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vendredi, 29 juin 2007
Actualités de l'été
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mercredi, 27 juin 2007
Vies de femmes (1)
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dimanche, 24 juin 2007
Nativité de Jean Baptiste
24 juin 07 – Nativité de Jean Baptiste – Appelé par son nom pour la Mission – cf.Is 49;Ac 13;Lc 57-66.80
1- L’été arrivant d’après le calendrier avec sa fête de la musique ou les antiques « feux de la St Jean » rappellent aux mémoires engourdies leur concomitance avec la célébration de la naissance du Baptiste. Nuit la plus courte et jour le plus long de l’année qui déclinera peu à peu jusqu’au solstice d’hiver. On a bien mis en rapport les rythmes saisonniers avec la liturgie et ses grands temps théologiques. Aujourd’hui, il en reste quelques traces festives ; mais détachées de leur signification séculaire que portait la culture chrétienne, nous sommes peut-être davantage conduits à chercher à en comprendre le sens et entendre à nouveau les Textes pour ce qu’ils nous disent.
2- Jean Baptiste était un personnage étrange qui vivait comme un marginal dans les déserts. Mais venaient à lui les foules en quête de sens pour leur vie. Il leur proposait ni plus ni moins un radical changement de vie et le signe de cette volonté de changement, c’était un renouvellement total symbolisé par le bain dans le Jourdain, le baptême. D’où venait cet homme avec une telle fougue mais en même temps si humble ?
Luc nous rapporte les circonstances peu ordinaires de sa naissance, de son avènement dans l’univers familial et social, de sa destinée aussi. Parents âgés, mère stérile, mais qui ont accepté de se mettre au diapason de la volonté de Dieu, sans tenir compte du « qu’en dira-t-on ». Quand vient le moment de lui donner le nom : ils disent Dieu fait grâce (c à d Jean). Et du cœur du père, Zacharie, monte d’abord une grande action de grâces. Béni soit le Seigneur qui vient visiter son peuple ! Celui que les préoccupations humaines avaient peut-être éloigné dans les cieux, vient rejoindre chacun dans sa quête de sens. Il a pris l’initiative d’ouvrir un avenir à toute l’humanité. On reprendra les choses à nouveau. Même ceux qui étaient les plus perdus sont rejoints. Et chacun trouvera sa place irremplaçable dans le dessein de Dieu.
Jean est celui qui portera ce message au prix de sa vie. Il n’existe pas pour lui-même. Son nom le rapporte sans cesse à l’Autre. Et à travers cet Autre, auteur de tout le créé, sa vie existe pour tous les hommes, s’engageant en leur faveur, pour qu’ils découvrent la vérité sur Dieu. En cela il rejoint la tradition des prophètes de l’Ancien Testament. Comme Isaïe, présentant la personne du Serviteur. Appelé dès le sein de sa mère, ce Serviteur va consacrer toute sa vie à l’unité du peuple et de tous les peuples entre eux et avec Dieu, se faisant le porte parole de la grâce de Dieu. Malgré les épreuves et les obstacles rencontrés, la Nouvelle de la grâce doit rejoindre les hommes même ceux du bout du monde pour se rendre effective dans le cœur de tous. Touchant les cœurs, la Nouvelle va les transformer, créant les conditions pour pouvoir accueillir en vrai le Seigneur lui-même.
3- Cela a t-il une signification pour nous aujourd’hui ?
En premier, chacun de nous, même s’il n’est pas un Jean Baptiste, a reçu son nom dans le tréfonds de son cœur, un nom que le Seigneur porte dans son avenir. C’est un nom que peut-être nous n’avons pas encore découvert mais qui se révèle peu à peu dans la vocation de notre être. Jour après jour, si on est attentif, on découvre ce pour quoi on est fait, qui est de partager des bienfaits avec les autres. Avons-nous conscience de ce trésor que nous portons chacun ?
Ensuite, cette croissance vers le bien à partager va rencontrer des obstacles sérieux en nous et autour de nous. Mais surtout en nous. Comme des peurs, des manques de confiance, ou au contraire des fausses assurances. Il peut y avoir aussi des découragements, l’impression de travailler pour rien. La Bible (et l’expérience d’Isaïe ou de Jean-Baptiste) peut nous aider.
Enfin, il s’agit de comprendre qu’on n’est pas seul, qu’on ne peut pas être seul : des frères et des sœurs autour de nous agissent dans le même sens. Il s’agit d’être de ceux qui vont favoriser le Corps, lequel deviendra peu à peu avec tous, le Corps du Christ.
Prions pour tous ceux qui ne savent pas l’immense dessein du Seigneur pour eux. Pour ceux qui se découragent. Mais aussi pour que nous prenions conscience de la Mission déjà reçue.
