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dimanche, 25 juin 2006

Pourquoi avoir peur ?

12° dimanche B

Pourquoi avoir peur ? – cf. Job 38 ; Marc 4, 35-41

1- Fréquemment, on me partage les craintes ou les peurs qui habitent les personnes : craintes pour le présent ou craintes pour l’avenir. Parfois, la peur paraît telle, aucune oreille ne pouvant l’entendre, qu’on soit porté à mettre fin à ses jours. Sans aller jusqu’à ce point, qui appartient au mystère que porte tout homme, il arrive aussi que, ne parvenant pas à dépasser ses angoisses, on fatigue son entourage avec un patinage mental permanent. Et ce sont les proches qui prennent alors peur, en craignant d’être dépassés par les événements. Car la peur ce serait au bout du compte, avoir peur de la mort. Peur de sa propre mort ou peur de perdre ses proches. Les psychologues cernent bien cet ensemble de facteurs ; sans donner de solutions, ils proposent à chacun de trouver en soi suffisamment de ressources pour gérer ses propres peurs et continuer à vivre. Et si, comme diraient certains, « le ciel est vide », s’assurer quand même que la vie a un sens. C’est ce que nous suggèrent les textes d’aujourd’hui.

2- Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. En présence de la foule nombreuse et massée sur la grêve, Jésus se tenait dans une barque avec ses disciples. Il émet non un discours théologique qui aurait fatigué tout le monde, mais un langage d’images. Des images qui font image, frappent l’imaginaire et permettent à l’esprit, si on le veut, de bouger, de se déplacer, enfin de se disposer autrement qu’auparavant. Les disciples, aussi durs d’oreille que les autres, comprennent quand même qu’ils ont aussi à se déplacer. Un déplacement dans tous les sens du terme. Une traversée. Comme une expérience de passage : Passons sur l’autre rive. Il y avait le bien connu, il y avait le bien maîtrisé, mais ce bien connu et ce bien maîtrisé peuvent être une illusion. Arrive la tempête : est ce qu’on ne risquera pas de chavirer et de tout perdre? C’est quand la traversée devient une secouée, passant au crible les convictions apparemment les plus sûres, que les fondements doivent être reposées. Et comment ? si ce n’est en faisant appel à quelqu’un qui est là et qui dort pourtant : lui, dormait sur le coussin à l’arrière. Ce cri au secours, n’est peut-être pas aussi évident car il suppose qu’on ne peut pas faire seul la traversée. La peur peut nous paralyser et nous faire perdre tous nos repères. On a alors besoin de sentir une présence vivante près de nous. A condition de reconnaître qui il peut être. Faire confiance à quelqu’un qui n’a pas peur, qui a expérimenté la traversée de toute l’épaisseur de l’épreuve humaine. Il ne peut que nous secouer tout en calmant toute tempête : il se fit un grand calme. C’est que chez lui, il n’y a pas annulation de l’épreuve, il y a traversée, passage, force de vie plus forte que mort. Et donc, annulation de toute peur : pourquoi avoir peur ? Les disciples, comme n’importe qui, avaient cru être abandonnés. Lui, il dit l’évidence : je suis là. Toujours.

3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, à l’heure où la mémoire même du Seigneur s’est estompée des consciences autour de nous, on a envie d’entendre à nouveau une parole de confiance qui rassure et qui renforce. Cette parole traverse tout obstacle ; nous l’entendons aussi en communauté.
Ensuite, les traversées, nous en faisons sans cesse : un changement de vie, un deuil, un accident de santé, une nouvelle configuration autour de nous, un nouvel appel à servir. En ce cas, la peur qui paralyse est surmontée par cette présence et nous en faisons l’expérience.
Enfin, notre rôle c’est aussi d’aider les autres : être présent à eux, être proche d’eux. Ça ne veut pas nécessairement dire physiquement mais spirituellement. La force de la prière pour les frères et les sœurs qui sont dans la tempête. Sans qu’ils le sachent forcément. C’est une prière d’amour, gratuite, tournée vers l’unique bien des autres.

4- Prions pour ceux qui traversent des tempêtes (peut-être nous mêmes). Que les peurs parfois excessives laissent place à de la confiance;et si on a eu l’impression de chavirer, que le cœur puisse s’ouvrir et se construire à nouveau dans la paix. Par Lui,qui toujours est Présent.

