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dimanche, 19 août 2007
Baptême du feu pour notre terre
20edim C– 19 août 07 –« Baptême du feu pour notre terre » cf. Jr 38,4..10; He12,1-4; Lc12,49-53
1- C’est au cours des préparations des baptêmes ou lors de rencontres avec les jeunes parents, qu’assez aisément, on parlera des valeurs de l’Eglise comme l’amour, la solidarité, la tolérance, le respect des autres, la paix. Tout cela est vrai. Mais en même temps, on se rend compte que l’expérience chrétienne va bien au-delà. Dans bien des pays comme chez nous, s’affirmer chrétien est perçu comme de l’intolérance. C’est peut-être aussi votre expérience. Et au lieu de produire la paix, on est en butte à la contradiction. Est-ce que c’est normal ? Les textes d’aujourd’hui nous en disent quelque chose.
2- Dans toute la Bible, on met en rapport les prophètes du Seigneur et les faux prophètes, et on ne sait pas toujours bien les distinguer. Ainsi, le prophète Jérémie, au tournant des époques où les rois d’Israël, appuyés par les prophètes de cour, cherchaient des alliances avec les puissances voisines pour ne pas disparaître, rappelle quelle est la vérité de Dieu. Ce n’est pas en s’alliant aux valeurs du temps que vient le salut, c’est au contraire, en acceptant un profond renouvellement intérieur, même en contradiction avec l’esprit du temps, qu’on entre dans les vues de Dieu. Et cela n’est pas accepté. Jérémie sera persécuté et finalement libéré par la grâce d’un étranger (éthiopien), nous dit la Bible, peut-être touché par la rigueur et la vérité de cet homme de Dieu.
Jésus, lui-même, est aussi en butte à la contradiction. Mais cela ne l’arrête pas : il va dire le vrai à temps et à contre temps. Non en paroles mais en actes. Parce qu’il est animé par l’Esprit Saint. Porteur d’une parole de vie qui enflamme les cœurs. On ne peut pas rester indifférent à son message. Il s’agira de choisir : le suivre ou le laisser. Choisir de le suivre suppose qu’on sacrifie des manières de penser et d’être, peut-être, de se mettre en porte à faux avec les gens de sa famille ou les gens de son milieu social ou professionnel. C’est un baptême qu’il propose, c’est à dire un passage. Le passage d’un état d’indifférence à un état de renouveau profond, en se laissant habiter par le même feu, par le même Esprit que celui qui l’habite. Ainsi, de proche en proche le même feu se propage des uns aux autres, un feu d’amour, parfois exigeant, mais toujours vital ; un feu de dynamisme, suscitant parfois la controverse, mais donnant sens à la vie ; un feu qui apaise, qui unit, qui entraîne, le feu de l’Esprit.
3- Comment comprendre cela pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, comprendre que suivre le Christ nous entraîne parfois sur des chemins imprévus. Par exemple, une perspective que nous n’avions pas envisagée ; un choix exigeant ; du temps donné. Mais ces conduites trouvent leur origine dans une décision que nous prenons dans notre conscience : la décision de croire et de marcher avec le Christ. Tous ne peuvent pas faire ce choix. Seuls quelques uns peuvent accepter une telle décision dans leur vie. Il s’agit de la mise en œuvre du baptême, mais de manière adulte, de manière réfléchie.
Ensuite, le choix de suivre le Christ, est comme un baptême du feu. Nécessairement, on trouvera des oppositions. Ou des réflexions, des moqueries ou même des humiliations. C’est normal. Pouvons-nous accepter d’être maltraité pour le Christ ? et accepter de l’être, non par les personnes extérieures ou lointaines mais par les familiers, parfois, ses enfants ou ses parents, ses frères ou sœurs ?
Enfin, être associé au Christ y compris dans ce baptême du feu est une grâce qui nous est faite. On sait qu’avec lui, la vie, apparemment vaincue, est plus forte que la mort, que l’amour triomphe de la haine, que la persévérance et la fidélité détruisent les mensonges. Et que le Christ a besoin de nous pour continuer à enflammer la terre de son feu d’amour.
Prions pour tous ceux qui se découragent sur le chemin de la fidélité au Christ. Prions pour ceux qui s’engagent, ceux qui peinent, ceux qui sont en butte à la contradiction. Prions aussi pour nous, que notre témoignage de ce feu d’amour qui nous habite soit vrai jusqu’au bout.