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Semaine du 18 au 24 juin 2007
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mercredi, 20 juin 2007
Portes ouvertes
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dimanche, 17 juin 2007
La confiance qui pardonne
11ième dim C – 17 juin 2007 – « la confiance qui pardonne »cf. 2 Sam 12, 7-13; Ga 2,16; Lc 7,36-8,3
1- Il existe bien des situations bloquées. Dans une querelle de voisinage, des personnes sûres de leur droit s’insurgeant contre leurs voisins, des étrangers, qui peinent à trouver une issue à leur situation ; ou bien, venant d’ailleurs, des personnes, profitant de leur statut privilégié, s’imposent aux autres. Mais certaines situations se débloquent : je pense au cas d’un papa fâché de ce que son fils ait mis une femme enceinte, met un mois à encaisser la chose, puis, découvrant son petit fils et sa maman dans une situation déplorable, décide de les héberger chez lui ; une mère qui pardonne ses frasques à son enfant ; ainsi pouvons-nous observer autour de nous de nombreuses situations où des situations bloquées s’ouvrent enfin un avenir, grâce à un amour indéfectible. D’une certaine manière, c’est ce que nous entrevoyons dans les textes d’aujourd’hui.
2- La Bible nous surprend. Elle décrit bien des tranches de vie qui ne sont pas très honorables. Ainsi, 1000 ans avant Jésus, le Roi David, le bien-aimé de Dieu, coupable d’adultère et de meurtre ! Il est en quelque sorte sûr de son droit : le roi n’a t-il pas toujours raison ? or la Parole lui sera communiquée par Nathan. La Parole de Dieu qui va lui révéler la situation impossible dans laquelle il est englué (ce qu’on appelle péché). Et comment ? En lui révélant l’immense amour que Dieu a eu pour lui en lui offrant tout et bien au-delà, bienfaits qu’il a dilapidés par sa conduite, blessant cet amoureux qu’est Dieu. A ce moment, il comprend et se repend. Dieu lui offre encore son amour. C’est là un au-delà de la Loi et St Paul le rappellera : la Parole d’amour sauve ; sans cette Parole, on est face à une Loi qui tue. Et cette Parole vient habiter en nous, nous transformant par la Foi, qui est confiance.
Quand cette Parole est venue dans notre humanité en la personne de Jésus, qui l’a reconnue pour ce qu’elle est ? Jésus allait chez tout le monde, comme chez ce pharisien. Il allait aussi chez les pécheurs. Et sa réputation était faite. Qui pouvait reconnaître en lui la puissance d’amour divin, si ce n’est ceux qui en avaient le plus besoin ou qui étaient prêts à accueillir l’impossible dans leur vie. Le pharisien, occupé à la bienséance, ne voit rien d’autre que son bon droit. Pour lui, la femme n’est pas une femme qui a des gestes de reconnaissance: c’est une pécheresse. Jésus n’est pas le prophète qu’on croyait : il est devenu un impur. Mais cette femme qui ose braver les interdits est habitée de ce qu’elle a déjà reçu : la miséricorde qui la renouvelle. Elle change désormais de vie et définitivement, parce qu’elle rencontre la Source de Vie. Qui lui révèle que ses péchés sont pardonnés. Le chemin qu’elle accomplit là par la Foi le prouve. Une Foi qui est confiance pour un avenir nouveau, qui s’ouvre.
3- Cela veut-il dire quelque chose pour nous ?
En premier lieu, seul l’amour peut révéler pacifiquement ce qui nous habite au fond. Seul cet amour éprouvé peut nous indiquer qu’un chemin nouveau, peut-être insoupçonné, est possible. Cela se vit par-delà les règles communes. Ce n’est pas le donnant donnant : c’est l’infini donné sans qu’on le mérite qui provoque un changement infini dans le cœur. Et en retour seulement, c’est sans peine qu’on cherchera à rester dans ce diapason de l’amour.
Ensuite, nous allons rencontrer des obstacles. Obstacles venant du regard des autres mais davantage, obstacles venant de nos psychologies. Nous n’avons pas confiance, nous ne faisons pas réellement confiance. Et un doute : comment accepter qu’on ne sera pas puni pour le mal commis mais aimé davantage encore, grâce au pardon ? Notre expérience de foi ne va-t-elle pas jusque là ?
Enfin, nous pouvons être cohérents avec le pardon qui nous est offert. Le pardon reçu, c’est comme un talent à développer. Sans retourner en arrière, sans vivre avec un remords. L’amour propose une nouvelle page blanche. A nous de la remplir avec confiance !
Prions pour ceux qui ne connaissent pas la joie d’être pardonnés ; pour ceux qui refusent le pardon, restant attachés à leur vie ancienne ; et aussi pour nous-mêmes, appelés au renouveau.
