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mercredi, 30 mai 2007
Vies d'hommes (7)
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dimanche, 27 mai 2007
Un défenseur sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité
27 mai 2007 – Pentecôte – Profession de Foi. cf. Ac 2, 1-11 ; Jn 14, 15…26
1- Quelqu’un me dit : ‘nous sommes saturés de tout. On commence à être écœuré de tout ce qu’on a. On ne sait plus très bien de quoi on a vraiment besoin. Peut-être de relations humaines’. Un autre me dit : ‘c’est en train de changer ; sans doute, on devrait trouver un équilibre que les choses matérielles ne nous donnent pas. On s’intéresse davantage aux autres. Ce n’est pas uniquement comme ce qu’on nous dit à la télé où on nous montre des gens qui ne pensent qu’à eux’. Oui, chers amis, dans les conversations, mais aussi dans les conduites de vie, on voit poindre ci ou là autre chose que la musique du matérialisme. Comme si l’homme se trouvait dans la nécessité d’écouter davantage ce qui l’habite et qui est bien souvent enfoui : l’Esprit, que les chrétiens nous appelons l’Esprit Saint. En cette fête de Pentecôte, l’Esprit nous pousse à sortir de tout ce qui nous enferme comme les Apôtres il y a 2000 ans.
2- Jésus fut un homme libre qui a passé sa courte vie simplement à faire le bien. Comment ? En se mettant à l’écoute de tout homme, en l’aimant d’une manière très forte et en faisant découvrir à chacun les immenses potentialités qui sommeillent en lui. Au lieu de donner des solutions, il a appelé quelques uns à le suivre dans cette aventure pour faire de même. Il a pris des risques car il bousculait bien des certitudes mais jamais il n’a voulu s’imposer : il laissait chacun libre. Et de cette liberté qui l’habite, lui d’abord, il cherche à la faire passer simplement. Comment ? Il provoque chacun à faire la vérité en lui-même. Lui même est vérité. Et cette vérité intérieure qui unit l’être entier donne force, y compris devant les pires épreuves comme (pour lui), être condamné injustement et être mis en croix, comme le dernier des humains. Mais l’amour qui l’habitait, la vérité qui l’habitait ne pouvaient pas rester dans la mort. Il a traversé la mort ; ressuscité, il est vivant. Dès lors il donne sa vie à tous ceux qui l’aiment. Il vient habiter en ceux qui l’aiment.
Ses compagnons en ont fait l’expérience, quand, enfermés dans un refuge, par peur d’être éliminés comme Jésus, ils sont renouvelés de fond en comble par un grand souffle comme de feu qui les propulse vers l’extérieur. Ils n’ont plus de peur. Ils osent, ayant puisé en eux ce qu’ils avaient reçu de vérité, de liberté, de foi, aller au-devant des gens, avec un langage d’amour qui rassemble les êtres dans un même élan et de proche en proche enflamme d’amour la terre entière ! Et nous en sommes, nous aussi, à la fois les bénéficiaires et les acteurs ! Le même Esprit nous anime et nous emporte dans la même aventure.
3- Comment pouvons nous entendre de pareilles choses ? Tout ça veut dire quoi ?
D’abord, prendre conscience de ce qui nous habite, c’est apprendre à lire avec des yeux nouveaux. La vie est plus forte que les épreuves. La vérité est plus forte que tous les mensonges et tromperies. La liberté est plus forte que tous les conditionnements et tous les matérialismes. Et toujours, la vie vaut la peine d’être vécue parce qu’elle est en relation.
Ensuite, ressentir que s’ouvrir aux autres, accepter les autres, c’est une force qui parfois nous dépasse. Ça ne vient pas totalement de nous ; et ce qui nous met en relation ça vient de bien au-delà de nous. Les germes sont présents chez tous les humains. Mais ceux qui, conduits par la foi, sont passés par le baptême, peuvent être assurés qu’au fond de leur cœur il y a bien plus que ce qu’on imagine. Il y a la force de l’Esprit saint qui les fait sortir d’eux et les met sur le chemin d’amour.
Enfin, on ne peut pas garder pour soi ce trésor de la connaissance. On a envie de dire aux autres qu’ils sont aimés de Dieu, quels que soient leurs crasses et leurs fausses certitudes. Que la vie que chacun a reçue, est fragile, qu’elle a besoin d’être renforcée par cet Esprit de vérité que Jésus donne en abondance.
Prions pour ceux qui entrent dans la vie du Baptême, pour ceux qui renouvellent leur Baptême avec la Profession de Foi, pour leurs parents, leurs frères et sœurs, s’ils en ont, et leurs amis, pour que ce grand souffle de Pentecôte les anime jusqu’à la fin de leurs jours.
