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dimanche, 30 juillet 2006
Comment être nourri vraiment en abondance
17e dim B
Comment être nourri vraiment en abondance - cf.Ep 4,1-6; Jn 6,1-15
1- Au cours de ces derniers jours, nous avons vraiment été frappés par ces événements du monde de guerres, de destructions, de disparitions (le Proche Orient, hélas nous en fournit beaucoup). Chacun cherche à trouver satisfaction pleinement dans ses quêtes : quête de sécurité, quête de puissance, quête de tranquillité, quête de bonheur. Je retrouve cette quête exprimée différemment dans la vie des personnes que je rencontre : quête de convivialité, d’amitié, de reconnaissance, de justice, et aussi, quête d’amour. Nos cœurs et pas seulement nos estomacs ont besoin d’être comblés. Nous avons besoin d’être rassurés pour le lendemain comme pour l’aujourd’hui. Nous avons besoin d’être intérieurement nourris. Pas seulement le corps mais l’esprit. Satisfaire des besoins correspond à une nécessité ; mais répondre à un appel correspond à une liberté. C’est la leçon des textes d’aujourd’hui.
2- Les foules de Palestine, au lieu de se retrouver pour leurs rites spirituels à la capitale Jérusalem pour la Pâque, vont se rendre auprès d’un homme en pleine campagne, dont ils ont entendu parler par les guérisons qu’il opère et sans doute aussi par les paroles qu’il prononce. C’est Jésus, qui enseigne et qui guérit. Sa Parole est une vraie parole ; elle va droit au cœur ; elle révèle ce qui était caché et non révélé dans la mémoire de chacun ; elle répond à l’attente et au désir d’éternité qui habite tout homme. Et cette parole, si elle nourrit, n’annule pas les autres besoins mais les transforme. On a besoin de pain (et la foule a besoin d’une quantité phénoménale pour être rassasiée). Mais, pour que le pain vienne du ciel comme par miracle, il faut que le miracle se produise d’abord dans le cœur des hommes. Et ici on aura le miracle du don et le miracle du partage. Le petit garçon, n’est pas un adulte qui a des ressources, un savoir faire ou de richesses. Il n’a aucune prétention mais ce qu’il a, il le donne. Quelques bouts de pains accompagnés de poisson séché, comme un pique nique. Il donne un presque rien mais qui est tout pour lui. Alors, de ce presque rien, le miracle de l’abondance a lieu : il a pour nom le partage. Partager, c’est penser à l’autre et non à soi. Partager, c’est s’oublier soi, et chercher le bien être de l’autre. Ainsi les uns et les autres sont rassasiés. Et en plus, il en reste à partager à d’autres qui ne sont pas là mais qui peuvent aussi bénéficier de cette parabole de l’abondance du partage. Voulant remercier, les foules pensent plus à elles-mêmes qu’à l’auteur de cette profusion de nourriture. Elles voient quelque chose qui est du pain abondant, mais elles ne voient pas le don, le partage, l’humilité du Maître qui l’a permis. La nourriture reçue est perçue matérielle et non spirituelle. Résultat : les foules veulent posséder Jésus pour elles toutes seules en le faisant roi. Cette position, Jésus ne peut la supporter. Il se retire. Le sens de ce qui vient d’arriver a besoin de temps pour devenir vérité dans la conscience de ceux qui sont en quête demeurant comme insatisfaits de la réponse conditionnée qu’ils trouvent.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, l’important, c’est de se mettre en quête. Beaucoup de nos contemporains ne cherchent rien ; ils semblent comme satisfaits de leur médiocre vie. Cela supposera de sortir de ses certitudes, de s’ouvrir à ce qui n’est pas soi et de se mettre sur un chemin.
Ensuite, les contrariétés ne manquent pas dans ce chemin de vérité. Tout comme Jésus mal compris par les foules, nous pouvons être mal compris, parfois ns-mêmes ne comprenons pas.
Enfin, c’est librement qu’on peut choisir son chemin d’abondance : il en est qui paraissent larges mais on se perd, il en est d’étroit et ardu mais ils conduisent à la vie. Mais toujours, UN ne désespèrera jamais de nous ouvrir au don et au partage : car il est lui même le chemin.
4- Prions aussi pour tous ceux qui, en quête de quelque chose, ne trouvent pas et demeurent insatisfaits. Qu’ils trouvent et nous avec eux, l’abondance du Christ sur le Chemin.