Semaine du 19 au 25 juin

Chers amis,

La semaine a été marquée par de nombreuses rencontres dans les quartiers d'Eymoutiers.
Jeudi, nous avons réceptionné le chantier de la Collégiale d'Eymoutiers par un barbecue sympathique dans les jardins du presbytère. Le maire et ses adjoints, les architectes, les corps de métier étaient représentés.
Mardi, j'ai donné une conférence sur "l'avenir de l'Afrique" à l'IUFM de Guéret, dans le cadre de l'Université Populaire de la Creuse.

À la Préfecture de Limoges, notre démarche pour prolonger le Visa de séjour de Gabriel Poryé, prêtre tchadien a été concluante : il sera avec nous en juillet et août.

Nous nous sommes retrouvés pour une soirée de préparation de la marche Rocamadour-Moissac (Saint Antoine) de fin août. 50 inscrits pour le moment.

Enfin, des mariages et la rencontre à ces occasions de Marie France, une amie de Paris.

La semaine prochaine, pas d'envoi. Prochain rendez-vous le 9 juillet.

Toutes mes amitiés.

Jean-Michel

dimanche, 18 juin 2006

Fête du St Sacrement

Nous sommes le Corps du Christ –cf. Ex24 ;Mc 12,12…26

1- L’été arrivant, se multiplient les occasions de fêtes et de repas rassemblant des associations, sportives ou autres, des familles, par exemple des cousinades et j’en passe ; parfois entre voisins on fait un barbecue dans le jardin : on a plaisir à se retrouver et ces moments renforcent les liens, renouvellent les amitiés. Ils invitent aussi à un après. On va se dire : ‘on recommencera l’année prochaine’, ou bien ‘il ne faut pas qu’on attende autant de temps avant de se retrouver à nouveau’, ou bien encore, ‘on en invitera d’autres la prochaine fois’. Chaque lieu devient symbole d’une histoire commune, de souvenirs communs, et d’un avenir qu’on construit, même s’il ne concerne apparemment qu’un faible aspect de la vie. Repas, vie, ensemble, fête sont les qualifiants de ces événements marquants qui donnent du goût à chacun, alors que c’est à peu de frais qu’ils ont été produits. Et davantage, ils peuvent être source d’un sentiment d’unité entre les uns et les autres, même si, contraint par des événements, on ne pouvait y être physiquement présent. Tout cela trouve un rapport avec les textes de ce jour.

2- Car on se trouve dans un contexte qui nous semble très étrange. Le vieux texte du livre de l’Exode nous introduit dans des pratiques archaïques des sociétés anciennes, que la mentalité d’aujourd’hui réprouve : le sacrifice sanglant des animaux. Le sang qu’aujourd’hui on ne voudrait pas toucher, était le symbole de vie, de force, d’énergie et en être aspergé signifie : être associé et être bénéficiaire de vie, de force, d’énergie. Le passage obligé de l’Alliance entre des partenaires ; le symbole de l’acceptation d’un contrat spirituel entre Dieu et son peuple. Libéré de l’esclavage, le peuple se refusant à l’avenir de tout esclavage externe ou interne, pour être à l’image de son Libérateur, animé et renouvelé dans la Loi d’amour. 1000 ans après, l’échec était patent. Mais comment participer et bénéficier de cette Alliance avec Dieu. Ce sera la Mission de Jésus : il n’y aura plus besoin de sacrifice d’animaux ; le sien les remplacera tous. Pas besoin de verser du sang ou d’asperger rituellement : le sien aura plus de force que tous les sangs de l’histoire. Pas besoin de faire des efforts surhumains pour rassembler le peuple : il sera l’unité ; il se fera lien profond et vrai qui unifie les cœurs et les esprits. Et ce lien n’est pas un lien extérieur ; c’est Lui-même qui se donne. Rien de plus solide, pourvu qu’on l’accepte tel qu’il est ; avec patience, il se fait tout à tous et donne à tous la raison de vivre unis. Il devient nourriture, nourrissant l’esprit mais plus encore, il nourrit la vérité que chacun porte en lui et qui permet de se dépasser en permanence ; il nourrit le désir profond de communion qui produit la paix entre les êtres ; il nourrit les liens entre ceux qui s’aiment, ou encourage à s’unir ceux qui ne s’aiment pas. Et tout cela est symbolisé dans le repas, le dernier repas de Jésus, mais repas qu’on revit et qui fait corps. Le corps du Christ partagé produit l’unité du corps de ceux qui y prennent part.