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Quinzaine du 14 au 27 mai 2007
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mardi, 22 mai 2007
Vies d'hommes (6)
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mardi, 15 mai 2007
Vies d'hommes (5)
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dimanche, 13 mai 2007
Si quelqu’un m’aime… je vous donne la paix
6edim Pâques – cf. Jn 13,31-35
1- Quelqu’un m’a raconté que dans un rêve qu’il avait fait, il s’est vu sur une montagne, entouré de tas de gens, il causait avec tout le monde, et puis, il était attiré par quelqu’un qui l’interpelle de côté et qui lui pose une question : « m’aimes-tu ?» En me racontant cela et d’autres choses encore, -il en était bouleversé-, il mettait sous cette figure la personne du Christ. Une autre personne m’indiquait à son tour, combien des sentiments d’amour peuvent modifier la conduite de sa vie et comment l’amour pour quelqu’un change les perspectives. C’est peut-être cela que nous recevons comme message à travers les textes d’aujourd’hui.
2- En ces dimanches de Pâques, la même question nous est adressée par le Christ : « m’aimes-tu ?» La seule question qui nous fait nous déplacer hors de notre monde qui se meurt. M’aimes-tu ? c’est la question posée par Jésus à Pierre en Jn 21. Il ne demande pas : « crois-tu ? » ou « qu’est-ce que tu as fait ? », toutes questions qui ne font que conforter l’ego et la satisfaction ou l’insatisfaction de soi. Non. Il dispose les cœurs à la seule perspective qui vaille : sortir de soi en se tournant d’amour vers Lui. Ensuite, Lui donne ce qui vient alors. La fidélité à la parole du Christ. Qu’est-ce que c’est cette parole ? Le Christ est lui-même parole et il parle de tellement de manières ! seul un cœur qui aime est capable d’entendre les paroles de son bien-aimé et de les discerner dans les mots de la vie, dans les mots dits, dans la Parole de Vie. Et la fidélité de celui qui aime c’est une fiance, une confiance : il demeure envers et contre tout, à attendre et scruter cette parole qui surgit à tout moment par les éléments de la vie. Tellement, que la parole va habiter son cœur. Elle se fera silence parfois, elle se fera présence vive, d’autres fois. Mais toujours, le cœur se tournera vers son bien-aimé en toute occasion ; il vivra en communion. Il éprouvera en lui une plénitude d’amour, de consolation, de pardon : le Père habitant en lui. Et c’est par l’esprit de Jésus, le même qui était au commencement de la création, qui était à la pentecôte, qui est donné en abondance à ceux qui deviennent ses disciples, que cette expérience est offerte à quiconque ouvre son cœur à l’amour et répond à cette question : m’aimes-tu. Et une paix l’envahit, la paix comme il ne savait pas que ça existait. Plus d’inquiétude, plus d’angoisse. Seulement la force d’une présence de paix qui transporte l’âme.
3- J’entends une question : est-ce que ça peut m’arriver ? Je réponds : c’est déjà là, mais c’est comme en jachère. Si je n’ai pas répondu à sa question ‘m’aimes-tu ?’ vraiment, passionnément, librement ; si j’ai répondu et si tout de suite après, je me sois contenu ; si j’ai répondu oui par convenance, en assistant, certes régulièrement à la messe mais en contrôlant bien mes sentiments et en conservant bien mes idées sur un tel ou un tel ou en pensant que là-dessus je ne changerai pas, le Seigneur restera toujours à la porte de mon cœur.
Mais si, pour une fois, en pleine conscience, en toute vérité, simplement, je pouvais répondre, amoureusement, « oui » ; alors, c’est toute ma vie qui bascule et je regarde les autres comme des frères à aimer. Je n’ai plus peur, ni du ‘qu’en dira t-on’, ni du regard des autres, ni des scrupules de mon cœur. Tout disparaît car tout entre dans une perspective inconnue : l’amour infini de Dieu et de sa Parole qui me donne vie chaque jour.
Il me donne alors tout courage et toute force. Les difficultés ne s’envolent pas pour autant. Elles peuvent même s’amplifier. Mais désormais, elles ne peuvent nous anéantir. La paix, la véritable, demeure dans mon cœur. Et j’ai envie de la partager aux autres.
D’ailleurs, ça se voit. Ceux qui ainsi ont été touchés sont transformés intérieurement. La joie intérieure les illumine. Comme dit le livre de l’Apocalypse de St Jean, la cité n’a pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune, c’est la gloire de Dieu qui l’illumine à travers le cœur de ceux qui ont répondu « oui ».
Demandons simplement au Seigneur, qu’il réveille nos cœurs peut-être assoupis, pour oser répondre aujourd’hui à sa question, la seule qui vaille : « m’aimes-tu ? ».
