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dimanche, 29 juin 2008
Vous serez mes témoins
29 juin 08–A–Sts Pierre et Paul « Vous serez mes témoins »–cf.Ac 12,1-11; 2Tim 4,6.18; Mt16,13-19
1- A t-on idée du démarrage des Associations ? bien souvent elles naissent à partir d’une intuition partagée à quelques uns, ou pour répondre à un besoin précis, ou pour vivre quelque chose ensemble. Certaines associations qui perdurent tant que les fondateurs sont actifs, ne survivent pas longtemps à leurs initiateurs. D’autres, au contraire, se dégradent parce que les fondateurs ne veulent pas lâcher les rênes. Il y a une troisième catégorie, celles qui durent parce que les fondateurs ont accepté de se déprendre de leur responsabilité pour que l’association prenne le large avec un esprit et des manières qui soient fécondes. Je relie cette catégorie à la manière de l’Eglise fondée par le Christ sur ses Apôtres, spécialement Pierre et Paul. Jésus s’est dépris. Après sa mort et sa résurrection, il leur a confié l’Eglise. De la même manière, ils se déprendront pour la confier à d’autres. Voici comment.
2- Pierre s’appelait Simon, fils de Yonas. Pêcheur au bord du lac de Galilée avec son frère André. Habitant dans une maison de Capharnaüm avec sa famille. Un homme simple mais sans doute intrépide. Jésus passe sur le rivage, il l’appelle « je ferai de toi un pêcheur d’hommes » , il quitte ses filets et se met à le suivre. Longtemps après, les jours et les mois et même des années de proximité, comme pour s’assurer que tout parviendrait à passer de l’un à l’autre, Jésus demande « pour toi qui suis-je ? ». A ce moment, sort un mot qui n’avait jamais été employé pour désigner un humain : tu es le Messie ; tu es le Christ. Et par cette expression prise au mot par Jésus, lui même surpris, Simon devient la Pierre sur laquelle sera bâtie l’Eglise. Après cet épisode fulgurant, une lente descente aux abîmes : dispute, triple reniement. Simon était faible mais il lui fallait découvrir et accepter sa faiblesse pour être re-situé dans la grâce. Or Jésus s’est comme retiré dans la mort à cause de la violence des hommes. Il ne peut que communiquer son Esprit. Qu’en fera Pierre ? il lui permettra de refaire le chemin de son maître : il préside la première communauté, lui fait franchir les obstacles, témoigne devant les hommes et les juges jusqu’à donner sa vie tout comme Jésus.
Mais Pierre n’est pas seul. Il y a Paul. Ils sont les deux et tous deux les colonnes de l’Eglise. Paul s’appelait Saul. Très féru dans les Ecritures, doué dans beaucoup de domaines, il ne supporte pas l’erreur selon lequel le Messie serait venu. Or ce Messie lui apparaît sous la forme d’une voix éclatante « Saul pourquoi me persécutes-tu ? » et sa vie change de direction. Issu du monde grec, il se tourne vers les Grecs. Et ira porter la Bonne Nouvelle toujours plus loin, fondant des communautés, mettant en place des responsables. J’annonce un Messie crucifié dira t-il et peu à peu, se configurera totalement au Maître qu’il annonce.
Et entre les deux, bien des débats, parfois des oppositions. A propos des juifs, à propos des païens, à propos de l’Eglise. Et au final, une destinée commune, une fondation commune, l’Eglise de Rome, en ce lieu central de l’Empire où ils témoigneront l’un et l’autre, suprême martyre, jusqu’au don du sang, de leur amour pour leur maître et seigneur Jésus Christ.
3- Et cela a une grande incidence sur nous :
Tout d’abord, notre Eglise est fondée non sur des idées, des opinions, ou des générosités, mais sur la vie donnée, le martyre des Apôtres et en premier lieu le sacrifice de Pierre et Paul. S’il nous arrivait de l’oublier, c’est toute notre perception de l’Eglise qui est faussée.
