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dimanche, 31 décembre 2006
Dimanche de la Sainte Famille
31 décembre 2006
Dimanche de la Sainte Famille – cf. 1 Sam 1, 20-28 ; 1 Jn 3, 1-24 ; Lc 2, 41-52
1- En ces jours de fin d’année où les familles se sont réunies, de nombreux moments de rencontres au cours de l’année 2006, vécues en des centaines de maisons, me viennent à l’esprit. Les familles vivent de grandes valeurs où on se ressource et où on se conforte. Une mère avec ses trois fils ; une mère avec sa fille unique, travaillant loin, mais prenant bientôt sa retraite ; des parents qui donnent une éducation poussée à leurs deux enfants ; une famille qui a adopté deux enfants ; mais aussi, un couple d’octogénaires qui n’a pas pu avoir d’enfant ; un autre qui n’a pas pu se marier ; une dame tombée veuve jeune ; un couple qui a perdu un fils ; un couple qui ne voit plus ses enfants ; un couple qui s’est séparé et le divorce se passe mal… Oui, multiples sont les situations familiales ; multiples sont les situations des personnes ; multiples aussi les satisfactions, tout autant que les peines. Cela se passe tout autour de nous et chez nous, nous le savons mieux que personne. Mais nous savons l’essentiel : plus que tout, il s’agit d’aimer l’enfant, le jeune, le parent, le conjoint, ou la personne devenue âgée.
2- En ces conditions, parler de la « sainte Famille » peut paraître ringard mais regarder dans les Livres fondateurs de notre civilisation, cela peut nous enseigner. Il n’y a pas de situation humaine heureuse ou douloureuse qui ne soit abordée par la Bible, car la Bible, c’est d’abord l’expression d’une expérience fondamentalement humaine qui interroge l’Homme dans son rapport à Dieu. Ainsi, dans le Livre de Samuel (« Samuel » signifie « Dieu entend »): voici un couple qui ne peut avoir d’enfants et une femme désespérée par sa stérilité. Elle ne peut que supplier et prier et au bout du temps, miracle ! un enfant vient. Elle ne va pas le garder pour elle ; dès qu’il sera un peu autonome, elle l’offrira au service du Temple. Cela voudrait nous indiquer que la Vie ne vient pas de nous, même si nous la transmettons ; la Vie ne nous appartient pas, même si nous la servons ; en sachant accueillir la Vie, nous sommes capables de l’offrir. Sans rien garder pour soi, sans s’attacher. Il faut du temps pour le comprendre et pour le vivre, encore davantage car c’est sans cesse à reprendre. L’évangile de ce jour nous transporte à un moment de l’adolescence de Jésus. Toute adolescence est délicate à vivre, tant par le jeune qui construit là sa personnalité, que pour les adultes qui l’entourent, remis en question, bousculés, mais aussi, invités à l’écoute et la confiance pour mieux vivre leur rôle parental. En se rendant à Jérusalem, Marie et Joseph amènent leur fils Jésus agé de 12 ans, âge de la majorité religieuse en ce temps là. Mais ce pèlerinage (symbolisant pour l’évangéliste la destinée qu’aura le Fils de Dieu) provoque chacun et mutuellement à une transformation de l’esprit et du cœur. Les parents découvrent en même temps que Jésus, que celui-ci est un fils qui ne leur appartient pas : il est le Fils du Père Créateur et Jésus comprend en même temps que Joseph et Marie, qu’il est le fils de la famille et que son éducation n’est pas achevée. Entrant dans sa maison de Nazareth, à l’école de l’humilité et de la sagesse, il apprend la nécessaire lenteur d’une croissance tant spirituelle qu’humaine (taille, sagesse et grâce) qui lui montrera ce qu’est vraiment le cœur de l’homme pour les temps de sa mission apostolique. Il se préparera aussi à ce qu’en sera l’issue.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, toute vie s’épanouit dans une famille. Les familles peuvent subir des épreuves, les personnes peuvent parfois étre démolies, rien ne remplace la valeur familiale tant pour les adultes que les enfants et les jeunes. On commence à s’en rendre compte massivement.
