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dimanche, 30 décembre 2007

La place de l’amour

Sainte famille – 30 décembre 2007 – La place de l’amour – cf. Sg 3,2-14 ; Col 3,12-21 ; Mt 2,13…23

1-        En ce dernier dimanche de l’année 2007, il nous revient peut-être à l’esprit des événements marquants vécus au cours de l’année passée et qui soient des moments heureux. Il est bon de se les remémorer. Parmi ces événements, je citerai les grandes réunions familiales ; comme celles à l’occasion de mariages, baptêmes, anniversaires, vacances, ou tout simplement la réunion du dimanche ou celle de Noël. Ainsi, me disait-on dans telle famille, chaque dimanche, nous venons de Limoges pour passer la journée avec les parents et grands parents. Et maintenant que Papi est décédé, nous allons continuer, car il y a mamie ! Dans les divers sondages en France, la famille est plébiscitée, même si par ailleurs, elle ne se porte pas si bien. Près d’un enfant sur deux naît hors mariage et près d’un couple sur deux connaît un échec. Et mettre en avant la famille, n’est pas toujours bien vu. Et pourtant, en la fête d’aujourd’hui, la fête de la sainte famille, on a envie de regarder d’un peu plus près ce que la Bible nous dit de la famille.

 

2-        Les familles que la Bible présente dans ses divers Livres, sont souvent atypiques. Il n’y a pas de modèle ou de type – standard : chaque famille a une histoire, des particularités, des comportements qui ne cessent de nous étonner. Qu’il s’agisse des Patriarches dans la Genèse, de l’histoire des Rois, aussi des prophètes. La figure du Sage va, lui, mettre en perspective les valeurs familiales puisées au cœur du Décalogue avec le respect dû aux parents par les enfants et précédemment, le respect dû par les parents aux enfants, notamment pour la pratique du sabbat. Ce double refrain du respect mutuel est porté bien haut comme chemin du bonheur à des époques où le respect était peut-être plus rare. Et on trouve des propositions très proches chez Saint Paul qui va les mettre dans une perspective à la fois neuve et exaltante, centrées sur le Christ et sa Parole vécue au quotidien.

On se tourne ainsi vers la famille de Jésus. Elle est à l’image de toute famille laborieuse et effacée. Humble, simple, sans histoire qui transparaisse à l’extérieur. Modèle d’obéissance et de liberté à la fois. Jésus, Marie, Joseph sont parfaitement libres parce qu’ils coïncident avec leur propre vérité, qui est divine. Cette liberté-vérité de chacun est totalement respectée par les autres. Dans cette famille, personne n’appartient à personne et chacun reste au seuil du mystère de l’autre. Jésus n’est pas pour ses parents, il se doit aux affaires de son Père. Joseph prend ses décisions selon la voix de ses rêves. Marie est seule quand elle dit « oui » à l’ange. Mais ces notes distinctes forment ensemble une mélodie. L’amour commence par le respect de l’autre en sa différence. Le respect est une marque insigne d’amour.

 

3-        Est-ce que le modèle de la sainte famille peut nous inspirer aujourd’hui et comment ?

Tout d’abord, trouver le chemin de la liberté dans l’obéissance. Cette obéissance est l’autre manière de désigner le respect d’autrui. On ne peut pas comprendre qu’on est lié par l’amour si on ne se respecte pas, et en quelque sorte, si je n’intègre pas en ma conduite la volonté de l’autre, sa volonté de bien faire et de bien être.

Ensuite, on peut comprendre de l’intérieur que les liens s’approfondissent, car mutuellement assumés dans le dialogue, et parfois, si nécessaire, le silence et la prière. Cet approfondissement conduit à davantage d’ ‘être ensemble’, non dans la fusion mais dans la collaboration étroite et intime où chacun va grandir dans sa liberté et s’épanouir davantage.

