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dimanche, 26 mars 2006

L’Alliance ouvre à la lumière

4e dimanche de carême B

L’Alliance ouvre à la lumière – cf 2 Ch 36 ; Jn 3, 14-21

1- Au cours de la semaine, des conversations dans plusieurs maisons m’ont interpellé sur la manière de comprendre notre histoire. Ces personnes sont venues là après un long temps ailleurs : ou par opportunité, ils ont trouvé un espace pour leur activité professionnelle, ou bien ils sont revenus habiter la maison familiale après une carrière à Paris, ou bien encore, pour se rapprocher d’un fils, ils viennent là pour la retraite. Mais avec chacun, nous convenions qu’une décision avait dû s’opérer, que cette décision provenait de la liberté animée par un certain idéal et que la réussite dépendait de cette liberté à l’œuvre qui conduit les personnes à développer toutes leurs potentialités. Mais cette conscience advient parce qu’on fait venir à la lumière les événements de sa vie : qu’ils soient heureux ou malheureux. Faisant venir à la lumière, on fait une lecture de sa vie, y compris ce qu’on ne peut avouer, avec ses étapes, ses passages et on est alors capable, de progresser un peu plus.

2- Les textes de la Bible nous apprennent quelque chose de similaire : ils proposent une réflexion sur l’histoire d’Israël en essayant de comprendre pourquoi les désastres et les ruines sont venus. Pourquoi, il y a eu échec dans l’Alliance avec Dieu. Pourquoi on a préféré en somme de faire comme les autres, de s’enfoncer dans les mêmes voies que tout le monde (ce que la Bible appelle l’idôlatrie et qui prend mille formes) au lieu d’user de décision à continuer un chemin, certes moins conformiste, mais vrai et engendrant la liberté. Ce qui surprend, c’est que même dans les pires échecs, les pires conduites où il y a eu jugement de l’Histoire, parfois sans appel, il reste toujours l’Alliance. Dieu reste partenaire de l’Alliance. Une alliance d’amour qui fait émerger de manière inattendue une solution. La solution ne vient pas par magie ; elle advient bien sûr par la décision libre de quelqu’un qui la portera ; mais aussi et je dirais surtout parce que l’échec a permis de se mettre dans une nouvelle lumière, de se disposer autrement, de voir autrement, de dépasser les enfermements et s’ouvrir, se comprendre et comprendre que le pire c’est d’avoir peur, le pire c’est, finalement, de manquer de confiance.
Dans l’évangile, Jésus propose une relecture de l’histoire en la situant dans la mouvance de l’amour que Dieu a pour le monde. Non seulement Dieu est Amour mais Il n’est qu’Amour et c’est à cette réalité que les hommes sont résistants. En l’amour, il n’y a qu’un jugement, c’est celui qu’on s’impose soi-même quand on le refuse, quand on préfère rester dans les ténèbres de ses certitudes ou de l’enfermement sur soi. Mais dans la mouvance de l’amour, on n’a pas peur de venir à la lumière ; et quand on se conduit de manière vraie, la lumière grandit et avec elle l’amour. Et un jour, on n’aura pas peur de regarder de ses propres yeux, de contempler, même, celui qui a donné sa vie par amour, le Christ en croix, qui, dans sa vérité d’homme est allé jusqu’au bout de l’amour, devenant ainsi source de vie.

3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, il y a beaucoup de gens qu’on connaît ou qui sont autour de nous qui ont gardé pour x raisons une image dégradée du christianisme, mais qui dans leur comportement ordinaire ont une conduite droite, vraie qui peut nous rappeler ce que Jésus propose de vivre.
Ensuite, il nous arrive parfois de préférer rester dans des sortes de ténèbres, par peur, honte ou manque de courage, et de ne pas faire venir à la lumière nos œuvres cachées et finalement de nous trouver malheureux. Peut-on essayer de changer tout ça, car ce n’est pas si difficile.
Enfin, avec tous ceux qui cherchent sans le savoir, avec ceux qui doutent sans le vouloir, nous pouvons nous retrouver comme des frères en humanité ; touchés par cet Amour qui accompagne nos vies, on peut vivre avec eux de l’Alliance qui conduit à la Lumière.

