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vendredi, 01 février 2008

Voyage au Mexique [2]

Lundi 21 janvier

Michel Besse (ici appelé Padre Miguel) mon compatriote, est arrivé dans la nuit avec un groupe de spiritains pour vivre une retraite communautaire, animée par un pere portugais venu la veille d´Éurope. Apres l´échange de nouvelles, nous faisons le tour du quartier. Il a une connaissance quasi encyclopédique de l´histoire du Mexique, de la culture, des problemes et des perspectives. J´apprends beaucoup.

 

Avec Jean Mimiague

 

Jean Mimiague est comme Michel Besse, originaire de Biarritz. Il est pretre au Mexique depuis plus de 17 ans. Apres un ministere dans les structures de santé (centres hospitaliers) a Monterrey, une ville du nord du Mexique, il est a Mexico depuis quelques années et a travaillé sur plusieurs paroisses.

Sa paroisse actuelle est dédiée aux Saints Fondateurs Dominique Guzman et Francois d´Assise. Les Jésuites lui demandent régulierement d´ajouter St Ignace. L´église est agrandie et belle.

Est attenant un grand batiment paroissial sur 4 étages (Jean a fait construire et aménager le 4ieme ) offrant divers services sociaux a la population : dentiste, psychologue, restaurant populaire pour personnes agées 3 fois par semaine, salles paroissiales pour réunions. A coté également une vaste école. Ce quartier a été occupé en 1970 par un groupe de 100 000 personnes. Puis a été viabilisé. C´est une population qui se bat.

Jean me partage ce qui fait sa vie et ses engagements. ses espoirs aussi: Il a préparé un bon repas. Il quittera Mexico dans un mois pour un séjour de santé en France. Apres avoir accompagné et soutenu plusieurs jeunes pretres, il est remplacé par un pretre mexicain.

 

Visite du quartier de COYOACÁN.

 

Tres agréable et coloré ce vaste quartier était situé a 10 kms de Mexico. Tout comme la plupart des villages anciens ont été agglomérés a la grande ville, celui-ci ne fait pas exception. Mais il a gardé son caractere avec ses vastes espaces verts. Visite de la Maison de Cortés construite au 16ieme siecle par le Conquistador, église baroque de St Jean Baptiste, promenade dans les rues et les places. La maison de Trosky est dans le coin. C´est ici que le révolutionnaire a été assassiné en 1941 sur ordre de Staline.

 

Mardi 22 janvier

 

Les Pirámides de TEOTIHUACAN

 

De bonne heure dans un autobús qui démarre de la Gare Routiere du Nord, nous arrivons au bout d´une heure, sur le site grandiose de Teotihuacan. La réalité comme toujours dépasse les images qu´on en avait. C´est le site d’ un peuple disparu a partir du 8ieme siecle. Mais qui a laissé les traces de son architecture, de sa religión et de son organisation sociale. Je grimpe sur la pirámide du Soleil (66 m de hauteur, soit la moitié de Cheops, la base étant de meme taille) puis sur la pirámide de la Lune. Le parcours de la Chaussée des Morts fait plus de 2kms de long, entouré d´architectures. Je visite le Temple de QUETZALCOATL , le Serpent a plumes, figure mythique méso américaine. Le Musée donne beaucoup d ´explications. Tour est tres beau. S´en dégage comme une atmosphere sacrée.

 

Le Zócalo

 

Au coeur de Mexico, sur le site central de la ville azteque, se trouve la grande Place historique. le Zócalo, ainsi appelé a cause du”socle” d´une statue géante. Par extensión, le terme désigne les Places centrales des villes mexicaines.

Visite complete de la Cathédrale avec ses ors et sa statuaire. Nous sommes en plein style baroque mode mexicain. Immense, c´est le plus grand édifice religieux de l´Ámérique latine. Construite en lieu et place du Temple Azteque. Les fouilles récentes en ont fait découvrir des restes.

Il faut savoir que la ville Azteque était construite sur un grand lac. La vision de cette ville de pres dún million d´habitants fut grandiose et fit un grand effet sur les conquistadors en 1521. Cortes la fit détruire en totalité, la fit couvrir de terre, et construisit une ville nouvelle, Mexico, au-dessus. Le lac fut asséché au 19ieme siecle.