Enfin, la sainte famille de Nazareth ne sera pas forcément un modèle imitable quotidiennement mais un secours pour les moments de déception, voire d’échecs que nous rencontrons dans nos familles. Se mettre sous sa protection, c’est faire un acte de foi. C’est aussi espérer quand ça ne va pas bien. C’est enfin vouloir aimer et pardonner malgré tout.

Prions en ce jour en ayant une pensée spéciale d’action de grâces pour les familles heureuses. Et aussi, une prière de demande et de supplication pour les familles éclatées ou déchirées. Qu’en ces temps de fêtes de fin d’année, on n’oublie pas cet essentiel qu’est aimer toujours.

Semaine du 24 au 30 décembre 2007

Chers amis,
 
Après la fête de Noël qui s'est très bien déroulée, je vous adresse mes bons voeux pour cette fin d'année 2007 et un bon démarrage de l'année 2008 !
 
Avec toutes mes amitiés
 
Jean-Michel Bortheirie

lundi, 24 décembre 2007

La Nativité du Seigneur

24 et 25 décembre 2007– La Nativité du Seigneurcf. Isaïe 9, 1-6 ;Luc 2,1-14 (nuit);Jn 1,1-18 (jour)

1-        En ce soir de Noël, n’oublions pas que des SDF sont souffrants ; des retraités ont du mal à joindre les deux bouts ; des éleveurs subissent la chute des cours et les conséquences des maladies de leur bétail ; et d’un bout à l’autre de la planète, la liste des victimes de la violence et de l’incurie des hommes s’allonge, jusqu’à risquer que la vie sur une planète surchauffée disparaisse. Est -ce que fêter Noël a un sens en ce jour ? Ou bien doit – on faire comme ces personnes isolées qui haïssent les fêtes de fin d’année car elles n’y retrouvent que plus de solitude et de peine. C’est pourtant dans notre monde, tel qu’il est, que le Seigneur a choisi de venir et non dans un autre. Noël n’est pas un récit merveilleux qui enchante nos enfances. La fête de Noël contient profondément le sens dont notre monde a besoin pour envisager son avenir. Car, au delà de toutes les croyances ou non croyances qui s’expriment dans notre pays, Noël garde une signification. Et au delà du folklore et d'une exploitation commerciale insensée, cette fête est, pour les chrétiens, le rappel de la naissance du Fils de Dieu à Bethléem. Mais elle a également une signification anthropologique universelle : c'est la fête de la naissance, de la nouveauté, du mystère, de la fragilité de la vie humaine. Et on peut bien sûr la célébrer sans être croyant !

 

2-          Mais est-ce que les textes bibliques nous enseignent quelque chose pour aujourd’hui ? Vous avez remarqué l’extrême sobriété du récit de la naissance dans l’évangile de Luc : « Marie mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune ». Pas de médecin, pas de sage-femme, pas de témoin, Marie et Joseph sont seuls. Aucun confort, aucune sécurité, que de la fragilité. Ils contemplent le mystère de la naissance d’un être à la destinée prodigieuse qui a choisi la simplicité comme jamais personne ne pourrait le vivre. Paradoxe extrême entre la profonde origine divine de cet être et la forme de l’humanité qu’il choisit de vivre. Dieu a décidé dans sa délibération trinitaire de rejoindre l’humanité dans ce qu’il y aurait des plus bas, de plus élémentaire, de plus simple. Et ainsi, en se mettant au niveau de l’extrême, tous les hommes peuvent avoir accès au mystère, à condition de s’y disposer. Mais qui sera disposé à être rejoint par lui ? Uniquement ceux qui ont un cœur assez simple pour l’accueillir, tels Marie et Joseph. Il faudra le cœur simple des bergers pour entendre l’annonce des anges. Car les anges ne peuvent communiquer leur message qu’à des personnes habitées par la simplicité. Quand le cœur est encombré, il est sourd à l’indicible, au léger, au mystère. Mais quand le cœur est simplifié, il est capable d’entendre la petite musique de la vie, de la joie, de l’amour donné. Quand la place est prise par le bruit, l’hyper consommation ou le goût de l’argent, il n’y en a pas pour l’Enfant de la crèche. Quand au contraire, la prière, le désir d’une vie plus belle, la relation avec les autres sont de norme, ou quand l’ego a été un peu dompté, c’est alors qu’il y a vraiment place pour l’Enfant de la crèche.