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Semaine du 24 au 30 juillet
Chers amis,
J'ai passé une semaine chargée mais très intéressante. Activités estivales, rencontres nombreuses : à La Croisille sur Briance, 25 personnes dont pas mal d'anglais pour un café-déssert, une journée de rencontres en Creuse, 5 baptêmes samedi à St Bonnet, 2 mariages et 6 baptêmes à Eymoutiers.
Tout s'est bien passé et les personnes concernées (jeunes couples et parents) très contentes. Une soirée à Vassivière avec Jean-Pierre et Françoise Pape venus de Clermont Ferrand.
Bonne semaine
Jean-Michel
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dimanche, 23 juillet 2006
Quel berger pour les hommes d’aujourd’hui ?
16° Dim B
Quel berger pour les hommes d’aujourd’hui ? cf. Jr 23,1-6 ; Mc 6, 30-34
1- Dans la diversité des rencontres de l’été, je suis frappé par tous ces moments où s’expriment les souffrances des gens (et pas seulement la chaleur du climat) : une séparation, les drames de l’alcoolisme, le combat permanent pour la survie, pour l’éducation des enfants, une maison qui brûle, un cancer, le célibat subi, la fin d’un métier, un deuil.... Chacun porte une souffrance. Peu importe qu’on se l’inflige, qu’on la provoque ou qu’on la subisse. Qui la guérira ? qui l’entendra ? quel chemin permettra t-elle ? quel espoir fera t-elle naître ? On peut être tenté de chercher secours auprès de gens qui offriront des réponses. Et ils sont légion autour de nous, on les mentionne dans la presse : les mediums, les témoins de jéhovah, ou autres prêt-à-porter de sens. Mais qui peut s’en satisfaire, une fois passée la phase de découverte ? qui trouvera consolation et élan pour repartir sur le chemin de la vie ? C’est à ce genre de questions très anciennes mais combien actuelles que font écho les textes d’aujourd’hui.
2- Le prophète Jérémie, environ 6 siècles avant JC, porte-parole de Dieu dans une période troublée par les combats, les alliances entre puissances régionales, va provoquer une réflexion sur le pouvoir, ceux qui doivent conduire le peuple dans la paix. L’image du berger, personnage important dans tous les peuples aux origines et traditions pastorales et nomades, s’impose alors. Les brebis du Seigneur, sont tout le peuple. Les bergers sont les personnes à qui elles sont confiées par le Seigneur : des responsables, des prêtres, des rois. Mais leur conduite n’a fait qu’accroître les souffrances des pauvres. Résultat, les brebis accablées et sans force n’ont plus d’issue à leur désespoir. Alors, le prophète va ouvrir une brèche dans ce trou noir, il donne l’espérance du rassemblement de tous les gens perdus en leur donnant un vrai roi droit et juste, sauveur, qui sera leur vrai pasteur. Cette promesse est réalisée avec Jésus. Mais on remarquera dans l’évangile que le pasteur Jésus, le vrai berger, n’est pas seul. Il s’est adjoint des compagnons qu’il a envoyés dans les villages, comme des petits bergers, rassembler les gens souffrants, les guérir, leur donner l’espérance. Et c’est quand ils reviennent de mission rapportant au vrai berger, non pas le compte-rendu des activités, mais comment c’est le Seigneur lui-même qui était à l’œuvre, compte tenu de leur faiblesse, Jésus les appelle à l’écart. Pour se renforcer, ils ont besoin d’un temps personnel avec le Seigneur. Mais la mission appelle encore : le Berger ne peut laisser les brebis à l’abandon ; il est pris de compassion pour elles et sans tenir compte de la limite de ses forces, il va donner et donner encore : parole et vie, parole qui fait vivre, vie qui se donne en nourriture.
3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, les souffrants sont nombreux autour de nous, ils sont nombreux sur la terre. La première chose à faire est d’oublier nos propres souffrances pour entendre celles des autres. Se mettre à l’écoute des autres, c’est à dire sortir de soi. S’oublier soi, pour entendre l’autre.
Ensuite, se sentir appelé pour être aux côtés de Jésus, comme de petits bergers. On peut être à plusieurs, comme des petits bergers. Ce n’est pas si difficile, puisque c’est le Seigneur qui agit à travers notre faiblesse. Et à plusieurs, avec nos différents talents, on le rend présent.
