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dimanche, 25 février 2007
Se réconcilier, à quelles conditions ?
1erdim Carême C - cf Dt 26,4-10; Rm 10,8-13; Lc 4,1-13
1- Deux vieilles dames m’ont parlé ces jours-ci. Elles voient arriver la fin de leur vie ; elles voudraient se réconcilier avec leurs proches. L’une, qui a deux enfants, est fâchée avec son fils depuis 15 ans ; elle s’est dit : c’est bête de ne pas pouvoir se revoir avant de mourir. Elle a retrouvé récemment sa petite fille et a organisé une rencontre avec le fils. Mais il reste que sa fille est fâchée avec le frère pour les mêmes raisons. Elle ne sait pas si elle parviendra à les réconcilier cet été et m’a demandé de prier. Une autre dame voudrait se réconcilier avec son frère jumeau. Mais, dit-elle, le problème c’est sa belle – sœur. Et me demande de l’aider. J’appelle au téléphone sa famille. Evidemment, c’est un autre son de cloche. Ne voyant rien venir de concret, j’indique simplement que je rappellerai dans quelques jours. Espérant qu’un chemin puisse se faire dans les cœurs. Ainsi, des chemins de réconciliation devraient se faire en ce temps de Carême 2007. Mais à quelles conditions? la Parole de Dieu va nous interpeller.
2- C’est comme une traversée de désert. Mais au bout de l’errance et de l’épreuve, il y a la Terre Promise. La traversée du désert pour le peuple Hébreux, environ 12 siècles avant Jésus, peut être la métaphore d’un chemin de réconciliation. Ici, nous avons un récit. L’esclavage en Egypte (immigré, maltraitance, pauvreté, malheur, oppression sont les mots du texte) est le symbole de ce qui enferme les hommes dans des disputes, des malentendus, la dureté, la certitude d’avoir raison. Se produit une prise de conscience de cette situation, un cri vers un Sauveur, et par sa Présence, on se met sur un chemin nouveau et cela ne va pas sans résistances. Enfin, la Terre Promise c’est la terre du pardon et de la fête avec tous les biens qui viennent en surplus. Ce sont les fruits de la réconciliation.
Ce qu’on peut appeler les tentations de Jésus au désert ne sont pas autre chose : ce sont les tentations que l’homme rencontre sur le chemin de la réconciliation. L’attachement aux biens qui sont la source de bien des conflits, y compris dans les familles. Et cela empêche d’avancer. La tentation du pouvoir qu’on retrouve sans cesse quand on ne veut pas faire le premier pas, quand on pense que c’est à l’autre à changer. La tentation du spectaculaire, c’est à dire quand on croit qu’on peut se réconcilier comme ça, dans l’instant, tout effacer comme par un coup de baguette magique. Or Jésus, est conduit au désert par l’Esprit, combat et triomphe par l’Esprit, et cela dure (les 40 jours symboliques). Tout chemin de réconciliation se fait dans la durée ; la durée est nécessaire.
3- Ainsi quelles sont les conditions pour réussir des réconciliations ?
Tout d’abord, prendre conscience des impasses où on se trouve parce qu’on est emmuré dans ses certitudes, blessé par le conflit, ou bloqué par le temps qui est passé. Il est sûr aussi que cette prise de conscience doit se faire aussi chez l’autre. Et cela peut prendre du temps. D’où la notion de durée. La prise de conscience s’accompagne par le désir d’en sortir.
Ensuite, ce désir doit se muer en « vouloir ». Vouloir s’en sortir suppose prendre les moyens. Ce peut être un témoin, un médiateur, quelqu’un qui aide, et qui met de l’amour. Grâce à lui, parfois sans lui, on est conduit à un récit. Raconter ce qui est arrivé. Ecouter ce qui est arrivé. On devient alors capable d’enclencher le premier pas ; et pas après pas, avec du temps, la réconciliation se fera en acte.
Enfin, se mettre du côté de l’Esprit. On n’est pas capable seul. Ce ne peut être qu’une démarche spirituelle. Peu importe qu’on soit croyant ou non. C’est l’Esprit qui fait espérer la réconciliation. Qui permet de relativiser les obstacles, qui libère des attachements de toutes sortes. Qui permet de donner et d’accueillir le pardon. Et qui le transforme en fête !
4- Prions ; la prière est une attitude de pauvreté intérieure, condition première pour entreprendre le chemin de la réconciliation. La prière d’un pauvre est toujours écoutée par Dieu. Un pauvre peut réellement épouser la prière de Jésus quand nous disons Notre Père …
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Semaine du 19 au 25 février 2007
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dimanche, 18 février 2007
Vivre selon l’évangile, ça va jusqu’où ?