 

3-            Comment pouvons-nous vivre au mieux cet événement de Noël ?

Tout d’abord, comme événement spirituel, nous pouvons ouvrir notre cœur à un chemin de simplicité. Heureux les cœurs simples, ils sont capables d’accueillir ! Se libérer, avec la grâce, de toute non vérité, des calculs et arrière pensées. Découvrir la fraîcheur de l’esprit d’enfance.

Ensuite, comme style de vie, nous pouvons nous engager sur un mode de vie simple, sans excès de consommation mais en modifiant bien des comportements qui nous enferment sur nous-mêmes au lieu de nous libérer.

Enfin, partager la joie intime profonde de cette naissance, devenir des missionnaires de la simplicité sans crainte du ‘qu’en dira-t-on’, avec la conviction nette que notre monde a besoin pour continuer sa course, de modes de vie simple que tous les hommes puissent partager .

Prions pour nous-mêmes, que cet événement de Noël ne soit pas seulement l’affaire d’un jour dans l’année. Mais que peu à peu il modèle notre existence quotidienne et nous transforme.

dimanche, 23 décembre 2007

Dimanche 23 décembre

Chers frères
 
Le calendrier ne nous laisse pas de répit. mais c'est la joie de Noël que nous vivrons, unis de coeur et d'esprit.
ce matin, pour la messe, les routes verglassées ont rebuté des fidèles pour se rendre à la messe à Eymoutiers ; d'autres ont fait des têtes à queue avec leur voiture. mais nous avons quand même bien célébré.
dans les petits villages, autour de la crèche, de belles célébrations et simples à la fois ; j'ai assisté à l'une hier soir.
en cette nuit de Noël, je serai proche de vous de coeur et d'esprit, surtout, vous (destinataires de ce courrier) qui habitez dans divers pays d'Afrique et d'Asie. Que la joie des communautés réunies soit en signe d'espérance pour notre monde.
 
Je vous dis toute ma fraternité
et encore, TRES JOYEUX NOËL A TOUS !
 
Jean-Michel Bortheirie

Dieu avec nous

4e dim Avent A – 23 déc 07 – accueillir « Dieu avec nous » cf. Is 7,10-16 ; Rm 1,1-17 ; Mt 1,18-24

1-      Il y a quelques jours j’ai participé à une session universitaire qui portait sur le thème des « nouvelles parentalités ». Le terme même de parentalité est un mot nouveau qui d’emblée remporte du succès, à la fois pour répondre à l’évolution de la famille et aussi mieux nommer le parent ou celui qui prend la place du parent. En effet, la famille contemporaine connaît de multiples combinaisons, superpositions ou dissociations. On dissocie la sexualité et la procréation, on dissocie la parenté biologique et la parenté sociale, on dissocie l’alliance et la filiation, on dissocie même la conjugalité et la parentalité. Il n’y a pas de nécessité à être parent pour engendrer un enfant. Il existe d’autres formes de filiation que les liens du sang. Bien sûr tout cela est complexe. Mais ces réflexions m’ont fait penser aux textes d’aujourd’hui en cette veille de Noël, notamment l’histoire du « papa Joseph ».