Enfin, prier. Si je ne peux pas être berger, il me faut prier pour les bergers, prier pour les brebis qui cherchent un bon paturage. Prier pour soutenir et renforcer celles et ceux qui sont dans la mission du vrai berger. La mission est vraiment mission quand elle est soutenue et portée par la prière. Pensons à Sainte Thérèse.
4- Demandons au Seigneur qu’à la faveur de ce temps d’été, de plus en plus d’hommes, de femmes, de jeunes, entendent l’appel du vrai Berger et qu’ils se mettent à son service.
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Semaine du 17 au 23 juillet
La semaine a été marquée par des activités d'été : lecture d'évangile à l'île de Vassivière, veillée de chants et témoignages à Féniers, divers concerts et visites dans les villages.
Et aussi des mariages bien sympathiques.
Toutes mes amitiés.
Jean-Michel Bortheirie
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dimanche, 16 juillet 2006
Destinés à devenir des fils
15° Dim B
Destinés à devenir des fils – cf. Am 7, 12-15 ; Ep 1, 3-14 ; Mc 6, 7-13
1- En ce temps d’été, et de vacances, qu’il est agréable de tout quitter pour changer de région, changer d’air, faire des choses qu’on ne fait pas habituellement, découvrir des paysages et aussi de nouvelles personnes. Ce temps de pause au milieu de l’année, la saison aidant, est un temps de rupture, certes, mais aussi, l’occasion de retrouver des racines, de consolider une vie de couple ou de famille,(comme pour un mariage), de se redisposer dans une familiarité. Comme si on trouvait là la manière libre de se ressourcer, de se retrouver. On a besoin de ces temps ; ne les gaspillons pas ; faisons nôtres tous ces moments pour comprendre peut-être que nous sommes appelés à nous dépasser et aller au-delà, et entrainer d’autres avec nous. C’est ce que nous suggèrent les textes d’aujourd’hui.
2- Jésus appelle les Douze et pour la première fois il les envoie deux par deux. C’est après un bon temps de vie ensemble, dans une proximité où ils ont appris à se connaître, où Jésus leur a donné une partie de son message de simplicité, que les douze apôtres sont envoyés dans les villages pour faire la même chose que lui. C’est à dire, prononcer une parole qui libère et ainsi, guérir les personnes qui souffrent de toutes sortes de maux. Ils partent sans rien, sans aucune sécurité, dans la faiblesse. De cette manière, ils disposent tous ces gens à entendre ce qui fait l’essentiel de leur être : entendre qu’ils ont été choisis, dès avant la création du monde, à devenir des fils du Père céleste ; entendre qu’un amour les accompagne constamment, même s’ils n’en ont pas conscience ; entendre qu’ils sont appelés : appelés à une vie plus belle, alors qu’apparemment ça ne corresponde pas à ce qu’on leur montre à la télé !, appelés à sortir de soi en se libérant de tout ce qui ramène à soi et à ses problèmes, appelés à servir à leur tour les autres, simplement et sans aucun prestige, sauf celui de l’amour. C’était déjà la mission des prophètes et c’est la mission de tous les missionnaires de l’Evangile. Le prophète Amos, dans la 1ière lecture rappelle bien qu’il a été choisi sans aucun mérite, sans aucun prestige. Sans qualification, simple bouvier, choisi par Dieu, appelé et envoyé y compris devant les gouverneurs et les rois, risquant une parole libératrice qui le dépassait. Saint Paul aussi, dans la faiblesse, rappelle la grâce inépuisable de Dieu donnée en abondance au baptême, c’est à dire en ce moment où la vie bascule des ténèbres à la lumière. Etre plongé dans cet amour infini qui fait de nous des fils et des filles bien – aimées du Père. Après quoi, notre vie irradie simplement de cet amour et transforme le monde.
3- Qu’est ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, il nous faut prendre conscience de l’appel que nous avons reçu au jour de notre baptême. Soit quand nous étions petits, soit devenus grands et même adultes. L’appel reçu au baptême émerge un jour en nous et nous introduit dans la vie communautaire. Où en sommes – nous de cet appel reçu ? Est-il encore enfoui ?
