dimanche, 11 mai 2008

Pentecôte 2008

Pentecôte – 11 mai 08 – « N’ayez plus peur avec l’Esprit » cf. Ac 2,1-11 ; 1Cor 2,3-13 ; Jn 20, 19-23

1-        Tous les jours, on entend, et c’est vrai : le prix du gasoil qui monte, la nourriture qui coûte plus cher, les menaces sur l’environnement, on ne sait pas bien comment on va faire l’hiver prochain pour se chauffer …n’y aurait-il que des mauvaises nouvelles ? Quand les indicateurs des moyens de vivre virent au rouge, on commence à prendre peur. Et si le bruit des malheurs du monde se font plus forts, la peur redouble. Cette peur qui en définitive prend visage de ‘peur de l’autre’, quel qu’il soit, est celle qui enferme les cœurs et brise tout élan et dynamisme. Comment réveiller l’espoir ? comment remettre en route ? comment reprendre confiance ?  Mais aujourd’hui, le message nouveau de l’espérance nous vient : c’est la fête de Pentecôte !

 

2-        Le texte de la Pentecôte au Ch 2 des Actes des Apôtres nous met dans cette dynamique. Cette dynamique est une énergie de vie, d’enthousiasme, de communication. Elle trouve son origine dans la tradition de la Fête de l’accueil de la Loi par le peuple d’Israël sorti de l’esclavage d’Egypte avec Moïse. Ils étaient esclaves, enfermés dans les soumissions, les conditionnements et les peurs. Et voici ouverte une nouvelle voie, une large route avec une solidité sur laquelle ils pourront s’appuyer désormais : une règle de vie reçue de Dieu, des valeurs et bien davantage, une manière de se situer dans le monde, qui engage les êtres vers un meilleur. Une irruption de vie, matérialisée par des paroles qui se transmettront jusqu’à aujourd’hui.

A la résurrection de Jésus, cette irruption de vie s’est manifestée mais de manière intime, personnelle, dans le secret des relations des disciples ensemble avec Jésus. Les règles de vie reçues par la Loi ne donnent pas d’explication au déchaînement de violence qui les abat ; ils ont peur ; ils se sont barricadés. Mais Lui, toujours vient à eux. « N’ayez pas peur ! je vous donne la paix, accueillez la joie, recevez le souffle, je vous envoie, libérez ceux qui ont peur et reliez ceux qui sont séparés ! » Mais il faudra le jour de Pentecôte pour que cette dynamique rejoigne tous les peuples rassemblés à Jérusalem. Ce n’est plus une Loi qui conduira les hommes, c’est un souffle ! et quel souffle ! le souffle qu’est l’Esprit de Dieu ! Dès lors, plus de crainte car l’Esprit de Dieu est à l’œuvre, plus d’hésitation puisqu’on est assuré par le souffle divin, plus de pessimisme, puisqu’on sera porté toujours vers l’avant. La résurrection du Christ, portée par des êtres fragiles mais transformés par son Souffle, est manifestée au monde dans un langage que tous sont capables de comprendre : le langage dynamique de la vie et de l’amour.

 

3-        Alors, que signifie Pentecôte pour nous aujourd’hui ?

Tout d’abord, ouvrir son cœur et garder son cœur ouvert. Et accueillir l’Esprit. Bien sûr, on l’a reçu au baptême mais l’Esprit a besoin d’être accueilli en permanence. Nous nous engourdissons, des peurs nous assaillent parfois, et l’Esprit que nous avons reçu s’affaiblit. Demandons lui de nous garder ouvert : Viens Esprit saint, emplis les cœurs de tes fidèles !

Ensuite, ne pas céder au pessimisme ; il y a tant de choses qui nous font peur mais il y a tant de choses qui sont habitées du dynamisme de vie. La Pentecôte est toujours nouvelle, chaque fois que nous sommes habités par le bien et que nous le désirons ; quand nous décidons de voir le bien chez les autres et que cette vision se transforme en amour. Viens Esprit saint !

Enfin, l’Esprit est reçu en communauté. La communauté nous révèle la présence de l’Esprit par un signe : chacun à sa place est reçu, avec toutes ses richesses et ses charismes. Et la communauté prend tout son sens quand elle est envoyée, comme le souffle, pour communiquer au monde le message de paix et d’amour pour tous les hommes. Viens ! Va !

Prions pour que nous apprenions à dépasser nos peurs avec le vent de l’Esprit. Que nous apprenions l’audace des commencements, en accueillant le meilleur de notre Eglise et en la développant avec ce que nous inspire l’Esprit. Que nous en témoignions sans crainte : Viens Esprit Saint, allume en nous le feu de ton amour ! Envoie nous aux carrefours du monde !

Semaine du 05 au 11 mai 2008

chers amis
 
en cette fête de pentecôte, que l'esprit comble vos coeurs et vous donne sa joie !
la semaine était très prise avec les différentes préparations, retraite de profession de foi à St léonard de Noblat (un groupe de 17 jeunes avec les animatrices avec le thème des disciples et des saints).
ce weekend, célébration de la confirmation d'une adulte de notre paroisse, à la cathédrale de Limoges et un temps fort à Meymac avec des jeunes qui se préparent au baptême et à la confirmation.
j'accueille Javier Alson, un ami prêtre du Venezuela arrivant tout droit de Caracas pour préparer une "mission" fin août-début septembre dans une partie de la paroisse, en lien avec le P Barthélémy, de la paroisse voisine.
et aussi, le deuil de la perte de MarieThé, amie de Creuse qui est entrée dans la Vie.
 
je vous dis toutes mes amitiés
 
Jean-Michel Bortheirie

jeudi, 01 mai 2008

Que veut dire « monter au ciel» ?