Ensuite, l’Eglise est fondée sur Pierre et Paul. Quand on oublie l’un ou qu’on exclut l’autre, l’Eglise devient bancale. On ne peut oublier les débats entre les Apôtres, ils sont complémentaires : l’Eglise, par essence plurielle, ne parlera pas d’une voix unique mais une !
Enfin, le témoignage des Apôtres nous invite à vivre du même témoignage : le don de soi total, y compris dans ce qui nous paraît de plus cher. L’Eglise n’appartient à personne ; pour autant, il appartient à chaque croyant que sa vie ecclésiale se transmette. C’est une douloureuse question aujourd’hui, spécialement dans nos contrées ;nous ne pouvons l’ignorer.
Prions pour que le témoignage de Pierre et Paul nous mette davantage sur les pas du Christ.
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Semaine du 23 au 29 juin 2008
Chers amis
La dernière semaine de juin, enfin estivale, est traditionnellement chargée. celle-ci ne déroge pas à la règle. célébrations de mariages très sympathiques, mais aussi plusieurs cérémonies d'obsèques, une journée en Fraternité Jesus Caritas, rencontre de Doyenné, deux
> groupes de lecture d'Evangile qui évoluent : l'un, à St Martin Chateau où nous travaillons la Genèse, l'autre à Baumont du lac, où nous débutons les Actes des Apôtres.
Visite du séminaire de la Mission de France en séjour en Limousin, diverses rencontres et préparations (kermesse, pastorale d'été).
Nous avons eu le plaisir de revoir le groupe de folklore limousin du Mont Gargan à Gentioux samedi soir ce dimanche, ordination de 2 jeunes à la cathédrale de Limoges.
Avec toutes mes amitiés
Jean-michel Bortheirie
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dimanche, 22 juin 2008
Tout ce qui est caché sera connu
12e dim A –22 juin 08–« Tout ce qui est caché sera connu »cf.Jr 20,10-13 ;Rm5,12-15 ;Mt10,26-33
1- Un très grand peintre japonais, Hokusai, qui vivait il y a deux siècles, a fait cette confidence, alors qu’il venait d’avoir 75 ans ‘dès l’âge de 6 ans, j’ai commencé à dessiner toutes sortes de choses. A 50 ans, j’avais publié de nombreux dessins, mais rien de ce que j’ai fait avant ma 70e année ne mérite vraiment qu’on en parle. C’est à 73 ans que j’ai commencé à comprendre la véritable forme des animaux, des oiseaux et des poissons, et la nature des plantes et des arbres. A 80 ans, j’aurai pénétré plus avant l’essence de l’art. à 100 ans, j’aurai peut-être atteint vraiment le niveau du merveilleux et du divin. Quand j’aurai 110 ans, chaque point, chaque ligne de mes dessins possédera sa vie propre…’ Ainsi, apparaît-il que beaucoup de choses apparemment visibles, en fait n’ont pas d’importance ; les choses importantes, les choses vraies sont cachées et la vie nous apprend qu’il faut de la durée pour qu’elles soient connues. Elles peuvent aussi dans leur dévoilement provoquer de l’incompréhension, voire du refus et même de la violence. C’est ce que nous montrent les textes de la Bible.
2- Les prophètes de la Bible ont été en proie à cette violence, dès lors qu’ils annonçaient, non des nouvelles qui vont dans le sens du poil, mais des paroles de vérité qui mettent en cause les idées reçues, les évidences et aussi, tout ce qui, même faux, rassure le peuple à bon compte. Jérémie, Amos, Osée, la liste des prophètes persécutés est longue. Pourtant, ils ressentent vivement le devoir de révéler le secret des choses au peuple malgré les persécutions. Parce qu’ils font confiance en Celui qui les envoie : Dieu. Ils peuvent ressentir de la peur. Mais au fond d’eux mêmes, ils se savent puissamment soutenus par le Seigneur. Et ils l’éprouvent par expérience mais aussi, comme dira St Paul, c’est par une grâce insigne donnée en Christ, que ses témoins tiendront jusqu’au bout.
