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dimanche, 29 octobre 2006
Quel genre d’yeux doivent-il être guéris ?
30e dim B
Quel genre d’yeux doivent-il être guéris ?cf. Jr 31,7-9 ; Mc 10, 46-52
1- Tout autour de nous, qu’il est curieux de regarder les mêmes événements mais de ne pas voir les mêmes choses. S’agit-il d’un événement politique ou social? Les interprétations varient (par ex. la crise des banlieues, l’organisation des prix agricoles, le réchauffement de la planète etc. ). Et quand ces événements nous touchent de plus près (par ex. des problèmes familiaux, la garde d’un enfant, la répartition des biens en cas de divorce, ou simplement, le choix d’un emploi), on peut se rendre aveugle et ne pas voir les enjeux. C’est parce que le genre d’yeux qui peuvent voir alors, ne sont pas ceux qui sont partie de notre visage ; mais ceux de notre cœur, de notre intelligence, de nos sentiments. C’est une image bien sûr. La sensibilité, l’éducation, et aussi la foi, nous permettent de voir des choses qu’on ne verrait pas autrement ou bien on reste aveugle sur l’essentiel. Que nous dit la Bible à ce sujet ?
2- La Bible nous parle des prophètes ; ce sont des personnes animées profondément par le souffle de Dieu. Ils communiquent au peuple une manière de voir et de comprendre nouvelle. Dans les temps heureux, ils avertissent et mettent en garde ; dans les temps difficiles, ils annoncent une espérance formidable. Ainsi, alors que le peuple exilé au 7ième siècle avant notre ère n’en pouvait plus de désespoir, le prophète Jérémie insuffle au cœur des exilés une perspective que personne ne pouvait imaginer. Que leurs yeux voient l’impensable ! oui, les éprouvés physiques, psychologiques, en détresse morale seront rassemblés (aveugles, boiteux, fragilisés) et bondiront de joie sur leurs chemins de reconstruction. Car le Seigneur les aime plus que tout. Dans l’évangile, alors que Jésus entame sa dernière traversée du pays avant de rejoindre Jérusalem où il sera exécuté, ayant déjà tout dit et montré, il est entouré de foules un peu aveugles, qui en un sens bloquent la relation personnelle avec ceux qui en ont besoin. Or, il y a un aveugle sur le bord du chemin. Il mendie, il est sans force. Et ses yeux voient ce que personne ne voie : le passage d’un prophète et plus qu’un prophète, Jésus, l’héritier de la royauté de David, capable de renouveler les cœurs et insuffler l’espérance. Aussi, n’en pouvant plus, il crie, il appelle, il se fait entendre. Jésus, lui, a vu, il a compris, cet homme éprouvé, physiquement aveugle, symbolise tous ceux qui ne voient plus rien de clair dans leur vie. Aussi, quand il l’appelle, celui-ci bondit. (imaginons un aveugle bondir). L’espérance l’a fait transformer cœur et esprit et physique enfin, puisque par cette parle « va, ta foi t’a sauvé », il est introduit, réassuré et renouvelé, transformé, comme tout autre, sur le chemin de Jésus. Avant que ses yeux physiques ne soient guéris, ce sont ses yeux du cœur, avec la foi, qui l’avaient été d’abord.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, on peut être aveugle de différentes manières. Cœur dur, fermé, bourré de certitudes ou au contraire, désabusé, chargé de « à quoi bon ». Il y a des découragements qui aveuglent toute capacité de voir les choses dans leur réalité. Qu’en est-il de nous ?
Ensuite, une parole d’espérance peut nous sortir de ce trou. Grâce à une personne, une rencontre, une perspective s’ouvre parce qu’une parole de bonté nous met sur le chemin de l’espérance. Il n’y a jamais de situation si bloquée sinon parce qu’on s’est bloqué et que les yeux du cœur se sont fermés. Et le déblocage s’opère quand les yeux du cœur s’ouvrent.
Enfin, marcher avec courage, pour devenir à notre tour de ceux qui permettent à leurs frères et à leurs soeurs de voir, que leurs yeux s’ouvrent sur la bonté, le désir d’un mieux –être, sur ce qu’on appelle la foi.
4- Demandons dans notre prière, que tous ceux qui marchent sans espérance, comme des aveugles à qui on n’a jamais ouvert les yeux, expérimentent une ouverture lumineuse de vie.