 

En ce moment, sur le Zocálo, place immense, se tient le Forum Social Mundial 2008, alternative au Forum de Davos. J´y participe. Multiples débats, expos, concerts. Se fait entendre un appel a l´action, dans la mesure ou le libre échangisme total en amérique du Nord est en train de tuer les fondements agraires de la société mexicaine.  On assiste a la fin programmée des cultures indigenes basées sur la culture du maïs. Seule perspective de survie : l´exode vers les villes sur saturées ou l´émigration clandestine vers les USA voisins.

 

Visite du Musée Anthropologique Nacional pendant une journée , tant le Musée est riche. Prouesse architecturale d´abord, immense, bien disposé. Il nous fait passer dúne région a l´autre, d´une cultura a l´autre, d´une histoire  a l´autre. Le Mexique en lui meme, constitue un monde. Le Nouveau Monde.

Le Musée présente les expressions extraordinaires de la richesse et de la variété des cultures indigenes. On touche a l´histoire des civilisations qui se succedent dans cet espace. Ces évolutions ont été brutalement stoppées par l´arrivée des espagnols en 1521.

 

jeudi, 31 janvier 2008

Voyage au Mexique [1]

Reçues aujourd'hui, les notes de voyage de Jean-Michel Bortheirie, pour vous accompagner jusqu'à dimanche...

 

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Arrivée a Mexico

 

19 janvier 2008

Le vol par la compagnie Aeromexico dure 13 heures entre Paris et Mexico en Boeing 777. Vol sans probleme. Nous frolons le Groënland, survolons le Canada et les USA. Il fait beau sur le Texas. L´arrivée sur Mexico est extraordinaire puisque l´avion survole la ville a 500 m d´altitude. Agglomération tentaculaire, grignotant sur les reliefs alentours. Ville tres colorés, en son centre, une foret de buildings.

 

Le Mexique c´est 4 fois la France en superficie et 110 Millions d´habitants. Il y aurait 40 millions de mexicains dans les USA voisins.

 

Nous atterrissons au tout nouvel aérogare (a peine inauguré) impeccable, de l´Aéroport Benito Juarez, héros de l´histoire mexicaine. Les formalités se font a leur rythme. Roland, un Pere Spiritain canadien m´attend a la sortie. Il est pres de 18h00. En ce mois de Janvier, il fait frais a cette heure. Nous montons dans sa Coccinelle blanche. De fait, on voit beaucoup de Coccinelles dont les fameux taxis - vert pomme –. Explication : la fabrication par VW de cette auto a Puebla, jusqu´a il y a seulement 3 ans. On prévoit de rappeler 40 000 de ces voitures-taxis pour les remplacer.

 

La Ville de Mexico, 18 Millions d´habitants (on ne sait pas tres bien le chiffre : certains parlent de 30 M, d´autres de 23 M) est traversée par de grands axes routiers ou les autos circulent  a vive allure jusqu´a trouver des bouchons. Nous n´en avons pas beaucoup et arrivons a la Maison de Formation spiritaine dans la Colonie Molina de Rosas. Ici, les quartiers sont appelées “colonia” rappelant la colonisation espagnole de 1521 a 1810.

 

Premieres réalités

 

Roland me fait visiter la maison qui comporte 2 parties et qu´il a acquise il y a 3 ans. Et agrandie pour accueillir les jeunes en formation. Hélas, le recrutement est moindre qu´espéré et la maison, tres bien agencée, semble bien grande. Elle assure aussi l´accueil des spiritains de passage.

 

Des le soir, nous nous rendons a la Chapelle N D de Guadalupe dans le quartier LA CASCADA dont s´occupe Roland ainsi qu´une autre chapelle sur le plateau. Il y a une messe commandée par des famillas. ce qui explique qu´il n´y a pas la foule. Mais ca me permet de rencontrer des membres de la communauté. Je suis présenté et aplaudí. Cela se vivrsa a nouveau par deux sois le lendemain dimanche. Il y a des enfants de choeur habillés de rouge et de dentelle blanche.

 

Dimanche 20

2 messes. Je me rends a pied a la Chapelle en traversant le quartier par des escaliers qui dévallent la pente. Ce quartier est composé de familles pauvres venues habiter la en provenance de tous les coins du pays. Ils ont fait souche. Populations dórigines tres mélangées a faibles revenus.