Dans son discours d’envoi en mission, Jésus s’adressait aux Douze en les initiant à la fois au bonheur de rendre présent le salut offert aux hommes et à la fois la difficulté de la tâche qui rencontre opposition et incompréhension. La Bonne Nouvelle du salut est un secret qui met en cause les cultures, les systèmes de pouvoir, les structures familiales, les convictions personnelles. Mais sa force demeure dans la conversion profonde qu’elle opère dans les cœurs, et dans le chemin nouveau qu’elle ouvre de manière définitive. Car tout paraissant désormais clair, lumineux et vrai, les forces obscures et violentes n’ont plus de poids. Elles ne peuvent toucher l’âme, siège de la relation amoureuse avec le Christ. Le corps, c’est à dire, l’aspect fragile de l’être, et qui passe finalement, pourra bien subir outrages ou tortures, et même disparaître, demeurera alors, plus que tout, une présence infiniment dense, d’amour et de lumière, qui ne sera dévoilée qu’à la fin. Les disciples le savent, ils ont envie de le communiquer, mais les oreilles ne sont sans doute pas encore prêtes à l’entendre.
3- Cela a t-il une importance pour notre aujourd’hui ?
Tout d’abord, il peut nous arriver d’éprouver de la crainte voire de la peur quand il s’agit de dire des choses vraies à quelqu’un. Et combien plus quand il s’agit de témoigner devant les autres nos convictions profondes : peur du qu’en dira t-on, peur de perdre sa réputation, de ne plus être crédible ; peur aussi de manquer d’assurance. Mais la peur renferme sur soi !
Or, notre faiblesse, il convient de l’accepter. Mais aussi, comprendre que nous avons la capacité d’entrer dans un chemin de confiance avec le Seigneur. Ainsi, beaucoup de choses deviennent possibles : la parole, le témoignage, l’engagement. Non parce qu’elles tiennent à nos talents ou nos qualités, mais parce qu’elles s’appuient sur la grâce, la force du Seigneur.
Ainsi, une maturité se construit. Quelquefois très tôt. La maturité n’est pas l’inconscience. C’est avoir compris où est l’essentiel – et pour un chrétien, c’est le Christ ; tout le reste devient relatif – c’est laisser grandir une confiance qui sera ressourcée dans la contemplation du mystère du Christ et dans une relation à d’autres, qui vivent et témoignent comme nous. Seul on peut éprouver de la peur ; mais pas quand on est ensemble, en communauté.
Prions car tout ceci demeure caché au plus grand nombre. Que toutes ces richesses de vie portées par les croyants continuent à irriguer le monde et lui fassent connaître le secret de vie.
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Semaine du 16 au 22 juin 2008
Chers amis
La semaine a démarré avec un petit pélerinage à Rocamadour : célébration au pied de Notre Dame et visite des sanctuaires avec un petit groupe de personnes de la paroisse.
la session de fin d'année de l'Equipe d'Animation Pastorale à Chateauneuf la Foret:occasion de faire le bilan de l'année et d'engager les perspectives pour l'année 2008/2009
visite et entretiens avec un jeune de Creuse qui part pour une mission de deux ans à Sarh au Tchad, le lieu où je me suis également rendu il y a 30 ans ! et où j'avais effectué une deuxième mission de 1995 à 2004.
voyage en Normandie pour la célébration du mariage d'Alexandre et le weekend, nous célébrons 3 mariages, baptême.
l'organisation de l'été est bouclée
Je vous dis toutes mes amitiés
Jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 15 juin 2008
Vous avez reçu… donnez…
11e dim A – 15 juin 2008 – « Vous avez reçu… donnez… » cf. Ex 19, 2-6 ; Rm 5,6-11 ; Mt 9,36-10,8
1- C’est l’histoire d’une dame très généreuse, rendant beaucoup de services, à son mari d’abord, puis à ses enfants ; levée tôt, couchée tard, la course le mercredi !, le travail la semaine et le repassage le dimanche. Un jour elle en a eu marre et elle est partie. Non reconnue, non appréciée, on ne s’était pas rendu compte de tout ce qu’elle donnait. Telle autre, marquée par ses origines, ayant tout reçu de ses parents et en ayant conscience, s’est dit : je ferai pareil, rendre heureux ceux qui m’entourent car j’ai reçu le plus beau des cadeaux, la vie et l’amour. Et ainsi, a continué jusqu’au bout quoi qu’il en coûtait. Ainsi, peut-on s’interroger sur le fond de notre vie : qu’a t-on reçu ? que donnons-nous ? et comment ? C’est aussi l’expérience que la Bible nous propose.
