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dimanche, 18 mai 2008

Diversité, unité et communion

Sainte Trinité – année A– 18 mai 08 – Diversité, unité et communion –cf. 1Cor 13,11-13 ;Jn3,16-18

1-         Qu’est-ce qui nous meurtrit le plus, c’est tout ce qui devrait rester uni et qui se désunit. Qu’est ce que nous regrettons le plus ? c’est ce qui divise, sépare pour toujours, sans espoir de retour. Et souvent à partir de bagatelles, des taupinières qui deviennent des montagnes. Mais qu’est ce que nous désirons de mieux ? c’est l’unité, la communion, l’entente, le bien-être ensemble. Et cela dans la famille, dans l’entourage, au travail, et sur la terre des hommes. Ce désir profond, nous l’éprouvons à certains moments : quand un couple de forme, quand on accueille un enfant, au retour d’un être cher, quand on découvre un nouveau milieu de travail, quand on s’installe dans un nouveau quartier. J’ai rencontré une famille qui se retrouve chaque samedi ensemble et ils sont plus de 20 à chaque fois autour de la table. Communion dans la diversité. C’est le sens de la fête d’aujourd’hui où nous célébrons la Sainte Trinité.

 

2-         Le terme de Trinité est un mot obscur connu dans le calendrier mais qui n’existait pas au commencement du christianisme. Ce n’est que vers le 4ième siècle que cette expression a commencé à être employée par les chrétiens pour désigner le nom de Dieu. Car Dieu est toujours Dieu, quelque soit l’appellation qu’on lui donne. Et si les religions ont rivalisé pour lui donner chacune un nom spécifique, et ça a pu être l’occasion de bagarres, parfois sérieuses, c’est aussi à cause de l’expérience que les hommes ont fait de la divinité. Et cette expérience n’est pas quelque chose d’extérieur qu’il faut assimiler, c’est bien plutôt une production intime, intérieure qui produit du sens non seulement pour croire, mais aussi pour vivre dans le quotidien. Dieu créateur de l’univers a été éprouvé comme Père. Père de toute la création. Père de tous les hommes. Mais Il n’a pas voulu rester lointain, immuable, Il a voulu par amour, entrer dans l’histoire des hommes. En devenant homme en la personne de Jésus, les disciples L’ont reconnu comme le Fils du Père. Ensuite, en méditant sur l’allure de ce Fils du Père, on a découvert que c’était l’image parfaite du Père. Et que le Père était un amour qui se communiquait pleinement au Fils et que le Fils ne gardait rien pour lui-même et le rendait au Père dans une profonde unité, dans une communion d’amour. Et que cette communion portait un nom : l’Esprit d’amour qui introduit dans l’intimité du Père et du Fils, toute l’humanité qui accepte d’être aimée et donc sauvée. Et c’est tout cet ensemble qu’on appelle Trinité d’amour, Trinité bienheureuse. Ainsi Dieu est une diversité tellement unie d’amour qu’Il est une communion dans laquelle tout homme qui aime est reçu et sauvé.

 

3-         Cela a bien sûr des conséquences.

Tout d’abord, le respect de toutes les croyances. Dieu n’est pas un personnage sur-puissant qui s’impose aux consciences, même si c’est l’image véhiculée par des religions dans l’histoire. Dieu est un être d’amour qui n’est qu’amour, qui ne veut être qu’amour pour la création entière, malgré tout le mal produit par l’homme. Il respecte et accompagne chacun dans sa quête de vérité, en l’aimant jusqu’au bout, même si au bout de tout, on Le rejetait.

Ensuite, en Jésus, Dieu se fait solidaire de toute l’humanité. Partageant ses souffrances et ses échecs ; et aussi ses espoirs et ses succès. Il signifie aussi en Jésus l’essentiel de la vie humaine. On réussit sa vie quand on se donne aux autres, quand on aime malgré toutes les raisons de ne pas aimer, quand on pardonne du fond du cœur à ceux qui produisent le mal.

Enfin, pour ceux qui ont fait l’expérience de cette unité divine, spécialement nous, les croyants, lui rendre un culte qui soit vrai et accepté c’est traduire dans notre vie la foi en la Trinité. Comment ? En reconnaissant sous les traits de quiconque et spécialement des souffrants, le visage de Dieu et donc tout faire pour eux, parce qu’il s’agit du visage de Dieu. Et dans la communauté des croyants, donc entre nous, construire sans cesse une parfaite communion des cœurs, dans le respect mutuel et l’amour fraternel. Tout le reste n’est que mensonge et hypocrisie !

Demandons à Dieu que ces enfants baptisés aujourd’hui, introduits dans la communauté de l’Eglise, puissent faire, par notre exemple, un chemin de vie qui soit communion d’amour.

Commentaires

Lors de la rencontre nationale du CCFD à Grenoble pour le week end de Pentecôte, nous avons connu une trés grande diversité culturelle, linguistique, religieuse.
Pourtant et, en même temps, une grande unité dans le désir
commun d' un monde plus juste et solidaire; et des personnalités qui donnent envie d' inventer un avenir:
Majid Rahnema : "La pauvreté contre la misère"
Elena Lasida : "Notre mode de vie est-t-il durable?"
John Madeley : " Le commerce de la faim"

Ecrit par : SAUX GENEVIEVE | jeudi, 22 mai 2008

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