 

2-         L’évangile de Matthieu présente une approche différente que chez Luc, alors que les seuls évangiles qui nous parlent de la naissance et de l’enfance de Jésus sont justement Matthieu et Luc. Luc nous présente plutôt le point de vue de Marie, et Matthieu nous présente le point de vue de Joseph. Et qui était Joseph ? c’est un homme d’Israël dont la généalogie remonte à Abraham, se poursuit par David et les rois d’Israël. Il est membre du peuple de l’Alliance. On nous a dit qu’il est accordé en mariage avec Marie, laquelle est enceinte ! va t-il la garder ? la répudier ? C’est un homme juste. Il ne cherche pas le scandale, il veut garder le secret. Alors, dans un songe, le Seigneur lui fait entendre quelque chose : non pas le faire revenir sur sa décision de renvoyer Marie, mais l’investir d’une mission essentielle, faire entrer dans la descendance de David l’enfant que Marie porte en son sein. Car il n’est pas possible que Dieu prenne des chemins impossibles pour entrer en humanité. Dieu respecte l’humanité totalement, y compris dans ses règles de droit ! Et c’est par ce profond respect qui est la seule marque de l’amour, sans forcer, sans s’imposer, que Dieu va pouvoir engager un chemin vrai mais secret avec un couple d’abord, puis une famille, une généalogie, une parenté, un clan, un peuple, et enfin, tous les peuples. Il porte le nom de Sauveur (Jésus veut dire « Dieu sauve ») qui fait écho au nom de la promesse faite dans les temps anciens : Emmanuel c’est à dire, « Dieu avec nous ». C’est parce qu’il est avec nous jusqu’au bout que Dieu sauve tous les peuples. C’est parce qu’il a pris nos chemins les plus sinueux soient – ils qu’il est crédible dans ce qu’il engage pour les hommes. C’est parce qu’il a voulu l’assentiment de deux jeunes gens : Marie et Joseph, que sa proposition d’être sauvé est libre et que tout homme à la fois, peut accepter l’offre du salut ; et le refuser parce s’il n’est pas encore disposé à son accueil. Dieu est patient. Pour lui, les siècles sont un jour, mais chaque vie est unique. Il approche chacun avec le même respect et la même bonté. Toujours en secret.

 

3-         Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?

Tout d’abord, admettre que Dieu soit avec nous, dans notre intimité humaine la plus profonde, ne peut être que le fruit d’une expérience. L’expérience de sa présence qui sauve, qui guérit, encourage, soutient, c’est la manifestation qu’il est avec nous dans les difficultés, les épreuves, qu’il nous rejoint aussi loin que nous croyons être.

Ensuite, l’expérience que nous faisons aujourd’hui, est celle de tous les croyants depuis Abraham. Toute la généalogie de Jésus et toutes nos généalogies ! seulement, nous avons peu conscience que nous sommes d’un Peuple qui transcende toute l’histoire humaine et toutes les frontières ! ainsi, c’est toute l’humanité qui est touchée par le salut et nous sommes témoins.

Enfin, en cette veille de Noël, nous ne pouvons pas oublier, sous la frêle image de l’Enfant de la crèche, sous les frêles traits de Marie et de Joseph, qu’il ne s’agit pas d’un conte merveilleux mais la manifestation secrète de Dieu qui est entré en humanité pour nous sauver.

Prions en cette période de préparatifs, que tous ceux qui vivent sous le mode des nouvelles parentalités, de manière choisie ou de manière subie, soient rejoints par l’Emmanuel.

 

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Semaine du 17 au 23 décembre

