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dimanche, 28 octobre 2007

La surprise qu’est Dieu

30e dim C – 28 octobre 2007 – La surprise qu’est Dieu – cf. Si 35, 12-18 ;2 Tim, 6-18;Lc 18, 9-14 

1-        Une dame me raconte : « j’ai eu envie de connaître Dieu et je suis entrée dans l’église du quartier, ne connaissant pas les habitudes ». Il faut préciser que cette dame d’une quarantaine d’années est issue d’un milieu pauvre. Elle voit une place libre près d’une dame vêtue d’un manteau de fourrure « s’il vous plait, est-ce que je peux me mettre à cette place ? » « sûrement pas », lui répond celle-ci, l’air offusqué. Alors, elle se met à l’écart, sur un banc libre. Or, c’est la place de la chorale ; la chef de chœur la renvoie aussitôt plus loin : « ce n’est pas votre place ici ! ». Finalement, elle trouve une place d’où elle n’est pas renvoyée. Mais ce premier jour, elle n’a pas reçu d’accueil. Elle persévère et quelques temps plus tard, elle demande le baptême. Aujourd’hui, elle est catéchiste dans sa paroisse.

            Tout ceci ressemble à une surprise que fait Dieu à l’Eglise, à travers cette nouvelle venue. Or il y en a beaucoup aujourd’hui qui arrivent ainsi, comme par inadvertance. Est-ce qu’on trouve des choses semblables dans la Bible ?

 

2-        Dans les textes d’aujourd’hui, c’est la manière de Dieu, différente de l’avis immédiat des hommes qui est mise en valeur. Dans les contextes du monde, ce qui est premier, c’est l’apparence, c’est la bonne mine, tout ce qui fait impression. Or Dieu, ne s’embarrasse pas des apparences. Il voit le cœur et répond quand le cœur est vrai et donne réponse à celui qui laisse place à l’action de Dieu. Dans l’évangile, une mise en scène, presque caricaturale, met en parallèle la double arrivée, dans le sacro-saint Temple de Jérusalem, d’un pharisien, c’est à dire quelqu’un de totalement inscrit dans les bonnes habitudes religieuses et celle d’un publicain qui ne peut pas avoir de place dans ce lieu de prière puisqu’il s’exclut lui-même par ses comportements insupportables pour les bonnes mœurs. Comment ose t-il entrer dans ce lieu ? Sa simple présence scandalise le public. Mais parce que Dieu a parlé dans son cœur, parce qu’il s’est ouvert à son action, il découvre l’amour qui l’a précédé, il découvre en même temps tout ce qui l’en a éloigné, il veut changer. Et comment peut-il changer ? Simplement en laissant Dieu agir dans son cœur. Et peu importe ce que peuvent en penser les autres, rien ne compte que le chemin nouveau qui s’ouvre devant lui et qu’il n’avait jamais soupçonné jusque là. Le pharisien, au contraire, ne peut supporter cette présence insolente d’un pécheur public à ses cotés. Lui qui fait tout bien, qui est l’exemple même de l’application de la loi de Dieu,  soudain, se trouve transporté en esprit au niveau du Juge éternel. Il juge autrui en se prenant pour l’étalon du jugement. Et dès lors, il prend la place de Dieu. Et par sa suffisance, il n’y pas de place pour Dieu dans son cœur. Il se suffit à lui-même. On ne peut rien pour lui, même pas Dieu. Un cœur fermé ne peut laisser entrer la grâce. Un cœur ouvert, même s’il a beaucoup péché, en lui, surabonde la grâce.

 

3-        Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?

Tout d’abord, Dieu continue à frapper à la porte, d’une manière nouvelle et surprenante. Ce peut être par des personnes qui viennent à notre rencontre, auxquelles on n’avait jamais pensé ; quand nous réfléchissons d’une manière neuve avec des personnes de notre entourage et qui partagent notre foi ; quand un événement nous frappe davantage. Est-ce que notre cœur est ouvert ? est-ce que nous pouvons ouvrir notre cœur ?

Ensuite, nous pouvons réagir à la manière du pharisien, par défaut d’accueil, de bienveillance, de bonté. Nous pouvons fermer la porte de notre cœur à Dieu. Et alors, Dieu ne peut rien et nous nous aigrissons dans nos certitudes.

Enfin, recherchons ce qui donne sens à nos vies. Qu’est-ce qui fait la valeur de notre existence ? Partager le meilleur avec ceux qui nous entourent. Et découvrir chez eux, quels qu’ils soient, ce qui me fera encore avancer dans la connaissance et l’amour du Seigneur.

Prions, pour que ce nouveau printemps que Dieu a préparé pour l’humanité, se manifeste par des attitudes d’accueil, d’ouverture et de bonté des croyants, envers tous ceux qui cherchent.

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