3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, le repas qu’on appelle eucharistique n’est pas un banal repas symbolique. Il dit tout notre passé et tout notre avenir. Une histoire à laquelle nous sommes reliés ; reliés au Christ et par lui, reliés à tous nos frères ; et inclus dans un avenir qu’on construit avec force.
Ensuite, ce repas est déserté ; c’est un constat et on en pleurerait parfois. Est-ce le même échec de l’ancienne alliance qui se reproduit ? ou bien la signification serait que ce repas est uniquement pour quelques uns et non pour tous ! Mais ces quelques uns représentent tous.
Enfin, il s’agit de la responsabilité de ceux qui partagent ce repas. Le repas est la présence du corps du Christ. Partageant le corps, ils deviennent ensemble corps, incluant tous ceux qui ne peuvent ou ne savent participer à ce repas eucharistique. Ils deviennent missionnaires d’amour

4-Prions pour que ceux qui ont la chance ou la capacité de partager le repas eucharistique deviennent le corps ecclésial du Christ, en prennent conscience et en aient le cœur transformé.

Semaine du 12 au 18 juin

Chers amis,

Des visites (un ami du Nord, visite de ma soeur pendant 2 jours) annoncent l'été et la facilité de se déplacer avec les beaux jours ; ainsi, je vous attends à Eymoutiers si vous prévoyez des vacances en Limousin.

Justement, la semaine était marquée par des rencontres pour préparer la Pastorale d'été avec des propositions pour les personnes en vacances dans notre région. Également, la visite guidée de la Collégiale à présent en grande partie restaurée.
Des visites aussi dans les maisons d'Eymoutiers avec de très bonnes rencontres (notamment un barbecue organisé spontanément entre voisins) ; les gens, s'ils ne me connaissent pas personnellement, avaient déjà entendu parler. Eet cela permet d'entendre leur récit de vie.

Ce weekend, la fête foraine à Eymoutiers mais aussi quelques animations.

Bon dimanche et bonne semaine.

Amitiés

Jean-Michel

dimanche, 11 juin 2006

Trinité - Profession de foi

Au nom du Père et du Fils et du St Esprit -cf Rm8 ; Mt 28,16-20

1- Il y a quelques jours au cours d’un dîner, je me suis trouvé à table face à Bastien, un enfant de 9 ans ; il était à côté de sa maman, et pendant tout le repas, il est resté rivé à son Game-boy qu’il tenait entre les doigts et quand il eut tué me dit-il, 3500 voleurs (escusez du peu), il s’intéressa à nous et finalement, on engagea une petite conversation. Je sentis alors, qu’il y avait eu tous ces préalables pour entrer dans une communication. Parce qu’il y avait une écoute en face, une attention, un lien s’est établi. Sa maman, à côté, qui l’aime et qui lui montre son amour, et puis des personnes attentives. Et cette communication peut être une étape comme un lien, pour peu à peu s’ouvrir à une communion, c’est à dire, une commune union plus large, et peut-être plus profonde. Chaque jour, voilà le défi auquel chacun de nous est confronté : trouver le chemin d’une commune union avec ceux qui nous entourent et donc, forcément avec celui qui nous rassemble aujourd’hui : Dieu.