Ensuite, vivre en famille suppose de la part de chacun, de la volonté. Volonté de partager et de croître ensemble : aucune situation n’est désespérée et on a besoin des uns des autres.
Enfin, c’est le lieu de l’apprentissage de la vie. Le lieu du pardon, le lieu de la fête. Chacun y a quelque chose à apporter, parfois sans compter, donner, aimer. Et pourquoi pas, y prier.
4- Demandons à la Sainte Famille,modèle spirituel,de nous guider sur nos chemins de vie
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Semaine du 25 au 31 décembre 2006
Chers amis,
Tous mes meilleurs voeux de Bonheur, de paix et de joie pour cette nouvelle année 2007 avec j'espère la joie de nous revoir le plus possible.
Le retard de ce courrier vient d'un problème à l' ordinateur, heureusement réparé par Jean-Pierre Laigneau.
Avec toutes mes amitiés,
Jean-Michel Bortheirie
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mercredi, 27 décembre 2006
Des familles anglaises
Au bourg de Surdoux, j'entre dans un ancien café devenu maison d'habitation : Danuta L. qui me reçoit est d'origine polonaise. J'avais rencontré son mari il y a quelques mois en train de retaper de fond en comble une maison à Eymoutiers. Il avait laissé à Nottingham son cabinet d'architecture (Danuta me dit qu'il avait fait faillite) pour s'installer en Limousin il y a deux ans. Ils ont deux autres maisons sur le Plateau de Millevaches. Elle m'offre le thé et un cake de sa composition. Nous devisons en langue anglaise; elle a bien apprécié les petites cérémonies à l'église pour Toussaint et me demande s'il y a comme en Angleterre la messe de Noël à minuit.
Au petit village de l'Age, une autre famille anglaise m'accueille. Mais Sarah, la jeune maman me parle en français. Elle m'offre le café. Ils ne veulent pas avoir beaucoup de relations avec les autres anglais, mais bien s'intégrer en France. Elle a accouché de son petit Olivier il y a un an, peu après leur arrivée dans cette ancienne ferme. L'accouchement a eu lieu à la maison. Il y a aussi Lucie (5ans1/2) qui va à l'école à St Méard : elle a enfilé son tutu de danseuse pour me le montrer. Kiz, 18ans, qui s'engage dans l'armée. Et Marc, le papa qui a une petite pelle mécanique pour travailler à son compte. En Angleterre, ils avaient une ferme. Ici, ils ont une vache (pour le lait, la crème, le beurre et le fromage), 2 cochons (pour la viande), des moutons, des ruches, un jardin. Au maximum, ils vivent de ce qu'ils produisent. Mais ne vendent pas ces bonnes choses à l'extérieur. Ils me parlent aussi de la messe de minuit.
Pourquoi ne pas envisager l'année prochaine une Messe de Noël à Minuit pour les familles d'origine anglaise, de plus en plus nombreuses dans la région et plus jeunes que la population locale.
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dimanche, 24 décembre 2006
La Nativité du Seigneur
24 et 25 décembre 2006
La Nativité du Seigneur – cf. Isaïe 9, 1-6 ; Luc 2, 1-14 ; Jn 1, 1-18
1- Chers frères et sœurs, alors que, les dépenses à l’occasion de ces fêtes, dit-on, ont été un peu plus raisonnables que d’autres années, un petit point de l’actualité a retenu mon attention, à savoir, qu’en beaucoup d’endroits en Angleterre ou aux USA, on a supprimé les traditionnelles fêtes à l’occasion de Noël dans les entreprises ou les collectivités pour ne pas choquer ou exclure les membres des religions autres que le christianisme. Je me suis intérieurement réjoui de ce fait, car la forme commerciale qu’a pris Noël dans notre société de consommation n’a pas de rapport avec ce que signifie Noël dans la foi chrétienne. Car le mot même de Noël vient d’un mot latin Natalis qui veut dire Naissance. Et il s’agit de la naissance du Sauveur ! et pas autre chose.