4- Prions pour que grandisse toujours plus notre confiance en l’Amour ; que ce Carême nous dispose à voir mieux et à vivre mieux dans la vérité et la lumière, unis à tous nos frères.

dimanche, 19 mars 2006

Le temple nouveau de l’Alliance

3e dimanche de Carême

"Le temple nouveau de l’Alliance" cf Ex20 ; Jn2,13-25

1- Ces dernières années, chacun a pu noter en traversant la France, ou en croisant les bourgs de nos cantons, combien les municipalités avec le concours de l’Etat, ont fait des efforts pour restaurer ces belles églises romanes ou gothiques qui embellissent nos villages. Il en est même autour de nous qui se sont mobilisés en l’absence de soutien public, pour remettre à flot le patrimoine religieux. C’est heureux. Mais en même temps, comment ne pas penser à ces monuments du passé, temples glorieux des civilisations égyptienne, grecque, romaine, qui n’ont plus que leurs pierres à offrir aux rêves des visiteurs en ce 21ième siècle ? Ces belles églises en maints endroits si rarement ouvertes pour un culte ou une célébration religieuse vont-elles, elles aussi, subir à terme le même destin ? Faut-il s’en réjouir ou le regretter ? Les deux sans doute, tant les textes de ce jour nous interpellent dans notre manière de croire et de célébrer la foi.

2- La Bible nous enseigne qu’il n’y a pas de religion sans dialogue. Bien davantage, ce dialogue concerne l’homme avec le Tout Autre. Ou plutôt le Tout Autre avec l’homme. Car il n’y a pas d’autre expérience biblique que l’initiative de Dieu s’adressant à l’homme. Bien sûr, l’homme essaie d’entrer en relation avec Dieu. Mais c’est toujours Dieu qui prend les devants et de manière inattendue. Alors qu’on croirait spontanément qu’il impose la soumission, non, il libère, il délivre ; on croirait qu’il étouffe, non il met debout. Et c’est la leçon du Décalogue (les dix commandements) : un dialogue entre celui qui a fait sortir le peuple de la maison de l’esclavage et le peuple bénéficiaire de la liberté qui, en toute liberté, est appelé à se mettre au diapason de l’amour qui l’a libéré. D’aucuns ont fait de ce Décalogue, un catalogue d’interdits, provoquant ou encourageant hélas, rejet et hostilité, le faisant tomber en poussière comme ces anciens monuments disparus avec le temps. D’autres l’ont kidnappé et utilisé à leurs fins personnelles (profit, pouvoir, mercantilisme, domination, intégrisme) empêchant le peuple de vivre avec bonheur sa relation à Dieu.
Jésus, quand il entre dans le Temple de Jérusalem, c’est toute cette dépravation du Décalogue qu’il voit. Lui, il vit sa relation au Père d’une manière vraie et il en connaît toute la richesse qu’il veut partager avec les hommes. Il connaît aussi ce qui fait le cœur de l’homme, que dans l’homme, la non vérité produit les plus grandes ruines. Mais il connaît aussi le remède : faire de la Maison, une maison de prière, où la relation au Père et la relation au frère sont ajustés. Dans la simplicité, dans l’amour et le don de soi. Non pas dans une maison de pierres mais dans une maison vivante qui est son Corps. Le Corps du Christ mort et ressuscité, habité par des pierres vivantes qui constituent l’Eglise vivante, une Eglise-communion au Père. Dès lors, cette vocation d’union au Père, oubliée par les habitudes anciennes, peut se vivre partout et en tout temps. Par le don que le Christ fait de lui-même au Père au nom de tous les hommes, ses frères.

3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, les temples faits de main d’homme sont toujours des monuments pour un temps. Ils ne durent pas ; qu’ils s’agisse des temples religieux de l’histoire ou de ces fameux nouveaux temples de la consommation, nouvelle religion asservissante offerte aux hommes.
Ensuite, il s’agit de vivre réellement dans le « temple nouveau » proposé par Jésus : et je suggère, et c’est facile : que chaque maison devienne maison de prière ; que chaque personne devienne maison de prière ; nous verrons alors la force de sa proposition et la vie plus forte.
Enfin, ne pas rester « temple isolé ». Mais se relier ; et cela est aisé : c’est à moi à faire le premier pas pour écrire à un frère, lui téléphoner, peut-être, l’accompagner. Mille manières de s’offrir pour que l’Alliance vive en nous et entre nous. Essayons et ce sera heureux.

4- Prions que cette vie d’Alliance se développe en nos maisons et notre Corps en communion.

Semaine du 13 au 19 mars 2006

Bonne fête aux Joseph.
La semaine a été marquée par un aller-retour au Pays Basque pour les obsèques d'un prêtre de Hélette, Jean-Pierre Etcheverry, avec qui je me trouvais à Toulouse l'an dernier.
Le week-end, formation liturgique et veillée de chants, avec Laurent Grzybowski ; pas mal de monde s'est mobilisé dans le coin.  Et c'était sympa.
Plusieurs rencontres aussi.
Bon dimanche et bonne semaine.