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Semaine du 11 au 17 juin 2007
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mercredi, 13 juin 2007
Rencontre avec un jeune musulman touché par le Christ
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samedi, 09 juin 2007
Donnez-leur vous-mêmes à manger
Fête du Corps et du Sang du Christ – 10 juin 07 – « Donnez-leur vous-mêmes à manger »
Cf Gn 14,18-20 ; 1 Cor 11, 23-26 ; Lc 9,11-17.
1- Une maman me dit :’je me suis toujours sentie exclue de l’eucharistie jusqu’à ce que vous m’invitiez à venir communier à la même bénédiction. Et là, je me suis sentie heureuse. Une autre personne me dit :’je ne me sentais pas capable de faire quelque chose jusqu’à ce que un tel m’encourage et me suggère de le faire. Et cela a réussi. Quelqu’un d’autre, habitant un village reculé, âgé de 79 ans, qui a découvert la Bible dans les affaires de son grand oncle mort à 20 ans et l’a étudié seul, après un grand chemin de vie intérieure, voudrait qu’on mette simplement sur sa tombe ceci comme épitaphe : « il n’était rien ». En même temps, en disant cela, il m’apprend beaucoup. On peut remarquer comment à tout moment et très simplement, des personnes mettent en route d’autres, changeant leur regard, et même leur donnant des ailes. C’est une image, bien sûr. Mais les textes de la Fête d’aujourd’hui nous y invitent.
2- Nous sommes mis de plein pied dans des contextes de rencontres et de don. La vraie rencontre produit le vrai don et le vrai don produit la vraie rencontre. Au retour d’une expédition dans le désert, Abraham, le père des croyants, rencontre un roi mythique : Melkisedek, à la fois prêtre et roi de paix. Cette rencontre va produire chez l’un et l’autre et l’un par l’autre, un dépassement qui se traduira en offrande de soi. Ce que Paul rappelle dans la mémoire du dernier repas de Jésus comme une vraie rencontre qui va le conduire jusqu’au bout de lui-même en se donnant totalement comme une nourriture qui donne vie aux autres. Ceci est déjà vécu dans l’évangile qui nous rapporte l’épisode des pains qui se prolonge aujourd’hui dans le récit eucharistique.
Pour la première fois, les disciples ont été associés par Jésus à sa mission qui se conjugue en rencontres de toutes sortes. Ils ont donné ; ils ont reçu. Maintenant, ils sont de retour et la même mission continue avec l’annonce du règne de Dieu comme une bonne nouvelle qui guérit les malades et qui nourrit tout le monde. Mais à une condition, c’est que les disciples osent prendre leur part de la mission, y compris devant Jésus. C’est à dire de se dépasser, d’éprouver quelque chose de nouveau que la rencontre produit et qui n’était pas prévu à l’avance. Oser : c’est Jésus qui les y invite « donnez-leur vous même à manger » ; il leur faut du temps pour comprendre que c’est en donnant du peu qu’ils ont, en sacrifiant même ce peu qui était peut-être une sécurité, ils en acceptent le risque et alors, le don est multiplié. C’est en se donnant qu’on reçoit au centuple. C’est là, la force de l’eucharistie.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, c’est dans le tissu quotidien des rencontres que nous sommes appelés à entrer dans une démarche de « donner-leur vous mêmes à manger». Pour cela, il n’est pas nécessaire de faire intervenir la foi, sauf sous la forme d’une volonté de vie. Même le plus pauvre, le plus limité, le plus malade ou le plus âgé a une capacité, toute petite soit-elle, de le faire au moins pour quelqu’un de son entourage. Sinon, on restera enfermé sur soi-même et c’est un malheur.
Ensuite, on ne peut pas vivre l’eucharistie en vérité et donc en en recueillant des fruits, sans un engagement simple pour les autres. Sinon, on en reste à un rite qui dessèche et ne nourrit pas. Par contre, quelqu’un qui a rencontré Jésus dans sa vie viendra sans effort à l’eucharistie. Et celui ou celle qui devient disciple aura besoin de se nourrir du Corps du Christ.
Enfin, l’eucharistie ce n’est pas seulement ce qu’on appelle « la messe ». C’est chaque instant de la vie qui peut devenir « eucharistique ». A condition qu’on ait compris le sens de ‘donner sa vie’, en la donnant d’une manière effective, uni(e) au Christ qui lui-même se donne.
Prions pour chacun des membres de la communauté, présents, éloignés ou absents. Introduits dans la vie du Christ qui se donne dans l’Eucharistie, que nous apprenions à vivre davantage amour et respect, engagement pour les autres, sans peur, et avec la confiance puisée en Lui.
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Semaine du 03 au 09 juin 2007
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