Chers amis
 
La semaine a été florissante d'activités et de répétitions en vue de Noël : dans les 5 grandes églises, préparation des veillées (montage de 15mn à produire) pour projection sur grand écran à Eymoutiers et orchestre, groupe folklorique limousin pour les chants de Noël à La Croisille, crèche vivante avec les animaux à Peyrat, uniquement avec les enfants à Linards et messe du jour à Chateauneuf avec un choeur. Et pour les 20 petites églises, une célébration autour de la crèche : les "missionnaires " des villages ont été envoyés au cours d'une cérémonie le 20/12 à la Collégiale d'Eymoutiers. J'ai senti cette année une participation plus étendue à tous les villages.
nous avons eu plusieurs groupes de lectures d'évangile (Chateauneuf, Eymoutiers, St martin Chateau) dont un qui démarre : c'est le 6ième groupe.
Journée de théologie avec Christoph Theobald et un groupe de compagnons de la Creuse, travail avec l'équipe d'aumonerie diversifiée du MRJC, messe  de Noël anticipé à la maison de retraite de Chateauneuf. Une célébration d'obsèque (d'un monsieur qui recevait mon homélie par la Poste) ; c'est le troisième de mes lecteurs qui décède ces dernières semaines) et deux visites de prière à la maison auprès de personnes décédées.
préparation de la retraite que je vais donner en janvier 2008 à 45 prêtres en Bretagne.
enfin, préparation du numéro de janvier du journal "Montagne Limousine" en Corrèze sans oublier les rencontres avec quelques maires avec échanges de cadeaux !!
samedi soir, lancement d'une équipe dans l'esprit du CMR (chrétiens en Monde Rural)
 
Bonne préparation de Noël et déjà Très Bonne Fête !!!
 
avec toute mon amitié
 
Jean-Michel Bortheirie

dimanche, 16 décembre 2007

La Joie pour ce qui vient

3e dim Avent A – 16 déc 2007 – La Joie pour ce qui vient –cf. Is 35, 1..10; Jc 5, 7-10 ; Mt 11, 2-11

1-         Qu’est-ce que la joie ? la véritable joie ? est-ce que nous l’expérimentons ? Tout récemment, dans une maison : Martine vient de perdre son mari après 55 ans de mariage et c’est une immense douleur ; mais elle n’éteint pas son cœur dans la peine, elle attend la visite de sa petite fille et cela lui donne de la joie car ses enfants, elle-même, ses petits enfants sont des croyants et savent que le papi est dans la paix du Seigneur. Dans une autre maison, c’est le témoignage de Marie-Jeanne, engagée dans le service des autres : elle participe à des réunions, alors que son temps est très pris et qu’elle en a peu pour elle-même et sa famille. Mais cela lui procure de la joie car elle vit aussi d’amitié, et qu’elle reçoit du courage des uns et des autres. Ainsi, la joie ne signifie pas que la vie soit sans histoire ; au contraire, cette joie est plus profonde que toutes les épreuves. C’est aussi ce que nous enseigne la Bible en ce temps de l’Avent : la joie pour ce qui vient.

 

2-         Car l’Avent est le temps de l’attente ; une attente anticipée par cette joie. Comme les captifs dans l’histoire biblique qui revenaient vers leur pays après avoir été libérés de leur exil à Babylone : tout était difficile, et même à vue humaine, impossible. Pourtant, c’est avec une joie remplie d’espérance qu’ils reconstruisent les ruines et les villes de leurs propres mains. Pourquoi ? simplement, ils se remettent sur leurs pieds par la force qu’ils reçoivent de Dieu Sauveur, en qui ils ont mis tout espoir.

Et pour le Baptiste de l’Evangile, il en est de même. Emprisonné par le pouvoir d’Hérode, réduit à néant, bientôt décapité, il se tient comme à la porte et de sa prison, il veut entendre la joie de l’avènement du Sauveur. Il veut voir avec son cœur la transformation opérée par Jésus chez tous ceux qui l’écoutent et l’accueillent. Malgré l’épreuve ultime qu’il engage dans sa vie, il ne s’écoute pas, il ne se retourne pas sur lui-même, Jean se dispose tout entier vers celui qu’il a annoncé : Jésus, qui rend vivante la Parole de l’Evangile dans le cœur de ceux qui sont brisés par toutes sortes de souffrances. Les pauvres sont guéris et la mort est vaincue. Ainsi, Jean le Baptiste, écrasé par la violence injuste, éprouve au fond de lui la joie profonde, la joie parfaite, celle qui permet de porter tout et qui peut se communiquer à celui qui est écrasé et qui n’a plus d’espoir.