dimanche, 12 mars 2006

L’Alliance nous conduit où on n’a pas pensé

2e dimanche de Carême A

L’Alliance nous conduit où on n’a pas pensé –Gn 22;Mc 9,2-10

1- Des conversations récentes avec des enseignants, des professeurs, m’ont interpellé sur un constat de rupture d’une génération à l’autre dans la transmission des contextes religieux ou théologiques. Par exemple, tout un pan de la littérature française du 20ième siècle inspirée du christianisme ne dit absolument plus rien aux jeunes étudiants d’aujourd’hui. S’il en est ainsi de la littérature, que dire alors du monument littéraire qu’est la Bible et qui a entre 2000 et 3000 ans d’âge, si tant est qu’elle soit partie prenante de la culture. Et quand diverses traditions religieuses sont sur la place, il est facile de les confondre. Par exemple, le sacrifice d’Abraham est très honoré en Islam (la fête du mouton provient de ce récit rapporté dans le Coran). Mais si Ibrahim en Islam correspond bien à Abraham dans la Bible, il en est autrement pour le fils, car si on a Isaac d’un côté, on aura Ismaël de l’autre. Même quand on croit savoir, le sens peut nous échapper. Et ces textes nous déplacent, nous conduisent là où on n’avait pas pensé, nous font entrer dans une expérience nouvelle. C’est, en ce 2ième dimanche du Carême, la proposition de se développer dans une Alliance qui nous déplace.

2- L’expérience du déplacement est vécue de façon bouleversante dans l’Evangile par les 3 compagnons de Jésus qui ont ensemble grimpé sur la Montagne (de la Transfiguration). Le mot « transfiguration » peut désigner « la transformation d’une figure ». Ils se figuraient jusque là qu’être présent aux côtés de Jésus sur les routes de Galilée suffisait, d’autant mieux qu’ils l’avaient reconnu comme Christ, Dieu croisant leurs chemins ! Mais ici, ils doivent se déprendre de leurs certitudes et accepter la nouveauté de l’être glorieux, ressuscité, au bout d’un chemin d’amour qu’est le passage par la Croix et l’anhihilation de soi annoncé à Césarée de Philippe. La résurrection, le triomphe de la vie deviennent expérience intime, réelle, après ce passage. Il n’y a pas de découverte de la véritable vie sans passer par le creuset de l’épreuve acceptée avec amour. Dès lors, on devient capable d’écouter les témoins du « passage » et de se rendre disponible à l’événement même crucifiant.
Le texte de la Genèse appelé « sacrifice d’Abraham », ou plutôt, « l’épreuve d’Abraham » en est comme une illustration. La désappropriation acceptée de son fils unique par Abraham est l’épreuve suprême, mais devient l’occasion d’une multiplication de bénédictions, produisant de petites résurrections chez les bénéficiaires qui deviennent à leur tour dispensateurs de paroles de bien, d’actions bonnes pour d’autres. Dès lors, l’Alliance devient effective parce que le bienfait reçu renverse tous les systèmes clos, qu’ils soient familiaux, culturels ou nationaux. L’épreuve enfermait ; son dépassement ouvre un espace inespéré pour l’humanité. Et ce dépassement est possible par l’amour, l’amour infini d’un Père pour son enfant.

3- Qu’est-ce que ça veut dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, même si nous ne faisons pas d’expérience fulgurante (comme les disciples), chacun de nous, à un moment de sa vie, est touché au fond de lui-même par l’image de l’amour infiniment transparent et ça l’a fait bouger. C’est une sorte de bénédiction qu’on reçoit, s’originant sans doute dans l’Alliance transmise par Abraham pour tous les peuples.
Ensuite, si cette lumière intérieure s’installe en nous, c’est parce qu’elle a été vérifiée dans l’épreuve. Il a fallu se détacher de quelque chose, donner quelque chose, il a fallu accepter. (ce qui ne veut pas dire « subir »). Consentir par amour comme un passage vers un meilleur.
Enfin, il n’y a jamais d’épreuve traversée qui ne soit porteuse de dynamique nouvelle qu’on ignorait. Et c’est un devoir pour les uns d’accompagner et de secourir d’amour ceux qui n’ont pas fini leur traversée. Ainsi, communiquons-nous la bénédiction du Seigneur.

4- Prions avec tous ceux qui vivent l’épreuve, blessés ou révoltés, que des frères les accompagnent vers une transfiguration de leur vie, bénédiction donnée, communiquée.

dimanche, 05 mars 2006

Des provisions pour l’Alliance

1er dimanche de Carême B

"Des provisions pour l’Alliance" cf. Gn 9, 8-15 ; Mc 1, 12-15.