2- Cette naissance, nous en avons une description dans l’évangile de ce jour. Mais il ne s’agit en aucun cas d’un reportage. Jésus est né, oui. Mais il n’y avait pas de photographe ou de reporter sur place pour le décrire. Il y avait par contre un peuple qui attendait un sauveur. Et ce sauveur devait être de descendance royale ; et on pense à David, le fondateur de la dynastie qui régna, d’après la Bible, à Jérusalem pendant près de 5 siècles. Or David était, à l’origine, un petit berger de Bethléem. C’est pourquoi, on va situer la naissance de Jésus à Bethléem, entouré de bergers. Symboliquement, ces bergers vont adorer celui qui sera le Vrai Berger d’Israël, le Bon Pasteur de l’humanité. Mais pourquoi l’appelle t-on « Sauveur » ? Pour croire que Jésus « sauve », il faut déjà considérer le Mal comme une réalité. Et quand on est empétré dans le Mal, c’est ce qu’on appelle la situation de péché. Qu’on est enfermé dans la complicité avec le mal, sans pouvoir en sortir. Parfois comme auteur du Mal. Jésus vient dans le monde, en combattant lui-même le Mal avec des armes contraires au Mal. Et il va montrer un chemin où il a d’abord vaincu le mal en lui-même, en vivant d’une manière contraire. Contre le mal qui s’appelle haine : l’amour. Contre le mal qui s’appelle rivalité : humilité et effacement de soi. Contre le mal qui s’appelle tromperie et mensonge : vérité et ajustement des pensées, paroles et actions. Contre le mal qui s’appelle mort : vie. Et il est allé jusqu’au bout, horriblement torturé et tué par la violence, sans jamais laisser place en son cœur à un seul milligramme de violence. Et il a franchi la mort, les témoins ont fait l’expérience qu’il est ressuscité, vainqueur. Donc sauveur de tous les hommes. Cela ne signifie pas bien sûr, que la souffrance et les forces de mort aient disparu de la surface de la terre. Mais que la mort terrestre, et la vie elle-même deviennent un passage vers la Vie en communion avec Dieu. Croire que Jésus nous sauve, c’est croire aussi qu’au quotidien, dans cette vie-ci, on peut transformer des impasses en passages, et que quand tout semble bloqué, il y a toujours une voie possible, une espérance.
3- Que peut-on proposer aux uns et aux autres, aujourd’hui ?
Tout d’abord, je voudrais vous parler des SMS ; qui connaît la signification de SMS ? en voici une : S comme Signe ;M comme Monde ; S comme Sauvé. Signe d’un Monde Sauvé !
Ensuite, chercher partout des Signes d’un monde sauvé. Il y en a partout, évidemment, puisque Jésus est Sauveur ! mais nos yeux doivent apprendre à voir, comme les bergers de Bethléem voyaient en ce petit enfant plus qu’un enfant ! (exemples à prendre autour de soi) En visitant St-M., Roger, employé de la commune, me parle de Marie-Jeanne, une dame âgée qui habite seule dans une maison du bourg. Son mari atteint de la maladie d'Altzeimer reste hospitalisé à St-Léonard-de-Noblat ; ses enfants ne viennent jamais la voir, alors qu'ils ne sont pas si loin. Roger, chaque semaine, va passer une heure avec elle. Et pour Noël, il l'a invitée pour passer la journée en famille.