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Semaine du 07 au 13 mai 2007
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mardi, 08 mai 2007
Vies d'hommes (4)
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dimanche, 06 mai 2007
Dimanche de l’Alliance
5e dimanche de Pâques – Ct 4 ; Jn 13, 31…35
1- J’ai vu, et vous êtes là parmi nous aujourd’hui, les couples, qui êtes ensemble mariés, depuis 1 an, depuis 3 ans, depuis 10 ans, depuis 38 ans, depuis 51 ans, depuis 60 ans et même davantage ! c’est extraordinaire ! J’ai vu et je contemple le travail de l’Alliance dans les cœurs de ceux qui s’aiment. Je ressens chez chacun de vous une expression très personnelle et très riche de l’amour qui vous anime l’un et l’autre, et l’un pour l’autre. Une alliance, c’est celle que vous vous êtes donnée un jour l’un et l’autre au doigt de l’autre. Signe très fort de l’amour et de la fidélité. L’alliance, c’est celle que se donneront cette année les jeunes fiancés ici présents pour signifier l’amour qui les porte l’un à l’autre. Cette alliance, ce bout de métal en somme, rappelle et symbolise une alliance encore plus grande et encore plus immense d’amour, l’Alliance que propose le Seigneur lui-même quand il vous porte l’un à l’autre et vous conduit jour après jour, approfondissant toujours davantage le trésor amoureux qui vous habite. L’Alliance se consolide, s’approfondit, se développe, l’Alliance dure toujours, et c’est sans condition. Car elle se laisse cueillir à chaque instant. Et il s’agit de l’accueillir à chaque instant.
2- L’Evangile de St Jean que nous venons de recueillir, justement, nous dit l’essentiel de l’Alliance, pour nous aujourd’hui. Le contexte où il est situé n’est pas un moment heureux. Il est dans une trame des jours difficiles, et c’est le dernier soir de Jésus, où il dit et fait l’essentiel. Où il dit ce qu’il est et où il fait ce qu’il dit. Comme dans toute vie de couple. Qu’est ce qui sauve l’alliance du couple, quand le moment est difficile ? C’est d’être tout entier dans ses paroles et dans ses gestes. Etre véritablement dans ce qu’on dit et vit. La vérité, oui, mais une vérité humble. Elle ne peut pas dominer ou écraser. Elle fait une chose, comme fait Jésus : éveiller à la liberté. On ne peut évidemment pas forcer quelqu’un à aimer. Mais la liberté initiale s’exprime aussi dans un désir qui ne s’éteint jamais : parfois enfoui ou refroidi, l’acte et la parole vrais le réveillent pour un temps nouveau où l’amour de l’alliance vit de nouveau.
« Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres ». C’est en se donnant jusqu’au bout, y compris en donnant sa vie pour ceux qu’il aime, que Jésus a montré son amour. L’amour conjugal, aussi, est de cet ordre. Il ne s’agit pas d’aimer les gens de loin si on ne peut aimer les gens de très près : le conjoint, les enfants. On sait aussi que ceux qui sont assurés de s’aimer dans une alliance profonde et vraie entre conjoints, sont capables d’aller loin dans l’amour des autres, jusqu’à des engagements extrêmes. Par exemple, me l’ont souvent dit des hommes et des femmes engagés en politique, l’importance d’un soutien indéfectible de son conjoint pour la réussite de leur engagement. Un foyer qui vit l’alliance au quotidien est capable, sans forcer, sans se forcer, de montrer un chemin d’existence d’amour aux autres. Et pour celui qui sera en recherche de sens à sa vie, il trouvera ainsi, sur le chemin, un appui, une reconnaissance. Cet amour vécu en alliance est bien le signe d’un « être disciple » si fort, qu’il manifeste la présence même de l’auteur de l’Amour, Dieu lui-même.
3- Nous n’oublions pas ceux et celles qui apparemment n’éprouvent plus la réalité d’une alliance. Je dis apparemment, à cause d’une séparation. Séparation naturelle par la mort. Séparation provoquée par divorce. Mais toujours séparation subie. Par delà la séparation, l’Alliance continue à faire sentir ses effets. L’amour d’un conjoint parti là-haut continue à vivre et à nourrir la vie de celui qui reste. Cet amour est encore renouvelé dans l’amour du Christ qui rend très proches les cœurs de ceux qui ont été séparés par la vie. De même ceux qui conduisent leur existence en ayant rompu leur couple initial ou en construisant un autre. L’Alliance ne leur est jamais retirée. Celui qui les a pris un jour sous sa protection continue à les protéger toujours. Et Il les invite à renouveler l’engagement d’amour qu’ils ont pris et qui maintenant a pris un autre visage. Dans cette quête de vérité, notre prière les soutient toujours.
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Semaine du 30 avril au 06 mai 2007
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