7e dim C – cf 1Sam 26; Lc 6, 27-38
1- Un homme me dit : « je suis athée ! ». Il a été éduqué dans une école religieuse de son pays, comme, dit-il, par des Talibans. Il a vu des religieux et des gens qui se disent chrétiens se faire la guerre, se disputer ou promouvoir la violence. Maintenant, il ne croit plus en la vérité du christianisme. Nous entendons ce genre de réflexions qui expriment d’abord une blessure et cela nous interroge. Un tel me dit : « celui-là, c’est un vrai chrétien : il aide les autres … ». Quand personnellement j’étais au Tchad, où le christianisme est nouveau, ce qui revenait souvent, c’est « depuis que nous sommes chrétiens, on ne se venge plus, on s’entraide, même si nous ne sommes pas du même clan ». Ainsi, ce qui apparaît aux yeux des autres, c’est la manière de vivre les valeurs que le christianisme véhicule qui est signe d’un témoignage vrai. C’est un signal. Mais nous savons aussi le christianisme n’est pas seulement une éthique, ou une morale. Pouvons-nous le remarquer en relisant la Bible ?
2- La Bible, c’est vrai, n’est pas un récit lénifiant où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». On peut être choqué de la violence qui s’en dégage en certains moments. Le Livre de Samuel nous raconte l’épopée des premiers rois d’Israël autour de l’an 1000 avant J.C. et ce n’est pas triste : intrigues, violences, combats, trahisons. Rien qui ne ressemble à un modèle de comportement. Pourtant, à travers ces péripéties, il y a des personnes qui sont travaillées par autre chose : le sens de l’amour et le sens du pardon. Peu à peu, quelques uns comme David, laisseront transparaître des conduites qui ne sont pas naturelles mais fondées sur le respect de l’autre parce que l’autre est aimé de Dieu. Ainsi, Dieu émerge du cœur de l’homme. Et cela se voit dans des conduites pas ordinaires mais fondées sur la foi. Et peu à peu ces conduites deviennent des modèles à vivre.
Dans l’évangile de Luc, qui aujourd’hui, fait suite aux Béatitudes de dimanche dernier, un rapide coup d’œil fait penser à un excès, un excès dans la proposition. Jésus résume en seul mot le comportement de celui qui l’écoute : aimer, c’est à dire vouloir et faire du bien. Aimer même ses ennemis. Un comportement qui n’est plus fondé sur la réciprocité naturelle mais sur le don gratuit. Parce ce que c’est la manière même du Père des cieux qui devient la source de l’attitude profonde des enfants de Dieu. Car c’est Dieu d’abord, qui aime sans retour, qui ne juge pas, qui ne condamne pas, qui fait le bien ; mais il reçoit en retour toutes sortes de refus, de révoltes, d’insultes de la part des hommes ! et de cela il ne tient pas compte, patiemment, il attend que le travail de l’amour fasse son effet. Ainsi, le sens de la conduite du croyant : agir de la même manière que Dieu ou du moins, centrer tout son comportement sur le bien de l’autre, quel qu’il soit, et non sur son propre ego. La règle d’or connue « ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites le aussi pour eux » devient praticable quotidiennement parce qu’elle fait penser à la manière permanente de Dieu envers l’humanité.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, on n’est jamais jugé sur des paroles mais sur des actes. C’est à dire la manière d’imprimer dans l’existence concrète ce qui nous anime au fond.
Ensuite, pour les chrétiens, cela va plus loin que « être gentil avec tout le monde » ; cela ne suffit pas de vivre les valeurs de partage, de pardon, de fraternité, tout ce qui est accepté comme éthique de comportement envers les autres. Il s’agit d’aller à la base de la parole d’amour qui implique un dépassement permanent. La non-violence, le non-jugement, le don sans retour sont un combat et non une gentillesse envers les autres.
Enfin, croire que quelque chose peut changer sur la terre des hommes parce qu’on est fondé sur la Parole de Jésus qui nous relance sans cesse et nous oblige à la vivre ensemble, avec les frères.
4- Prions pour que les croyants ressentent au fond d’eux-mêmes un appel radical à aimer sans retour tout en se renouvelant de la Grâce divine, qui ne leur fera en ce cas, jamais défaut .