Il y a des plats en vente a la sortie pour “alimenter” une caisse. Je goute ma premiere tortilla bien assaisonnée, avec un jus a base de maïs.

La deuxieme messe est celebree sur le quartier du Plateau. La chapelle est completement renovée grace a un sponsor. Il y a plus d´affluence, des enfants et les famillas, et un choeur accompagné de guitare et banjo.

Aux messes, on frappe des mains a certains cantiques, on se donne la main pour le Notre Pere, on se donne la paix et a la sortie, le pretre bénit  chacun avec de l´eau bénite. Une dame habitant juste en face de la chapelle et tres engagée sur la paroisse, m´offrira une étole verte tissée par les Indigenes du OAXACA.

 

Notre Dame de Guadalupe.

 

Dans l´apres-midi, je me rends a la Basilique de Guadalupe, située dans la partie nord de la ville de Mexico. La Vierge étant apparue 4 fois a Juan Diego est tres vénérée par les mexicains. On en trouve des représentations et des autels a peu pres partout.

Dans le Métro, tres beau, tres progre, rapide, peu cher (2 $ mexicains soit 0,13 euros), stations immenses pavées de marbre, pas de pub. Beaucoup de familles avec de jeunes enfants. A la sortie, on suit le mouvement de la foule qui nous amene devant la Basilique.

En fait, il y en a deux. La plus grande est la plus récente, moderne, contenant 10 000 personnes; elle est archicomble. Quelques personnes traversent la place a genoux. Beaucoup de jeunes, dénfants avec les adultes. L´autre Basilique (l´ancienne), pareil. On y est en train de célébrer une messe; la chapelle du St Sacrement exposé est pleine. De grands panneaux muraux racontent les apparitions et leur suite.

Sur l´esplanade, une grande statue de Jean Paul II.

Je grimpe au-dessus, a la Chapelle des Indiens, parcours entre des chutes d´eaux et des cascades aménagées ; beau panorama et la grande foule; c´est manifestement la grande sortie des familles le dimanche.

Je passe au marché attenant d´objets religieux; il y en a de toutes sortes ce sont des enfants qui s´activent et vendent bien. Je découvre une belle créche et l´emporte.

 

La Place des Trois Cultures

 

C´est une place ou se trouvent disposés par l´Histoire les trois grandes civilisations qui se sont succédées en ces lieux. L´antique Tenochticlan avec des restes deTemples azteques, l´église de Santiago d´époque coloniale (construite avec les pierres des Temples) et des buildings administratifs de la période actuelle.

C´est dans ce quartier qu´eurent lieu les terribles répressions des manifestations estudiantines debut octobre 1968, une semaine avant l´ouverture des JO.

mercredi, 30 janvier 2008

Quelques éléments de notre réflexion sur l'Église

- De plus en plus nous travaillons avec des plans pastoraux mais domine l’individualisme en matière d’action pastorale.

- La religiosité populaire demeure un élément fondamental de l’expression de la foi autant dans le rural comme dans beaucoup de zones urbaines. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour que l’Evangile soit inculturé. Nous voyons cohabiter deux rites : le latin qui nous vient de la colonisation et du monde occidental et celui qui nous vient de cette religiosité populaire qui s’exprime quotidiennement. Ces deux rites ne se compénètrent pas. 

- Nous voyons que la formation des jeunes prêtres se fait en dehors de leur réalité, totalement désincarnée. Être prêtre est encore un chemin de promotion humaine. Le prêtre a un poids énorme dans la vie locale.

- De graves problèmes de pédérastie, autant ceux de notre pays voisin que ceux dénoncés ici même,  ont amené les évêques à une sérieuse réflexion, sans pour autant conduire l’Eglise à un comportement plus humble ou à des changements dans l’accompagnement des prêtres et leur formation.

- Les laïcs dans l’Eglise  vivent encore très dépendants des prêtres, bien que nous discernons chez eux une grande soif de formation, une recherche de la manière de vivre une foi cohérente et engagée, une foi qui tienne la route.

- L’Eglise Mexicaine a perdu ses prophètes, elle n’a plus de parole prophétique (globalement) bien que nous voyons des organismes (laïcs, religieux) travaillant dans une perspective prophétique (CIRM= Conférence des religieux). Ils nous présentent une autre vision de l’Eglise.