Enfin, créer avec Jésus, les Signes d’un monde sauvé ! ce sera notre prière en action en ce Noël 2006, cadeau que nous pourrons porter à la Crèche pendant tout ce temps de Noël ! Interview récente du P. Joseph Moingt qui fut mon professeur de Christologie à Paris : À Noël, le Christ est annoncé comme l'Emmanuel, « Dieu-avec-nous ». C'est une expression ancienne qui vient de l'Ancien Testament. Déjà les juifs disaient : « Notre Dieu est un Dieu qui s'approche ». Mais une question demeurait, « Jusqu'où s'approche-t-il ? ». Déjà, de tout temps, Dieu habite l'histoire des hommes, il est dans la création. Mais avec Jésus, Dieu se lie à l'histoire des hommes, il accepte de subir l'histoire et de ne pas la dominer d'en haut. Il n'est pas le Dieu du ciel, infiniment éloigné de nous. Dieu est « pour-nous ». Noël change l'identité de Dieu. Dieu se montre capable de se faire homme et même de se laisser faire par l'homme, de souffrir de l'homme. La grandeur de Dieu n'est pas en dehors de nos limites, elle est de se poser dans nos limites et de les faire éclater. Noël montre combien nous comptons pour Dieu. Dieu est-il préoccupé de l'homme ? J. M. : Oui, depuis la fondation du monde, il est préoccupé de venir à l'homme pour le libérer de la mort. La nouveauté de Noël, c'est que Dieu, en nous donnant ce fils, nous permet de devenir ses enfants, c'est-à-dire de participer à sa vie éternelle. Voilà ce que révèle l'image du ciel ouvert dans les récits de la nativité. Dieu traverse le voile qui nous séparait de lui. Est-ce que cela change tout ? J. M. : Oui et non. Noël ne change rien au cours des événements. Mais, en même temps, le sens de l'histoire est retournée. Avant, la vie qui venait de Dieu s'écoulait dans la mort. Désormais cette vie s'écoule en Dieu. Mais Noël ne change pas tout, comme par magie. Parfois on met tellement l'accent sur l'incarnation qu'il semble qu'il suffirait que Jésus naisse pour que toute l'humanité change ! Cela ne respecte pas le jeu de la liberté dans la foi. Personne ne reçoit purement et simplement son identité d'un autre. Même Jésus. Il reçoit du Père son identité de Fils de Dieu, mais il ne la reçoit qu'en la vivant. Il naît fils de Dieu, il est le « Verbe fait chair », mais il devient fils de Dieu en ratifiant l'élection reçue de son père, en vivant sa vie filiale à fond. Il faut tenir les deux, sinon on supprime la liberté et le devenir. Pour nous, c'est pareil. Comme le dit Jean, nous avons reçu de « pouvoir devenir fils de Dieu ». Le mystère de Noël nous rappelle que nous ne devenons fils de Dieu que parce que nous le recevons dans une naissance. En un sens, en recevant cette possibilité, nous avons tout reçu. Car nous ne pouvons pas nous donner de devenir fils de Dieu. Mais cela ne supprime ni liberté, ni notre responsabilité.
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Noël
Chers amis,
Pour Noël : 27 célébrations sur la Paroisse, grâce à l'envoi des personnes dans 20 villages pour faire une célébration autour de la Crèche.
Nous nous sommes retrouvés à la Collégiale d'Eymoutiers pour une célébration d'envoi des lumières de Bethléem, grâce à des portes lumières (bougies spéciales) rapportées de la Basilique de Bethléem lors de notre dernier pélerinage en Terre sainte. Ce fut très beau.
Je suppose que le temps est bien occupé, aussi, je ne tarde pas.
Très bonne Fête ! De coeur nous serons unis.
En toute fraternité,
Jean-Michel Bortheirie
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mercredi, 20 décembre 2006
SMS
Bertrand (curé de Pompadour en Corrèze) me parle des SMS qu'il propose à ses jeunes paroissiens de recevoir ou envoyer.
Pour se préparer à Noël, SMS (au fait qui connait ce que signifie le sigle ?) peut vouloir dire : "Signe d'un Monde Sauvé".