2- Les textes de la fête d’aujourd’hui nous introduisent dans la compréhension de ce que c’est que la commune union. Il y a d’abord et en préalable, dans le secret du cœur, un amour qui nous a parlé. Une présence amoureuse s’est fait sentir au plus profond de nous mêmes. Cette présence amoureuse s’est accompagnée le plus souvent, mais pas toujours hélas, par des personnes qui nous aiment : la maman, le papa ou les deux, la grandmère … et c’est peu à peu, notre esprit, qui, à condition qu’il ne soit pas étouffé par toutes sortes de choses superficielles, s’ouvre à cet amour infini et qui peu à peu devient capable de le nommer. Mais pour le nommer, il faut apprendre à le connaître. Et on apprend à le connaître avec d’autres et pour la plupart d’entre nous, c’est avec les parents, avec les catéchistes, avec la sœur ou le prêtre. Je rencontre de plus en plus des jeunes adultes qui me disent être croyants, mais qui ne peuvent pas mettre un mot sur leur foi, parce qu’ils n’ont jamais été introduits à cette connaissance, jamais catéchisés, jamais inclus dans la communauté croyante. Et qu’est ce qu’on apprend à connaître ? c’est une personne. Une personne qui nous connaît, qui nous aime ; une personne qui nous aime plus que tout en la personne de Jésus. Il ne s’impose pas ; il est simplement présent au plus profond, mais pas seulement en nous, à côté de nous, par ceux que nous rencontrons. Un ami qui nous parle, un événement qui survient, une présence aimante. Il est là. Il nous attend. Il nous parle. Saurons-nous l’entendre ? saurons-nous l’écouter ? il nous dit ce qu’il est. Il nous dit qui il est. Il est amour, il est communion, il est vie, il est présence. Qu’il ne garde pas pour lui, tout ce qu’il vit avec son Père, il nous le donne par l’Esprit. Il nous fortifie et il nous envoie pour le partager à tous, quels qu’ils soient. Il nous envoie avec sa force, avec son esprit. Même si on a des doutes, ce ne sera jamais aussi grand que l’amour dont il nous gratifie. Il nous envoie simplement faire ce que lui-même a fait. Et c’est là notre joie.

3- Qu’est ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, une profession de foi c’est dans un chemin de vie. Il n’y a pas de retard pour se mettre en route sur ce chemin. Quelqu’uns se mettent en route dans l’enfance, d’autres dans la jeunesse, d’autres à l’âge adulte, d’autres déjà âgés. Et ça continue !
Ensuite, une profession de foi est passé au crible de la vie. Combien sont secoués par les événements et disent « je ne crois plus ». C’est qu’ils font une expérience qui touche les fondements de leur être, que tout, même leur foi doit être refondée. Pour cela, il y a les autres.
Enfin, on ne peut pas être chrétien tout seul. C’est le défi pour notre temps. Peut-on mesurer cela. Il nous faut nous relier à des frères et des sœurs pour une commune union. C’est là qu’on est renforcé. C’est là qu’on est revivifié. Dans l’inter-génération, c’est un bonheur qui grandit.

4- Prions pour que ces jeunes et ns-ms trouvent sur le chemin des appelants d’amour, des guides de vie, qu’ils découvrent l’essentiel : l’esprit de commune union, au nom du Père,du Fils et du St Esprit.

Semaine du 05 au 11 juin 2006

Chers amis,

La semaine est enfin chaude : le climat est ensoleillé à Eymoutiers et nous attendons les vacanciers.

Plusieurs entretiens avec des jeunes couples pour la préparation des mariages : on fait aussi des répétitions (de cortège, de cérémonie ) ; préparation des cérémonies de profession de foi (ce dimanche 11 à Eymoutiers avec 19 jeunes); préparations de baptêmes (avec une vingtaine de parents et une équipe d'accompagnement); visites à la caserne des pompiers de Châteauneuf-la-Forêt et à la Cartonnerie, usine très automatisée employant près de 300 ouvriers.

Et aussi et toujours des maisons (à Peyrat, à Neuvic, à Eymoutiers).

Et des temps de retraite.

Bonne semaine et toutes mes amitiés.

Jean-Michel Bortheirie

dimanche, 04 juin 2006

L’Esprit donné en abondance

Pentecôte

L’Esprit donné en abondance– cf Ac 2,1-11;Ga 5,16-25; Jn 15;16,12-15

1- A-t-on jamais vu les images d’un concert où des milliers de jeunes de tous bords rassemblés communient dans un même élan, ou bien les images de stades remplis de supporters qui se soulèvent en chœur, ou bien des rassemblements de croyants autour du Pape ou dans un pèlerinage (il en existe qui regroupent des millions de personnes en Inde, par exemple ou en Arabie) dans une atmosphère de piété et de paix ? Pourtant à prendre un par un les participants, tout les distingue et même, tout les sépare. Or, ce qui les rassemble est plus fort que tout et on reste étonné de ce qui advient là sans effort. L’image d’une humanité une qui ne gomme pas les différences mais qui s’enrichit des richesses humaines de chacun, cultures, religions, âges, genres, nationalités. N’est-ce pas le symbole permanent de la promesse de la Pentecôte offerte au vu et au su de tous ? mais qui n’a pas encore fait suffisamment de chemin dans les cœurs pour transformer complètement le monde. C’est bien l’espérance de la Fête d’aujourd’hui.