2- Il n’y a jamais dans la Bible une demande de quoi que ce soit qui ne soit d’abord précédée par un don. Dieu donne et c’est cela qui est premier. Dieu crée. Dieu libère. Dieu sauve. Il faut s’aviser de cela tout d’abord. C’est alors qu’on peut entrer dans un dialogue d’Alliance. Dans le Livre de l’Exode, Dieu, par l’intermédiaire de Moïse fait vivre une expérience de libération à un peuple en esclavage. Les tribus libérées peuvent voir l’œuvre de Dieu dans laquelle il n’ont pas eu d’autre effort à fournir qu’à suivre dans la confiance. Ils deviennent capables de former un peuple particulier qui suivra les commandements d’amour du Seigneur. De même les apôtres dans l’évangile, ils voient avec les yeux de Jésus, toute son œuvre, ses paroles, ses guérisons de l’esprit et du corps. Ils voient aussi l’abondance de la moisson à engranger dans le cœur des hommes. Parce qu’ils ont eux mêmes déjà bénéficié de ces paroles et de ces guérisons, ils deviennent capables de porter la bonne nouvelle sans effort, simplement en donnant ce qu’ils ont déjà reçu. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Sans attendre de résultat. Sans vouloir de résultat. Comme fait Dieu lui-même. Et cela est très libérant. Les apôtres ont été envoyés dans leurs lieux familiers, pour rendre simplement présente la gratuité qui vient de Dieu. Nous ne sommes pas une religion du Livre ni les Apôtres, des missionnaires du Livre. Mais une religion de la communauté, une communauté qui parle et agit au nom de Dieu. Dieu n’agit pas et ne nous parle pas directement, mais par l’intermédiaire des hommes. Il nous rejoint et nous aime les uns par les autres. C’est ainsi que se construit la communauté. Le temps de l’Exode a construit un peuple. Le temps des Apôtres rassemble les peuples dans des communautés où se vit la présence de Jésus qui parle, guérit, sauve. Avec des bienfaits pour tous.
3- Qu’est ce que cela produit en nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, il s’agit de voir l’œuvre de Dieu en nous. Chacun a beaucoup reçu. Est-ce que nous pouvons regarder cela. Malgré les difficultés ressenties parfois, nous avons été profondément renouvelés par le Seigneur. En avons nous conscience ? regardons nos vies : avec nos enfants, nos parents, nos frères, nos sœurs ; contemplons et rendons grâce !
Ensuite, cette œuvre de Dieu ne peut pas être gardée pour soi. Tout ce qui est partagé est multiplié ; tout ce qui est conservé pourrit et disparaît ! il s’agit de donner ce qu’on a reçu. C’est simple. Chacun a une chose à donner, ne serait –ce que son sourire, son accueil, sa porte ouverte. Mais si on ne donne rien et jamais rien, on en mourra et personne ne nous regrettera.
Enfin, tout ceci prend sens dans la communauté. Nous avons du mal à faire communauté et c’est pourtant si simple. Il suffit de donner un tout petit peu de soi même et tout se multiplie dans la communauté : la joie, la paix, le bien être mais aussi la guérison des maladies de l’esprit et même du corps ! on n’y croit pas, je sais ! mais c’est parce qu’on en croit pas à la communauté ! ni que l’œuvre de Dieu se multiplie grâce à la communauté !
Prions pour que les enfants présentés au baptême qui est l’œuvre de Salut de Dieu entrent dans cette communauté, que leurs parents les y entraînent, et aussi, que tous ceux qui sont dans cette perspective développent toujours plus les dons reçus et les offrent autour d’eux.
