« Semaine du 02 au 08 juillet 2007 | Page d'accueil | Semaine du 09 au 15 juillet 2007 »
dimanche, 08 juillet 2007
La joie de la Mission
14edim C –8 juillet 2007 –« La joie de la Mission » cf. Is 66, 10-14; Ga 6, 14-18; Lc 10, 1-12.17-20
1- En ce début de saison estivale, malgré le temps capricieux pour certains, il y a la joie du voyage, des vacances, du déplacement, de la visite : toutes choses qui sentent bon la rupture avec le quotidien. Et même si on ne bougeait pas, on accueille les vacanciers, ceux qui passent un jour ou deux, qu’on voit dans les rues ou les villages. Joie des retrouvailles (pour la fête du baptême) joie des rencontres. Et si ces rencontres étaient le signe d’une rencontre plus exceptionnelle ? Et si ces visites étaient une visite profonde, qui bouleverse, qui fait entrevoir autre chose que le quotidien ? Nous pouvons le vérifier avec les textes d’aujourd’hui.
2- L’évangile nous situe d’emblée dans un contexte des 72 personnes envoyées par Jésus (chiffre qui représente pour le judaïsme la totalité des nations païennes) : je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups (c a d, des gens pas forcément hostiles mais étrangers) ! l’expression de la simplicité, de la douceur, de la faiblesse. Un agneau n’a pas de prétention, ne va pas s’imposer. Mais parce qu’il est agneau il pourra sans effort démontrer que la force n’a pas de poids. Parce que sa force à lui est d’être porté par la force de Jésus. Pas besoin de s’encombrer d’aucune autre sécurité matérielle ou financière. La présence de Jésus suffit. Entrer dans les maisons, chez les personnes en difficulté de maladie, le deuil, le désarroi, les peines les plus diverses, et annoncer d’abord la paix, c’est à dire, la consolation. Ce n’est pas dans les lieux convenus, officiels, publics, y compris les lieux de culte, que les choses vont se passer, c’est là où vivent les gens. La nouvelle de Jésus va atteindre les personnes chez elles, là où elles vivent, dans leur environnement familier. C’est là que les mots échangés prendront sens, que des confidences seront partagées, qu’un sens pourra être trouvé pour continuer la route. Trop de gens souffrent de ne pas être écoutés. Trop de gens se plaignent de manquer de relations gratuites. Trop de gens peinent à trouver confiance autour d’eux. Seuls des agneaux leur portant la paix sauront les revigorer.
Mais si les envoyés ne sont pas accueillis quelque part, qu’ils secouent en partant leurs sandales de toutes les poussières d’amertume collées aux pieds et continuent dans la joie !
Car cet envoi en Mission est conditionné par un essentiel : la prière au Père. Le Père céleste, maître de la moisson, est seul capable de déterminer l’heure de cette Mission. Il sait quand les hommes seront mûrs pour entendre le message de paix. Et cette heure, c’est maintenant ! quand on est uni à Lui par la prière. Tout devient alors possible. Et tout devient aisé. Le Prophète Isaïe l’avait déjà annoncé : le Seigneur lui-même porte la Paix à chacun et la joie à ceux qui peinent dans tant de difficultés en leur apportant la consolation et le bonheur.
3- Est-ce que tout cela est encore valable pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, Jésus continue, aujourd’hui encore, à envoyer des ouvriers à sa moisson. Nous en connaissons, nous en sommes peut-être. La Mission nous revient, dès lors que nous avons été baptisés et que nous avons été confirmés ! et c’est une joie de partager ce bonheur.
Ensuite, il nous revient de trouver la manière qui convienne pour vivre cette Mission dans la joie, c’est à dire dans la plus grande simplicité. Charles de Foucauld parle de l’apostolat de la bonté. On peut, très simplement, porter la nouvelle de paix par l’accueil et la bonté envers ceux qui nous entourent. Il y a des tas de maisons autour de nous qui attendent cette nouvelle !
Enfin, rien n’est possible sans la prière. C’est la prière au Père qui est première. Si nous ne pouvons nous rendre dans les maisons, et je m’adresse à chacun ici, notre Mission sera de prier. Prier pour les missionnaires, prier pour ceux qui accueillent la nouvelle, prier aussi pour ceux qui ne l’accueillent pas. Ainsi, entrons-nous dans la joie de ceux qui voient leurs noms inscrits par Dieu dans les cieux.
Prions donc, c’est à dire, contemplons l’œuvre du Seigneur dans le monde. Disons-lui merci, et disons-lui, s’il te plait, envoie encore des missionnaires de la bonté, de l’amour, de la paix. Et si c’était moi, envoie-moi, Seigneur. Je veux partager la joie de te porter autour de moi.
Simplement, car tu es l’amour.
11:00 Publié dans Homélies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Les commentaires sont fermés.