En voici un : En visitant St-M., Roger, un des employés de la commune, me parle de Marie-Jeanne, une dame âgée qui habite seule dans une maison du bourg. Son mari atteint de la maladie d'Altzeimer reste hospitalisé à St-Léonard-de-Noblat ; ses enfants ne viennent jamais la voir, alors qu'ils ne sont pas si loin.
Roger, chaque semaine, va passer une heure avec elle.
Et pour Noël, il l'a invitée pour passer la journée en famille.
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dimanche, 17 décembre 2006
La vraie joie plus forte que tout
3e dim Avent C
La vraie joie plus forte que tout - cf. So 3,14-18;Ph 4,4-7 ; Lc 3,10-18
1- C’est une rencontre toute simple qui est en consonnance avec la proximité de Noël. Ça se passe dans la maison d’une vieille dame. Elle a subi les affres de la vie, le dur labeur, le veuvage, la solitude. Mais quand elle parle, son visage s’illumine. On sent chez elle comme une légèreté, elle est comme habitée. Elle ne s’apesantit pas sur elle ni sur ce qu’elle a vécu ; elle est toute attention à celui qui lui parle ; elle s’intéresse à lui, lui demande des nouvelles, sur sa famille (c’est rare que quelqu’un –qui ne me connaît pas - me demande des nouvelles de ma famille) ; elle sait qu’elle a atteint l’âge de fin de vie mais elle n’y pense pas. Elle me dit simplement : la vraie joie, c’est connaître l’Evangile. Et cela produit de la joie en celui qui écoute, comme une contagion. C’est quoi la joie, lui demandé-je. C’est penser aux autres, répond-t-elle. N’est-ce pas ainsi que nous souhaitons ces temps de préparation de Noël ?
2- Dans les textes d’aujourd’hui, extraits de la Bible, le Livre du prophète Sophonie (au VIIe siècle avant JC) s’achève par une véritable hymne à la joie. Avec comme un refrain : plus de crainte ! plus de peur ! c’est comme quand on est sauvé d’un grand péril (et en ces temps troublés, il s’agissait de la destruction de la Ville), on se laisse emporter dans un élan, comme un enthousiasme, une exaltation. Et dans cet élan, dit le prophète, Dieu lui-même se mèle pour danser lui aussi de joie. Dieu n’est pas triste, nous dit le prophète ; s’il y a de la tristesse, ce n’est pas lui qui est là. Il est le Dieu de la Joie ! « Ne soyez inquiets de rien », renchérit l’Apôtre Paul. L’inquiétude tue tout élan, toute élévation, elle enferme, elle brise et pourrit la vie. Comment peut-on se libérer de l’inquiétude ? En se branchant sur la Joie qui vient du Seigneur et qui est vraiment dans une ouverture du cœur. Ce n’est pas annuler ce qui fait souffrir ou ce qui fait problème ; mais comme pour une télé, c’est « changer de chaine ». Et à ce moment, le problème est tout relativisé et peut se résoudre plus aisément. C’est dans la joie que le Baptiste, dans le désert proclame la Bonne Nouvelle. Il aurait pu rester dans le confort du Temple où son père Zacharie officiait. Il choisit très tôt de se livrer à l’inconfort matériel et à l’ascèse pour éprouver dans son cœur la Joie véritable, épousant la difficile condition humaine mais la laissant transfigurer par la Parole de Dieu. Aussi, il n’est pas étonnant que les foules accourent et voyant son élan et sa joie, lui demandent comment faire ? Rien d’autre qu’aimer, respecter soi et les autres, sans rien changer de sa vie, donner une orientation joyeuse à sa vie. Et plus que tout, par l’Esprit de la Joie que vous recevrez en vous plongeant dans l’amour du Seigneur (grâce à Jésus qui vient), vous pourrez réellement la diffuser tout autour de vous !