1er mai 08 – Ascension du Seigneur – Que veut dire « monter au ciel» ?cf Ac 1,1-11 ;Mt 28,16-20 Homélie inspirée des réflexions de Marcel Domergue, jésuite, rédacteur à Croire aujourd’hui .

L’Ascension est déjà là quand Jésus ressuscite : en effet, il ne ressuscite pas à sa vie antérieure mais dans ce que l’on peut appeler la vie de Dieu. C’est pourquoi les évangiles nous le montrent insaisissable. Il se montre quand il veut, mais seulement pour faire comprendre aux disciples qu’il est bien vivant, même si cette nouvelle vie est tout autre. Matthieu ne parle pas d’ascension. Pour Jean et Marc, il n’y a aucun intervalle entre la Résurrection et l’Ascension. Seuls les Actes parlent de quarante jours, nombre symbolique représentatif d’une génération, donc d’une vie. De toute façon Jésus disparaît. S’il est avec eux « jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28,20), ce ne sera plus de la même façon. S’il monte au ciel, c’est évidemment une image, d’ailleurs lourde de signification. En effet, « ciel » n’est pas à prendre au sens cosmologique du terme, comme si Dieu, qui est pourtant reconnu Esprit, donc non localisable, disposait d’un territoire où habiter. L’Ascension n’est donc pas un déplacement à travers l’espace. De quoi s’agit-il donc ?


Le Ciel :
Un mot lourd s’il en est. Il représente en premier lieu ce qui est « au-dessus », ce qui nous domine. Il est aussi figure de l’inaccessible : même si nous arrivons à l’explorer, nous savons que nous pourrons toujours aller plus loin ; il représente l’inépuisable. Non pas l’infini mais du moins l’indéfini. Il surplombe tout notre univers terrestre ; rien ne lui échappe, ce qui induit l’idée de connaissance parfaite. Puissance absolue également : c’est du ciel, d’en haut, que foudroient les éclairs et gronde le tonnerre. Pluies diluviennes parfois, incontrôlables et souvent meurtrières. Mais il y a aussi la sérénité des ciels bleus et le scintillement des astres. Paix céleste et joie de la lumière. Dans la Bible, au-delà des couches ou étages célestes, il y a Dieu. Ni lui ni son « séjour » ne font partie de cet ensemble cosmique, si bien que l’on peut dire que le « ciel théologique » se trouve partout, aussi bien au-dessous qu’en dessus ; il n’est pas localisable et si l’on veut à tout prix le localiser, il faut dire qu’il est tout proche. Le ciel divin est en quelque sorte la face cachée de notre univers et c’est bien pour cela que les « récits » des apparitions du Christ ressuscité nous le montrent inopinément visible n’importe où, comme si brusquement le ciel crevait la surface de l’enveloppe terrestre. Ainsi, nos morts nous sont aussi proches que le Christ ressuscité.

Les Cieux : En un certain sens le ciel est, pour nous, déjà là. Non encore révélé, mais présent. C’est la proximité enveloppante de l’amour. Plus qu’enveloppante : pénétrante. Les cieux où le Christ monte, c’est en effet l’humanité, nous tous. Nous ne le voyons plus parce qu’il a cessé de nous être extérieur. Cependant il ne vient nous habiter que dans la mesure où nous nous unissons aux autres dans une relation d’amour, de bienveillance : « Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Matthieu 18,20). La demeure de Dieu, le Temple de l’Esprit, c’est nous faisant corps. Il se produit en quelque sorte un changement de visibilité. Le corps de Jésus de Nazareth nous est devenu invisible, et c’est là un des sens de l’Ascension. voici que Jésus se donne un autre corps visible, ce corps qui est Église. C’est donc nous, ensemble, qui rendons le Christ visible au monde. C’est pourquoi nous lisons en Jean 17,22-23 : « Qu’ils soient un comme nous sommes un (le Père et le Christ), moi en eux et toi en moi, pour qu’ils soient parfaitement un et que le monde reconnaisse que c’est toi qui m’as envoyé… »

Et nous ? C’est donc notre unité qui est maintenant la seule parole par laquelle Dieu se dit au monde. Par moments cela peut nous faire peur, mais cela nous dit dans quel sens doit aller notre marche pour que le ciel puisse habiter la terre. Alors ensemble unis, avec foi, marchons!

1er mai 2008

chers amis
 
au milieu de la semaine, coupure pour les uns, pont pour les autres.
le mois de mai débute et nous espérons qu'il soit bon pour tous
les nouvelles qui nous viennent depuis les divers continents ne sont toujours formidables mais nous souhaitons que tous puissent trouver au moins leur nourriture quotidienne ! ce qui n'est pas assuré dans maints pays que j'ai visités où vivent bien des amis ...
Participation au cours de la semaine à l'AG de l'association "solidarité paysans limousins" qui oeuvre pour aider les agriculteurs en faillite : il y en a de plus en plus dans la région.
9 obsèques célébrées cette semaine dans la paroisse ! nous sommes tous sur le pont pour les assurer.
également baptême d'une petite bretonne à la messe de ce 1ier mai, très bien animée et qui a attiré beaucoup de monde.
et aussi de nombreuses préparations pour ces prochaines semaines
 
je vous dis toutes mes amitiés
 
Jean-Michel Bortheirie