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dimanche, 09 mars 2008

De la détresse à la confiance

5edim Carême A–9 mars 08–De la détresse à la confiancecf. Ez 37,12-14 ;Rm 8,8-11 ;Jn 11,1-45

1-         Au cours de cette campagne municipale de nombreuses voix se sont faites entendre : les uns hésitent à repartir pour un nouveau mandat, d’autres se retirent, d’autres se lancent, se risquent. Chaque engagement est une bonne chose à condition qu’il n’y ait pas d’attaques personnelles mais plutôt la recherche du bien commun qui transcende les partis et les opinions. L’urgence est dans la mise en commun des forces. Car, établir la confiance dépend de chacun et plus encore de ceux qui veulent se mettre au service des autres. Mais cette confiance rencontre des obstacles qui viennent de nos cœurs, plus encore que des éléments extérieurs. C’est pourquoi les textes d’aujourd’hui nous invitent à renouveler le passage que nous vivons au baptême, passant de la détresse à la confiance, de la mort à la vie.

 

2-         Le Prophète Ezéchiel après la déportation du peuple de Juda au 6ième siècle av JC, au cœur de la pire des détresses, va proposer une nouvelle perspective à ce peuple abattu, une promesse que Dieu va accomplir : ouvrir les tombeaux. Plus que la détresse matérielle ou physique, c’est la détresse morale qui tue, ou en l’absence de perspective, ou quand la confiance est morte. Or, le retournement ne peut s’opérer que par une profonde transformation intérieure, une conversion, en changeant son cœur, en changeant son esprit, en se laissant habiter par l’esprit du Seigneur. Et alors, tout devient à nouveau possible. Saint Paul le dit encore plus fort : cet esprit reçu au baptême donne vie au corps que nous sommes. Cette vie est résurrection, c’est à dire, passage permanent de la détresse à la confiance, de tout engourdissement vers le dynamisme, de toutes ténèbres qui emprisonnent vers la lumière qui libère. En rejoignant la détresse ultime de l’humanité qui est l’enfermement dans la mort, Jésus lui-même vient témoigner de cette vie de résurrection. On peut ne pas y croire et tant qu’on n’en a pas fait l’expérience, il en sera ainsi. Mais dès lors que l’attente réelle se mue en espérance, Jésus vient sortir des tombeaux ceux qui y sont enfermés comme Lazare. La confiance de Marthe et de Marie associée à la force de vie de Jésus produit l’impensable comme le signe que la résurrection est vraiment à l’œuvre en nous et entre nous. Aussi, convient-il de regarder en nous tous ces obstacles passés et encore présents qui sont autant de tombeaux qui nous empêchent de vivre. C’est le sens d’une démarche pénitentielle pour accueillir en nous la vie de résurrection de Jésus, son amour, son pardon, sa miséricorde.

 

3-         D’abord en nous-mêmes ? y a t-il en nous des détresses qui viennent non pas des autres ni des événements extérieurs mais de nous mêmes ? qu’est-ce qui nous tue à petit feu ? une rancœur enfouie ? un ressentiment contre quelqu’un ? une déception ?

Ensuite par rapport aux autres ? est-ce que par mes paroles, mes pensées, mes actes, je ne mets pas des gens dans des tombeaux ? si je garde rancune, si j’ai de la haine, si je juge, si j’accuse faussement, sans faire le nécessaire pour connaître la vérité, je suis coupable de tuer les autres à petit feu. En ai-je conscience ? ou bien mes comportements contredisent-ils le message de l’évangile ? je peux regarder ce qui se passe dans ma famille, avec le voisinage, dans la commune. Ce n’est pas avec les gens lointains que j’ai des problèmes, c’est avec les plus proches ! et c’est là le plus visible !

Enfin par rapport à Dieu ? est ce que je ne mets pas Dieu dans un tombeau ? oui, je peux enfermer Dieu par mes certitudes, mes bonnes raisons, quelquefois par la bonne image que je me fais de moi-même. En voulant donner des leçons aux autres. Ou en étant absent. Absent de la communauté, absent du rendez-vous que Dieu me donne ? ce n’est pas tant le manque de prière qui met Dieu dans le tombeau. C’est le manque d’amour. Le manque de vérité. Le manque de justice. Le manque de partage. Quand je ne pense qu’à moi, quand l’EGO s’emballe, il n’y a pas de vie de résurrection possible. Regardons tout cela.

Demandons sincèrement pardon. Oui, disons notre volonté de changer profondément notre cœur, que nous entrions à nouveau dans la vie nouvelle du baptisé. Avec la confiance que le Seigneur accorde. Que l’évangile de vie résonne à nouveau dans nos existences.

Commentaires

Nous avons été nombreux, nombreuses en Creuse et en Haute Vienne à être touchés par le Récit du" Pari sur la vie" de Anjali et Vidia, les deux indiennes invitées par le CCFD .
Décision personnelle d'une vie donnée aux autres.
Pour prolonger cette magnifique rencontre et sortir de nous mêmes, lire :
Arundhati Roy ; "Le Dieu des Petits Riens", une autre femme indienne qui a choisi d' ouvrir un chemin aux Sans Voix.

Ecrit par : SAUX GENEVIEVE | mardi, 11 mars 2008

Pardon ! Amour ! Tendresse et Charité !

Que ces quatres lois régissent votre vie, vous portent, vous élévent, avec au coeur la douceur de la satisfaction de la tendresse immense, qui en enveloppant la haine, fera de cette destructrice, la graine de l'amour qui un jour naîtra des cendres froides pour réchauffer les coeurs avec l'acceptation du pardon dans la puissance de l'amour de Dieu.

Ecrit par : anonyme | mardi, 11 mars 2008

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