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Semaine du 23 au 29 octobre 2006
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dimanche, 22 octobre 2006
Serviteurs pour la Mission
22e dim B
Serviteurs pour la Mission - cf. Is 53,10-12; He 4,14-16; Mc 10,35-45
1- Dans notre région, dès qu’on parle de ses opinions, en particulier de ses opinions religieuses, on préfère rester très discret, n’est-ce pas ? Ailleurs, par contre, on ne craindra pas de fanfaronner ses convictions, au risque d’incommoder l’entourage. Mais entre ne rien dire et trop dire, on doit pouvoir trouver une voie non pas médiane mais juste : il ne s’agit pas d’imposer des mots mais de mettre en œuvre des attitudes qui parlent d’elles mêmes. Telle personne veut rester dans l’ombre du service mais ne veut pas mettre ses talents au jour, de peur de trop se valoriser. Telle personne se fera envahissante en paroles et en initiatives croyant que, sans elle, rien de bon ne pourra se faire. Tel autre enfin se rendra disponible mais personne ne viendra lui demander quelque chose. Pouvons-nous y voir plus clair avec les textes de la Journée Mondiale de la Mission ?
2- Dans la Bible, les prophètes, hérauts de la Justice et du Droit, sont de ces personnages qui à temps et à contre temps portent la Parole ; parfois de manière très forte. Animés de la conscience du Peuple et révélateurs de la parole divine, ils n’ont pas peur de s’affirmer, et souvent, sont en butte à la persécution. Aujourd’hui, la figure du prophète Isaïe, nous montre autre chose : un homme défiguré, accablé de souffrance. C’est un témoignage. Et plus qu’un témoignage, par le passage qu’il effectue en lui-même, à travers la souffrance, il porte, dans son être et non dans son faire, en lui, l’espoir que toute souffrance sera vaincue, que tout homme sera sauvé. Il est le Serviteur souffrant qui montre le chemin du Christ. C’est dans l’évangile qu’on le comprend. A travers les mots et les ambitions des disciples, alors que par trois fois, Jésus a annoncé ce qui lui arrive, sa destinée de Passion, de mort et par là, de Résurrection, on voit qu’ils n’ont retenu que la finale victorieuse mais annulé tout ce qui la précède et qui la conditionne : souffrance, rejet, mépris, écrasement. Or, c’est dans ce rejet vécu dans l’amour que la souffrance est vaincue et finalement, cet amour allant jusqu’au bout permet de dépasser vraiment toute les limites imposées par les connivences avec le mal et en premier lieu, l’esprit de supériorité. Dans ce passage effectué sur la Croix, éclate l’innocence du Juste persécuté. Des malfaiteurs seront l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Et ceux qui voudront être aux premières places doivent déjà comprendre qu’ils ne sont pas des innocents mais des rachetés par le Christ et que leurs prétentions à la domination se sont effondrées dès lors qu’il s’agissait d’entrer dans le même chemin que le Christ. Dans ce chemin jamais fini, mais porté par la grâce du Serviteur, une transformation s’opère : devenir le serviteur de tous. Ainsi, le message d’amour éclate parce que vécu et rien ne l’arrête parce qu’il est devenu vrai.
3- Qu’est-ce que cela veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, les mêmes tentations de domination existent en nous, et aussi dans notre communauté. C’est souvent subtil ; c’est dans le cœur que ça se passe et qui, parmi nous, peut être indemne de l’esprit de supériorité ? Il convient d’en prendre conscience.
Ensuite, la guérison de cette maladie de l’âme passe par une adhésion à la personne du Christ – Serviteur qui nous communique alors sa manière d’être, son être-même, dans un chemin progressif de service.
Enfin, notre vie devient message et nous avons besoin de frères et de sœurs pour rester fidèles à la vérité du vécu du message. Sans rien imposer, n’y pensant guère, on est amené à témoigner de ce qui est de plus essentiel, la découverte de Celui qui, par sa vie de service, nous fait entrer dans la vraie vie comme un bonheur de vie.
4- Demandons dans une prière active, que toute l’Eglise et nous en premier, soit témoin du véritable amour qui passe par un service vrai et non calculé, missionnaires de l’amour.
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Semaine du 16 au 22 octobre 2006
Mardi et mercredi, pélerinage à Lourdes avec les agriculteurs du Limousin. ces temps furent très fraternels et prometteurs.
Jeudi, rencontre de doyenné à St-Léonard-de-Noblat, obsèques d'une membre du Conseil pastoral et réunion avec une équipe de CMR à Felletin. cette équipe mixte quant à sa composition (jeunes couples et plus anciens) a vécu un temps d'échange très intense à partir des événements que chacun vivait à ces moments.
Vendredi, préparation du journal mensuel "Montagne Limousine" en Correze , réunion de l'équipe pastorale à Eymoutiers, préparation des baptêmes de la semaine prochaine.