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Semaine du 12 au 18 février 2007
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dimanche, 11 février 2007
Journée Mondiale des Malades et personnes seules
6edimC – Jr 17 ;1Cor 15 ;Lc 6
1- Une maman est venue me parler de son fils. Il a à peine 18 ans et est en train de mourir. Les doses de morphine ne suffisent plus à calmer son mal. C’est maintenant dans la bouche que grossit la chair malade. Elle a peur qu’il parte étouffé. Malgré son désarroi, je la sens assez pacifiée : son enfant ne repartira plus à l’hôpital, elle va l’accompagner jusqu’au bout à la maison. Mais elle ne peut accepter cette issue injuste. Pourquoi son enfant unique, qui était si doux et si bon. Elle prie. Mais ce sera fini. Elle a dit à son enfant : de l’autre côté, tu penseras à moi et moi d’ici, je penserai à toi. Ainsi, nous resterons ensemble. Elle m’a demandé aussi de penser à lui. Manière discrète de m’associer à leur terrible épreuve. Elle me dit aussi, qu’elle n’avait pas imaginé tenir et porter comme elle le fait, cette épreuve. Manière de lui indiquer que la foi, c’est ainsi. J’ai pensé aussi à Marie, dont c’est la fête aujourd’hui, journée des Malades, dimanche de la Santé. Elle s’est unie à la souffrance de son fils. Elle l’a porté jusqu’au bout. Est-ce que la liturgie de ce jour peut nous aider à vivre le temps de la souffrance et de la maladie dans la foi et l’espérance ?
2- Jérémie, le prophète de l’entre-deux, celui qui rappelle contre les évidences, la vérité dérangeante de Dieu, veut faire entendre quelque chose à ceux qui voient toujours des injustes réussir et des justes souffrir. Sur qui et sur quoi appuie t-on sa vie ? sur des prouesses, la force, l’argent, le prestige, la notoriété ? tout cela est caduc et ne dure qu’un temps. Même si en apparence, tout réussit, l’intérieur est vide et rien ne le rassasie. Au contraire, celui qui s’appuie sur ce qu’on peut appeler « le Seigneur » et qui sont les valeurs de l’amour, l’amitié, la générosité, le don de soi, l’engagement pour les autres, jusqu’à donner sa vie ; même si ces valeurs ne sont reconnues ni acceptées, profondément, elles nourrissent et donnent du sens. C’est une manière de vivre en « santé » et de communiquer la « santé ». On peut être mal, malade, seul, isolé, apparemment abandonné, vivre de ces valeurs du « Seigneur » donne un grand secours pour chaque jour. Et c’est le sens de la confiance en la vie malgré tout, le sens de mettre « sa confiance dans le Seigneur » dont parle le prophète.
Dans l’évangile de Luc, Jésus s’adresse à tous ceux qui ont accepté de le suivre et pas seulement, à tous ceux qui venus de partout, veulent l’entendre. Ils sont de loin, de diverses familles, régions, pays, religions, et ont en commun d’avoir un cœur qui entend. Quand on souffre, on a un cœur qui entend. Quand on est repu, on est sourd à tout et on en meurt. C’est pourquoi, dit Jésus, ils sont malheureux, les repus, les riches enfermés dans leurs richesses, les moqueurs et les gens adulés car rien de tout ça ne dure éternellement ! mais heureux ceux qui acceptent de vivre et de se mettre au niveau de ceux qui n’ont rien, car ils seront comblés de la vraie vie et pourront montrer un chemin de vie à ceux qui cherchent le vrai bonheur.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui en ce dimanche « de la santé » ?
Tout d’abord, ce qui paraît difficile, c’est peut-être, accepter le réel comme une donnée de la vie et non comme une punition ou un coup du sort. Aucune situation aussi injuste nous paraisse t-elle, n’est une méchante leçon de Dieu ; seulement l’expression de la loi de la vie.
Ensuite, la souffrance morale ou physique, n’est jamais voulue par Dieu. Mais elle peut être chemin, quand, après évolution personnelle, elle fait grandir intérieurement et, au lieu de l’éteindre, donne du courage aux autres et à soi-même aussi pour supporter et dépasser.
Enfin, s’appuyer sur Jésus, parce que quelques uns nous le donnent à voir. Lui qui a connu toute souffrance donne la « santé » à celui qui s’attache à lui. Lui habite notre être faible et renforce de paix et persévérance notre cœur et notre esprit. Ainsi, avec des frères et des sœurs, communiquer sa « santé » à ceux qui en ont tant besoin.
4- Prions pour que nous soyons de ceux qui communiquent de prière et de soutien profond « la santé » à tous les « malades » avec le soutien et la grâce de N Dame de Lourdes.