Ainsi, se laisse voir le Royaume de Dieu. De manière simple et discrète car le Royaume de Dieu se vit dans le cœur des hommes. Mais de manière puissante, parce que tout apparaissait impossible et pourtant tout advient au mieux chez chacun avec la joie que procure son accueil.

 

3-         Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?

Tout d’abord, les événements que racontent la Bible ont un sens pour nous-même. Ils nous disent l’essentiel : quand tout va mal, quand tout paraît perdu, quand le découragement guette, la Parole vient toucher le cœur. Elle nous dit que ça ne finit pas comme ça. Que du nouveau est en train de se préparer comme une semence encore enfouie et qui va donner son fruit. On peut subir de grandes épreuves, celles qu’on n’avait jamais imaginées ; celles qu’on ne pouvait pas préparer. Elles ne sont que des passages vers un autre état.

Ensuite, les difficultés même excessives, ne peuvent éteindre chez le croyant ce qui l’habite au plus profond : l’espérance. Il faut du temps, bien sûr. Mais l’espérance est certaine. Et au bout du compte, on éprouvera la joie.

Enfin, nous avons une fonction de témoignage autour de nous et dans le monde qui nous entoure, même s’il est sourd à tout discours. Beaucoup de gens sont enfermés dans leurs horizon matériel. Ne savent plus où trouver de l’espoir. C’est le seul témoignage de la joie, la joie vraie du cœur, qui peut ouvrir un avenir à ceux qui peinent.

Prions pour ceux qui perdent espoir, qu’il trouvent autour d’eux les témoins de la joie, la joie d’être sauvé. Et qu’en cette préparation de Noël grandisse la vraie joie au cœur de notre vie.

Semaine du 10 au 16 décembre

Chers amis
 
La semaine écoulée vécue sous températures basses mais bien ensoleillée, s'est partagée entre divers lieux.
réunion de travail au bureau du conseil presbytéral de Limoges, visite chez les parents au Pays Basque (où on est allé voir l'étape sur notre route de Compostelle en 2008), session de formation à Toulouse sur "les nouvelles formes de parentalité". Mais aussi, groupe de lecture d'évangile à Auphelle, diverses préparations, soirée très intéressante avec les couples mariés en 2007 et les couples accompagnateurs au mariage.
dans cette préparation de Noël, je vous dis toutes mes amitiés
 
Jean-Michel Bortheirie

dimanche, 09 décembre 2007

Préparez le chemin du Seigneur

2edim Avent A –9 déc 07–Préparez le chemin du Seigneur– cf. Is 11,1-10 ; Rm 15,4-9 ;Mt 3,1-12  ===================================================================

1-        Préparer. C’est une activité courante et permanente. On prépare le repas et parfois on prend du temps pour ce faire, surtout un jour de fête. On prépare le sol. Les agriculteurs en ce moment de l’année préparent les semis par un labour de leurs parcelles. On prépare un voyage en s’informant ou en fouillant dans les documents les plus divers. On prépare le chemin qu’on parcourra l’an prochain vers Compostelle ! On prépare un diplôme en travaillant d’arrache pied pour l’obtenir compte tenu des délais ou des débouchés. Un professeur  prépare toujours la classe avant de se mettre à enseigner. On prépare son mariage longtemps à l’avance. Certaines préparations comportent de véritables rites comme la préparation du thé, d’autres reviennent chaque année comme la préparation de Noël. Préparer, c’est aussi savoir où l’on va. Et si, ce temps d’Avent était aussi un temps de préparation : préparer, comme nous y invite la Bible, le chemin du Seigneur. Car Il vient !