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dimanche, 15 octobre 2006
Chemins de vie éternelle
28e dim B
Chemins de vie éternelle –cf. Sg 7, 7-11; He 4, 12-13; Mc 10, 17-30
1- Dans une famille d’agriculteurs de notre canton, qui vivait sans faire de grosses dépenses, sans jamais offrir grand chose aux petits enfants comme cadeaux ou autres, voilà que la grand mère meurt. Grande peine, deuil, et tout ce qu’on imagine. Au bout de quelques jours, le fils se met à ranger les papiers de sa mère ; et quelle n’est pas sa stupéfaction en lisant des lettres, en trouvant des livres de comptes, de découvrir qu’elle menait en fait une double vie. Elle connaissait un autre amour que son mari et surtout, elle tirait de très gros revenus financiers grâce à des placements en bourse, conseillée sans doute par son banquier, et en cachette elle en faisait bénéficier d’autres gens que sa famille. Ainsi, elle quittait ce monde en laissant des boulets derrière elle ; et peut-être sans jamais avoir trouvé de vrai chemin pour sa vie. Les textes de ce jour nous parlent aussi de cela.
2- L’Évangile met en scène cet homme qui cherche à hériter (notons bien ce verbe) de la vie éternelle ; c’est à dire recevoir en cadeau la félicité éternelle, si tant est qu’on puisse l’appréhender comme telle. En effet, la vie ne s’arrêtant pas à la mort, il convient de bien percevoir que cette croyance influe sur la manière de vivre quotidiennement. Or cet homme va poser la question : que dois-je faire , c’est à dire, donne moi la recette ! en fait, Jésus ne va pas lui donner de recette mais va lui permettre de regarder ce qu’il fait déjà, ici et maintenant. Tout ce qui conditionne le rapport à l’autre. Non pas ce en quoi il croit, mais comment se conduit-il vis à vis des autres. Et lui de dire qu’il fait tout bien. Il ne le dit pas d’une manière prétentieuse, mais honnêtement, comme ces gens qui disent « je n’ai pas tué, je n’ai pas volé etc. ». C’est alors que Jésus va lui suggérer autre chose : un chemin d’amour. Le même chemin que Jésus a pris. L’amour, c’est à dire un plus, donner par amour, se défaire par amour, se mettre sur le chemin où on n’a plus de sécurités matérielles, par amour. De sorte qu’ainsi l’esprit se libère, on devient libre pour écouter, pour accueillir, pour vivre de telle manière que plus rien ne vous aliène. Et cela donne la joie. La joie profonde du cœur. On peut dire que les vrais valeurs, celles de la vie éternelle, sont déjà sensibles. Or l’homme va refuser cette « recette ». Il est attaché peut-être à son milieu, à ses habitudes, son confort, ses sécurités. Finalement, il ne fait pas confiance à cet appel de Jésus. Et cela interpelle les disciples qui, peut-être se reposent la question pour eux mêmes. Jésus leur dit bien que ce n’est pas donnant donnant. Si tu donnes pleinement et par amour, si tu laisses les choses par amour, ton coeur devient capable d’accueillir au centuple, pas la même chose, mais tout ce dont tu as besoin et même plus. C’est l’œuvre de Dieu. Sa Parole, comme dit Hébreux, pénètre le cœur de l’homme et donne à chacun ce qu’il lui faut, ici et toujours.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ? Tout d’abord, les questions essentielles, il vaut le coup de se les poser, de les poser à quelqu’un d’autre. Et les questions essentielles sont : pourquoi je vis, où vais – je, que puis-je espérer. Si je ne me les pose jamais, je suis bon à être dévoré par les ogres du matérialisme et du système de la consommation, ou à être un pion dont on fait ce qu’on veut. Ensuite, si je deviens conscient, des modifications peuvent s’opérer en moi, dans mes désirs, dans mes aspirations. Lentement mais sûrement, mon mode de vie s’ajustera à ce qui est essentiel. Peu à peu, ma vie n’est plus tournée vers moi seul mais vers l’Amour. Enfin, je me relie à d’autres, et ce peut être dans la communauté des disciples ; je découvre que d’autres aussi cherchent dans le même sens. On a besoin de se conforter, de faire des relectures, de s’ajuster un peu mieux avec d’autres et trouver ainsi le chemin de la vraie vie.
4- Demandons dans notre prière, d’entendre l’appel des hommes vers Dieu et l’appel de Dieu vers l’homme. Que notre chemin à tous soit celui qui conduit ici à la vraie vie.