- L’impact de la « Quinta Conferencia de Aparecida » est encore difficile de percevoir. Nous en sommes au stade de l’étude du document lequel court de grands risques de passer aux oubliettes. Nous le percevons comme un « souffle de vie nouvelle » pour notre Eglise mexicaine : une foi centrée en Christ, une réponse communautaire face à l’individualisme ambiant, chrétiens engagés au cœur du monde, relance des petites communautés, reconnaissance de toute la richesse des communautés ecclésiales de base ; une Eglise en mission permanente et présente au monde…

Mais comment cela peut il être possible quand nous voyons que les prêtres sont formés pour être « gardiens de l’institution » et non pour la mission au cœur du monde ???

 

Pour autant nous gardons une foi profonde, alimentée par notre accompagnement des communautés auxquelles nous sommes envoyés, des plus pauvres en particulier puisque ce sont eux le chemin privilégié  choisi par Dieu pour se révéler à l’humanité : «  Nous sommes appelés a contempler dans les visages souffrants de nos frères le visage du Christ  qui nous appelle à le servir dans l’accompagnement des pauvres : « Les visages souffrants des pauvres sont les visages divers du Christ présent aujourd’hui en notre humanité »  (interprétation du N°  393 d’Aparecida)

 

Petite synthèse bien imparfaite d’une riche rencontre entre Français présents au Mexique depuis 30 ans ou plus, depuis un an ou moins et heureux de ce qu’ils vivent dans ce pays.

 

Tous les textes parus depuis le 20 janvier sont dûs au secrétaire de la rencontre : Jean Mimiague

lundi, 28 janvier 2008

Quelques réalités mexicaines [9]

PETITE SYNTHÈSE :

Comme le constatent ceux qui sont arrivés il y a peu de temps au Mexique, nous sommes dans un pays aux apparences trompeuses. Il y a ce que l’on voit et la réalité. Le maire de Mexico (au nom bien Béarnais et gascon « Ebrard Cazaubon ») du courant socialiste a fait équiper des piscines comme plages pour l’été. Maintenant c’est le Zócalo du centre ville qui est transformé en piste de patinage sur glace (la plus grande piste de patinage du monde !!!) Mais il a aussi fait évacuer tout le centre ville de « squatters » pour avoir un centre ville « propre » et tranquille pour les touristes… Où sont relogés les pauvres ??? Beaucoup de « tape à l’œil » et peu d’actions réelles quant aux réalités de pauvreté.

Du Mexique de la diversité  culturelle et aux divers modèles économiques et sociaux, nous nous orientons de plus en plus vers un Mexique au modèle unique avec comme conséquences de plus en plus d’inégalités nous conduisant vers une situation explosive. Ici tout explose même famille qui paraissait être une institution très solide.

dimanche, 27 janvier 2008

Quelques réalités mexicaines [8]

L’INFORMATION…

En ce début janvier 2008  la seule journaliste critique qui pouvait s’exprimer publiquement à la radio comme à la télévision voit son contrat non renouvelé. Cela met en doute l’esprit démocratique de notre gouvernement. C’est d’autant plus triste qu’il y aura peu de réactions à cette décision. Ne croyez pas que cela soit pour des raisons économiques, c’était la radio la plus écoutée dans tout le pays. 

samedi, 26 janvier 2008

Quelques réalités mexicaines [7]

LA RECHERCHE AU MEXIQUE :

Analyse d’une spécialiste dans la recherche dans le monde agricole…

« Il est évident, nous le constatons, que nos connaissances sont de plus en plus débiles tout comme le contrôle de nos énormes richesses naturelles. Nous sommes de plus en plus dépendants sur le terrain scientifique et technique lesquels sont entre les mains des transnationales, lesquelles ne font pas de recherche dans notre pays. Tout au plus elles recrutent des ingénieurs de chez nous mais toutes les recherches se font chez eux. Les transnationales ne voient aucun intérêt à s’associer avec les centres de recherche de notre pays. Chez nous ce qui les intéresse c’est la main d’œuvre qualifiée et bon marché. Nous nous rendons compte que la Chine, en plus de sa compétitivité pour les très bas salaires, a avancé à pas de géant dans la  recherche. Quant à nous, ceux qui travaillons dans la recherche dans notre pays, le Mexique, il nous en coûte beaucoup de travailler en équipe, nous avons beaucoup d’exemples d’échecs de projets et de programmes de recherche, ou pour créer de nouvelles technologies et cela pour notre incapacité à nous mettre d’accord entre chercheurs… »   

vendredi, 25 janvier 2008

Quelques réalités mexicaines [6]

LA RÉALITÉ DES PAUVRES, DES TRAVAILLEURS…

Le coût de la vie ne cesse d’augmenter (lait, tortillas et autres produits de base) Nous devinons des problèmes plus graves encore pour l’économie familiale en 2008.