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Semaine du 13 au 19 août 2007
- 20 aout Eymoutiers /Saint Antoine (en car)
- 21 aout St Avit-Frandat
- 22 aout La Romieu
- 23 aout Larresingle
- 24 aout Lamothe
- 25 aout Manciet
- 26 aout Lanne-Soubiran
- 27 aout Aire sur Adour
- 28 aout Miramont-Sensacq
- 29 aout Arzacq-Arraziguet
- 30 aout Uzan puis retour en car vers Eymoutiers
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mercredi, 15 août 2007
Assomption de la Vierge Marie
15 août 2007 – Assomption de la Vierge Marie – cf. Ap 12,1-10 ; Lc 1, 39-56
1- Au cœur de l’été, c’est avec joie que la fête de l’Assomption de la Vierge Marie nous rassemble : car elle nous fait vivre la perspective de la résurrection à laquelle nous sommes tous appelés après notre séjour terrestre. Comme Marie, nous entrerons dans la Gloire de Jésus son Fils. Nos pas sont lourds et fatigués, mais notre espérance nous fait bondir d’allégresse : nous savons que le Christ nous prendra avec lui, tout comme Marie, la première en chemin. C’est ce que la Bible nous enseigne à travers les textes que nous venons d’entendre et que l’Eglise a solennellement proclamé au cours des siècles passés.
2- Marie était une simple jeune fille qui vivait dans un petit village à Nazareth, en Galilée. Simple mais ouverte à la vie divine, elle était disponible à accueillir la grâce du Seigneur. Et quand, au milieu de ses occupations du jour, elle reçut la visite d’un ange, c’est à dire un envoyé de Dieu, elle, la toute simple, la transparente, accueillit dans son cœur et dans son corps l’annonce qu’elle serait la mère du Sauveur. C’est à dire, celle qui fut si simple accueillit simplement le Créateur de l’univers qui fait un avec les simples. Mais cette annonce, elle ne la garde pas pour elle ; elle ne la divulgue pas non plus à tout vent ; elle se rend chez sa cousine Elisabeth, à trois jours de route et de la rencontre entre deux femmes transparentes à la vie de Dieu surgit une effusion de l’Esprit saint. Comme un baptême : les cœurs disposés à la grâce rendent au centuple le don qu’ils ont reçu. Cette effusion d’Esprit Saint se transmet des uns aux autres en la personne de Jésus accueilli dans une crèche puis dans le petit village pendant trente ans, dans la famille de Marie et de Joseph. Marie est témoin de la croissance de son fils ; elle est celle qui favorise cette croissance ; lui communiquant les vertus de simplicité, d’amour, mais aussi de labeur et de prière. Marie laissera partir Jésus vers sa mission mais elle sera présente discrètement depuis les noces de Cana jusqu’à la mort sur la Croix. Aux moments cruciaux : au début et à la fin. Dans la joie et dans la plus grande douleur. Elle accueillera la Résurrection de son Fils et à la Pentecôte, elle est encore là à la naissance de l’Eglise. Présente, sans se faire remarquer, mais fortement présente, intensément présente avec les disciples, tout comme elle l’était avec Jésus. Elle continue, aujourd’hui la même présence forte nous faisant découvrir l’importance de vivre le cœur uni à Lui et uni à tous les hommes. Elle est femme, elle est mère, elle est guide de l’humanité. Ainsi, elle peut nous secourir et nous ouvrir à l’espérance d’une vie qui ne finira pas.
3- Que pouvons nous retenir pour notre foi aujourd’hui ?
Tout d’abord, ce n’est pas nous qui allons vers Marie, c’est elle qui vient à nous, comme elle se rendait dans la maison d’Elisabeth, elle vient aussi dans notre maison. Comme une visitation dans nos cœurs : sachons l’accueillir car en l’accueillant, nous pouvons accueillir le sauveur.
Ensuite, elle ne parle pas mais elle montre l’essentiel : la louange malgré l’épreuve, la bénédiction du Seigneur dans tous les moments de la vie, heureux ou malheureux, le courage de voir l’œuvre de Dieu dans la vie des simples et des petits. C’est le message du Magnificat que nous aimons chanter le soir après une journée de dur labeur, pour nous mettre dans cette disposition d’action de grâce pour ce que nous avons vécu et d’espérance pour ce qui va venir.
Enfin, elle nous montre le chemin et elle reste avec nous sur la route. Le chemin, c’est la vie de Jésus, c’est la vie de l’Evangile. Libre de l’emprunter, nous sommes aussi dans la liberté avec elle pour aller plus loin. Malgré les difficultés parfois terribles, elle nous accompagne. Avec espérance, elle nous fait avancer. Elle prie pour nous, elle nous devance, elle est la première à nous entraîner dans la gloire du ciel.
Prions pour tous ceux qui sont sur un chemin difficile ou qui sont révoltés, pour qu’ils trouvent sur leur chemin des personnes comme Marie, qui les accompagne et les guide.