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Semaine du 09 au 15 juin 2008
chers amis
après le succès de la journée intergénérations sur le Mont Gargan (thème : sur les pas de Moïse) dimanche dernier, - si le temps avait été meilleur, beaucoup d'autres nous auraient rejoints, dixit des gens au téléphone - la semaine n'a pas connu de répit.
préparations de mariages (on en a 12 ce mois de juin), préparation des cérémonies ostensionnaires de 2009, conseil pastoral, rencontre des curés modérateurs de Hte Vienne, groupe d'évangile, obsèques, baptêmes.
mais aussi, réunion à la mairie de St Amand le Petit en vue de la réfection de l'église du village et ce dimanche, rencontre avec tous ceux qui se préparent à la marche - pélerinage vers Compostelle.
avec toutes mes amitiés
jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 08 juin 2008
Sur les pas de Moïse
8 juin 2008 – Dimanche inter-générations : « Sur les pas de Moïse » - cf. Ex 20, 1-19 ; Mt 5, 1-16
1- Un père avec son fils se sont disputés longtemps. Le papa portait un rêve pour son fils aîné. Il lui a fait faire de bonnes études. Il l’a préparé à obtenir une bonne situation. Et voilà, le fils a choisi une autre voie. Tourné vers l’artisanat, la peinture, il mène une vie ascétique dans un petit village loin de sa famille. Ils ne se comprenaient pas. Et puis un jour, ils se sont rencontrés ; ils se sont demandé mutuellement pardon. Et tout a changé ; chacun a pu accepter et respecter l’autre dans ses idées, ses projets ; ça ne veut pas dire qu’ils soient d’accord, mais ça veut dire qu’ils peuvent s’estimer mutuellement et laisser l’avenir ouvert ! leurs routes désormais sont unies, non par le côté naturel des choses mais parce qu’ils le décident ainsi. On peut dire que c’est comme une alliance établie entre eux.
2- L’alliance est dans l’histoire biblique ce qui a profondément marqué les relations entre Dieu et son peuple. Pour faire alliance, il faut être deux. Le peuple hébreux était en esclavage en Egypte. Il était faible et écrasé. Qui aurait eu l’idée de faire alliance avec lui ? ce ne pouvait pas être un autre peuple ; humainement, personne n’avait intérêt à faire alliance avec des esclaves. C’est Dieu, seul, lui, le Puissant, le Libérateur, le Sauveur qui va gratuitement, libérer ce peuple en choisissant Moïse pour guider ses frères. Et il va leur donner une charte de l’alliance, vous savez, comme les fiancés vont faire une déclaration d’intention avant de célébrer leur mariage. Et que dit cette charte ? elle dit en 10 paroles comment vivre libre et comment vivre toujours. Vivre libre en n’étant plus asservi à aucune idole ; les idoles construites de main d’homme ou par l’imagination asservissent l’esprit et écrasent les peuples. Vivre libre en consacrant du temps à une respiration, en pensant de temps en temps mais régulièrement au Créateur et Libérateur qu’est Dieu, par exemple en lui consacrant un jour par semaine. Vivre libre en respectant son prochain et tout ce qui lui revient, seule condition pour être respecté soi même. Ainsi, cette alliance est un dialogue heureux entre les 2 partenaires que sont Dieu et le Peuple.
Est-ce que cette alliance va durer ? pas toujours ! car un des 2 partenaires va faillir. Et il s’en trouvera malheureux. Mais l’autre, Dieu, va rester toujours fidèle et au bout du temps, il décidera que ce n’est pas suffisant de faire alliance avec un seul peuple. Il envoie son Fils Jésus pour que cette alliance soit avec tous les peuples de la terre. Jésus va proposer une charte du bonheur. Ce sont les béatitudes : Heureux …
C’est comme un deuxième niveau, un plus, quand la base du respect de Dieu et de l’homme en même temps est assurée. C’est parce que Dieu a déjà tout fait qu’on peut se mettre au cœur de sa mentalité, de sa manière, de son œuvre. Et se mettre dans les mêmes dispositions que Lui. Etre pauvre de cœur c’est être comme Dieu, qui ne s’impose jamais, mais en qui il y a la place pour tout le monde, y compris pour le plus affreux des humains. C’est pardonner, c’est user de bonté, c’est vouloir et créer la justice et la paix, quoi qu’il en coûte de sa personne, de sa réputation, de ses biens, comme Jésus lui-même. C’est enfin accepter d’être mal vu, d’être maltraité et même persécuté : les valeurs du Royaume ne sont pas celles du monde mais elles sont capables de soulever le monde !
