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dimanche, 25 mai 2008
La nourriture qui fait vivre
St Sacrement - 25 mai 08 – Prof de foi –La nourriture qui fait vivre– cf. 1Cor 10,16-17 ;Jn 6, 51-58
1- Est-ce que ce que nous mangeons c’est bon ? On vient de nous apprendre que tous ces beaux légumes éclatants de couleurs qu’on trouve sur les étals, sont remplis de pesticides ! on nous dit aussi, que la nourriture déséquilibrée, riche en sucres et en acides gras, provoque l’obésité déjà chez les jeunes. Et quand on lit la presse, on apprend que beaucoup de personnes en ce moment ne trouvent plus suffisamment à manger à cause des spéculations financières sur les prix des céréales. Oui, la nourriture peut manquer, tout comme elle peut rendre malade. Où trouver la nourriture qui fait vivre, alors ? dans un jardin ! mais quelle sorte de jardin ? savez vous que c’est dans un jardin que l’homme a été installé par le Créateur selon la Bible et que c’est dans un jardin que Jésus ressuscité s’est montré la première fois aux disciples ? ce n’est pas anecdotique, un jardin ! Beaucoup d’entre nous en font un et pas seulement pour le plaisir, pour y passer un bon temps, aussi pour trouver une bonne nourriture, n’est-ce pas ?
2- Aujourd’hui, les textes nous parlent aussi de nourriture, de la vraie nourriture. Et cette nourriture est pour ceux qui croient au Seigneur, bien sûr. Pour croire, il faut du palpable, du physique, mais pas seulement, il faut que le palpable, le physique, relie à du non palpable, comme le symbole qui unit le visible à l’invisible. Et qu’est-ce que nous voyons ? une nourriture qui est simplement du pain et simplement du vin. Si on s’attache seulement à leur aspect extérieur, c’est comme si on se remplissait le ventre, et c’est tout, comme font les animaux. Mais si on réalise que ce pain, d’abord, nous est donné par quelqu’un, alors on pensera à ce quelqu’un et ce quelqu’un ne peut être qu’une personne qui nous aime ! et si on pense ensuite, que ce pain n’est pas seulement pour soi mais est partagé avec tous ceux qui y croient, alors, le cœur va s’ouvrir à la dimension de tous les frères qui partagent ce même pain. Et il ne s’agit pas seulement de penser à celui qui nous le donne, Dieu, ni seulement de penser à ceux de la même table, les frères, mais penser aussi que ce pain à la fois disparaît en nous et à la fois nous fait vivre, comme le Christ meurt et ressuscite. Ainsi, dans ce symbole du pain, nous entrons dans tout un monde : Dieu nous le donne, le Christ l’accomplit, les hommes sont transformés. C’est pourquoi, nous ne pouvons pas laisser de côté ou marginaliser cet événement que nous vivons autour de ce pain : le pain véritable qui devient, par l’œuvre de l’Esprit Saint, le corps même du Seigneur. C’est le trésor de notre foi, porté dans l’intimité du cœur par les croyants depuis deux mille ans jusqu’à aujourd’hui.
3- A quel niveau cet événement peut-il nous toucher aujourd’hui ?
Tout d’abord, nous sommes des héritiers. Comme des héritiers, nous pouvons dilapider l’héritage ou bien le faire fructifier. Qu’allons-nous faire ? seule notre conscience peut répondre ! toute tradition est bonne quand elle est vivante. Si la tradition ne permet aucune vie, elle est déjà morte, comme l’est tout objet de consommation. Mais si dans la tradition, on trouve du sens, des orientations pour des conduites de vie, alors, on continuera à transmettre
Ensuite, un jour, nous avons été introduits dans une église. Nous avons été symboliquement plongés dans les eaux du baptême. C’est alors que tout a commencé. Le visible, nous l’avons en souvenir. Mais l’invisible : il demeure présent. La vie divine qui transforme a été là semée. A t-elle germé ? si elle a germé, a t-elle poussé ? si elle a poussé, s’est-elle développée ? si elle s’est développée, est-ce qu’elle nous nourrit ? cette vie divine grandit de plus en plus, quand nous nous rassemblons avec les frères autour de la même table, pour partager le repas du Seigneur. Et c’est cela seul qui nous donnera comme des ailes pour porter les événements de la vie ! la nourriture de vie conduit à l’action et ramène à la contemplation.
Enfin, n’oublions jamais que nous sommes en croissance, et ce, jusqu’à la fin de nos jours. Nos artères peuvent bien vieillir avec le temps, jamais notre foi. C’est dans une éternelle jeunesse que nous sommes entrés. Le Seigneur, en nous donnant sa Vie, a franchi toute limite. Il nous portera toujours au-delà de nous mêmes. Continuons sur ce chemin ! Nous, ensemble !
11:00 Publié dans Homélies | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Commentaires
Nous avons de la chance, après la fête du "Corps et du Sang du Christ" où le Seigneur s'offre à nous et nous convie à sa table et nous donne cette lumière intérieure à distribuer aux autres, de recevoir le lendemain, les pélerins lituaniens de passage à Eymoutiers et à Peyrat le château, pour partager un repas, ensemble, autour d'une même table.
"Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés" prends alors tout son sens, nous entrons dans l'amour fraternel, en discutant, en partageant notre pain, nos prières...
Merci, à ces pélerins de nous avoir rappelé que marcher à la suite de Jésus, c'est l'imiter dans notre vie quotidienne, c'est partager, c'est aimer...
DEVENONS CE QUE NOUS RECEVONS.
Ecrit par : anonyme | dimanche, 01 juin 2008
Emeute de la faim : sur une photo une mère défend un sac de farine. Pour elle et d'autres souffrants, je prie.
"Les femmes ne sont pas Dieu.Les femmes ne sont pas tout à fait Dieu. Il leur manque beaucoup moins qu'à l'homme.
Les femmes sont la Vie en tant que la Vie est au plus près du
Rire de Dieu.
Les femmes ont la VIE en garde pendant l' absence de Dieu"
extrait du "Trés Bas" de Christian Bobin.
Ecrit par : SAUX GENEVIEVE | lundi, 02 juin 2008
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