 

2-        Le prophète Isaïe, sans doute le plus grand prophète de la Bible, met en phase un peuple désespéré par les événements de son histoire, avec une promesse d’avenir extraordinaire : un  nouveau roi viendra, à qui Dieu donnera tout ce qu’il faut pour gouverner avec sagesse ; l’esprit du Seigneur reposera sur lui et il rendra une justice impartiale avec un esprit de discernement. Et cette harmonie sociale s’étendra à toute la création. En fait, comme au début du livre de la Genèse, l’humanité vivra en paix avec les animaux exerçant une domination douce à l’image d’un enfant jouant avec le cobra.

            Cet horizon désiré ne s’accomplit pas comme un coup de baguette magique. C’est pourquoi, la venue d’un Sauveur ne s’effectuera pas automatiquement, sans consentement des hommes. Au contraire, et c’est l’interpellation rude de Jean-Baptiste perçu comme le dernier des prophètes, il ne peut survenir du mieux qu’en le préparant, qu’en s’y préparant. C’est dans un désert que le cri retentit, c’est à dire, là où l’oreille de l’homme s’est détachée de tous les bruits ou brouhaha qui l’encombrent. Et ce cri va rejoindre tous ceux qui sont en recherche. Comme une petite musique qui va bouleverser les cœurs, et les mettre sur un chemin imprévu : préparez-vous en vous transformant ! Il n’y a plus de situations acquises d’avance, plus de privilèges de la race, de la classe ou de l’âge, il n’y a qu’un moment à saisir, comme une chance, comme une espérance : c’est, changer son cœur, c’est à dire changer sa manière de penser, ses perspectives et rêves. Car tout est chamboulé avec cet événement imminent : la venue du Sauveur ; rien d’autre ne compte et il faut d’urgence le préparer et s’y préparer.

 

3-        Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?

Tout d’abord, c’est quand tout paraît perdu que tout devient possible. Nous pouvons être entourés de pessimisme, pleins de « à quoi bon ? », il nous revient d’entendre une autre musique. Oui, quelque chose de beau, de grand, de noble, peut advenir. Cela supposera de toujours chercher des chemins nouveaux pour la pensée, pour les préoccupations, pour les soucis, de sorte que l’esprit puisse se mettre sur une voie nouvelle.

Ensuite, cela suppose une conversion. Nos habitudes : est-ce que nous n’avons pas des habitudes très belles certes mais qui bloquent ? l’heure de la messe par exemple. Notre pratique dépend-elle de l’heure habituelle de la messe ? Nos relations : est-ce que nous rencontrons toujours les mêmes personnes ou est-ce que nous sommes toujours fâchés avec les mêmes ? Notre confort moral, nos certitudes, tout peut être changé pour un mieux !

Enfin, le Seigneur vient. Ce n’est pas un slogan. Mais une brûlure. On peut risquer : mépris, incompréhension ou rejet. La venue du Seigneur nous met déjà dans une disposition de renouveau et de bonheur, à la mesure où son chemin est davantage préparé en nous. Le sentons-nous ? Prions pour préparer le chemin du Seigneur et par nous, qu’autour de nous on s’accroche à l’essentiel de la vie : amour et paix véritable avec la grâce du Seigneur lui-même.

Semaine du 03 au 09 décembre 2007

Chers amis
 
ce dimanche, nous nous retrouvons, les marcheurs de Compostelle pour découvrir le film denotre étape gersoise du mois d'aout dernier. Au dernier moment la salle de cinéma n'étant disponible, l'adjoint au maire d'Eymoutiers nous met dans une grande salle de la mairie pour la projection.
la semaine, chargée de rencontres, réunions, célébrations. Des groupes d'évangile dans les maisons, toujours intéresants car c'est l'occasion pour les personnes d'exprimer ce qui les habite profondément.
le dimanche intergénérations du 2 décembre à la salle des Fêtes de Chateauneuf la foret a été un succès; nous revivrons une nouvelle édition le 10 février à Peyrat le Chateau.
bonne seamine
 
et toutes mes amitiés
 
Jean-Michel Bortheirie

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