Forte dégradation de la qualité de vie, pas de solidarité entre travailleurs, l’essentiel c’est la survivance et ce que l’on va avoir dans l’assiette pour manger.

Quelques aménagements sont réalisés (aide aux familles, sécurité sociale pour les pauvres …) ne peuvent cacher les problèmes de fond que vit le pays. La santé et l’éducation sont dans des situations dramatiques obligeant de nombreuses familles à recourir au secteur privé ou à s’exclure du droit à la santé et à l’éducation.

Nous savons que le Mexique est un modèle des inégalités puisque nous avons le privilège d’avoir l’homme le plus riche du monde dans un pays qui vit avec 45% de pauvres dont 17 à 20% dans la misère.  

jeudi, 24 janvier 2008

Quelques réalités mexicaines [5]

LES JEUNES ET L’EMPLOI:

30% de la population économiquement active du pays qui travaille ou cherche un travail, est jeune. 60% de ceux qui n’ont pas d’emploi sont des jeunes.

L’âge moyen du premier emploi est de15.7 et 16 ans chez les hommes comme chez les femmes. 53% travaillent à temps complet, les autres a mi temps. La grande majorité de ceux qui arrivent à avoir un emploi ne touche aucune prestation.

Au début 2007, 59 %   des jeunes travailleurs de 14 à 29 ans n’avaient pas d’emploi stable.

mercredi, 23 janvier 2008

Quelques réalités mexicaines [4]

LES MIGRATIONS.

Autant pour la réalité agricole que pour le faible développement de l’emploi les migrations vers les Etats-Unis ne cessent d’augmente et cela malgré le « mur » et toutes les mesures prises par le voisin du Nord pour contrôler ce phénomène. Les multiples dangers, les nombreux décès dans les tentatives de passages de la frontière ne sont en aucun cas un frein pour tous ceux qui cherchent leur salut de l’autre côté. N’oublions pas que les « remesas » (argent envoyé par les travailleurs des Etats-Unis à leurs familles mexicaines), sont la deuxième source de revenus du pays après le pétrole et avant le tourisme.     

Les jeunes, les adultes, de plus en plus de femmes abandonnent leur région pour aller non seulement vers les Etats-Unis mais aussi vers les grandes métropoles du pays. Quelques uns s’en vont pour travailler la terre et se retrouvent sans le savoir travaillant les cultures de drogue.

mardi, 22 janvier 2008

Quelques réalités mexicaines [3]

MONDE AGRICOLE.

La crise ne cesse de s’accentuer, il n’y a plus d’agriculture à vocation familiale. Tout s’oriente vers l’industriel. Exemple : le maïs davantage utilisé pour l’éthanol que comme aliment perdant ainsi sa vocation alimentaire.

Les transgéniques ont déjà fait leur entrée depuis longtemps, ils étaient déjà là par l’intermédiaire des multiples produits agricoles qui nous viennent des Etats-Unis.

Les quelques zones du pays où l’on peut voir un progrès dans la production sont sur le point d’être acheté par les grands producteurs étrangers des produits agricoles ou par les transnationales. Ces entreprises créent des emplois dont les salaires de 4, 4 dollars par jour, dans un pays où le kilo de viande coûte 5 dollars et le litre de lait 1 dollar.

Janvier 2008 ouverture totale des frontières suite aux accords du TLC (Traité de Libre commerce Etats-Unis, Canada, Mexique) Est- ce la fin de l’agriculture mexicaine ? C’est  très probable que nous verrons notre pays envahi par le Mais et le haricot de nos voisins et que no producteurs n’ont aucun moyen de se protéger. Nous n’ignorons pas que les pays riches disposent de multiples « ficelles » pour subventionner leurs produits agricoles, ce que ne peuvent faire les pays en voie de développement. C’est la grande hypocrisie du monde actuel.

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