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dimanche, 12 août 2007
Le choix du Royaume de Dieu
19edim C –12 août 2007– « Le choix du Royaume de Dieu » cf. Sg 18, 6-9;He 11,1-19; Lc12,32-48
1- Il y a quelques jours, l’annonce de la disparition du Cardinal Jean-Marie Lustiger nous a rappelé la vie d’un homme hors du commun. Né juif, sa mère gazée à Auschwitz, lui même au cours de cette période a rencontré le Christ et demandé le baptême dans l’Eglise catholique, à l’âge de 14 ans. Nous l’avons surtout connu lors de son long épiscopat au service du diocèse de Paris qu’il a su dynamiser en se donnant corps et âme. En lui, le choix de Dieu est premier et cela avec constance au risque d’agacer parfois. Mais il montre un chemin de fidélité et cette constance du veilleur, de celui qui a vu le Royaume et qui sait que rien d’autre ne peut avoir de valeur. Surtout dans un monde où les repères manquent parfois. La figure du P. Lustiger, pour lequel nous prions peut-être plus intensément aujourd’hui, nous montre un chemin de vie chrétienne et nous invite à vivre davantage de la Parole de Dieu.
2- Le Livre de la Sagesse, texte des plus récents de la Bible, écrit en grec, relit pour les croyants de ce temps toute l’histoire à la lumière de la révélation divine. Comme une anamnèse, c’est à dire, en faisant mémoire de tous les bienfaits de Dieu dans l’histoire, ce texte projette les croyants vers un à-venir, les préparant à la venue du Seigneur. La foi fait espérer ce qu’on ne voit pas encore, parce qu’on l’expérimente déjà dans sa vie intérieure profonde. Et chaque croyant, à la suite d’Abraham et de tous les personnages de la Bible, anticipe dans sa vie la venue du Royaume.
Or, en Jésus, cette venue est effective. Il est le Royaume de Dieu en actes. En se mettant à le suivre, on fait le choix du Royaume. « Là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur » dit-il. Le trésor, c’est ce qui donne sens à la vie, ce qui rassure, ce qui est fondamental. Ce n’est pas la forme ; c’est le fond. Ainsi, le choix du Royaume devient un choix exclusif : détachement des fausses sécurités qui ne sont que des sources de soucis pour entrer dans une apparente insécurité mais qui est une légèreté puisqu’on se met entre les mains de Dieu et de lui seul. Quel que soit son état de vie, il s’agit d’un choix de la fidélité à un service que la vie à confié à chacun. Ce choix est à faire non seulement quand tout va bien ou quand on est en de bonnes conditions, mais quand le chemin est plus ardu, qu’on se sent moins soutenu, qu’on traverse des aridités, ou même quand les critiques nous font douter. Ainsi, la fidélité quotidienne à sa vocation, devient le lieu du choix du Royaume. Jusqu’au retour du Seigneur.
3- Comment peut-on appliquer cela à nos vies ?
Tout d’abord, ne faut-il pas réfléchir à ce qui est de plus important en nous. Quel est notre « trésor » ? est-ce que c’est le matériel ou le spirituel ? est-ce ce qui concerne ma petite personne ou bien ce qui concerne le rapport aux autres ? est-ce ce qui me fait du bien à moi seul ou bien ce qui m’ouvre aux autres et finalement à Dieu ? Là où est mon trésor, là aussi sera mon cœur. Si je réfléchis à ma vie, je ne peux pas annuler cette phrase.
Ensuite, si mon trésor est finalement dans le matérialisme, je risque de manquer d’espérance ; mais si au contraire, mon trésor est dans le bonheur de servir et d’aimer, peu importent les obstacles matériels ou affectifs qui se présenteront nécessairement dans ce chemin de fidélité à servir. Le seul point qui compte c’est de ne rien garder pour soi : ressources, compétences, relations, qualités personnelles ; mais en les partageant, on trouve le vrai chemin de bonheur.
Enfin, aimer le Christ. Il a déjà fait des merveilles dans nos existences : apprendre à le voir avec des yeux qui contemplent et le saisir à l’œuvre dans le monde. Le Royaume est parfois caché ; mais il est présent. Le Royaume oblige à des choix ; mais il procure la joie. Le Royaume est une promesse ; mais il transforme déjà le présent.
Prions pour que nos cœurs ne s’appesantissent pas essentiellement sur des éléments qui passent ou qui ne durent pas. Prions pour que nous découvrions l’essentiel et que nous nous préparions à la rencontre du Christ par un choix quotidien en faveur du Royaume de Dieu. Prions aussi pour tous nos contemporains en recherche de sens à leur vie.
