« Sur l'île de Bohol | Page d'accueil | La Messe du Cardinal Vidal de Cebu »

jeudi, 25 janvier 2007

La Procession du Santo Niño

En arrivant à Cebu, Magellan fit cadeau d'une statuette de l'Enfant Jésus à la Reine de l'île qui se fit baptiser avec sa cour. Cela ne lui porta pas forcement bonheur puisqu'il fut massacre par la suite par les indigènes sur l'île d'en face. Mais la statuette fut conservée et avait un caractère miraculeux. Depuis 1525, elle est vénérée par les cebuans et le troisième dimanche de janvier, est l'objet d'une fête grandiose. Nous y sommes.

Le samedi matin, la procession fluviale avec la figure du Santo Ni~no. Il s'agit en fat d'une copie car l'original est sorti une fois dans l'année pour la procession de l'après midi. Une centaine de barques et bateaux de toute sorte accompagnent la statue jusqu'a la ville ; la, des groupes la prennent en charge et accompagne de danseurs et de fanfares, il traverse la ville jusqu'à la Basilique ou les Augustiniens conservent l'original tout couvert et habille d'or. J'ai pu par un heureux hasard, la vénérer sur l'autel de la basilique, me trouvant tout a cote du Cardinal Vidal pendant cette cérémonie.

C'est le Cardinal lui-même qui va la porter pour le jucher sur un char fleuri et illumine pour une procession de 3h30 a travers les artères de la ville au milieu des vivats et des acclamations de la foule. Une masse énorme de gens sur tous les trottoirs séparée par 4 rangées de jeunes gens qui protégent la procession de Santo Ni~no. Je me trouve juste derrière , il y a trois évêques, je peux observer la ferveur de la foule qui prie, chante, des cierges a la main, parfois, les larmes coulent sur les joues, les enfants, les jeunes tout comme les aines, saluent des bras le passage de la statue. Des milliers de ballons s'envolent au ciel, les feux d'artifice et les fanfares couvrent parfois les chants. On estime que 700 000 personnes ont participé à cette procession.

Revenu à la basilique, la concélébration peut commencer. La chorale, merveilleuse chante le Alléluia de Haendel, les chants en anglais et cebuano. Sur l'esplanade remplie de monde, les cris et les chants en l'honneur du Santo Nino fusent. La liturgie semble une chorégraphie. Un missionnaire camerounais me rejoint. Il parle le cebuano et me traduit l'homélie engagée de l'évêque. A la fin, nous avons la danse, l'évêque a commence le mouvement la statue sur les épaules, d'autres prennent le relais, Daniel et moi également. C'est une ambiance indescriptible festive et joyeuse, qui se prolonge tard dans la nuit. La ville est en liesse.
 

Ecrire un commentaire