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Semaine du 05 au 11 février 2007
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dimanche, 04 février 2007
Se laisser transformer par la Grâce
5edim C
Se laisser transformer par la Grâce - cf Is 6,1-8; 1Cor 15,1-11; Lc 5,1-11
1- Où trouver le secret de la vie donnée ? Où trouver la recette du bonheur ? Est-ce que ma vie est en accord avec ce que je porte comme désirs d’épanouissement, de bien être ou de bien vivre ? La réponse à ces questions vitales se trouve à tout âge. Point n’est besoin d’être jeune pour changer de vie. Je connais une dame qui, à 72 ans, avait fait un voyage dans le tiers-monde et dès lors, sa vie et ses engagements ont été complètement changés. Une personne me dit : « Depuis que j’ai eu un cancer, je ne vois plus les choses de la même manière ; je m’accroche à l’essentiel et tout ce qui est détail, anicroche ou agacement, compte pour rien ». On connaît aussi des célébrités qui, pour avoir été touchés par une rencontre, changent du tout au tout. Exemple récent, le publiciste Séguéla, à 70 ans, après sa rencontre avec Sœur Marguerite, missionnaire au Congo. Personnellement aussi, j’ai été touché par la fréquentation récente de missionnaires dans un bidonville des Philippines.
Comment l’expliquer ? Que nous en dit la Bible ? Est-ce que ça peut arriver à n’importe qui ?
2- Les textes d’aujourd’hui mettent en ligne de grands personnages et en premier lieu le prophète Isaïe. Issu de l’aristocratie de Jérusalem, il était sans doute promis à une carrière toute tracée par sa caste sacerdotale et remplissait également les devoirs qui étaient les siens. Mais, au cœur de son service au Temple, accompli selon les règles, alors que tout se déroulait sans heurt, voici un événement extraordinaire, une expérience unique : il voit dans une grande vision comme en vrai, la majesté de Celui qu’il sert. Dieu, lui-même sur son trône ! Et cette expérience provoque en lui un effroi profond, la vive conscience de son indignité et qu’il n’est rien, qu’il ne vaut rien ni tous ceux qui l’entourent. Cette conscience d’être rien est une expérience très profonde et définitive. Elle ne peut être levée que par une présence d’amour qui surpasse tout et qui remet l’homme au niveau de cet amour. C’est l’unique œuvre de ce qu’on appelle « La Grâce », c’est à dire, « L’amour divin ». L’œuvre de la Grâce est de renouveler totalement la sensibilité de l’homme, disposé dans un contexte nouveau, devenant capable aussi d’entendre un appel avec un cœur vraiment purifié de toute ambition, de tout excès, de domination, de pouvoir ; transformé, le cœur peut dire « oui ! » en vérité.
Saint Paul a fait la même expérience. Son indignité, il l’a ressentie à sa rencontre avec Jésus Ressuscité. Mais en même temps il a été relevé gracieusement, saisi par elle et devenant son réceptacle pour que désormais, c’est la Grâce qui agisse à travers sa faiblesse.
L’évangile de Luc nous indique à son tour la destinée de ces jeunes hommes qui ont écouté l’enseignement de Jésus à travers la Galilée. Ils ne le connaissent pas vraiment, mais ils acceptent que Jésus entre dans leur intimité : leurs barques de pêcheurs. Ce déclic les introduit à accepter la demande, malgré son incongruité, « aller au large, jeter les filets » alors que ce n’était pas du tout le moment de le faire. Le résultat de la confiance c’est une énormité : les filets craquent sous la quantité de poissons. Expérience de l’irruption de l’impossible dans leur existence ordinaire de pécheurs. Cela les conduit à effectuer un passage, traverser la peur, s’attacher totalement à l’auteur de la merveille, quitter toute certitude : lui seul compte désormais.
3-Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, on vit à tout âge des moments de bouleversement qu’il faut pouvoir traverser. Ces moments nous portent comme vers un univers nouveau. Le savons-nous ?
Ensuite, garder le cœur disponible à la rencontre, à l’événement, cela signifie, se faire pauvre et attentif à l’œuvre de la Grâce en nous. Cette confiance nous dispose à un mieux.
Enfin, trouver un élan nouveau, parce que nous sommes envoyés, avec d’autres, avec une force intérieure pour partager le trésor de la rencontre avec Celui qui nous fait vivre.
4-Prions pour que le matérialisme ne nous assoupisse pas complètement, et à travers ses brèches, laissons la place à l’action de la Grâce en nos cœurs ; ce qui nous conduira très loin.
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Retour des Philippines
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