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Semaine du 09 au 15 octobre 2006
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dimanche, 08 octobre 2006
Vivre ensemble ; jusqu’où ?
27e dim B
Vivre ensemble ; jusqu’où ? - cf. Gn 2,18-24 ; He 2,9-11 ; Mc 10,2-16
1- Autour de nous, la vie de famille, la vie de couple semble bousculée. Nous savons combien le vivre ensemble est soumis à l’épreuve dans notre société. Est-ce dû à une évolution historique ? Au fait que les liens traditionnels qui maintenaient le vivre ensemble, parfois à l’excès, c’est à dire envers et contre tout, se soient délités ? Et si ces évolutions nous obligeaient à mieux comprendre le fondement de ce vivre ensemble, qui ne soit pas automatique, ou simplement culturel ou même forcé par des conditions difficiles de vie ? Aller à la racine de ce vivre ensemble, c’est peut-être ce à quoi nous invite la Bible dans les textes d’aujourd’hui.
2- Le texte de la Genèse, qui nous parle de la création de l’homme et de la femme, au chap 2 est en fait le second récit de Création dans la Bible. Et pourtant le plus ancien, c’est à dire plus archaïque, moins élaboré dans le concept, écrit comme s’il nous disait la croyance de ces gens d’il y a 3000 ans. Au delà de ces archaïsmes, il nous dit pourtant un essentiel mis dans la bouche de Dieu « il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Puis, « Je vais lui faire une aide qui lui correspondra ». Tout d’abord, la destinée de l’homme est disposée dans un projet de Dieu. C’est à dire, en une origine que l’homme accueille. Ensuite, il s’agit d’un projet pour le bonheur. Non comme quelque chose d’imposé mais librement proposé et éveillant la liberté chez l’homme et donc sa responsabilité. L’accueil de sa semblable (celle qu’il nomme femme) se fait au bout d’un chemin de liberté et donc de responsabilité. La semblable n’est pas un objet mais une personne en qui l’homme se reconnaît. Et réciproquement. Pour un vivre ensemble, ensemble construit et ensemble assumé. Dans l’évangile, c’est vers cette origine que Jésus ramène ses questionneurs (les pharisiens de son temps) qui peuvent être de tous les temps. C’est à dire, ceux qui arrangent à leur profit les conduites sociales et les manières d’être dans la société. Arranger, c’est à dire, avoir un cœur dur, détourner, défigurer, même, au risque de disposer un sujet en objet et ainsi le jeter quand il ne sert plus. Cela se produit insidieusement si le fondement n’est pas assuré. Le fondement de l’union, un ensemble qui n’est pas fusionnel mais une altérité vécue jusqu’au bout, est dans une unité toujours mais résolument en construction par le respect mutuel, l’écoute et l’attention amoureuse de l’autre. Cette unification exigeante, dès lors, dépasse les personnes engagées : homme et femme ; femme et homme, pour se configurer au projet même de Dieu, consolidant ce don mutuel en un dialogue sacré.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous ?
Tout d’abord, le projet d’union, qui en somme est un vivre ensemble allant jusqu’au bout n’est pas un impossible ou un irréel. Il s’appuie sur l’expérience de ce qui est de plus beau et de plus grand chez l’humain (qu’on appelle, union, mariage, couple etc.) et lui permet de se dépasser pour durer dans le respect de chacun.
Ensuite, cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas d’échec. On peut limiter l’échec en assurant au mieux les préalables, en reconstruisant les bases qui manquaient. On peut même se redisposer dans une alliance fondée sur le projet divin. Ainsi, l’échec n’est plus échec, mais appel à un plus, à un mieux. Et cela passe par un pardon reçu et donné en vérité.
Enfin, ce vivre ensemble symbolisé par la vie unie du couple se communique, se donne à d’autres : aux enfants, qui eux aussi seront respectés et de proche en proche à la société entière qui, de désunie qu’elle est, s’unifie davantage dans un chemin construit par l’amour.
4- Prions, pour que ces appels que la Parole nous lance aujourd’hui ne nous laisse pas indifférents. Au contraire, que, sans jamais nous décourager, quels que soient les échecs apparents, nous ayons à cœur de construire sans cesse cette unité du vivre ensemble, par le Xt.
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Semaine du 2 au 8 octobre 2006
Chers amis,
À la fin d'un weekend avec l'ACAT (action des chrétiens pour l'abolition de la torture) à Eymoutiers, où la célébration, œcuménique, comprenait l'homélie du pasteur Lopes, je joins le texte du jour (cf. homélies).
La semaine a été chargée de réunions (à Poitiers, Limoges) et aussi de bonnes rencontres d'amis. Également des célébrations, groupe d'Évangile, mais pas de visites de villages cette fois.