3- qu’est ce que je vais en faire pour ma propre vie ?
D’abord, nous devons rêver. Rêver qu’un monde nouveau est possible avec Dieu. Malgré tous les obstacles qui viennent des systèmes et du cœur de l’homme, il s’agit de percer d’espérance et de ne pas reculer dans cette espérance. C’est porter une lumière dans le monde.
Ensuite, bien mesurer que jamais Dieu ne nous décevra. Ce qui nous déçoit c’est notre propre faiblesse. Mais peu importe, celui qui est notre allié est puissant et il tiendra toujours.
Enfin, ne pas avoir peur. Et surtout pas peur des autres. Les autres, quels qu’ils soient, sont des amis avec qui il est toujours possible de faire alliance. Surtout tenir dans la prière ; la prière est très puissante. C’est par la prière que nous devenons capables de vivre en Alliance.
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Semaine du 02 au 08 juin 2008
chers amis
ce dimanche constitue pour nous, dans la paroisse de ste anne, une grande journée inter-générations en plein air , pour vivre au rythme de l'"exode" biblique : parcours prévu autour et sur le mont gargan.
le choix des textes et l'homélie s'en font l'écho ; c'est pourquoi, cette homélie ne reprend pas les textes proposés par la liturgie du dimanche ordinaire ...
le temps est variable : il ne pleut pas mais pas de soleil non plus ...
la semaine bien occupée avec des temps de rencontre autour de la Pastorale rurale, des groupes d'Evangile, un conseil économique, un bureau du conseil presbytéral, des préparations autour des fêtes ostensionnaires de 2009, des obsèques, baptême, et ce samedi, 3 célébrations de mariage dont celui de l'un de mes anciens étudiants
je vous dis toute mes amitiés
jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 01 juin 2008
Construire sa vie sur du solide
9e dim A – 1er juin 08 – Construire sa vie sur du solide – cf. Dt 11,18.32; Rm 3,21-28 ; Mt 7,21-27
1- Une vieille maman déjà veuve vient de perdre son fils. Elle me dit : heureusement, je suis croyante, la seule de la famille, et c’est la foi qui me fait tenir. Un jeune me confie : je crois en Jésus ; il est mon ami et je lui confie tous mes secrets. Une jeune femme enceinte doit prendre une décision grave : garder ou non son bébé qu’on vient de découvrir trisomique ; elle demande la prière. Un jeune enseignant décide de partir en coopération dans le tiers-monde ; le poste qu’on lui propose n’est pas celui auquel il rêvait ; en demandant conseil, nous regardons ensemble les motivations profondes qui l’habitent. Ainsi, quotidiennement, nous voyons des situations de personnes qui doivent tenir dans une décision, ou décider sur un point crucial qui ne s’était jamais posé auparavant, ou simplement, approfondir leur sens de la vie à partir de leur foi. Cela concorde avec ce que les textes d’aujourd’hui nous proposent.