1- Quand on se met en route pour un chemin de vie, et nous pensons en particulier à ces grandes étapes que sont des études qu’on entreprend, une carrière professionnelle, une vie de mariage, la retraite, ou simplement un mode de vie alternatif, on est d’abord mû par un projet, on a besoin de se projeter vers l’avant, on a besoin d’imaginer ce temps qui vient, et en conséquence, de s’y préparer d’une manière très concrète. Mettre tous les atouts de son côté ; mais qu’est-ce qui fait qu’on réussit ? ce n’est pas qu’on ait tout prévu, qu’on ait par avance anticipé : nous savons que les choses n’arrivent jamais comme on a prévu. Mais on peut réussir quand on mobilise ses forces intérieures pour vivre « l’imprévu ». Il s’agit de s’accommoder avec les événements tels qu’ils surviennent et pour cela on fait provision de patience, et de sagesse, certes, mais surtout on va chercher, jour après jour, à recréer les conditions du mieux être possible, compte tenu des circonstances. C’est ce que j’appelle, faire alliance avec le quotidien, sachant que le but se situe au-delà du quotidien.

2- En est-il de même pour ce temps où nous sommes : l’entrée en Carême. Pendant quarante jours, les chrétiens renouent avec un chemin de conversion qui les conduira jusqu’à Pâques. Temps béni où jour après jour, la Parole de Dieu se donne à penser, à réfléchir, à changer le cœur.
Aujourd’hui, est extraite du Livre de la Genèse, la conclusion de la catastrophe du Déluge : l’Alliance avec Noé. On connaît le récit de ce cataclysme qui s’abattit sur la terre, seule la famille de Noé et ses animaux en furent rescapés. Le récit est symbolique, bien sûr. Il désigne que par delà la pire épreuve qui est l’éradication de la vie – et si ce n’est pas le déluge, on peut parler de la bombe atomique ou du réchauffement climatique – et provoquée par l’homme, il reste la responsabilité de quelques uns qui prendront des initiatives telles qu’un nouveau est possible. Mais pas n’importe comment : par un changement radical de la pensée et des pratiques vérifié dans un quotidien ; grâce à quoi le signe de la présence du Seigneur est donné, comme cet arc-en-ciel qui rappelle qu’on ne vit pas que pour soi ; que chacun est relié aux autres, à l’univers, à l’avenir et qu’on en est responsable.
Etait-ce le contenu des méditations de Jésus dans le désert qui y resta lui aussi 40 jours ? Il est pleinement homme, baptisé au Jourdain, rempli de l’Esprit, il mène le combat intérieur contre la facilité, car la vie de l’homme n’est pas magique, contre la précipitation, car les relations humaines vraies sont très lentes, contre la domination, car un homme n’est accepté que s’il est humble. Par ce travail sur soi radical, Jésus est vainqueur du mal (personnifié par Satan) et il est capable, dès lors, de faire entrer dans l’Alliance avec Dieu quiconque veut croire activement à la Bonne Nouvelle en se laissant transformer par elle.

3- Qu’est-ce que ça peut vouloir dire pour nous aujourd’hui ?
Tout d’abord, le chemin de transformation vécu par Noé pendant le déluge ou par Jésus dans le désert, est également un chemin qui nous est proposé à notre niveau à chacune et chacun aujourd’hui. Changement dans ses manières de penser, changement dans ses conduites, changement dans ses manières de croire.
Ensuite, ce temps de carême, cette année, spécialement, est un moment privilégié qui nous est proposé par Dieu, pour commencer cette transformation, qui est une véritable conversion et qui demande beaucoup de temps et de persévérance.
Enfin, c’est par responsabilité pour l’avenir de nos vies comme une Alliance, qu’on se met en chemin. Mais on ne peut pas y arriver par nos seules forces : nous avons besoin de nos frères, nous avons besoin de l’Esprit Saint. Ils sont nos provisions pour le chemin : avec eux, allons !

4- Prions, pour qu’en ce temps de Carême, nous puissions prendre du recul, nous dégager de l’immédiat, nous recentrer sur l’essentiel ; que nous avancions avec confiance avec Lui !

Semaine du 27 février au 5 mars 2006

La semaine s'est chargée de rencontres et visites diverses dans les villages du Limousin (malgré le temps à la pluie), diverses réunions diocésaines, une très bonne entrée en Carême avec une bonne assemblée regroupant toutes les générations. Ce dimanche, journée avec une quinzaine de couples de fiancés  préparant la célébration de leur mariage cet été.
Le groupe d'amis partis au Tchad achever les travaux de construction et d'animation que j'avais engagés à Koumogo sont revenus très contents après une mission de 3 mois pour les uns et 1 mois pour les autres. Ils ramènent les salutations de nos amis Tchadiens à partager avec tout le monde.
Pendant ces jours, nous avons pensé à Brigitte (1er anniversaire de son départ pour l'au-delà) et aussi accompagné d'autres dans leur traversée.
J'ai également reçu une très belle narration de Daniel Godefroy qui vit sa mission dans les bidonvilles de Manille. Pour ceux qui souhaitent recevoir un témoignage de première main à propos de ce que vivent à ras de terre les philippins, je me ferai une joie de l'expédier.
Bon dimanche et bonne semaine.
Avec toute mon amitié.

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