Il y a beaucoup de champignons dans les bois et l'occasion d'en apprécier.
Bonne semaine
Jean-Michel
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dimanche, 01 octobre 2006
Choisir de pratiquer le bien
26°dim B
Choisir de pratiquer le bien (cf. Nbres 11 ; Jc 5,1-6 ; Mc 9, 38-48)
1- C’est une image récemment entendue et elle vaut pour ces temps où quelques tensions surgissent entre grandes religions. Nous sommes tous aux pieds d’une montagne et au sommet, il y a Dieu. On ne le sait pas forcément ; c’est une quête chez les hommes et ils grimpent, chacun par un chemin. Ceux qui le savent emprunteront un chemin droit ; d’autres, plus tortueux. Mais arrivant au terme, on se rendra compte que ceux qui, en chemin, ont été attentifs à leurs frères, se retrouveront ensemble autour du Christ, tout surpris : les uns ne le connaissant pas, découvrent qu’il était près d’eux, les autres, le connaissant, ne trouvent pas nombre de leurs amis avec qui ils ont pourtant cheminé. La morale de l’histoire, c’est : l’important n’est pas l’appartenance à telle ou telle religion, mais la manière de vivre cette religion ; et si on n’a pas de religion, la manière de vivre tout simplement. C’est les textes d’aujourd’hui qui nous introduisent à cette exigence de vérité.
2- La Bible ne nous laisse jamais dans la tranquillité. Si on se sent tranquille, c’est qu’on en a arraché quelques pages et qu’on se contente de celles qui ne nous dérangent pas. Ainsi, le récit qui met en œuvre Moïse et le groupe des Anciens dans le camp du Sinaï, quand le Peuple de Dieu traversait le désert. L’Esprit de Dieu n’est pas réservé à des critères humains. L’Esprit dépasse toute frontière. Mais ceux qui le limitent, qui le barrent, même, ce sont les hommes. Y compris dans les règles qu’ils s’imposent ou qui les protègent. C’est la même expérience dans l’évangile avec Jésus et les Douze : l’Esprit parle aussi par la bouche de ceux qui ne sont pas du bercail. Mais il y a une condition pour les uns et pour les autres, comme dit Jésus, ne pas être « Celui qui entraînera la chute d’un de ces petits qui croit en moi », c’est à dire: ne pas être « Celui qui fera perdre la foi en moi à l’un de ces petits » au risque de se perdre. En effet, le péché s’oppose à l’Esprit. Tel que Jacques le décrit dans le 2e texte, il est meurtrier à trois niveaux : il lèse, dans son droit à vivre, une personne humaine et par là il est meurtrier ; il détruit, en celui qui le commet, l’image de Dieu qui fait vivre et par là il est dé-créateur ; il incite la victime à ne plus croire à Dieu amour et à rejeter le Christ de qui nous nous réclamons. En Église ou individuellement, en portant le nom du Christ, nous le compromettons par tout ce que nous faisons. Tout comportement destructeur induit les autres en tentation de ne plus croire. Tout péché est donc à la fois contre soi-même, contre le prochain et contre Dieu. Au contraire, tout acte de bonté, tout acte d’amour pour les plus petits, les plus faibles, pour ceux qui ne sont pas comme moi fait entrer dans une autre logique. La logique de la vie, puisque pratiquer le bien construit la vie chez les autres, et bien sûr, en soi également, puisqu’on se transforme et finalement, à travers l’humanité, la pratique du bien fait grandir et aimer le nom de Dieu.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, l’expression de la foi vient parfois dans des milieux ou des contextes en lesquels on ne s’attendait pas. Il s’agit pour cela d’ouvrir les yeux du cœur pour voir et demander la grâce au Seigneur d’entendre ses merveilles à travers ces filtres qu’on s’impose.
Ensuite, cette expression de foi chez les autres peut être tuée par le contre-témoignage que fournissent les chrétiens et peut-être par mon propre contre-témoignage. Comment est ma vie : tournée vers des actes de bien ou bien enfermée dans mon égoïsme ?
Enfin, savoir nous exprimer à nous – mêmes où est-ce que je suis enfermé et où je peux être réconcilié par le pardon qui délivre et relève ; le pardon me remet sur le chemin du bien le cœur léger et à nouveau ouvert.
4- Demandons dans une fervente prière, la simplicité du cœur : cette simplicité qui ouvre et fait vivre, comme Sainte Thérèse, prophète de la « petite voie », la voie de l’amour.
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Semaine du 25 septembre au 1er octobre
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