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dimanche, 14 octobre 2007
Confiance et reconnaissance
28e dim C – 14 octobre 07 « Confiance et reconnaissance »cf 2 R 5,14-17 ;2 Tm 2 ; Lc 17,11-19
1- Il est déjà arrivé que des personnes profondément malades, ne sachant pas l’origine de leur mal être, cherchent à guérir en tentant d’aller à la racine, avec l’aide de thérapeutes aux techniques diverses. Cette quête est parfois longue, la guérison n’est pas assurée, on cherche à comprendre ce qui est arrivé. Y compris pour des maladies comme le cancer dont on nous assure que pour 70% des cas, on n’en connaît pas la cause. Les symptômes du mals’en iront peut-être pour un temps, mais tant que le fond n’a pas été guéri, ils reviendront. Et comment guérir ? Par une confiance à donner à quelqu’un mais qui est impossible à donner quand on n’a déjà pas confiance en soi-même. Pourtant, ce serait le seul chemin pour une guérison véritable.
2- Le drame de l’humain est traité par la Bible et sa guérison aussi. Quand le livre des Rois (un Livre biblique qui raconte 600 ans d’histoire, de l’avant-royauté à la déportation à Babylone) le rapporte, il prend soin de montrer les démarches que les hommes sont prêts à engager, jusqu’à la folie. On veut à tout prix guérir. C’est le cas du général de l’armée syrienne (un étranger à Israël) Naaman, malade de la lèpre. En acceptant, en faisant confiance à une parole du prophète Elisée, il va se baigner dans le fleuve Jourdain comme on le lui demande. Geste sans importance mais qui produit son fruit, la guérison, parce qu’il s’est disposé, malgré sa réticence, à accueillir l’impensé. Il viendra le reconnaître et sa vie en est changée. Désormais, il fait l’expérience en son corps de la proximité de l’Auteur des bienfaits qui est le Seigneur lui-même. Ce n’est pas le corps qui est changé. C’est son cœur et tout lui.
Dans l’évangile il est aussi question de lèpre. Ils sont 10, les lépreux. Ils crient vers Jésus leur désir d’être guéris, c’est à dire, d’être réintroduits dans le paysage humain qui les a exclus. Ici, pas d’appel à faire un geste, mais opérer un déplacement. « aller voir les prêtres du Temple qui feront le constat de la guérison ». Et pourtant, rien n’a changé en eux. Sauf qu’ils ont fait confiance. Et cela les a transformés. Etait-ce suffisant ? Le texte nous dit qu’un seul d’entre eux, samaritain, non dévot du temple, fait demi tour pour reconnaître l’auteur de la transformation qui s’est opérée en lui. Il vient reconnaître par Jésus, l’auteur de ses bienfaits, qui est Dieu lui-même. Ainsi, non seulement le corps est guéri, mais le cœur aussi, tout l’être donc. Une vie nouvelle tout entière entre les mains de Dieu et de Dieu seul s’ouvre devant lui.
3- Qu’est ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, saisir que dans la vie tous les moments ne se ressemblent pas. Certains moments sont ordinaires, d’autres exceptionnels. On ne peut pas les traiter de la même manière. Tout ne se ressemble pas. Il est des moments plus cruciaux où c’est notre être tout entier qui est saisi : on va à l’essentiel, on joue le va tout ; le détail, on laisse tomber. Nous l’expérimentons par exemple lors d’un grand deuil, un accident, une grave maladie. A ce moment là, on crie vers Dieu, parfois sans le connaître. C’est dans l’expression du cœur.
Ensuite, on est appelé à la confiance. Est-ce qu’on appelle avec confiance, ou bien avec un petit doute du genre « essayons, de toute façon ça ne peut pas faire de mal… ». La confiance c’est une vérité du cœur. Est-ce qu’on est tout entier dans cette demande. Est-ce qu’on est prêt à aller jusqu’où nous conduit cette confiance ? c’est à dire, sommes nous alors prêt à entrer dans une liberté telle qu’on se détache même de la demande que nous effectuons ?
Enfin, qui est l’auteur de tout ? qui produit la guérison ? la médecine ? soi-même ? ou bien celui qui permet que dans ce climat, les choses s’arrangent au mieux, se disposent dans un croissance de l’être tout entier ? celui qu’on n’ose même pas appeler par son nom et qui pourtant nous porte, quoiqu’il arrive, et qui vient au secours de notre manque de foi.
Prions aussi pour tous ceux qui cherchent, qui ne savent pas demander, qui ont peur, qui ne peuvent pas faire confiance. Pour qu’un chemin de miséricorde s’ouvre devant eux. Et aussi pour nous mêmes, qui nous sachions surtout et toujours rendre grâce à la Grâce qui nous porte
11:00 Publié dans Homélies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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