans le don permanent que Jésus fait à l’Eucharistie. C’est à l’eucharistie que nous retrouvons des forces pour accomplir le chemin des disciples ; en recevant le corps du Christ, nous faisons l’expérience du Christ qui se donne à nous et qui nous remplit l’esprit et le cœur de sa Vie. Jusqu’à nous transformer et devenir comme lui !
Demandons au Christ de nous apprendre comment recevoir et comment donner gratuitement ; avec un cœur simple qui se reconnaît dans sa vérité, il est capable de beaucoup.
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Semaine du 28 juillet au 03 août 2008
Chers amis
L'été bat son plein en Limousin avec différents festivals. on nous dit cependant qu'il y a un peu moins de touristes que les autres années.
Nous avons organisé une journée de covoiturage pour un circuit de visites d'églises romanes de la paroisse:les personnes participantes étaient enchantées.
Nous continuons les messes de villages (Surdoux, Cheissoux, Rempnat) toujours sympathiques.
Après le départ du Père Fidèle pour le Tchad, c'est le P Jean-Marie du Burkina qui est arrivé pour un mois.
Ainsi, nous sommes trois au presbytère et c'est bien agréable d'être à plusieurs.
Bon dimanche et bonne semaine.
Avec toutes mes amitiés.
Jean-Michel Bortheirie
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