2- Nous sommes dans le temps après le départ de Jésus. Il a marché parmi les hommes leur délivrant un message : le Royaume de Dieu est présent dans le monde et dans le cœur des hommes. C’est Lui qui l’a rendu présent, enthousiasmant les foules. Mais mal assurées, elles ne l’ont pas suivi jusqu’au bout. Pire, elles l’ont condamné au supplice. Mais son amour était plus fort. Car il venait du Père qui est la Source de l’amour, de tout amour, inépuisable d’amour. Et cet amour est tout. Il est vie ! C’est pourquoi, il ne pouvait rester enfermé dans la mort. C’était un secret. Seuls ceux qui avaient marché avec lui l’ont reconnu ; il s’est fait connaître VIVANT à ceux qui avaient les yeux pour voir et le cœur pour comprendre. Oui, Vivant, il ne pouvait rester enfermé ni dans les tombeaux (c’est fini, avec lui, les tombeaux), ni dans la mémoire de quelques uns, ni même dans leur expérience, leur langue ou leur culture ! le Vivant fait exploser tout ce qui est enfermé. Retourné dans la vie du Père, il envoie l’Esprit, son Esprit, celui qui depuis la création du monde est à l’œuvre dans le monde. En ce jour de la pentecôte historique, advient pour le Christ la capacité de pénétrer tout homme de sa vie, de son être, de ce qu’il est en totalité. C’est le Christ qui habite, par l’Esprit, en toute personne. Christ, c’est à dire Homme par excellence, l’homme de bonté, d’amour, de paix, de joie, de patience, de bienveillance, l’homme de foi, d’humilité ou de maîtrise de soi. Par l’Esprit, Christ peut habiter pleinement toute personne quelques soient ses convictions, son histoire, son parcours, ses malheurs. Par l’Esprit, Christ se communique réellement à tous, sans gommer nos différences mais en les assumant en lui. En donnant à nos différences une richesse incomparable, il produit la communion pleine et entière entre tous. C’est le miracle de la Pentecôte : remplis de l’Esprit Saint, ils se mirent à parler en d’autres langues et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, le miracle de la Pentecôte n’est pas un événement du passé ; il s’actualise en permanence aujourd’hui dans le monde, en nous et autour de nous. En avons-nous conscience ? la venue de l’Esprit est aujourd’hui en chacun de nous. Ouvrons-nous à Lui !
Ensuite, si l’Esprit vient en nous, s’il est en nous, cela doit se voir ! paix et joie, union et communion en sont les fruits. Et si c’est le contraire que nous remarquons, peut-être sommes-nous attirés vers ce qui n’est pas Lui mais qui serait son adversaire.
Enfin, nos différences sont notre richesse : en toute personne, quelle qu’elle soit, nous rencontrons le Christ vivant. Personne n’en est exclu ; chacun enrichit l’autre au delà de l’imaginable. Ainsi, par l’Esprit, l’humanité devient famille humaine ; par nous, animé d’Esprit, c’est tous qui deviennent notre famille. Et cette famille, n’est-elle pas l’Eglise ?

4- Prions pour que notre vie quotidienne devienne la manifestation de l’Esprit d’Amour.

Semaine du 29 mai au 04 juin 2006

Chers amis,

Deux rencontres importantes de travail et de fraternité : en Corrèze (avec la Fraternité sacerdotale Jesus-Caritas) et en Creuse (un groupe de travail avec Christoph Theobald où nous faisons la relecture de nos présences pastorales pour engager des approfondissements), aussi diverses rencontres avec des couples qui se préparent au mariage, une relecture avec les animateurs de 2 journées de préparation, un mariage franco-anglais enfin, très sympathique.

Avec la présence de deux compagnons prêtres Benoît, du Burkina Faso et Gabriel, du Tchad, nous avons vécu la soirée-barbecue dans le cadre de jumelage avec Ségénéga et une soirée pour l'inauguration de la nouvelle exposition au centre d'Art de Vassivière, sur l'Île, avec la rencontre de beaucoup de monde.

Ce dimanche de Pentecôte, premières communions à Châteauneuf-la-Forêt et confirmation de 3 adultes de la paroisse à la cathédrale de Limoges.

Enfin, j'ai continué les visites de maisons, cette fois-ci sur Eymoutiers.

Bonne fête et bonne semaine.

Jean-Michel

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