Ensuite, la mission qui est la nôtre, suppose la persévérance. Parfois, on peut se décourager, baisser les bras, car il y a mille excuses. Mais l’Esprit que nous avons reçu n’est pas un esprit de peur : il nous entraine toujours au – delà de nous-mêmes. Ne l’étouffons pas.
Enfin, habités d’amour, nous saurons, par une parole, ou par une attitude, libèrer l’autre au lieu de l’enfoncer. Comme dans l’évangile, par une présence, une hospitalité, savoir ouvrir la porte : dans la simplicité, des merveilles sont à l’œuvre. Par nous et autour de nous.
4- Demandons au Seigneur de nous renforcer dans notre foi et notre confiance . Par sa grâce nous devenons ce que nous sommes : des fils et des filles bien-aimés de Dieu.
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dimanche, 09 juillet 2006
D’où cela lui vient-il ? Quelle sagesse ?
14° dim A
D’où cela lui vient-il ? Quelle sagesse ? – 2 Cor 12, 7-10 ; Mc 6, 1-6
1- En visitant cette semaine l’exposition sur l’Île de Vassivière intitulée « Panthéon », où l’artiste chinois a transformé l’immense Centre d’Art en Temple boudhique, un grand moulin à prières est installé dans la grande tour et tourne imperturbablement grâce à un moteur électrique. Une dame me dit : sous le moulin à prières j’ai fait trois vœux mais malheureusement, la tour est fermée à son sommet et aucune prière ne peut s’envoler. Je la rassurais en disant que le cône supérieur est transparent et donc, ses vœux pourront s’envoler. Mais en disant cela je me rendais compte de cette image permanente de la divinité qui surplombe les humains, comme si par magie tout se résolvait par des rites et des vœux.
2- Tout autre est ce que nous dit le christianisme et les textes d’aujourd’hui nous le rappellent très fortement, à travers le scandale posé par Jésus auprès de ses compatriotes. Il est comme tout le monde et en même temps, il est autre ! Ah, s’il n’était que comme tout le monde ou bien comme quelqu’un de tout autre ! on pourrait le caser entre la case « homme » ou bien la case « Dieu » ! mais non, lui, il est à la fois Homme et à la fois Dieu ! et c’est cela qui ne peut être admis par des esprits uniquement rationalistes ou uniquement spiritualistes. Notre foi, c’est suivre un Homme Jésus qui est en même temps Dieu ! c’est une expérience extraordinaire qui nous est faite que cette présence ! car, désormais, on ne peut plus vivre comme tout le monde : en chaque homme est présent l’Homme par excellence, le Christ ! et en chaque instant la divinité de sa présence nous accompagne, nous soulève pour, avec son Esprit, nous rendre divin avec Lui et par Lui ! Dans le Baptême, c’est ce que nous célébrons : ces enfants sont plongés symboliquement dans la vie de Dieu, pour revêtir le Christ, vrai Homme et vrai Dieu, et devenir par l’Esprit, membres de son Corps qui est l’Eglise. Oui, par le Baptême, nous devenons membres du Corps du Christ. Aussi, ne soyons pas étonnés si nous soulevons autour de nous étonnement et rejet à cause de notre engagement de Foi ! comme Jésus ! et en même temps, si nous ne provoquons ni étonnement, ni rejet autour de nous , alors, frères et sœurs, interrogeons-nous : est-ce que notre foi ne serait –elle pas une fausse foi ? quelque chose, honorable,certes, mais qui n’est pas chrétien ? et qui ne tient pas .
3- Frères et soeurs, être chrétien ne nous dispense d’aucune épreuve de la vie mais comme St Paul, nous portons avec cœur toutes les épreuves parce que c’est la foi qui nous soulève. Mais être chrétien, c’est vivre jusqu’au bout l’engagement à la suite de Jésus, jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte ! et pour cela, nous avons besoin de la Communauté, de l’Eglise ! dont nous sommes membres !
4- Demandons dans une fervente prière que ces enfants, que leurs parents et leurs parrains et marraines entrent dans cette vie du Christ, pour toujours, c’est-à-dire, pour tous les jours. AMEN !
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Semaine du 3 au 9 juillet
Juste pour vous saluer depuis l'été limousin : bonnes vacances à tous.
C'est aussi la saison des mariages et des baptêmes à la paroisse...
Bonne semaine malgré la déception de la finale de foot !
Et toutes mes amitiés.
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