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, répondre à une question : si je suis chrétien, est-ce que j’ai envie de connaître et de vivre de la vraie Joie ? est-ce que j’ai envie de laisser de côté mes inquiétudes et mes tristesses pour m’attacher à la véritable Joie ? Est-ce que je me rends prêt à balayer rancoeurs et mauvaises pensées pour me laisser pénétrer par la vraie Joie ? Si c’est non, c’est que ma peine est trop grande et donc j’ai besoin de la prière des frères pour être allégé du fardeau. Si c’est oui, alors, un chemin vivant s’ouvre sous mes pas et il me conduit vers un mieux.
Enfin, regarder et ouvrir les yeux : quelqu’un autour de moi a besoin de ressentir la vraie joie. Quelqu’un me montre le chemin de la joie. Qu’est-ce que je vais apporter, qu’est-ce que je vais offrir à Noël à l’enfant de la crèche ? quelle moisson de joie ?
4- Demandons au Seigneur son aide et son secours ; nous ressentons de la faiblesse ; que nous ressentions aussi l’élan qui nous mène plus loin qu’on ne pensait, sans peur, sans inquiétude, simplement parce que c’est un amour qui nous porte et qu’on a envie de le vivre !
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Semaine du 11 au 17 décembre 2006
Chers amis ,
Alors que les fêtes de Noël se préparent, les rues et les bourgs, et de plus en plus, les maisons, ont revêtu leurs guirlandes de lumières.
Nous nous acheminons ausi vers les célébrations de la Nativité. La semaine a été marquée par diverses rencontres, célébrations et préparations : dimanche, une veillée à La Croisille avec un tas de monde (familles anglaises et françaises), lundi à Pompadour (Corrèze) journée de fraternité Jesus Caritas et aussi samedi à Eymoutiers.
Mercredi à Limoges, rencontre avec des prêtres autour du nouveau rituel de mariage, jeudi en Creuse sur un travail de réflexion autour de Vatican II.
Et aussi des visites, préparations de la crêche vivante (le 24/12) ; soirée avec les pélerins de Terre Sainte...
Bonne semaine
Avec toute mon amitié
Jean-Michel Bortheirie
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mercredi, 13 décembre 2006
Accompagner des parents âgés
Henri et Jean G., sont deux frères de la cinquantaine. Ils vivaient et travaillaient en région parisienne. Licenciés économiques de leurs boites délocalisées à l'Est, ils ont préféré rejoindre la petite maison familiale avec leur mère (80 ans) malade d'Altzeimer. Depuis la mort de leur père à l'âge de 58 ans, ils sont avec elle, constamment veillant sur elle; cardiaque, elle a besoin de soins appropriés. Ils ne peuvent jamais aller loin. Ils rendent service au voisinage, coupant le bois pour les personnes seules, entretenant les bords de route, et aussi les espaces de jardins.
Marie Martine C. (46 ans) vit avec sa mère Adrienne (88 ans) dans une belle maison fleurie faisant face à un magnifique paysage valonné et boisé. Nous sommes aux bords de la Corrèze. Elles ont vécu à Paris dans le quartier que j'habitais moi-même il y a 20-30 ans. La mère regrette Paris, "surtout pour sa fille". La fille dit que ses parents l'ont toujours couvée, comme petite dernière. La fille ne peut pas laisser sa mère seule, car elle s'inquiète toujours. La mère approuve. Elles m'offrent du thé et des biscuits que nous prenons ensemble.