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Semaine du 06 au 12 août 2007
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dimanche, 05 août 2007
Fausses sécurités, vraies richesses
18edim C – 5 août 07 – « Fausses sécurités, vraies richesses » cf. Qo 1 ; Col 3,1-11 ; Lc 12,13-21
1- Une personne rencontrée récemment m’a inspiré : elle est locataire de son appartement, vit sans grande richesse mais partage tout et surtout ne s’en vante pas : personne n’est au courant de tout le bien qu’elle fait dans la discrétion. Une autre personne également, qui, elle, a des biens, s’est rendue compte que tout ça ne lui procurait pas de bonheur : elle n’a pas d’enfants et elle s’est mise à se libérer de ses richesses en en faisant des dons aux bonnes œuvres. Une autre, au contraire, tenaillée par la peur de manquer, n’a qu’un souci : comment conserver ses biens, aidée par les conseils du banquier. Elle se dit chaque jour : comment vais-je faire ? sans se rendre compte que ses peurs lui pourrissent la vie. Tout autour de nous et nous mêmes également, nous sommes remis à cette question : quelles sont mes sécurités, vraies ou fausses ? quelles sont mes richesses, vraies ou fausses ? Les textes de la liturgie de ce jour nous invitent ainsi à la réflexion.
2- Dans la Bible, le petit livre de l’Ecclésiaste (ou Livre de Qohélet) qu’on attribue à un sage de la cour de Salomon, insiste sur les formes de vanités, étymologiquement « buée », dont on doit se méfier. En fait, tout ce qui ne dure pas ; tout ce qu’on n’emporte pas avec soi ; y compris les œuvres personnelles ; et quand viendra le moment du bilan d’une vie, il ne restera que les « réalités d’en-haut » selon l’expression de St Paul, qu’on aura recherchées et vécues qui tiendront devant le Créateur de toutes choses.
Jésus dans l’évangile, ne dit pas autre chose. Ce n’est pas son rôle de donner des conseils d’équité pour la répartition des biens matériels. Mais, il met en garde ses auditeurs et il peut le faire par expérience : lui, qui est la richesse même (Dieu), s’est dépouillé de tout, prenant même la condition d’homme inférieur. Dans cet apparent dénuement matériel, il montre le chemin du vrai bonheur qui est de se libérer de « l’âpreté au gain ». L’âpreté au gain dont nous avons à nous garder peut bien sûr se justifier au départ par un état de pénurie, mais elle change rapidement de nature. Bientôt survient la hantise d’accumuler « au cas où », puis la peur de ne pas être reconnu ou estimé à sa juste valeur. Subrepticement on en est venu à la confusion entre l’être et l’avoir. La peur de ne pas être assez, conduit à la hantise d’avoir beaucoup. L’homme riche de la parabole se trouve pris dans ce piège. En fin de compte, on peut se demander si la folie de thésauriser n’est pas une conduite destinée à nous faire oublier la mort inévitable et, souvent, imprévisible. Comment nous rassurer ? Nous voici en train de chercher des preuves de notre propre valeur. Et faire comme le riche, accumuler des biens. Qui ne sont que des biens périssables. En réalité, cet homme, devant sa vie et sa mort, a les mains vides. Il en serait tout autrement s’il avait choisi d’être « riche en vue de Dieu ».
3- Cela veut-il nous dire quelque chose pour notre ‘aujourd’hui’ ?
Tout d’abord, prendre conscience que le monde matérialiste que nous avons enfanté ou que nous subissons marque nos esprits et nos comportements d’une manière insidieuse, jusqu’à nous convaincre que la primauté de l’avoir et l’accumulation des objets derniers-cris font la valeur de l’homme. Au contraire, celui qui n’aurait pas ce que la publicité met en avant sera le dernier des hommes ! tout ceci est fausseté, bien sûr !
Ensuite, s’affranchir de ces conditionnements suppose de prendre de la distance par rapport aux biens matériels, tout en faisant le choix de valeurs nouvelles dans sa vie. Agir avec toutes ses facultés intellectuelles, morales, spirituelles, pour mettre en premier les valeurs de don de soi, de générosité, de partage. Et s’y tenir !
Enfin, trouver le bonheur dans le quotidien transcendé. Se trouver libre chaque jour, libéré des servitudes de la jouissance des biens, libéré de la compétition d’avoir plus et mieux que son voisin, libéré des fausses sécurités qui rendaient prisonniers. La prière y aide.
Prions pour que nous entrions un peu plus dans une compréhension plus juste de ce que le Seigneur nous demande, en ne comptant que sur Lui pour remplir notre vie de biens qui durent par-delà la mort et qui sont l’amour, la tendresse, la justice, et la vie donnée.
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Semaine 30 juillet au 05 août 2007
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