2- « Choisis la vie » semble dire le Deutéronome, ce livre de la Bible qui réécrit tout le message de Dieu au peuple d’Israël après que celui-ci ait éprouvé au cours de son histoire quelques hauts et beaucoup de bas. On ne peut pas choisir la vie, la bénédiction de la vie, si on n’a pas d’abord ressenti un bienfait. Non de surface, car en surface, apparaissent beaucoup d’éléments fugitifs, mais un bienfait profond, qui demeure quoiqu’il arrive : par exemple, une expérience où on s’est senti sauvé d’une très mauvaise passe et qu’on ne peut pas oublier. Et en conséquence, parce qu’on en a tiré les leçons, on se maintient dans une ligne de conduite qui nous élève, qui nous maintiendra hors de l’eau. C’est le sens des commandements d’amour du Seigneur. Mais saint Paul dira que ce ne sont pas nos comportements qui nous sauvent, car nos comportement sont toujours marqués par nos limites, notre péché. Ce qui nous sauve, et ce sur quoi nous pouvons bâtir la vie, c’est la Croix du Seigneur, son amour qui offre le pardon à tous ceux qui croient en lui. Faire l’expérience d’être sauvé, gratuitement et définitivement nous conduit à la foi, la vraie foi que rien ne peut faire vaciller. Cette foi qu’on voit à l’œuvre en la vie de Jésus. Voici un homme tout simple, qui a vécu des années dans un village de rien du tout, Nazareth, mais qui a approfondi sa relation permanente à Dieu, son Père. En appuyant toute son existence sur le Père, il devient capable de conduire sa vie comme au diapason de la volonté du Père. Il éprouve une immense liberté intérieure, se sentant porté par le Père. Les obstacles ne manqueront pas, les adversaires s’acharneront, l’incompréhension de l’entourage sera un supplice : il ira jusqu’au bout de sa mission en offrant et en donnant sa vie. C’est ce qu’il propose aux disciples à la fin de son ‘discours sur la montagne’ : non pas des paroles, des supplications ou des prières stériles, mais des actes qui disent la vérité profonde qui habite les êtres. Seuls ceux habités par la vérité seront sauvés.
3- en quoi cela nous enseigne-t-il pour notre aujourd’hui ?
Tout d’abord, regarder quelles sont les bases sur lesquelles est fondée notre vie. La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Beaucoup d’imprévus surgissent. Comment les gérer ? comment ne pas les subir ? Grâce aux bases reçues par l’éducation, ou revisitées par l’expérience, on devient capable de porter les épreuves, parfois avec l’aide et le soutien des autres.
Ensuite, regardons ce qui donne le sens de la vie : c’est la foi qui nous habite. Cela peut être la foi universelle qui consiste à croire en l’homme ou croire en l’avenir. Cela nous engage déjà. Mais il y a aussi la foi en Quelqu’un qui a traversé avant nous la limite de la mort et qui demeure vivant : le Christ. Il est le rocher d’amour sur lequel nous pouvons nous appuyer.
Enfin, en nous appuyant sur Lui, nous avons envie de nourrir notre foi, d’aller de l’avant, de grandir davantage en amour. C’est ce qu’on appelle la communion. La communion au Corps du Christ vécue avec foi, développe en nous cette solidité que rien n’entame, la présence de l’amour sur quoi nous pouvons bâtir solidement notre vie. La communion est notre nourriture
Prions pour ceux qui n’ont plus de repères dans leur vie, mais aussi, que nous développions la base sûre, la base de la foi que le Seigneur nous donne pour aller sans peine jusqu’au bout.
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Semaine du 26 mai au 1er juin 2008
Chers amis
En début de semaine, nous avons accompagné et accueilli un groupe d'une vingtaine de Lituaniens pélerins à pied depuis Lourdes (3.400 km à pied à raison de 30 km / jour) jusqu'en Lituanie. Moment de foi et de fraternité partagée.Ils ont traversé la paroisse depuis Lacelle - Eymoutiers - peyrat vers Bourganeuf
Lectures d'Evangile à Meymac et saint Méard
retraite de première communion à Chateauneuf
journée de fraternité jesus caritas à Yssandon (correze). au même moment, les obsèques d'Yves Vergnaud, notre ancien vicaire général de Limoges.
soirée de prière à St léonard animée par les amis de Seguenega
La visite de couples d'amis du Nord : les Ch'tis ont fait halte en Limousin et ce fut très bon.
rencontre de la fraternité charles de Foucauld à Eymoutiers
Avec toutes mes amitiés
Jean-Michel Bortheirie
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