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dimanche, 10 décembre 2006
Préparez les chemins
2e dim de l’Avent C
Préparez les chemins – cf. Ba 5, 1-9 ; Ph 1 ; Lc 3,1-6
1- Les pélerins qui ont marché le savent : les routes n’ont pas la même forme ni la même force si on les parcourt à pied ou en voiture. A pied, on grimpe, on tourne, on dévale, on contemple, on épouse le relief. En voiture, on va plus vite mais on s’énerve quand ça tourne trop ou quand c’est encombré. Mais toujours, il convient de préparer à l’avance le parcours, de le baliser ; et surtout se préparer le corps et l’esprit. En Terre Sainte, nous avions trois consignes : le sourire, pas de jérémiades, être à l’heure. Est ce que cela vaudrait aussi pour ce temps de l’Avent qui nous prépare au rendez-vous de Noël ; non un rendez-vous artificiel, mais vivant et vrai, ensemble, avec le Sauveur. C’est ce que à quoi nous invitent les textes d’aujourd’hui.
2- Quelle spectaculaire mise en forme dans l’évangile ! Des montagnes institutionnelles : des rois, des princes, des autorités politiques, et religieuses. Tout est en place, tout est installé, immuable, comme le croient les pouvoirs de la terre, surtout les moins légitimes. Y a t-il place pour autre chose, d’imprévu, qui mette en question ce bel ordonnancement ? Quelques siècles plus tôt, nous dit la Bible, un bel ordonnancement à Jérusalem avait volé en éclat avec la déportation à Babylone de la part de population la mieux éduquée et la mieux lotie. Mais, après un temps, le retour d’Exil se produisit. Mais quel chemin ! Le prophète Baruch, telle une épopée, embellissant sans doute le récit de ce retour exprime l’essentiel : la longue cohorte des captifs se transforme en un cortège triomphal ; sous ses pieds, la terre elle même est transformée comme une nouvelle création, et Jérusalem, la mère des nations retrouve ses enfants. Revètue de splendeur par Dieu, celle-ci resplendit sur le monde, tandis que miséricorde et justice visitent la terre. Un nouvel ordre inattendu provoqué par une compréhension du chemin parcouru anticipe la venue du Messie. Le Messie, qui va l’annoncer ? Un jeune mystique prénommé Jean (ce qui signifie « Dieu fait grâce ») parcourant un désert. Là où il n’y a rien, où seulement on ne peut que changer. Abattre les chemins de puissance et parcourir des chemins de conversion. Préparer ce changement en changeant son cœur, en se tournant vers de nouvelles valeurs, qui vont jusqu’à transformer la nature et l’histoire. Ce ne seront plus la puissance et la force qui gouvernent mais la douceur tenace et la paix juste pour les faibles. A chaque pas, le chemin devient une route nouvelle où la nature est une alliée qu’on protège ; un espace de vie où se batit la fraternité ; un horizon qui prépare un avenir vivant. C’est en engageant ses forces spirituelles, morales, physiques que le Chemin du Seigneur se prépare. Mais ce n’est pas fatigant : il suffit d’aller ensemble dans le même sens.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, l’espérance n’est pas morte. Ce n’est pas parce qu’apparemment les gens sont plus inquiets d’eux – mêmes que des autres que tout est fichu. Le chemin est là devant nous et il n’est pas du tout trop tard pour le prendre. Le chemin où on peut avancer vers un mieux.
Ensuite, les montagnes sont beaucoup dans les têtes, les ravins aussi. Il n’y a pas d’obstacle qui ne puisse être franchi ; les freins dus à la culture (culture pris au sens large), aux habitudes, au confort, à la recherche de sécurité maximale, on peut les débloquer. On peut aussi regarder la connivence avec le mal qui parfois nous habite et bloque nos énergies.
Enfin, on fait le chemin ensemble. C’est le sens de l’Avent. Tout un peuple est en attente, même si beaucoup attendaient autre chose que ce qui arrive. En ces jours qui nous préparent à Noël, sachons faire ensemble la place à Celui qui sans cesse vient à nous : par une bonne pensée, une bonne action, un sourire, une visite, une gratuité, une affection, un nouvel élan.
4- Prions pour ceux qui ne connaissent pas de chemin, ceux qui souffrent, ceux qui n’ont pas d’issue. Que nous soyons de ceux qui contribuent à rendre un monde pour tous, meilleur.
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